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666 pages
Éditeur : Auto édition (22/11/2019)

Note moyenne : 4.54/5 (sur 24 notes)
Résumé :
« Zone 51, désert du Nevada.
Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles.
Son nom : « L’Œuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle.
Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus, livrés à eux-mêmes après sept ans d'abandon ?
Un commando de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
saigneurdeguerre
  03 février 2020
L'Oeuvre… Cette fichue prison expérimentale de la CIA, située dans l'ultra-secrète Zone 51, prison qui semble avoir échappé à tout contrôle, va-t-elle devenir le tombeau des rescapés : Helena, la hackeuse hyper douée, officier n° 3 du commando de mercenaires qui a pénétré illégalement dans cet enfer ; Jared Lasios, autre survivant du commando et Jackson Redback, militaire entré des années auparavant en mission et resté coincé dans ce labyrinthe créé par celui qui se fait appeler Dédale et que le commando avait pour mission d'exfiltrer de gré ou de force. Combien des 5300 détenus initialement enfermés dans l'Oeuvre sont-ils encore en vie ?
De leur côté, les militaires américains, qui ont du mal à digérer les coups fourrés de la CIA, ont reçu l'ordre d'aller mettre leur nez dans ce lieu maudit pour en extraire un maximum de prisonniers encore en vie. Il faut dire qu'Epstein, le seul à avoir réussi à s'extirper de là, a causé un sacré scandale avec ses révélations, notamment sur YouTube, et que ces images ont été vues par des millions de personnes. Depuis, comme par enchantement, elles ont disparu… Mais trop tard pour étouffer le scandale. le général O'Brien est chargé de guider l'opération « Cerbère » de l'extérieur tandis que le colonel Maximus dirigera son équipe sur le terrain. Sur papier, tout est prêt, y compris des drones de très petite taille et des blindés dotés d'intelligence artificielle pouvant apprendre par eux-mêmes et agir en autonomie. Mais sera-ce suffisant pour pénétrer… Et sortir de l'oeuvre ?
Critique :
Avec ce 3e tome Eric Costa met-il fin à cet insoutenable suspense ? Y aura-t-il des survivants à (s')extirper hors de l'Oeuvre ? Elena réussira-t-elle à accomplir sa mission et à ramener Dédale (sans se faire cueillir par la CIA) ? Epstein va-t-il survivre au scandale qu'il a déclenché en attirant l'attention de la population sur l'expérience ratée de la CIA ? le commando envoyé par le gouvernement pour faire sortir tous ceux qui sont enfermés dans l'oeuvre atteindra-t-il ses objectifs ? Ces hommes reviendront-ils vivants ?
Dans ce thriller, les questions ne manquent pas, d'autant que bien d'autres ne cessent de s'ajouter au fil des pages. le thriller est tellement riche que j'ai dû aller relire une bonne partie du tome 2 pour profiter pleinement du trois.
Si vous ne connaissez rien à la mythologie grecque, Eric Costa fera en sorte que vous deveniez expert tant il y est fait référence tout au long des trois tomes, et du dernier en particulier.
Préparez-vous également à découvrir les toutes dernières nouveautés en matière de robotisation militaire et d'Intelligence artificielle.
C'est un sacré challenge que relève Eric Costa. Je me demande juste ce qu'attendent les éditeurs pour lui faire signer un contrat !
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Marie-Nel
  30 novembre 2019
Voici que se termine l'aventure de The prison experiment avec ce troisième tome qui clôt, comme son nom l'indique, la trilogie. J'ai suivi cette aventure depuis ses débuts, le dernier tome est toujours un passage difficile, c'est celui où on va avoir la résolution de toutes nos questions et en même temps, on a pas envie de savoir trop vite pour ne pas quitter l'univers. Cette trilogie restera une belle expérience de lecture que je n'avais pas encore vécue jusque là.
C'est toujours compliqué de parler d'une suite dans une série, il faut éviter de trop en dire pour ne pas trop vous dévoiler ce qu'il s'est passé dans les épisodes précédents. Je vais essayer de rester discrète sur certains sujets, et pourtant ce n'est pas l'envie qui me manque de vous en parler.
J'ai donc retrouvé avec plaisir Elena et ce qu'il reste de son équipe de mercenaires. Je la retrouve juste après les derniers événements de la fin du second tome. Elle continue sa mission qui consiste à retrouver Dédale, l'architecte qui a crée l'Oeuvre. Je rappelle, pour infos, que c'est une prison expérimentale où se trouvaient au début plus de cinq mille personnes. Sept années se sont écoulées depuis la création, les prisonniers se sont regroupés en différentes factions, certaines sont plus pacifistes que d'autres. Cette grande prison est composée de différentes salles représentant la nature extérieure, on peut se retrouver en plein désert comme en pleine forêt tropicale ou encore dans des décors très froids. Les différentes espèces végétales et animales sont elles aussi bien présentes.
Elena est donc avec Jackson et Lasios, ils suivent une sorte de jeu de piste créé par Dédale, ils en cherchent les indices et essaient de résoudre les énigmes pour trouver le chemin qui pourrait les conduire à l'architecte. En même temps, on suit à l'extérieur de l'Oeuvre, un groupe de militaires, ils doivent pénétrer dans la prison pour sauver les derniers prisonnier présents dedans, et arrêter ce projet. Ce groupe, dirigé par le colonel Maximus, va devoir rentrer dans l'Oeuvre, exactement comme le groupe de mercenaires dont Elena fait partie quelques jours plus tôt. Et comme dans les tomes précédents, nous suivons, au travers d'un journal, la vie d'un prisonnier avant l'Oeuvre, qui raconte sa vie carcérale. On retrouve alors des prisonniers qui auront des rôles importants dans les différentes factions dans la prison expérimentale.
Le roman va ainsi s'articuler entre ces trois axes, celui d'Elena, celui de Maximus et le récit de Josh. Les chapitres vont alterner entre ces trois personnages importants. Cela donne, comme vous pouvez vous en douter, beaucoup de rythme à la lecture, on quitte à chaque fois les personnages avec des révélations ou des péripéties de fin de chapitres et on a hâte d'être dans un nouveau chapitre les concernant pour savoir. Les énigmes que doit résoudre Elena pour retrouer le « Maître » sont toutes basées sur la mythologie grecque, et la jeune femme montre qu'elle a beaucoup de connaissance en ce domaine. Ces connaissances vont lui permettre d'avancer, mais arrivera-t-elle à son but, ça je vous laisse le découvrir. Une chose est sûre, c'est qu'au travers de ce personnage féminin, on ressent toute la culture de l'auteur, Éric Costa. Et on se rend compte aussi du travail qu'il a dû fournir en amont pour mener à bien cet énigme. C'est très précis, les légendes mythiques sont vérifiables et existent vraiment. J'aimerais parfois être invisible pour me téléporter près d'un écrivain et regarder sa façon de travailler, ses notes, dans le cas d'Éric Costa, ce doit être très intéressant.
Là où il a également montré toute sa précision d'écrivain, c'est dans la description de tous les armements que peuvent utiliser le colonel Maximus et ses hommes pour rentrer dans l'Oeuvre. Et surtout de montrer combien les machines et les intelligences artificielles peuvent remplacer l'homme. Ces passages de préparatifs m'ont paru parfois un peu long à lire, ce sera mon seul bémol dans le roman. C'est très intéressant, mais les descriptions ont parfois ralenti ma lecture. Cependant, elles étaient nécessaires pour qu'on comprenne bien ce que ces machines ou armes allaient pouvoir fournir comme aide (ou pas) aux militaires. Je dis « ou pas », car, comme toutes machines, elles ne remplaceront jamais l'humain, n'ont pas sa sensibilité et font parfois des erreurs lourdes de conséquences.
Une fois les militaires rentrés dans l'Oeuvre, la lecture redevient prenante, j'ai suivi avec avidité ce qui allait arriver à ce groupe, mais aussi à Elena. Et plus j'avançais dans ma lecture, et plus je me posais de questions, plus j'avais d'appréhension aussi, car les péripéties s'enchainent et sont parfois dramatiques pour certains personnages. L'auteur n'épargne pas le lecteur, ils n'hésitent pas à faire souffrir ceux que l'on peut considérer comme des héros, j'ai été triste plus d'une fois devant la mort de certains, à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Attachée que je suis à Elena, j'ai souvent tremblé pour elle. Je suis triste de la quitter, mais il faut bien laisser partir les personnages. Je l'ai suivie avec tellement d'attention depuis trois tomes qu'elle en était devenue presque réelle. C'est d'ailleurs aussi une grande force de cette trilogie, cette barrière entre le réel et l'irréel. Se dire qu'un tel projet pourrait bien exister, l'homme a parfois des idées créatives un peu surdimensionnées. Peut-être cela existe-t-il déjà...ça fait froid dans le dos...En tout cas, personne ne peut sortir indemne d'une telle « Oeuvre », que ce soit les personnages ou nous, lecteurs...
Il y a beaucoup de personnages, et ce dans tous les tomes. Mais on arrive facilement à se familiariser avec eux. Tout d'abord parce qu'ils sont tellement marquants par leur personnalité ou caractère qu'il est très difficile de les oublier. Et ensuite, l'auteur a créé une galerie de personnages à la fin du roman qui fait que si vous avez un oubli sur certains, vous pouvez très vite vous retrouver. J'avoue ne pas avoir eu le cas, je me souvenais exactement de qui était qui, ils ont chacun tellement de force et de singularité qu'ils sont restés marqués en moi.
Cette trilogie est sans contexte une réussite. Maintenant qu'elle est finie, on se rend compte de la dimension qu'a voulu lui donner son auteur. Je l'ai déjà dit dans mes précédentes chroniques, mais lui aussi a créé sa propre « Oeuvre ». La qualité d'écriture a été la même tout le long de ces trois tomes, toujours la même plume très visuelle qui permet au lecteur de bien s'imaginer les lieux qu'il dépeint. En lisant, vous avez l'impression d'avoir un véritable film sous les yeux. Et le final clôt à merveille le tout. Je ne savais pas où l'auteur allait bien pouvoir me mener, je ne m'attendais pas à certaines choses qui m'ont laissée perplexe. J'ai bien aimé le clin d'oeil qu'il fait à la fin sur sa propre personne, son propre rôle, je ne peux rien dire, et ce n'est pas l'envie qui me manque. Disons que je souhaite à Éric Costa certaines choses similaires, ceux qui ont lu comprendront !
La lecture de ce dernier volet s'est faite moins rapidement et facilement que les deux autres, je pense que c'est dû à la densité des informations, des événements qui ont lieu et qui m'ont obligée à les digérer petit à petit. J'ai même fait une pause dans ma lecture à un moment crucial et important, une courte pause, mais j'en ai eu besoin pour mieux assimiler le tout et mieux me rendre compte de tout le chemin parcouru depuis le premier tome. Et je peux vous dire à quel point il est conséquent et juste incroyable quand on repense au tout début du tome 1.
Eric Costa a mené à bien un très beau projet, je ne peux que le féliciter pour cela. Cette trilogie restera dans ma mémoire, je pense qu'elle sera difficilement oubliable, et je souhaite à l'auteur tout le succès qu'il mérite. Je ne suis pas tout à fait triste de quitter cette histoire, car je sais que je pourrais la retrouver en la lisant à nouveau. Et maintenant que je connais tous les tenants et aboutissants, je la relirai avec un autre oeil, une autre vision, me permettant de repérer d'autres indices impossibles à discerner à la première lecture.
Bien sûr, je vous recommande cette trilogie, tentez l'aventure, c'est une expérience à vivre en tant que lecteur. Je garde espoir dans mon coeur que l'homme garde encore un peu d'humanité. Utopique ? Oui sans doute, mais l'espoir est ce qui nous permet de rester debout. En tout cas, comme vous pouvez le voir, ces romans me poussent à la réflexion et à la prise de conscience et c'est quelque chose d'important qu'une lecture ait ce double rôle de divertir et instruire.
Un dernier point à souligner, et j'arrête mon bavardage. Je voulais revenir sur les couvertures de chaque tome qui nous montre Elena, on peut voir son évolution par rapport à ce qu'elle tient dans la main ou à sa position. Elles sont réalisées par Matthieu Biasotto et c'est, comme toujours, une réussite, elles représentent très bien le livre et son contenu.
Je remercie l'auteur de m'avoir contactée à chaque parution et de m'avoir permis de lire chacun des trois tomes, ce fut pour moi une belle aventure. Je vais continuer, bien entendu, à le suivre. Je me demande bien quelle va être sa prochaine idée...
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edco6974
  10 décembre 2019
bonsoir les fans de lecture
Voici mon avis sur le tome 3 the prison experiment de Eric Costa
Je sais je suis en retard car il est sorti depuis quelques temps mais bon, je ne fais rien comme tout le monde...mdr
Alors qu'en avez vous pensé? Aimé, adoré ou....?

Résumé


« Zone 51, désert du Nevada.
Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles.
Son nom : « L'Oeuvre », prison expérimentale secrète dotée d'une intelligence artificielle.
Nul ne sait ce que recèle l'édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus, livrés à eux-mêmes après sept ans d'abandon ?
Un commando de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel.
Leur mission : retrouver Dédale, son architecte, à n'importe quel prix.
Elena, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l'Oeuvre. Elle ignore que cette mission l'emportera au-delà des illusions, face à ses peurs les plus folles, dans les tréfonds de l'âme humaine.
Son génie peut les sauver... ou les tuer.
Jusqu'où l'homme peut-il aller pour survivre ? »

Mon avis
Me revoilà donc dans l'Oeuvre en compagnie de Elena Grinberg, Jackson Redback, Lasios pour le troisième volet de la série The prison experiment. Je dois vous avouer que j'ai pas mal cogiter pour la fin. Qu'en était-il réellement? Pour ma part, je pensais que c'était un rêve complètement fou d'un architecte et que son imagination donnait un semblant de réalité à ce qu'il pensait...Mais il n'en était rien. Je me suis plantée en beauté. Mais je dois dire que ce n'est pas plus mal car la fin m'a laissée pantoise et les bras m'en sont tombé. Je pense qu'il est mieux de commencer par le début de ce troisième opus.
Nous retrouvons nos 3 lascars dans des positions pas très rigolotes et ce qu'ils vont vivre et voir aussi vont les déstabiliser. Ils vont voir l'horreur dans toute sa splendeur et la froideur dans les regards de ceux qui les ont fait prisonnier. Bien entendu ils ont trouvé un moyen de s'enfuit et c'est le déclencheur du reste de l'histoire.

Dans cet épilogue, nous suivons l'histoire de l'équipe d'Elena mais aussi de la nouvelle équipe avec à la tête le commandant Maximus. Lui et son équipe vont rentrer dans l'Oeuvre pour faire sortir tout le monde. Ils auront à leur disposition une pléiade de technologie de pointe (drones miniatures...) mais aussi un grand nombre de soldats pour les aider au maximum afin de garantir la réussite de cette mission. A côté de cela, nous avons toujours l'histoire de Josh T. Arthar qui donne énormément de détails sur la façon dont il est entré dans l'Oeuvre. Très dur, poignant... Un journal intime qui décrit avec beaucoup de précisions les préjudices dont il a été la victime. Très dur. Mais il y a toujours ce côté politique qui se joue mais à un autre niveau par rapport aux volumes précédents car il prendra ses quartiers dans "la rédaction" sur l'histoire de l'Oeuvre. Croyez vous que tout peut y être consigné? Tous les détails concernant la façon dont ils ont abandonné les prisonniers?

Mais ce qui m'a beaucoup plu dans ce roman, ce n'est pas une simple histoire de prisonnier. Il y a une énorme recherche et une passion pour la mythologie grecque. Chaque déplacement pour trouver la sortie est en relation avec une énigme sur la mythologie grecque. On y parle de Dédale (forcément), du minotaure, des tytans,Hera, Hephaistos, Dyonisos. Lorsqu'Elena et son équipe découvrait une énigme, il fallait qu'ils cogitent pour voir où ça les menaient... Une véritable course contre le temps et mettaient leurs méninges à rude épreuves. Mais ce qui est très appréciable ce sont les précisions que l'auteur distillait au passage de chaque énigme, image ou statue. Les noms, leurs relations et leur fonction. Ils couraient partout qu'à un moment je me serais crue dans Kolentha...

Le titre de la mission donne le ton: Cerbère. Mais c'est quoi? Vous le découvrirez lorsque vous le lirez.

Il y a énormément d'actions parallèles dans différente sections de l'Oeuvre. Il y a ceux qui sont là pour trouver Dédale, ceux qui veulent faire sortir tout le monde et puis il y en a qui ne veulent pas sortir car ils ont la direction de la plupart des factions présentes. Mais L'histoire ne s'arrête pas là... Elena et Cie continue leur chemin de crois pour trouver Dédale et c'est vraiment une course aux obstacles mais avec beaucoup de dangers et de risques. Vous n'allez vraiment pas vous ennuyer. Et je vous le donne dans le mil.... Ils ont trouvé Dédale...Mais une surprise de taille les attends et je ne vous en dirais pas plus. Lorsque j'ai eu fini le roman je suis tombée sur le cul...Le final est magistral. Jamais je n'aurais pensé à ça. Ce qui me prouve que notre auteur Eric Costa a une imagination débordante et franchement tordue mais pas tant que cela. Sur ce truc à la fin, je pourrais en écrire des choses mais chut je vous laisse découvrir ce secret. Mais à la fin, on revient sur la nature de l'homme: est ce que les gens peuvent changer? Ma réponse a toujours été non...et la fin m'a donné raison. Mais rassurez vous, il y a de l'amour, de l'amitié, des moments de calme et de réflexion qui seront contre balancé par des actions crues, violentes et sans aucune pitié.

En résumé, j'ai surkiffé ce dernier opus. L'auteur a une plume sûre, mature et très pointue. Il va jusqu'au boutisme de ses réflexions et ses énigmes ne sont vraiment pas facile. Je n'aurais pas aimé être à la place d'Elena. Mais enfin de compte, ont-ils réussi à quitter l'Oeuvre? le roman pourra t il être écrit avec toutes les vérités? Vous trouverez les réponses dans le roman. J'ai lu ce livre comme je bois de l'eau... Facile, agréable, sans répit et une histoire cohérente qui pourrait prendre place dans la réalité..Ne sait on jamais. Merci pour ce moment agréable et sans relâche.

PS: je me demande si l'auteur n'aurait pas fait un ti clin d'oeil à une correctrice que j'adore de part le nom (même si il n'est pas écrit de la même façon) et à lui même... un personnage qui a juste une lettre différente 😉
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Aryia
  29 février 2020
Cela fait un an, presque jour pour jour, que j'ai tourné la dernière page du premier opus de cette trilogie. Un an déjà que j'ai pénétré – de façon totalement métaphorique bien entendu – dans l'Oeuvre aux côtés d'Elena et de ses compagnons. Un an que je me fais régulièrement la réflexion que je n'ai décidemment rien d'une héroïne de roman : à la place de notre chère hackeuse, je serai déjà morte à plusieurs reprises (de froid, de faim, d'une mauvaise rencontre, d'une chute), ou bien j'aurai enchainé les crises d'angoisse jusqu'à devenir complétement folle. Autant vous dire que j'admire énormément Elena, seule femme enfermée dans une prison expérimentale coupée du monde, entourée de détenus sanguinaires et de soldats machistes … D'autant plus qu'il ne fait absolument aucun doute, et cela depuis le début du premier tome, qu'elle est la seule personne au monde capable de mettre définitivement fin à toute cette sombre affaire … du moins, c'est ce que l'on croit.
Ils étaient treize. Ils ne sont plus que deux. Elena et Lasios sont les seuls rescapés de l'unité de mercenaires envoyés dans l'Oeuvre pour exfiltrer son architecte, surnommé Dédale. Aidés par Jackson, Explorateur et ancien militaire, ils tentent de résoudre l'énigme censée les conduire jusqu'au Maitre de l'Oeuvre. Mais les épreuves et embûches se multiplient sur leur chemin, et leur quête se transforme rapidement en une lutte pour leur seule survie … Et cela d'autant plus que la guerre civile menace d'éclater au sein de la prison, tandis que les Factions se dressent les unes contre les autres. Pendant ce temps, à l'extérieur, s'organise la mission de la dernière chance : suite aux révélations d'Agellos, le gouvernement américain est obligé d'agir pour redorer son blason, et envoie donc un ultime commando pour faire sortir tous les détenus de cette prison expérimentale incontrôlable. le colonel Maximus est à la tête de cette opération cruciale … Réussira-t-il là où tant d'autres ont échoué ?
N'ayant pas pris le temps de relire les deux premiers volumes avant de me plonger dans celui-ci – des pavés de cet acabit, ça ne se lit pas en deux minutes, et j'avais atrocement envie de connaitre le fin mot de l'histoire –, il m'a fallu quelques chapitres avant de me souvenir d'où nous avions laissé nos héros, et pour me replonger véritablement dans l'enfer de l'Oeuvre … On le sent, la fin approche : le rythme s'accélère, les affrontements se font plus nombreux et plus violents. L'équilibre de la prison est brisé. Il est grand temps que tout le monde sorte de ce terrifiant huis-clos où cohabitent petits bandits et grands criminels, ainsi que parfaits innocents – je pense aux scientifiques chargés d'étudier le comportement des détenus, et qui ont eux aussi été livrés en pâture à l'Oeuvre. Quand arrive le colonel Maximus et son unité, on tremble à la fois de soulagement et d'effroi : enfin ils se bougent pour mettre fin à cette terrible expérimentation hors de contrôle ! mais feront-ils mieux que tous ceux qui les ont précédés, ou le piège de l'Oeuvre se refermera-t-il sur eux également ? Car il ne fait absolument aucun doute que le Maitre ne voit pas d'un très bon oeil toutes ces intrusions dans son Oeuvre …
Le Maitre. Cela fait déjà deux tomes que tout tourne autour de lui sans que jamais il n'apparaisse. On l'imagine, bien planqué dans sa salle de contrôle, omniscient et omnipotent, tel un Dieu, régnant sur son Oeuvre comme sur le monde. D'une certaine façon, on ne peut qu'admirer son génie : il a réussi à reconstituer tous les écosystèmes terrestres dans un seul édifice, il a réussi à créer un monde parfaitement autonome, parfaitement coupé du monde. Mais de l'autre, on a véritablement envie de mettre fin à son omnipotence : ils jouent avec les détenus comme un gosse joue avec des playmobils, et c'est révoltant. le Maitre. On attend depuis le tout début la rencontre, la confrontation, entre Elena et ce mystérieux bonhomme, divinisé par les Bâtisseurs, craint par tous les autres détenus. Et ce face à face tant attendu approche à grand pas … mais le lecteur n'est pas au bout de ses surprises. Que d'embûches se dressent sur le chemin de nos héros ! A chaque fois qu'on se dit « ça y est, ils y sont, ils ont réussi ! », quelque chose surgit pour mieux nous abasourdir. Comme Elena, le lecteur est prêt à renoncer. Et puis, ça y est, ce qu'on attend depuis le tout début arrive enfin … et c'est le choc. Je ne m'attendais pas à un tel retournement de situation, c'est grandiose ! Effrayant, mais grandiose …
Comme c'était déjà le cas dans les tomes précédents, l'auteur nous invite à suivre ici plusieurs points de vue. J'aime beaucoup les récits de ce genre, et c'est d'autant plus captivant ici que c'est admirablement bien mené. D'un côté, nous avons donc les péripéties de notre chère Elena et de son compagnon Jackson – il y a Basileus aussi, mais je ne l'apprécie pas plus que cela, donc je me le suis coltinée pendant 600 pages en ayant l'envie furieuse d'entrer dans le livre pour lui mettre des baffes. J'aime beaucoup ce duo, assez explosif et complémentaire. D'un côté, la jeune mercenaire, pour qui « la fin justifie les moyens » : tout ce qui l'intéresse, c'est de toucher la prime pour payer le traitement de sa mère. Et de l'autre, nous avons l'ancien militaire, paladin des temps modernes, aux valeurs inébranlables et à la loyauté admirable. Il ne la laissera pas tomber, quand bien même il n'est pas toujours d'accord avec ses choix et ses idées, il la soutiendra jusqu'au bout car il s'y est engagé. Nous avons ensuite le point de vue de Maximus, colonel assez orgueilleux au premier abord, mais qui cache finalement un grand coeur. En l'espace d'une mission, qui sera probablement sa dernière, il se remet en question, retrouve l'humilité qu'il avait perdue au cours de sa carrière. Quand bien même ses aventures n'apportent rien « de plus » à la connaissance des dangers de l'Oeuvre, j'ai beaucoup aimé le suivre.
Et puis nous avons enfin, comme toujours, les extraits du journal de Josh. Ici, c'est un homme brisé qui nous conte l'enfer du mitard, du couloir de la mort … C'est atroce, d'autant plus quand on sait que c'est amplement inspiré d'un véritable journal d'un véritable détenu. Quand on lit cela, on se rend finalement compte que ce qui nous semble si monstrueux au sein de l'Oeuvre existe bel et bien dans les « vraies » prisons. Cela s'exprime un peu différemment que dans le huis-clos de la prison expérimentale, mais l'enfer est déjà bel et bien là. Derrière les murs des centres pénitenciers, les hommes perdent toute humanité. Les uns parce que la prison amplifie leurs vices. Les autres parce qu'ils sombrent dans le désespoir. On pourrait écrire des centaines d'essais à propos de l'éthique des prisons, sans jamais en dire assez ni trouver de véritables solutions à ces problèmes. Cette trilogie, elle, de façon un peu détournée en mettant l'accent sur l'Oeuvre et ses mystères, ne fait finalement qu'exposer les faits. A chacun de se laisser ou non interpeller par cette situation. de même, si ce troisième opus évoque en long, en large et en travers la question des intelligences artificielles, de leurs avantages et de leurs dangers, la question n'est jamais tranchée. Au lecteur de se faire sa propre opinion …
En bref, vous l'auriez bien compris, c'est une fin magistrale que nous offre l'auteur avec ce troisième et ultime opus ! Toujours aussi haletant, toujours aussi surprenant, on vogue de surprises en frayeurs, d'espoirs en désillusions ... Un vrai régal littéraire, qui allie à merveille l'action, l'émotion et la réflexion. Sur la nature humaine, sur la technologie, sur la morale, sur la liberté, la vérité … Que de grandes thématiques évoquées sous le prisme de la fiction ! C'est assurément l'aspect que je préfère dans cette saga, moi qui aime tant les lectures qui font réfléchir sans en avoir l'air ! J'ai cependant un petit bémol pour le final : j'aurai vraiment préféré que l'auteur s'arrête à la sortie de l'Oeuvre, pour boucler la boucle, sans rien ajouter à l'après. Car l'après, c'est déjà une autre, une nouvelle histoire … Or, à mes yeux, l'histoire prenait fin au moment où Elena sort de l'Oeuvre, tout comme elle a débuté à l'instant où elle y est entrée. Je trouve un peu dommage d'avoir prolongé l'histoire, plutôt que de laisser le lecteur s'imaginer lui-même la suite s'il le souhaitait … Mais ce n'est qu'un détail qui ne m'a clairement pas empêché d'avoir un coup de coeur pour ce tome et pour cette trilogie en général !
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Chabouquine38
  15 janvier 2020
Pour commencer, je tiens à remercier l'auteur de m'avoir fait, une fois de plus, confiance pour la lecture de son ultime tome. Les deux premier étant un vrai coup de coeur, c'est avec grand plaisir que j'ai accepté ce partenariat. Ne pas le prendre en main tout de suite fut très difficile, ne pas le terminé d'une traite, une torture, mais sachant ce roman étant le dernier de cette merveilleuse trilogie, je me suis mis un cota de chapitre journalier. Je suis maso, je sais, mais que voulez-vous ?
Nous débutons ce dernier tome en présence d'Elena, Jackson et Lasios, qui contemple la statue du Minotaure, dans la caverne circulaire. Ils sont en quête d'un indice qui leur permettra enfin de trouver Dédale. Malgré des recherche infructueuse, ils ne trouvent rien pendant un long moment, jusqu'à ce que l'un d'eux enclenche un piège qui révèle l'indice. le hic, c'est que le temps leur manque et Elena doit noter l'indice au plus vite, avant de s'échapper de la caverne, au risque de se noyer. Par chance, elle sort in-extremis et parvient à déchiffré l'indice, qui va les mener vers une randonné de la mort, dans toute la prison. S'ensuit par la suite moult épreuves, qui les feront parcourir les pires lieux de la prison, mettant en épreuve leurs patiences, intelligences, motivation et sang froid. Plus d'une fois leurs nerfs serons mise à épreuve, leurs vies en danger et seul leurs talents respectifs les aiderons à trouver la solution de l'énigme de Dédale.
En parallèle, nous suivons Maximus, l'homme à la tête de l'équipe de sauvetage, qui pénétrera dans la prison sous ordre du gouvernement, afin de sortir le plus de prisonnier possible. Malheureusement, leurs première rencontre, ne se fait pas avec les meilleurs prisonniers, pour dire, ils tombent sur des piégeurs. Ce qui à des conséquences sur leurs motivations. Doivent t-ils tous réellement les sauver ? le méritent t-ils ? le veulent-ils ? Car après tous, ils sont vraiment dangereux et cette prison est leurs maisons. de plus, Maximus et son équipe ne sont pas au bout de leurs peines. Car ils souhaitent s'aider de drones dernier cri et autre matériels robotiques, mais le Dôme est comme un autre univers, vont-ils réussir à les utiliser ? Ou pire, vont-ils se les faire pirater par l'IA de la prison et utiliser contre eux ?
Nous retrouvons aussi des nouveaux passages du journal de Josh. Ce qui est assez perturbant, car on est toujours dans la prison d'avant son départ. On découvre un peu plus de son calvaire et sa descente en enfer. Mais une question m'a taraudé durant toute ma lecture. Quelle est la réelle utilité de ces passages ? Que nous apporte de connaître la vie, somme toute horrible, d'un prisonnier hors de l'oeuvre ?
Que dire de plus, c'est un vrai délice à lire, malgré quelques longueurs dues au langage parfois trop technique lors des passages avec Maximus. Ils sont utiles pour la suite de l'histoire et on peu qu'être impressionné par le travail fourni par l'auteur, mais c'était parfois trop long en description et explication. Par chance, ces passages ne sont pas trop nombreux et principalement sur le début du roman. Sinon, nous n'avons pas le temps de nous ennuyer dans ce roman. Tout le long, nous avons le droit à des retournements de situations, des révélations et des découverte auquel on ne s'attend pas,
Parlons des personnages. Comme toujours Elena est plus qu'agréable à suivre, surtout qu'elle évolue énormément. Malheureusement, elle ne retient pas toutes les leçons que la prison et la vie lui donne, ce qui fait qu'elle commet de nouveau les mêmes erreurs en connaissance de cause. Elle préfère se montrer égoïste que de partager certaines de ces découvertes, par peur de certaines réaction. Jackson est, une fois de plus, mon personnage préféré. J'aime son intégrité, son intelligence et surtout sa fidélité malgré... Tout. Maximus est un nouveau personnage que j'ai appris à aimer. Dur et intransigeant de par son métier, il a tout de même un grand coeur et fera tout pour protéger ses hommes, quittes à y laisser la vie.
Pour ce qui est de l'auteur, comme toujours sa plume est exquise et prenante. Il nous embarque une nouvelle et dernière fois, avec une facilité incroyable, dans son univers riche et construit, nous plaçant au grès de ses envies, sur des pistes plus ou moins fausses. Je dois avouer qu'il m'a impressionné de par son travail et surtout la complexité de son oeuvre. Les recherches effectuées pour les énigmes sont tout bonnement incroyable.
En conclusion : c'est une nouvelle et dernière fois, un vrai coup de coeur pour moi. J'ai été happé dans ce roman du début à la fin, envoûtée par cet univers riche et prenant. C'est donc avec tristesse que j'ai fermé le livre. Tristesse, car cet épisode si fabuleux dans cette prison, au coté d'Elena, Jackson et les autres était terminé. Dire adieu à un si bel univers est toujours un moment difficile, pour un lecteur conquis. En tous cas, je ne pouvais pas rêver de meilleure fin, ou toutes questions on trouver réponse et ou la surprise à été à son comble.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
saigneurdeguerresaigneurdeguerre   25 janvier 2020
Je soupçonne les gardiens de m'avoir nourri dans le seul but de me garder sur le fil de la vie. Juste ce qu'il faut pour qu'ils puissent décharger, sur moi, les colères qui les étranglent et les frustrations que le monde leur a infligées; insatisfactions sociales, affectives, sexuelles... juste ce qu'il faut pour libérer, sur moi, leurs pulsions les plus animales, les plus terribles, les plus meurtrières. Les vengeances les plus abjectes.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   18 janvier 2020
- Si les IA (Intelligences Artificielles) sont capables d'apprendre toutes seules, qui dit qu'elles ne chercheront pas à nous dépasser? A quelle catastrophe faudra-t-il arriver pour que de réelles précautions soient enfin prises ?
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LectureChroniqueLectureChronique   17 novembre 2020
Perdue dans ses pensées, la mercenaire réfléchit à l'énigme qui les occupe et repense à son père. Pourquoi se retrouve-t-elle en train de résoudre des énigmes du même type que celle que lui donnait Georges G. lorsqu'elle était enfant ? pourquoi sa vie, qui paraissait jusqu'à présent s'éparpiller dans touts les directions, semble soudain converger vers ce point, sorte de vortex qui requiert tant d'elle ? Vortex qui lui demande maîtrise d'elle-même, réflexion, action, et qui s'appelle l'Œuvre ?
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   18 janvier 2020
Espère le mieux et prévois le pire !
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   18 janvier 2020
- Il va falloir que tu tiennes mieux l'alcool, si tu veux encore progresser dans la hiérarchie militaire.
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