AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782715231733
120 pages
Éditeur : Mercure de France (20/01/2011)

Note moyenne : 2.8/5 (sur 15 notes)
Résumé :
À la faveur de sa rencontre avec Alexandre Bouglione, la jeune Lydie bascule dans un univers totalement étranger au sien, celui du cirque. Fille d’une mère comédienne flamboyante et d’un père organiste à Notre-Dame rien ne la prédestinait à connaître ce monde où l’on ne pénètre que parrainé. Alexandre sera donc le guide de Lydie, il l’imposera dans le cercle. À ses côtés, elle découvre un monde fascinant et effrayant. La brillance des strass rivalise avec l’éclat pu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
melusine1701
  15 janvier 2011
Je l'avoue, le résumé m'a fait envie. Mais dès l'ouverture du livre, j'ai ressenti comme une asphyxie. J'ai eu besoin de relire trois fois chaque phrase pour m'assurer de son sens. de mots inhabituels en métaphores et périphrases alambiquées, la langue de l'auteure, très lourde à lire, nous perd dans un vertige poétique qui peine à réellement retranscrire le sens. Les trois premiers chapitres ont longtemps été un mystère: où est-on? qui sont ces gens? sont-ce réellement des gens? des animaux? des entités? parle-t-on toujours du même personnage? est-ce un autre? Ce n'est qu'au bout d'une cinquantaine de page que j'ai compris que le nom de Rimbaud ne désignait pas le célèbre poète mais une famille de gitans. Là est probablement la clé de cette langue alambiquée: une volonté de faire un parallèle permanent entre la triviale réalité où se croise dépression, violence conjugale et autres bassesses, et le monde onirique des livres, des mots et de l'art. Ainsi on ne se prive pas de référence à l'enfant poète prodige ou encore à la tragique Médée. L'auteure se plaît à associer les volutes verbales les plus ciselées avec l'évocation d'une réalité basse, souillée, limite scatologique, à l'image de la société gitane dans laquelle elle est introduite, qui mélange le rêve du costume de lumière avec la violence d'une boucherie. Faire du réel une oeuvre d'art, soit. Mais ici, cela ressemble davantage à un exercice de grammaire poétique, à un concours à quelle phrase sera la plus imagée, la plus obscure, la plus profonde, la plus riche de sens figurée. Comme si le fait d'arriver à comprendre qu'il y avait une histoire derrière les mots était un rite de passage destiné à sélectionner les lecteurs. En un mot, j'ai eu la sensation d'un livre profondément élitiste, tant par la culture à laquelle il fait référence qu'à la compétence qu'il exige pour arriver à entrer dedans. Et cela me déplaît profondément.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Griotte
  22 janvier 2011
Rien ne prédestinait Lydie à devenir un jour artiste de cirque. Il a suffit que sa route croise celle d'Alexandre Bouglione pour qu'elle entre dans l'univers circassien. Mariée à cet homme qui lui servit également de mentor, Lydie apprend les rudiments du métier.
Mon avis:
le cirque, la vie nomade… des thèmes qui ne pouvaient que me plaire ! Et bien tel n'est pas le cas après avoir lu ce roman. On découvre l'enfance, l'adolescence, la vie de la narratrice. Elle se livre sur ses parents, sa difficile intégration dans la troupe, son penchant pour l'écriture… Mais l'écriture se veut complexe pour décrire des choses simples. J'ai trouvé la lecture difficile et sans en retenir grand chose.
Commenter  J’apprécie          60
Hathaway
  09 janvier 2011
Lydie Dattas a été mariée à Alexandre Bouglione avec qui elle a créée le cirque Lydia Bouglione. Elle nous raconte dans ce livre ses souvenirs, d'enfance, de jeune fille puis de femme mariée. Elle évoque ses parents, un père organiste à Notre-Dame de Paris et une mère actrice de théâtre, des années passées en Angleterre puis en France, sa rencontre avec Alexandre et sa famille, son intégration difficile chez les gens du voyage ou encore sa passion pour l'écriture et la lecture. Tout cela aurait pu être très intéressant mais l'auteure le fait de manière assez spéciale. Son écriture est tout sauf simple. Les phrases sont torturées, poétiques, longues ou pleines de comparaisons. Et le tout est très lourd à lire. On en oublie jusqu'à l'histoire même, et c'est bien dommage...
Commenter  J’apprécie          30
Julonne
  04 octobre 2020
Comme elle foudroie les hommes, du mendiant sublime du métro à la royauté des gitans dont la poésie est plus puissante que la goutte d'or de la conscience, Lydie Dattas nous foudroie. Ses personnages, sa mère, son père, Alexandre, sa famille gitane - à tous ces êtres elle rend une justice brillante. Son Verbe est rempli d'ailleurs étincelants et d'acuité confondante ; il est d'une justesse royale. Difficile de s'exprimer sur un tel livre. Ce qu'il m'évoque : puissance poétique, finesse et acuité du regard, royauté, femme, souffle divin, présence bestiale toujours couplée à la puissance du Verbe.
Commenter  J’apprécie          10
necans01
  25 janvier 2018
Un grand coup de foudre !! Une écriture poétique qui vous embrase. Un grand moment de passion. Un petit bijou.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (4) Ajouter une citation
gteisseire2gteisseire2   09 décembre 2010
Alexandre entra dans ma vie comme une boule de feu par la fenêtre d'un couvent. Il portait une veste framboise, un nœud papillon noir et des bretelles brodées d'oiseaux. Je marchais rue de Crussol quand sa beauté m'empêcha de passer. La nuit tombait mais nos sourires étaient si jeunes que nous nous reconnûmes comme si nous avions couché ensemble au paradis. Chacun ayant flairé en l'autre la part divine qui lui manquait, nous détonâmes comme la poudre. La première fois, dans le couloir à l'odeur d'ammoniaque de la ménagerie, le gitan me roula un baiser de tigre royal. Sa veste rouge avait la divine puanteur des bêtes.

Au second rendez-vous, il ôta de sa main pensive aux ongles rongés le diamant multicolore qu'il portait et me le donna.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
mireille.lefustecmireille.lefustec   17 août 2016
Les Rimbaud avaient un fabuleux art de vivre. Mangeant dans du vermeil, rotant dans du cristal de Bohême, ils faisaient de leur table un autel, sanctifiant le soleil d'un poulet à la crème. Les noces de ces montreurs d'ours avec la fortune engendraient une esthétique édénique.
Commenter  J’apprécie          20
mireille.lefustecmireille.lefustec   17 août 2016
Alexandre entra dans ma vie comme une boule de feu par la fenêtre d'un couvent. Il portait une veste framboise, un nœud papillon noir et des bretelles brodées d'oiseaux. Je marchais rue de Crussol quand sa beauté m'empêcha de passer. (...)
Chacun flairant en l'autre la part divine qui lui manquait nous détonâmes comme la poudre.
Commenter  J’apprécie          10
mireille.lefustecmireille.lefustec   17 août 2016
J' entrai en poésie comme on passe une frontière sans savoir qu'on ne reverra pas son pays.
Commenter  J’apprécie          50

Videos de Lydie Dattas (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lydie Dattas
Pour son émission de lectures intitulée “Ça peut pas faire de mal” et diffusée tous les samedis sur France Inter, Guillaume Gallienne nous livrait des passages de l'ouvrage que la poétesse Lydie Dattas consacra à Jean Genet dont elle fut proche : “La Chaste vie de Jean Genet.” Diffusion sur France Inter le samedi 6 décembre 2014. « Jean Genet naquit le 19 décembre 1910 à l'Hôpital Tarnier de l'Assistance Publique dans le 6e arrondissement de Paris. Ce jour-là il neigeait. La méchanceté des hommes semblait résorbée par une épaisse couche de beauté.» Ainsi commence l’existence tumultueuse de celui qui allait devenir le mauvais garçon de la littérature française : l’écrivain Jean Genet. Sa vie nous est racontée avec tendresse par une amie de l'écrivain, qui l'accompagna dans les dernières années de son existence : la poéstesse Lydie Dattas. Dans ce Paris des années 1980, elle vit avec son mari, Alexandre Bouglione-Romanès, et rencontre par hasard Jean Genet, qui s'installe un temps chez eux. Comme Jean-Paul Sartre à une autre époque, Lydie Dattas reconnaît en Genet un "saint", un enfant blessé, qui cache sous le travestissement de l'écriture son besoin d'amour mystique. Ce soir, parcourons quelques-unes des pages émouvantes de cette biographie amoureuse, à l'écriture dense et lyrique, et découvrons quelle fut "La Chaste vie de Jean Genet"...
Extrait de l'édition Gallimard, publiée en 2006.
Avec les voix de Lydie Dattas, Jean Genet, Jeanne Moreau (Archives Ina)
Programmation musicale :
ICEBIRD : « In exile »
SOUAD MASSI : « Matebkiche »
Source : France Inter
+ Lire la suite
autres livres classés : cirqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
2396 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre