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Anne Wicke (Traducteur)
EAN : 9782757807996
315 pages
Éditeur : Points (11/09/2008)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Acérée, viscérale, l'écriture de Craig Davidson nous entraîne dans un univers singulier et parfois violent : celui des situations extrêmes, des paris perdus d'avance et des rêves inachevés. Mais à cette dureté, l'écrivain allie l'émotion et la compassion envers des êtres blessés dont il sonde les corps, les coeurs et les âmes avec une redoutable efficacité et une incroyable sensibilité. Comme dans la nouvelle titre, où un jeune boxeur participe à des combats clandes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Windvaan
  30 octobre 2015
Premier recueil de l'auteur regroupant huit nouvelles acerbes et éprouvantes. Même si toutes les histoires ne portent pas sur le même thématique, il en ressort quand même un fil conducteur : des relations (culpabilisantes ou non) entre la figure parentale et l'enfant (ou le substitut de celui-ci, comme un pitt-bull, p.e.) et des confrontations (violentes ou non) entre l'homme et l'animal.
On sort un peu étourdi de ces récits sur l'espèce humaine, mais c'est avec un bonheur livresque absolu qu'on a pris des coups bien sentis à l'estomac... qui laissent bel-et-bien un arrière-goût d'acidité concernant nos semblables.
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BrooklynNoA
  02 juin 2012
Articulé autour de 8 nouvelles Craig Davidson nous laisse un goût de rouille et d'os en bouche, un goût de malaise. Basé sur 8 histoires dures et profondément ancrés dans la réalité il sait par des mots simples nous installer immédiatement dans l'histoire en cours. Des histoires qui m'ont parfois mené au bord de la nausée (« Un usage cruel ») et qui touchent la corde sensible des sentiments humains… Désespoir, pitié, compassion, dégoût mais l'espoir qui pointe toujours le bout de son nez malgré tout et qui s'immisce malgré nous et nous pousse à avancer.
« le goût de rouille et d'os » nous narre l'histoire d'Ali, un boxeur qui se bat depuis son plus jeune âge parce que son père, après une bagarre à l'école l'a emmené dans un club de boxe. Il n'aura alors de cesse de se battre. Mais de se battre aussi contre lui-même. Il revient sur les émotions et les sensations d'un combat. Mais aussi sur son propre combat, pour son frère qui est plongé dans le coma par, croit-il, sa faute. Une atmosphère lourde et pourtant facile à lire. Dès les premières pages on sent un secret, une torpeur. Il se souvient…
« Un bon tireur » partage avec nous un moment de la vie d'Eddie, ancien boxeur alcoolique qui souhaite faire de son fils, Jason, un basketteur professionnel. Conscient de sa vie raté, il fonde tous ses espoirs sur son fils. Mais Jason bien que très doué pour les lancés francs se décide à lui avouer que ce n'est pas ce qu'il veut faire. Un constat assez dur sur la relation d'un père et d'un fils qui n'ont jamais su partager leurs sentiments qu'au travers de la passion du père. du point de vue du père, Craig Davidson sait nous faire passer subtilement les sentiments de ce père dépassé qui a perdu pied et nous faire sentir les relations compliquées qu'il entretient avec son fils qui bien qu'impressionné par ce père alcoolique dont il a un peu honte et avec qui il n'a pas partagé que des bons moments saura un jour lui dire non.
« Un usage cruel » fait le point sur un couple stérile. Jay est publicitaire, Allison est infirmière au bloc et à défaut d'enfants, pour le moment, ils élèvent des chiens. Mais des chiens de combat… Car ils partagent ensemble une passion un peu spéciale : les combats de chiens. du point de vue de Jay, l'histoire se focus sur la douleur. La douleur et la violence de ses chiens qui se battent sans sentiments, la douleur de ses maitres qui malgré la douleur qu'ils infligent aux chiens souffrent avec eux. L'absurdité de la situation naissant au moment même où le sentiment d'amour apparaît. Un chapitre qui file la gerbe pour des combats qui sont perdus d'avance…
« La fusée » nous raconte la vie de Ben, éleveur d'orque dans un parc aquatique qui suite à un accident lors d'un spectacle se retrouve unijambiste. La description de l'accident, des plaies, de l'amputation est quasi insoutenable. Les sentiments décrits sont désabusés, froids et forts. Ben est comme éteint et ne semble vivre que par automatisme. Assumant peu ou pas sa nouvelle condition physique il doit, sur conseil médical, rencontrer un groupe de personne handicapé comme lui. L'occasion alors d'évoquer avec eux le karma et les raisons du pourquoi moi. Retrouvera-t'il la force de la compréhension et de la confrontation?
« Insomnies » nous parle de Graham qui est repreneur de bien la nuit et qui s'occupe de sa femme souffrant de bradykinesie qui l'handicape lourdement avec des tremblements, un sens de l'équilibre désormais inexistant et une difficulté d'élocution. Toujours amoureux il l'aide au quotidien, voyant en elle ce qu'elle a toujours été. Une femme belle et qu'il admire. Entouré de violence dans son travail, les plaies, les balles ne se comptent plus, mais stoïque il fait ce qu'il doit faire. Mais un soir, lorsqu'il doit reprendre un mobil home aux traites impayées il rencontre Jay Paris. Ancien publicitaire divorcé et alcoolique qui pense que son avenir se trouve dans la réalisation d'un film animalier « Les contes de la rivière ». Touché par la déchéance de cet homme qui a tout perdu, et nous même ému de retrouver l'homme de « Un usage cruel », Graham décide de lui laisser sa chance et repartira sans avoir repris son bien. Mais cette rencontre aura aussi une conséquence inattendue dans sa propre vie.
« Frictions » nous présente Sam. Sam est accro au sexe et complètement sous l'emprise de son addiction. Ses seuls moments de « calme » sont les moments qu'il partage avec sa fille Ellie. Acteur de film porno pour assouvir son addiction et gagner sa vie, il fait alors la rencontre de Béatrice, une jeune femme hypersensible et qui lui apprendra à s'assumer complètement par un simple « qui se ressemble s'assemble »…
« de chair et d'os » nous révèle Roberto, ancien boxeur devenu coach a Bangkok. Roberto a fuit il y a des années une situation qu'il n'assumait pas. Lors d'un combat, son adversaire est mort après KO. Reconnu non responsable, mais ressentant néanmoins une forte culpabilité il sombra alors dans l'alcool… Jusqu'au jour où son coach qui ne l'avait jamais lâché le pousse par lâcheté à fuir et partir sur la première destination qui lui vient en tête : Bangkok. Bien des années plus tard, devenu sobre et coach, il reçoit un appel de son ex coach qui lui demande d'accueillir une tête brûlée de 30 ans : Tony. Tony est dur et ne pense qu'au combat. A être le plus fort, le plus puissant. Lors de ses entrainements il repère Bua, jeune boxeur thaïlandais qui lui se bat pour survivre et non pas se prouver qu'il est vivant. Tony passera alors son temps à le provoquer jusqu'au combat officiel. Des coups qui remettent en place… Les idées et les gens…
« Précis d'initiation à la magie moderne » est la dernière histoire de ce recueil et nous présente Herbert et Jess, frère et soeur abandonné dans leurs enfances par leur père magicien et élevé par leur oncle. On les retrouve 25 ans plus tard, lui grand magicien déchu et enfermé chez lui depuis 2 ans suite à un tour raté et elle policière suspendue suite à une affaire impliquant un coup de feu sur un enfant. Un jour Herbert junior découvre dans le journal une photo de son père…Tout deux traumatisés par un mauvais coup du sort partent alors sur les traces de ce père disparu...
« le goût de rouille et d'os » est donc un recueil dur à lire par les thématiques abordées. Un constat froid sur les relations humaines mais délicatement touchées par l'espoir d'un avenir meilleur. Parfois agrémenté de liens entre eux ou de personnages qui se retrouve d'une histoire à l'autre, Craig Davidson maitrise parfaitement l'art de la description et des relations humaines. Bien que frustrant de ne pas en savoir un peu plus sur ses personnages, chaque histoire partage avec nous l'instant crucial, le moment qui fait basculer leurs vies dans un sens comme dans l'autre. Un moment fort empreint de force et d'espoir malgré tout….Un moment qui fait le point sur le sentiment de « rouille » d'un sentiment usé ou d'un passé qui pourrit et d' « os » symbole de vie et la réalité. Un recueil qui fait le point sur des personnages malmenés par la vie et leur destin.

En bref : Un livre qui revient sur 8 destins, 8 destins qui un jour font le point sur le moment qui va donner une autre direction à leurs vies. Passionnant et dur à la fois, Craig Davidson nous livre des moments parfois difficiles à lire. Emouvant et repoussant à la fois. Qui laisse comme un goût amère en nous mais qui laisse aussi une lueur d'espoir. Aucune référence à Michel Berger, quoique... en y pensant bien elle correspondrait assez bien cette chanson...
Lien : http://noaetsonmonde.blogspo..
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Roggy
  14 février 2014
Ce recueil de nouvelles me réconcilie avec ce genre littéraire. On est complètement enlisé dans le récit et guidé par le rythme de la narration...
On y retrouve chiens de combat, orques déchiqueteurs de jambe, cynisme, ironie, dérision, des mots durs, secs, vrais, poignants. L'auteur décortique des fragments de vie le temps d'une quarantaine de pages et ouvre une fenêtre sur des moments foudroyants de la vie.
On se sent tel un "voyeur" à voler à d'autres destins des moments empreints d'une intense sensibilité.
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nathalia1307
  30 décembre 2014
Craig Davidson m'a rappelé Joyce Carol Oates, il décrit des situations pleines d'effroi et il devient impossible de lâcher sa lecture. Les nouvelles se sont vites enchaînées, toutes elles mettent en scène des personnages victimes, et brisées dans le sens physique du terme : un os craque et c'est l'accident, blessures accidentelless, blessures causées par maladresse, par la pratique d'un sport, par un tiers et les séquelles physiques et morales qui en découlent.

Chacuns de ces personnages perd à un moment donné le contrôle de sa vie, et ne retrouvera jamais son existence antérieure, ils s'affaiblissent, s'exclus, ils sont meurtris dans leurs chairs, ils souffrent et se battent car ils n'ont que ce choix là, l'instinct de survie mais pas toujours.
Car pour forger ces histoires réalistes et éviter à son lecteur le blues compassionnel, Craig Davidson laisse toujours des moments en suspend, il sait laisser ses personnages sur le fil du rasoir, ils basculent ou pas, tout de suite ou pas : il y a Eddie, un jeune boxeur, qui sait recevoir les coups, il y a Graham, un récupérateur de biens travaillant la nuit pour soigner sa femme Nell, un couple Jay & Allison entraineur de chiens de combats et le soigneur d'orque, amputé de la jambe par un orque.

Les nouvelles ne sont pas équivalentes, elles font état d'une certaine violence inattendue et pas gratuite, pas insoutenable mais elle peut rebutée. Ces passages sont toujours brefs et écrit succinctement, c'est percutant, le vocabulaire est tres "minéral" également, l'ambiance est plutôt masculine, il y a souvent des combats, bref ça castagne un peu.

Le format nouvelle ne permet pas de détails superflus, les personnages restent floues, pas le temps de rentrer dans les détails, juste les faits, pas de psychologie.
Ces personnages ne savent pas exprimer ce qu'ils ressentent, ou ne le peuvent-ils pas ? Cette lecture m'a permis de donner un sens à leur violence, elle ne la justifie pas, c'est juste la seule chose qu'ils sont en état d'exprimer, en perdent ils leur humanité? sûrement pas .

Des nouvelles jamais sombres, l'écrivain est bon, une plongée dans une violence "sociale" car la vie est un combat, préparez vos gants de boxe!
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Electra
  13 juillet 2015
En allant découvrir une exposition consacrée au polar à la bibliothèque Floresca Guépin (qui ne situe pas du tout dans mon quartier), j'en ai donc profité pour emprunter Winter's Bone de Daniel Woodrell et j'ai pensé à Cataract de Craig Davidson - mais il n'y était pas, par contre jai trouvé son recueil de nouvelles intitulé Un goût de rouille et d'os.
Je sais que vous pensez au film (que je n'ai toujours pas vu, j'avoue que j'ai un problème avec Marion Cotillard, elle m'agace) mais le pauvre Davidson n'y est pour rien!
Je vous livre ici la critique du journal le Monde : "Une écriture aussi impitoyable qu'un uppercut, aussi cruelle et violente que peut l'être la vie, rythmée comme un match.. un grand livre".
Et ce livre me servira à débuter le challenge le Canada en 12 romans contemporains (la faute à Marie-Claude). Pas mal, non ?
8 nouvelles composent ce recueil. Pour tout vous dire, j'ai eu un peu de mal à plonger dans l'univers de Davidson, comme si la Marion venait gâcher une nouvelle histoire d'amour en pointant le bout de son nez. le livre est resté chez moi trois semaines sans que j'y touche puis la magie a opéré et j'ai enchainé les nouvelles les unes après les autres.
En premier lieu, le film d'Audiard est en fait inspiré par deux nouvelles distinctes du recueil (Un goût de rouille et La fusée), le réalisateur français a donc jouer de magie avec deux personnages solitaires pour créer son film. Car le point commun à l'ensemble des nouvelles, c'est bien l'extrême solitude des personnages. Même s'ils sont en couple, amis, entraineur et élève, père et fils, frère et soeur, au final ils sont toujours seuls - seuls face à leurs démons. Vous êtes prévenu. Ici le Canada n'a rien du pays d'Anne et de ses pignons verts !
Tous dévorés par des secrets inavouables : des peurs, des obsessions (sexuelles comme dans Friction) ou des sentiments telle la culpabilité qui dévore un ancien boxeur dans de chair & d'os. La boxe, parlons-en : elle est très présente dans ce recueil - et soyons clairs, je trouve que Davidson excelle lorsqu'il parle de sport (la boxe dans deux nouvelles et le basket-ball dans Un bon tireur). Il sait parfaitement retranscrire l'atmosphère, le ring, la sueur, les coups donnés et ceux reçus et écrire sur ces êtres qui choisissent ainsi de recevoir des coups pour l'argent, pour la gloire ou pour faire pénitence. Des choix de vie qui les mènent sur un ring prêt à en découdre. Un vrai plaisir pour la lectrice que je suis ! Oui, j'ai eu un vrai coup de coeur pour plusieurs nouvelles.
Comme j'ai beaucoup aimé la relation père-fils dans la nouvelle consacrée au basket-ball. Davidson vous confronte à ces histoires d'êtres brisés, cassés - souvent par leur propre fait - comme ici ce père qui va tout sacrifier pour la réussite de son fils. Une nouvelle marquante, comme celle sur l'orque (La fusée), étrange parabole sur la vie et la mort.
Oui, j'ai vraiment aimé certaines nouvelles - où la sueur, le sang se mêlent à une certaine excitation. du grand.
Mais j'ai trouvé l'ensemble légèrement inégal. J'avoue que j'ai lu Un usage cruel avec quelques difficultés (combats illégaux de chiens), même si j'ai adoré la fin (la toute fin). Il faut s'accrocher et résister à l'envie de fermer les yeux plusieurs fois ! Mais je tiens à remercier l'auteur canadien de nous présenter ici des personnages moins aimables, des personnes qui, je l'avoue, existent, mais dont l'univers me reste totalement étranger. le romancier canadien vous force ici à ouvrir les yeux. La violence est là, physique, mentale, psychologique - elle nous entoure, nous accompagne, nous paralyse, nous pousse à agir .
La suite sur mon blog ;-)
Lien : http://electrasamazingflying..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
RoggyRoggy   14 février 2014
Je suis assis à côté d'un homme d'âge moyen plutôt trapu, avec une barbe de week-end poivre et sel. Il porte un pantalon de travail en toile, bleu foncé, et un gros pull-over malgré le beau temps. Le pull, avec des verts et des blancs passés, sur un motif d'arbre de Noël, est en phase finale de décomposition: je suis raisonnablement certain que, si j'y regardais de plus près, la structure moléculaire de base se révélerait à l'oeil nu. Il me dévisage alors que je m'assois et il hoche la tête. Il est tout à fait possible qu'il ait autant pitié de moi que moi de lui, peut-être parce que j'ai choisi de porter une chemise qui fut jadis flatteuse pour mes formes de l'époque mais qui ressemble aujourd'hui à une peau de boudin d'un noir brillant, tendue sur la masse planétaire de mon bide. Plus particulièrement révoltante est la ceinture graisseuse qui ressort entre le bas de ma chemise et la ceinture de mon pantalon de survêtement.
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ZinaidaZinaida   30 mai 2012
Pouvez-vous affronter le monde avec vos poings levés, et avancer, sans peur ? Tout tourne autour de cela. Avance. Retrait. Faiblesse. Force. Si vous en êtes capable, alors vous en êtes digne. Sinon, non. A un certain stade, nous devons tous répondre à cela. A un certain stade, nous devons tous affronter cela. En suis-je capable ? En suis-je digne ?
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calisson73calisson73   28 décembre 2014
Quelque part, c'est devenu à la mode d'être qui on n'est pas, de nous glisser dans des petits compartiments, de passer nos vies dans un malheur abject, pour cacher ce que nous sommes vraiment. Enfin, si votre nature, c'est d'être oublieux de vous-mêmes, généreux, honorable, ouvert, gentil et franc, décent ou tout ce que vous voulez de bien, vous êtes un chef. On n'est pas tous faits de la même façon. Ça ne fait pas de nous des dégénérés.
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ZinaidaZinaida   30 mai 2012
Racontez-moi ce qui vous est arrivé, avec vos propres mots.
- Mes propres mots ? Une orque m'a dévoré la jambe.
- Je vois, dit-il en gribouillant quelque chose sur son bloc-notes. Vous l'avez vu venir ?
- Quoi ?
- Y avait-il, enfin, une ... quelconque hostilité... entre vous deux ?
- Oui. J'étais jaloux de sa carrière.
- Vraiment ?
- Follement jaloux, oui.
- Vous allez porter plainte ?
- Contre qui ? L'orque ?
- On peut ?
- Sortez d'ici !
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MereditheMeredithe   16 novembre 2014
Trois signes vous indiquent que vous êtes face à un vrai combattant. Ces signes ne sont pas ce que vous pourriez imaginer : rien à voir avec le calibre du gars, ni avec la taille de ses poings. Ces trois grands signes sont :
1) Un certain calme, presque cadavérique, dans les yeux du type en question.
2) Il insiste pour vous serrer la main et ne tente absolument pas de vous la broyer.
3) Il vous demande de lui pardonner pour ce qui va suivre.

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Craig Davidson pour la collection "Terres d'Amérique".
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