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Nick Cutter (Autre)Eric Fontaine (Traducteur)
EAN : 9782290224878
672 pages
Éditeur : J'ai Lu (12/02/2020)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Votre histoire est un molosse qui vous poursuit à travers champs et collines, tenaillé par une faim dévorante, vous pistant jusqu’à ce que, une nuit, vous l’entendiez gratter à la porte. Le mal ne meurt jamais ; il sommeille.
Parlez-en à Minerva, à Micah et à Ebenezer, chasseurs de primes, mercenaires dans l’âme mais aux dons inégaux. La première fois qu’ils font équipe, en 1966, c’est pour retrouver un enfant qui a été enlevé par une secte obscure œuvrant au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  28 novembre 2018
Suis-moi, je t'emmène faire une petite promenade en forêt. Prends ton pack de bières avec, surtout si tu as soif d'aventures, je te promets pas forcément une cueillette de champignons, même hallucinogènes, et pourtant, fais moi confiance, des hallucinations tu vas en avoir... Laisse aussi de côté ton opinel, sors l'artillerie lourde, ton Smith & Wesson ne sera pas de trop, mais mieux vaut trouver un lance-flammes en chemin. Crois-moi tu ne sais pas - peut-être même n'as-tu pas envie de le savoir - ce qui t'attend à Little Heaven, ce petit coin de paradis à la gloire de... Amos Fletcher, un pasteur illuminé qui ressemble à Elvis... (Toute ressemble à Jim Jones ne serait donc pas fortuite)... une secte obscure parquée dans le Nouveau-Mexique.
Mais surtout suis ces trois mercenaires, Minerva, Ebenezer et Micah. Chasseurs de prime en tout genre, mais surtout dans le genre hors-la-loi, l'histoire débute dans les années soixante, ambiance presque western sanglant. Tiens, le "presque" est même de trop, c'est que le Nouveau-Mexique n'est pas une terre d'asile très propice à l'amour de son prochain, sauf si t'es dans une secte. Enfonce-toi dans la forêt, et des bruits bizarres tu percevras. Plus qu'étrange même, cette sensation d'être épié, et ces ombres noires et gigantesques qui bougent entre la pénombre des arbres. Sauf que si tu t'attends à quelques hiboux nocturnes, détrompe-toi... Des loups aux mâchoires acérées, des ours aux griffes affûtées ? C'est plus que ça, des monstres, des entités non répertoriées sur Terre, mais je n'en dis pas plus, je ne voudrais pas - trop - t'effrayer et te dissuader de ce voyage en terre inconnue... Car de western sanglant, l'atmosphère devient western fantastique. J'ai du mal à retrouver mes esprits, respire respire, tu dois être juste en plein cauchemar... alors pourquoi mon coeur bat trois fois plus vite...
Quinze ans plus tard, le Mal refait surface. Question de vengeance et d'honneur, pour la bête, le monstre, l'espèce sortie de l'imagination de l'auteur sous pseudonyme, un mixte entre Predator et Alien en bien plus effrayant et monstrueux. Un roman sombre à lire la nuit, quand le silence s'est fait pour entendre les bruits du vent venu taper auprès des volets, s'engouffrer dans l'interstice de la porte et chatouiller ton esprit de lecteur même-pas-peur-mais-un-peu-quand-même. Mais d'ailleurs de qui faut-il avoir peur le plus : de la « Bête » ou d'un révérend illuminé ?
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Stelphique
  30 novembre 2018
Ce que j'ai ressenti:

***Un territoire fait d'ombres…
Attention, Little Heaven exerce une forte attraction! Ce petit village qui se voulait retiré, à l'abri des regards, caché au fin fond de la forêt, va devenir le théâtre de nos pires cauchemars! ….Croyez-moi, je ne me suis pas remise encore de la plume puissante et terrifiante de Nick Cutter, avec son côté sombre et cette poésie ténébreuse, il m'a hypnotisée. Sans compter, la qualité des illustrations de Adam Gorham, qui se glissent parfois entre les pages, ce roman m'a captivée, de bout en bout…Déjà, avec Troupe 52, l'auteur avait joué de tous les codes de l'horreur, mais avec Little Heaven, il nous emmène encore plus loin, dans un enfer peuplé de créatures démoniaques, et il le fait avec un malin plaisir…C'est tellement addictif et brillant, que c'est le genre de livre qu'on veut vite finir, et en même temps, ne jamais terminer…Le lire et le relire sans fin, mais toujours avec une faim insatiable…
« le coeur désire, l'esprit résiste. le coeur l'emporte. Toujours. »
***La terreur comme compagne…
♫Promenons nous dans les bois, pendant que le diable n'y est pas, mais s'il y était, il nous mangerait ♫
♫Diable, y es-tu? Oui. (Regarde bien, je suis mille formes). M'entends-tu? Oui. (Mais toi aussi, écoute bien le son de ma flûte en os dentelé). Que fais-tu? C'est bon, j'arrive, j'arrive (dévorer la chair fraîche).♫
Rien n'est plus monstrueux, qu'une peur d'enfant, mais quand c'est l'enfant qui devient terreur, l'effet est encore plus perturbant…. Les terreurs nocturnes risquent de vous guetter au coin d'une clairière, et prendre mille aspects…Si ma petite comptine revisitée et inspirée de Little Heaven vous a plu, elle n'en est pas moins l'avant-garde de cette virée western et cauchemardesque que, nos intrépides personnages, Micah, Ebenezer et Minerva, des mercenaires frappadingues et surtout bien maudits, vont devoir affronter pour sauver la fille de l'un deux. Ils vivent en marge de tout, ne se déplacent que pour une somme bien sonnante, et s'exercent à des activités pour le moins morbides, mais pour la vie d'une enfant, ils remballent vite fait leurs désaccords et affrontent leurs pires démons…Leurs interactions sont d'un humour noir, mais, on ne peut plus, délicieux…
« -La fortune sourit aux audacieux, murmura-t-il. Où sourit-elle plutôt aux fous furieux? Dans tous les cas, Ebenezer, tu as une chance sur deux de t'en sortir. »
***Des croyances et autres réjouissances…
Si l'on ressent un plaisir certain de l'auteur à nous filer une frousse de tous les diables, j'ai encore plus aimé la force de ses thèmes. On frôle de près la mort, la vie, la religion, la peur, l'amour, la foi. Il entoure son roman d'une certaine aura inquiétante mais il a une finesse fantastique, pour faire ressortir les envoûtements d'un gourou. Entre fascination et manipulation, on est happé par le charme foudroyant de Little Heaven et tous les secrets de cette étrange communauté…Derrière toutes les mises en scènes grouillantes, incarnées et démoniaques, se cache un mal bien pire, et sans doute encore plus terrifiant: le fanatisme.
« -Mon souhait n'est pas trop difficile à deviner. Je voulais voir le visage de Dieu. »
***Un coup de coeur en noir…
Pour toute cette noirceur et cette poésie enivrante, pour la revisite ensorcelante du joueur de flûte de Hamelin, pour la richesse d'un récit d'épouvante et pour toutes ses nuits dévorantes à lire le Prince Noir Nick Cutter, j'aimerai accompagner la musique qui hante encore ses pages , d'une louange d'adoration…J'ai eu un tel coup de coeur, que je lis et relis des passages, des chapitres entiers..Et je ressens encore toute l'énergie et le bonheur d'avoir passé un grand moment de lecture. Un roman fascinant!
« L'enfer est une boîte, l'enfer est une boîte, l'enfer est une… »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
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Yaena
  13 avril 2020
Le moins que l'on puisse dire c'est que Nick Cutter ne fait pas dans la demi mesure. Par contre il fait dans l'originalité, ce n'est pas tous les jours qu'on lit un western fantastico horrifique sur fond de conte de Grimm. Non je n'ai consommé aucune substance prohibée par la loi pendant ma lecture, et oui je suis sobre.
Dès les premières pages on comprend que ça ne va pas être une partie de rigolade. La fille de Micah disparaît en pleine nuit, kidnappée. Rien de bien original me direz vous si ce n'est le kidnappeur : une version trash du jouer de Hammelin. Pourtant il a un grand sourire et instruit en plus. Il a une grande connaissance de l'anatomie, il a longtemps étudié la question et de très près.
Micah, un dur à cuire vétéran du Vietnam et mercenaire à ses heures comprend très vite qu'il va lui falloir du renfort. Et par renfort je ne parle pas de la police mais plutôt de la grosse artillerie : Ebenezer et Minerva.
Ebenezer : fine gâchette sans états d'âme, et sans peur … enfin avant certains évènements.
Minerva : l'indestructible au coeur brisé et animé par la vengeance. Constamment aux prises avec ses faiblesses elle est bien plus solide que sa frêle carcasse ne le laisse penser.
3 personnages qui ont de la gueule, du charisme et qui vont nous emmener entre passé et présent dans une quête vers … l'indescriptible. En chemin ils croiseront un prête aux allures de gourous flanqué d'une banane à la Elvis et dont les ouailles ne sont pas très en forme.
J'oubliais le petit côté nature writting, avec une belle balade dans les bois et la découvert de charmantes bestioles très originales. Une espèce à part injustement tenue dans l'ombre car très affectueuses je dirais même fusionnelle. Et puis cette belle montagne snobée par les aventuriers et les explorateurs. Quel dommage ! Elle regorge de surprises. Une fois le confinement terminé c'est LA destination touristique qui va cartonner. Je vous invite à réserver dès maintenant.
Attention il y a tout de même quelques contre-indications :
- oreilles chastes s'abstenir, nos héros ont un langage plutôt fleuri
- insomniaques et coeurs sensibles : ce livre peut avoir des effets secondaires sur votre sommeil, certains passages sont un peu sanglants
-pacifiste, euh… mieux vaut passer votre chemin.
Enfin amateurs de terreur, de sensations fortes et de lectures sombrement déjantés : foncez !
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Maks
  04 janvier 2019
Géniallissime, captivant, effrayant, horrible, grouillant, éprouvant, "Little Heaven" (Petit Paradis) ne pouvait porter un autre nom tellement il est en accord avec ce que l'on cherche dans ces pages et que l'on ne trouve pas une minute mis à part que c'est celui d'une bien étrange communauté de survivalistes religieusement étranges perdue au fond d'une forêt où je ne souhaiterai pas mettre les pieds.

Souvent trash, d'une violence et d'une perversité qui ont réussies à me faire ressentir la peur que je n'avais quasiment jamais trouvé dans un livre en dehors de certains Stephen King et du premier roman de Cutter "Troupe 52", mêlant l'hémoglobine d'un western de Tarantino à l'horreur d'un film gore, je suis ressorti de ce bon pavé de 600 pages subjugué par la manière de l'auteur à faire régner une tension permanente, autant dans l'action que dans l'attente.

Nick Cutter est à mon sens un "héritier littéraire" de Stephen King, on ressent cette ambiance propre à King, profond, autant psychologique et mystérieux que dans l'action et le surnaturel.

La trame de l'histoire est développée sur une longue période et les moments s'entrecroisent pour donner de l'ampleur aux personnages, aux lieux, aux événements. Même si nous passons des années 60 aux années 80 pour revenir ensuite en arrière, le lecteur ne se perd pas car le plan est correctement découpé pour aider le lecteur à comprendre et non pour brouiller les pistes.

Les personnages sont sensationnels, rien à dire de plus là-dessus pour ne pas vous spolier quoi que ce soit, sachez juste qu'ils ont tous des particularités bien spécifiques psychologiquement parlant et que tous ont des défauts et que ce sont ces défauts qui les rend inoubliables.

Nous sommes avec "Little Heaven" dans une oeuvre marquante de la littérature horrifique qui mérite sa place dans le haut du panier des livres flippants.
La cerise sur le gâteau, c'est que cette édition est dotée d'illustrations superbement réalisées qui en plus d'apporter un côté très esthétique, donne vie aux créatures hantant cette histoire. Glaçant !!
Sur le blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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pupucing
  03 janvier 2019
LE COUP DE COeUR ULTIME DE L'ANNÉE ♥️♥️♥️♥️♥️♥️
Micah, Ebenezer et Minerva sont chasseurs de prime, ils ne sont pas associés et ne se connaissent que de réputation, par un sacré coup de hasard, destin, poker, au choix, c'est vous qui voyez, ils se retrouvent embarqués dans la même galère.
Pour survivre, ils vont faire équipe , et même une sacrée équipe !
En 1966, une femme vient les trouver, son neveu a été emmené par son père dans une société perdue au milieu d'une forêt, dans un endroit baptisé Little Heaven, plus ou moins secte menée par le Révérend Amos Flesher....
Quinze ans plus tard, alors que notre trio a vécu, où survécu comme il a pu, éloignés les uns des autres, Little Heaven se rappelle à leur bon (plutôt mauvais) souvenir....
Putainputainputain quel bouquin ♥️♥️♥️♥️
Mon premier livre de 2017 avait été le précédent roman de Nick Cutter, "Troupe 52", m'avait déjà mis des étoiles plein les yeux et le coeur au bord des lèvres plus d'une fois, autant dire que j'attendais avec impatience un nouvel écrit de lui !
Ce dernier petit bijou est sorti en novembre, mais période de fête oblige et tour de Pise à Lire aussi, m'ont contraint à attendre que mon cher et tendre me l'offre à Noël, j'ai pesté, j'ai essayé de le soudoyer mais il n'a pas cédé, et au final, je l'en remercie mille fois plus car finir l'année avec un bouquin, c'est encore mieux que tous les feux d'artifice qu'on a pu voir fleurir à droite et à gauche !
Par contre, je me dois de vous prévenir que ce fucking roman n'est pas adressé à tout le monde, limite un public averti, pas pour des raisons de scènes de sexe débridées, de défonces en tout genre, ni de meurtres hyper détaillés toutes les trois pages, non rien de cela. C'est juste que c'est hyper glauque, et malsain, mais du genre grouillant, visqueux, plein de pattes, vous voyez le genre ?
Déjà "Troupe 52", nous avait mis une claque question entomologie, petite caresse en fait 😉
Parce que là, il faut s'accrocher, c'est bien répugnant...
Mais pour moi le pire ont été les passages concernant un certain oeil de verre et sa cavité... Brrrr, j'en ai encore des frissons !!! Ceux qui ne connaissent un tant soit peu, savent très bien que les yeux et moi, c'est loin d'être l'aventura....
Mais ce roman n'est pas que tir-au-coeur et gerberie en tout genre, c'est un véritable roman d'aventure, une sorte de western à l'ancienne, avec des anti-héros qui sont des méchants-pas-si-méchants que ça, des gentils-pas-si-gentils, sur fond de fraternité, d'amitié, de loyauté, le tout saupoudré d'un bon gros zestes d'humour macabre, car ouais en un sens c'est drôle, c'est tellement dégueu que ça en devient risible mais nerveusement, très nerveusement !
Un roman qui aurait largement pu être écrit dans les années 70/80, d'ailleurs il se déroule entre 1966 et 1980, ça tombe pile poil.
Un joli pavé qui flirte joyeusement avec les 600 pages, dont chacune d'elle se lit avec plaisir et délectation, déjà de part notre trio hyper charismatique (Ho, putain, Micah ♥️♥️♥️♥️), cette ambiance aux petits oignons, une construction du récit que j'affectionne le plus au monde : un mix de chapitre consacré à un personnage précis pour le début puis des bonnes grosses parties spécifiques à chaque période, le gros kiff que voilà !!! Je sais que certains lecteurs n'aiment pas quand le récit n'est pas linéaire mais moi, j'y prends un énoooooorme pied ♥️
Donc gros gros coup de coeur de la mort pour ce roman, qui n'est pas que mon préféré de cette fin d'année mais parmi mon trio de tête de 2018, avec "Mange tes morts" de Jack Heath et "Ce livre est plein d'araignées" de David Wong, que des livres hyper sains et bien ancrés dans notre réalité 😂😂😂😂😂
Petit point culture rapido, Nick Cutter est un pseudo, celui de Craig Davidson, que je n'ai jamais lu, auteur du roman "De rouille et d'os" notamment qui a été adapté au ciné, film que je n'ai pas vu non plus, donc si vous connaissez ses écrits parus sous son vrai nom, ça risque de vous faire un choc ! Pour ma part, j'aime tellement ce qu'il écrit sous le nom de Nick Cutter, je me tâte à lire ses autres écrits, j'ai peur d'être déçue... À suivre...
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   22 mai 2018
Sous le pseudonyme de Nick Cutter, l’écrivain canadien Craig Davidson a une fois de plus libéré tous les démons qui sommeillent en lui.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   05 novembre 2018
Il était minuit passé, Little Heaven était plongé dans l'obscurité. Le révérend Amos Flesher dormait, aux prises avec le gland violacé de sa verge turgescente.
Dans son rêve, quelqu'un se livrait à des attouchements sur sa personne. Des doigts menus et souples qui courraient le long de sa hampe. Des doigts sans sexe, ni mâles ni femelles, ni ceux d'un garçon ni ceux d'une fille. Mais ils étaient très savants, ces doigts. Oh oui. Ils taquinaient le casque, l'amenaient doucement au seuil de la jouissance - oh, s'il te plait ! s'il te plait ! s'il te plait ! - pour finalement ralentir le rythme l'instant avant la libération.
Par la suite, des ongles s’enfoncèrent dans l'extrémité de la verge, pinçant la fente d'où le liquide séminal commençait tout juste à suinter.
Amos s'arracha du sommeil en hurlant. Nom de Dieu ! Il enserrait sa bite comme dans un étau. L'extrémité était mouchetée de points cramoisis : des vaisseaux sanguins qui avaient éclaté sous la pression de l'étranglement.
Tu te livres à des pensées impures, mon garçon.
[...] C'est à ce moment qu'il communiait avec Dieu et recevait ses Instructions.
Mais Dieu ne lui avait pas rendu visite cette nuit. Seuls ses doigts savants avaient fait leur apparition.
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le_Bisonle_Bison   17 novembre 2018
Bordel de merde. Il s'était endormi avec la tête contre le mur du dortoir qui abritait cette chose, cette putain... d'abomination.
Oh, bordel que oui, le mot était juste. C'était un mot plus long que ceux que Cyril avait l'habitude de balancer à tout va, mais oui, ce garçon était une putain d'abomination. Avec ses yeux gris figés et les larves qui se tortillaient au creux de son aisselle évidée. Et les insectes ! Il avait beau essayer, Cyril n'arrivait pas à chasser cette image de son esprit. La garçon avait été couvert d'insectes jusqu'à la poitrine ; les petits enculés couraient dans tous les sens pendant que le garçon caressait ce putain de pigeon mort avec sa main estropiée dégoûtante. Pute vierge ! Tout l'alcool de l'univers ne parviendrait jamais à chasser cette image de la tête d'un homme.
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le_Bisonle_Bison   22 novembre 2018
Minerva songea qu'il était grand temps qu'elle se pende de nouveau.
Elle ne se souvenait ni du lieu ni du moment de sa dernière tentative ; elles finissaient par se ressembler au bout d'un moment. Du reste, pourquoi pas ? Elle n'avait rien d'autre de prévu cet après-midi-là.
Une autre ville, une autre chambre de motel miteuse. Le Double Diamond Inn, cette fois. Les cloaques comme celui-ci pullulaient au Nouveau-Mexique. Le matelas, qui avait plus de trente ans, était sans doute saturé de la sève d'un millier de tristes décharges que des putains quelconques au regard vide avaient tirées des couilles de leurs clients aux visages de basset. Et voilà que Minny était assise sur ce matelas. Soutenue par un sinistre coussin de vieux sperme séché.
Minerva avait tendance à broyer du noir avant une tentative de suicide. Il était difficile de voir la vie en rose.
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le_Bisonle_Bison   10 novembre 2018
Ebenezer n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qui le dérangeait le plus à Little Heaven, à part cette évidence toute simple : c'était une triste enclave dirigée par un fou de Jésus bas du cul qui arborait une coiffure d'Elvis au rabais. Son malaise tenait plus aux petits détails, à la manière dont la lumière du soleil semblait plus mesquine au-dessus du camp, dépourvue de sa chaleur et de sa vitalité, ou à la démarche des habitants, tous voûtés comme des arbres qui luttent pour leur survie dans une plaine montagneuse balayée par le vent.
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le_Bisonle_Bison   03 novembre 2018
Ebenezer essayait de dormir le jour ; il trouvait plus facile de s'abandonner à l’inconscience quand le soleil entrait à flots dans la pièce. Mais il était un dormeur à la gâchette facile ; le bruit d'une fourmi pissant dans la ouate suffisait à le réveiller ces jours-ci. Il n'avait pas dormi - vraiment dormi - depuis quinze ans.
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