AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782501129114
256 pages
Éditeur : Marabout (28/03/2018)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 29 notes)
Résumé :
« Les weirdos ne sont pas ceux qu'on croit ! »
Dans une passionnante enquête, ce livre nous fait partager la démarche d'une jeune universitaire qui part à la rencontre de personnes autistes afin de leur donner la parole.
Loin des clichés ordinairement véhiculés, cet ouvrage retrace les parcours de vie et de résilience hors normes d'autistes invisibles qui s'adaptent, se cachent, s'assument, se battent.
En alternant récits de vie et savoir... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
elodiedupuis
  31 décembre 2019
J'avais déjà été très déçue par La Différence Invisible. Mais apparemment, il était possible de descendre plus bas dans l'imposture. Bien que Mme Dachez présente les autistes comme des personnes s'entendant systématiquement et immédiatement, je pense n'avoir jamais été autant en désaccord avec quelqu'un jusqu'à maintenant.
Ecrire un ouvrage s'adressant de manière familière (tutoiement) au lecteur, utilisant un langage de style oral très familier bourré à ras-bord d'ironie et de sarcasme, cela ne va t-il pas à l'encontre du syndrome d'Asperger?
Paradoxal et contre-productif pour quelqu'un se présentant comme activiste du syndrome d'Asperger.
Parce que oui, ce livre est militant. Mais pas que pour l'autisme. Il nous est présenté (de façon bien superficielle) toutes les théories de la pensée vertueuse ou "bien-pensance", telles que l'oppression systémique (quoique avec une vision très centrée sur l'Europe, montrant l'inculture de Mme Dachez), l'intersectionnalité, le féminisme (actuel, le féminisme bobo, celui qui fait rire tant les"problèmes" qu'il dénonce sont ridicules ou peu en rapport avec le genre des personnes concernées ) et le problème des femmes autistes (qui ne le sont pas vraiment si on suit ses critères). Mais bon, elle a fait une thèse en psychologie sociale, pour que les petites gens prennent au sérieux toutes ses théories incongrues et parfois polémiques. Rappelons qu'elle a aussi fait une école de commerce... Bref, des endroits où on ne retrouve pas les autistes, ou les gens qui savent qu'ils ont des difficultés en société. Pas parce qu'il leur est interdit d'y aller; par choix, par sens logique plutôt.
Il faudrait rappeler la définition de définition. Si une femme ne remplit pas tous les symptômes du syndrome... C'est probablement qu'elle n'a pas le syndrome. Beaucoup de femmes remplissent les critères masculins (moi incluse). Étendre la définition du symptôme pour atteindre ses objectifs, cela va juste pervertir le diagnostic du syndrome.
Et l'autisme n'est jamais invisible. Même en masquant très bien, un autiste n'atteint jamais la perfection. Handicap invisible, rien que la terminologie me semble insultante.
Les exemples qu'elle prend pour montrer l'autisme sont mauvais: un autiste caïd (un aspie violent et harceleur, on aura tout vu), une femme avec bien d'autres facteurs à prendre en compte pouvant expliquer son comportement, ou une autre qui pense que sa fille est asperger à dix mois (impossible de diagnostiquer à cet âge là). Evidemment, elle ne parle pas des vrais autistes, ceux qui correspondent aux critères "classiques"(véritables): les asociaux, sans travail, misérables, rongés par la dépression, sans partenaire, sans enfants. Parce que oui, la plupart des autistes sont des hommes qui ont l'air retardé (qu'ils le soient ou non), et pas des petites bourgeoises malheureuses dans leur vie.
le plus inquiétant est sa manière de voir les neurotypiques. Cela me conforte encore plus dans l'idée qu'elle n'est pas autiste, mais anxieuse, introvertie, avec une légère forme d'agoraphobie. Non, les autistes et les neurotypiques ne forment pas deux clans séparés. La façon dont elle parle des neurotypiques est tellement méprisante. Non, tous les neurotypiques ne sont pas tous des génies en société (l'asociabilité et l'introversion, ça existe).

Sans parler des nombreuses contradictions tout le long du récit. J'ai dû m'arrêter plusieurs fois au cours de ma lecture tellement son récit était illogique, idiot, voire dangereux (elle est paranoïaque, ma parole).
Je déconseille ce livre, comme toutes les autres oeuvres de Mme Dachez. J'ai honte pour les autistes (et encore plus pour les femmes autistes) que ce soit une personne comme Mme Dachez qui nous représente dans les médias.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
syssylle
  29 avril 2018
Julie, je viens de terminer ton livre, comme toi, il est atypique, ce n'est pas un roman, ce n'est pas un documentaire, c'est, toi, ce que tu es ,ressens et vit.
J'avais lu ta BD, que j'ai adorée, et que j'ai acheté en plusieurs exemplaires, car elle montre exactement ce qu'est une jeune femme aspie, ce qu'elle vit, ce qu'elle endure et ce à quoi elle est est confrontée au quotidien. Tu t'en doutes, l'autisme sous sa forme asperger au féminin est un sujet qui me tient à coeur. Ma fille, qui aura 28 ans sous peu, fait partie de ta "caste". J'écris ce mot en souriant, car si tu revendiques ta différence, tu refuses les clichés concernant l'autisme, et tu as bien raison.
Ton livre alterne ta recherche, car quand même, tu es docteure en psychologie sociale, et c'est admirable, et tes idées, ton désir pour notre société. Tu écris très bien, la lecture est fluide, et remue notre matière grise. Merci pour ce livre, merci de dire ce que les autistes pensent tout bas. J'ai vu ma fille pleurer en lisant tes mots, je crois qu'elle pleurait de frustration, car c'est tellement difficile de se faire une place ici quand on est autrement, quand on est cash, quand tout ce qu'on doit déployer en énergie pour s'adapter prend sur la santé et la sérénité. Tu vois quand même, Julie, s'il y a autant d'autismes qu'il y a d'autistes, il y a aussi autant de neurotypiques qu'il y a de "normalité"....et c'est difficile, quand on est neurotypique, de se trouver une "caste" adéquate. Continue tes recherches, et continue de faire avancer la différence et merci pour cela.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
azerouil
  24 juin 2018
Bonjour JULIE,
Ton livre est exceptionnel de sincérité et un bonheur pour une maman dont le fils est asperger (23 ans) diagnostiqué à 20 ans.
Mais en plus du versant autiste, il rappel que nous sommes tous, tout simplement différents !!! Pour vivre ensemble nous devons nous respecter et respecter les autres.
L'introduction de JOSEF est un véritable poème , une ode à la langue Française.
Continuez vous êtes MERVEILLEUX.
Commenter  J’apprécie          40
Charlit
  22 décembre 2018
Avec un ton à la fois direct, drôle, percutant et pertinent, Julie Dachez dénonce le rejet de la différence par une société normalisée qui accorde énormément d'importance à l'image qu'elle reçoit et renvoie. Bien qu'elle dépeint principalement les difficultés rencontrées par les autistes dans une telle société, elle évoque également d'autres "catégories" plus ou moins marginalisées de la population : les personnes sourdes, les femmes, les personnes de couleur, les célibataires... Parmi les messages qu'elle transmets, elle nous fait prendre conscience que ce n'est pas l'autisme qui handicape les autistes - du moins pour les formes les plus "légères" - mais le regard que la société porte sur eux.
Commenter  J’apprécie          10
lapetitefadette
  19 septembre 2018
Julie Dachez, autiste asperger, diagnostiquée tardivement, nous livre un poignant témoignage de sa différence. Une excellente analyse de notre société également car à travers ce que subissent les autistes, elle pointe intelligemment du doigt la difficulté à être tout simplement différent ou minoritaire dans une société où le paraitre, le savoir-être, la capacité à manier l'oral sont l'apanage des dominants et donc des dirigeants.
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
DerfuchsDerfuchs   31 juillet 2020
J’envisage l’autisme comme une question de société plutôt que comme une question de santé.
Commenter  J’apprécie          50
MayokaMayoka   17 mars 2019
Nous marchons côte à côte, perdues dans nos pensées. J'aime cette confiance qui s'installe entre deux personnes et qui les autorise à ne pas se sentir gênées par le silence. Ces moments ne sont pas perçus comme un vide à combler et simplement accueillis pour ce qu'ils sont : un instant suspendu, pendant lequel les pensées s'autorisent à vagabonder. D'aucuns trouvent que les couples qui ne s'adressent pas la parole lors qu'un dîner en tête-à-tête sont horriblement glauques et illustrent une relation amoureuse sur le déclin.Je ne vois pas du tout les choses ainsi. Ce que je trouve glauque, c'est de parler pour ne rien dire. Le véritable vide, c'est le vide conversationnel, où chacun, en s'adonnant à ce babillage futile, brille finalement par son absence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MayokaMayoka   23 mars 2019
"Tu l'auras compris, cher lecteur, la psychiatrie n'est pas neutre, elle est influencé par la culture, l'économie et la politique. Les frontières normales et du pathologique sont subjectives et mouvantes, et sont dessinées différemment en fonction des époques et des sociétés. Il me semblent important de recontextualiser la psychiatrie et de comprendre qu'elle n'est pas déconnectée du système dans lequel elle baigne.
Ce qui figurait hier comme une pathologie ou une pratique perverse au sein du DSM n'y apparait plus aujourd'hui (je peux citer pêle-mêle le cunnilingus, la fellation, la masturbation, l'homosexualité, la névrose hystérique, etc.), et il est évident que ce qui y figure aujourd'hui va évoluer dans les décennies à venir. La psychiatrie n'est pas un Dieu tout puissant, le DSM n'est pas une bible dont nous serions obligés d'être les fervents disciples.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
syssyllesyssylle   29 avril 2018
Je pleure mes angoisses, mes échecs, mes coups de déprime, mes doutes. Je pleure les injustices à répétition, les humiliations, les agressions, les insultes. Je pleure les traumas qui ont jalonné notre passé et les dérives eugénistes qui menacent notre avenir. Je pleure pour tous mes camarades enfermés en hôpital psychiatrique. Pour tous ceux qui ont préféré une mort digne à une vie indécente. Et je continuerai à mettre cette douleur au service de notre lutte commune. Pour que ces larmes deviennent un jour des larmes de joie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
elodiedupuiselodiedupuis   04 janvier 2020
Considérer que tel comportement est un symptôme suppose de savoir ce qui, à l'inverse, est sain et a valeur de référence. Il s'agit d'un acte subjectif -et arbitraire- qui se base sur un certain nombre de croyances. Steeves Demazeux, dans Qu'est-ce que le DSM? , évoque les apports d'un autre chercheur, Thomas Scheff, au courant de l'antipsychiatrie, apports qui me semblent, dans le cas présent, particulièrement intéressants: "Selon [Scheff], l'étiquette de "maladie mentale", dans l'ensemble des sociétés occidentales, renvoie à des déviances qui ont ceci de spécifique qu'elles se caractérisent par des infractions aux normes sociales les plus fondamentales (comme le fait de ne pas répondre de manière cohérente à son interlocuteur ou de ne pas directement s'adresser à lui pour répondre,etc.)." Ce que l'on appelle "maladie mentale" serait en fait la psychiatrisation et la stigmatisation de comportements sociaux déviants.
(Pages 176-177)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Julie Dachez (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julie Dachez
BD HANDICAP ET AUTISME
autres livres classés : autismeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

La différence invisible

Comment s'appelle l'héroïne de cette BD ?

Mathilde
Sylvie
Marguerite

14 questions
54 lecteurs ont répondu
Thème : La différence invisible de Julie DachezCréer un quiz sur ce livre