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ISBN : 2259259456
Éditeur : Plon (16/05/2018)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Quand Chabrol rencontre Céline aux abords d’un stade de foot d’une petite ville de province...
Bienvenue dans les Ardennes. Awoise-Gelle est une petite ville ennuyeuse à 6 kilomètres de la frontière belge. C’est là que vit Moïse, qui travaille dans un magasin de jardinage. Il passe son temps libre à supporter l’équipe de foot locale et à boire des bières dans son QG, le bar L’Ardennais. Il y croise tous les jours ses amis, dont Jarne, le Belge recherché par l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  02 juillet 2018
Les Ardennes , la frontière belge , une bourgade ravagée par la crise , et Moïse fanatique au-delà de toute raison du club de foot local, Awoise-Gelle, petit club sans envergure qui végète en plein CFa 2 ( la 5éme division pour les allergiques au foot)
Alors que son club de coeur doit impérativement vaincre Sarreguemines pour échapper à la relégation, Mo et sa bande vont imaginer alors une solution pour le moins radicale et explosive pour amener la victoire et l'affaire rocambolesque de tourner rapidement au drame sordide.

Pour ceux qui n'adorent pas le foot, rassurez vous : même si son auteur est journaliste sportif, travaille pour "Téléfoot" le ballon rond est pas vraiment le sujet de cette chronique sociale qui vire au noir mais plus l'étincelle qui va mettre le feu aux poudres de ces petites vies de misère .. on est ici plus proche du cinéma belge à la Bouli Lanners que du Len Loach de Looking for Eric avec ces affreux jojos qui cumulent ennui, misère sexuelle alcool et rage d'une existence ratée, cocktail explosif pour une histoire qui finira forcément mal...
Un polar qui met en pleine lucarne : voilà une lecture idéale en ces temps de coupe du monde que cette chronique réaliste, imparable et édifiante de vies brisées..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Caalfein
  20 mai 2019
Fabrice DAVID nous immerge avec une facilité déconcertante dans la vie désoeuvrée et pathétique d'une galerie de personnages dépeints avec un réalisme bluffant.
Leur point commun :une vie de merde. Un quotidien qui pète à la gueule de chacun de ces paumés, au QI pas bien haut, aux tronches patibulaires et aux physiques moins attrayants qu'un pommeau de douche.
Parmi ces personnages on a :
- Jarne, ses acidités gastriques, son passé genre « moins t'en sais mieux c'est » et son côté poète : "La bouteille, elle me parle" ;
- le Nîmois avec son nez large et fêlé. Comme lui. le mec le plus gentil de la terre à qui t'as quand même pas envie de poser des questions. On cherche pas des noises au Nîmois. On sait jamais ;
- Etienne, le chasseur balafré. 24 ans. Un jeunot à côté des autres. Père meurtrier. Mère victime. Tu te dis que dans sa tête ça doit pas être super équilibré. Et t'as raison ;
- Firmine, un trou dans une dent, une tache noire sur la joue gauche, les yeux enfoncés, la peau abîmée, pas féminine. Elle partage sa solitude avec une mère handicapée ;
- Maggy, dépressive, soumise. Sa vie a volé en éclats 13 ans plus tôt. Son couple avec Annie ne va pas fort ;
- Jean-Philippe, au physique fade et anonyme. Pas de sens de l'humour. Une femme et un fils. Il sauve les apparences.
Et enfin, il y a Moïse dit Mo, 40 balais, oreille droite décollée, visage mou et bide de buveur de bière professionnel.
Le plus fervent supporter du petit club de foot local de Awoise-Gelle dans les Ardennes, le SCAG. La cinquième division, le CFA2. Classé 18ème sur 20 et à un match de la relégation.
Le SCAG, c'est que dalle, mais c'est toute la vie de Moïse et la relégation pour lui c'est la mort, plus rien à quoi se raccrocher.
Et c'est cette relégation qui va faire converger toutes ces vies merdiques et nous offrir un récit addictif.
Une écriture à l'os et au phrasé court. C'est percutant. le langage est aussi châtié que les personnages sont classieux. J'ai souri souvent devant les expressions de Mo et ses pensées profondes dignes d'un grand philosophe de comptoir.
La plume de Fabrice DAVID active tous les sens du lecteur : ça sent la transpiration et l'haleine de chacal, c'est humide et froid comme la pluie, c'est gris comme le ciel, c'est rugueux comme une souche de bois, c'est bruyant comme les cris des supporters. Je ne me souviens pas avoir lu un roman qui stimule les sens et notamment l'odorat à ce point. Tout est palpable, les personnages, leur environnement.
Au Pays des Barbares c'est une descente dans les bas-fonds du désoeuvrement conjuguée à un besoin viscéral de se raccrocher à un pas grand-chose qui est pourtant beaucoup quand on n'a rien.
Au Pays des Barbares nous conduit vers le pire en passant par le grand n'importe quoi sorti de la tête de pieds nickelés aussi dangereux qu'ils sont idiots.
Alors ? Elle dit quoi la lectrice ? Elle dit bravo à l'auteur. Bien joué.
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Lilou08
  29 août 2018
Pour quelqu'un qui n'aime pas le foot (moi !), je viens de terminer mon 2e roman en quelques semaines qui se déroule dans le monde du foot… Et le pire c'est que j'ai aimé les 2 ! Les 2 ont pour protagonistes des fanatiques de foot, supporters inconditionnels de leurs clubs. Pour rappel, le premier est l'excellent "Maudite !" de Denis Zott qui se déroule à Marseille avec l'Ohème et ici, le tout aussi excellent "Au pays des barbares" qui se passe dans les Ardennes, tout là-haut dans la Pointe qui s'enfonce en Belgique, à Awoise-Gelle avec son club le SCAG. Oui dans les Ardennes, département où j'habite depuis quelques années maintenant et où je travaille à la promotion touristique. Et bien je vous garantis que ce thriller-là n'en fait pas la promotion !! loin de là…. le titre indique d'emblée l'ambiance que l'auteur donne à son roman et au lieu qu'il a pris pour décor pour y ancrer son action : c'est un pays de barbares ! CQFD ! ouille…
Petit à petit on fait connaissance des différents acteurs de cette comédie macabre, bien sombre. Tout d'abord celui, sans qui rien ne serait arrivé : Moïse, un Ardennais, pas bien malin qui habite à Awoise-Gelle et qui ne vit que pour le club de foot de ce coin paumé des Ardennes, le SCAG. Pas forcément méchant dans le fond, mais un pauvre type qui n'a pas eu de chance, n'a jamais reçu d'amour, et qui survit grâce à sa vie de supporter et à l'Ardennais, un bar toujours ouvert aux pauvres gars comme lui. Il y passe presque tout son temps libre, à part quand il assiste aux entrainements de l'équipe, par tous les temps, et assiste aux matchs (ici dans les Ardennes ou en extérieur). Il travaille aussi à mi-temps à Bricoloc à Charleville-Mézières. A l'Ardennais, il a son tabouret réservé au bar, à côté de ceux de ses « copains », piliers de bar comme lui, une sorte de famille improbable. Ce sont eux aussi des bras cassés de la vie, petits ou gros délinquants. Chacun a ses secrets. Il y a Etienne, le chasseur, le Nîmois, une force de la nature et Jarne, le Belge qui fuit un passé trouble. Personne ne pose de question. C'est pas le genre de la maison.
D'autres personnages vont graviter autour de ces barbares. Tous ont leurs propres blessures… le bonheur, la joie de vivre ce n'est décidément pas au programme de ce roman bien noir.
L'élément déclencheur du drame qui se profile et se dessine peu à peu au fil des pages, est que le club chéri de Moïse, le SCAG, est en très mauvaise posture. le dernier match a lieu samedi prochain, et si l'équipe perd, elle est reléguée en division inférieure, c'est-à-dire dans le fin fond de rien du tout. Et c'est la mort garantie du club qui n'est déjà pas une pointure. Et ça, MoÏse ne peut pas l'envisager, ni le supporter, car le club c'est sa vie. Si le club meurt, il mourra aussi avec lui. Il faut absolument qu'il fasse gagner son équipe. Mais comment et quoi faire ? Et c'est le Nîmois qui lui balance une idée, comme ça l'air de rien, à l'Ardennais. Et voilà cette équipe de bras cassés, pas bien malins, mais n'ayant pas grand-chose à faire de leur vie, embarquée dans une affaire aussi louche que bancale.
A vous de lire pour connaître cette aventure de pieds nickelés, pas tous forcément méchants, un peu niais, mais pas gentils non plus, et qui peuvent déraper à tout moment, car ils sont au bout du rouleau, et n'ont plus grand-chose à perdre.
Une fois démarrée la lecture, on a dû mal à lâcher cette histoire bien ficelée, bien poisseuse comme dit lui-même l'auteur. On a envie de savoir comment vont s'en tirer, ou pas, tous ces barbouzes. Les caractères des personnages sont bien trouvés, ils se dévoilent peu à peu et donnent une vraie existence et épaisseur à cette intrigue. J'ai apprécié les suivre, même si je ne peux pas dire que je me sois attachée à eux, même si par moment, on est presque triste pour eux. Pas vraiment de chance dans la vie. Tout comme Denis Zott décrivait un Marseille pas très accueillant, ici aussi les Ardennes n'apparaissent pas sous leur plus beau jour. Mais tout n'est pas entièrement faux dans la description de Fabrice David, malheureusement.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce thriller que je conseille vivement aux amateurs du genre.

Lien : https://mapassionleslivres.w..
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MesPolars
  09 octobre 2019
Au pays des barbares
Fabrice David
La bonne surprise de cette fin d'année.
Au pays des barbares, c'est un peu C'est arrivé près de chez vous dans les Ardennes.
Plus un livre noir qu'un thriller, on est vite embarqués dans cette histoire de pieds nickelés, sur fond de misère sociale et intellectuelle absolue. Et pourtant, bien que les personnages soient abjects - je bouquine en déjeunant et ça a parfois été carrément limite de continuer -, on sent une réelle tendresse de l'auteur, des demi-teintes, une peinture étonnante de délicatesse de parcours difficile, de quotidiens pitoyables et d'avenirs inexistants.
Beaucoup de rigueur dans la structuration du récit, avec des hauts, des bas, des twists, des montées en tension, des réactions. Un style sec et nerveux, un humour de clowns triste et des descriptions qui me feraient presque me prendre pour une native de ce coin de France.
Ce que j'ai aimé :
la truculence et la nervosité du style.
la rigueur de la structure
la capacité à faire naître de l'émotion avec des personnages abjects ou repoussants
la capacité assez rare à changer de style en fonction des personnages.
le refus de certains codes : les gentils ne sont pas toujours ceux qui sont censés être gentils, quand on respecte le politiquement correct
la richesse et la finesse des descriptions autant des atmosphères que des émotions des personnages
la description sans pathos d'une France minable, misérable, lamentable et parfois ignominieuse.
Ce que j'ai moins aimé :
Ce n'est pas tellement pertinent, mais mon truc, c'est les enquêtes et là, on suit des bras cassés dans leurs entreprises vouée à l'échec. Pas vraiment de mystère, non. On se demande quand est-ce que ça va flamber, quand est-ce que ces misères vont s'entrechoquer et ce qui en sortira.
Je vais suivre cet auteur, qui a beaucoup de plumes sur son stylo...
Résumé
Quand Chabrol rencontre Céline aux abords d'un stade de foot d'une petite ville de province...
Bienvenue dans les Ardennes. Awoise-Gelle est une petite ville ennuyeuse à 6 kilomètres de la frontière belge. C'est là que vit Moïse, qui travaille dans un magasin de jardinage. Il passe son temps libre à supporter l'équipe de foot locale et à boire des bières dans son QG, le bar L'Ardennais. Il y croise tous les jours ses amis, dont Jarne, le Belge recherché par la police, et le Nîmois, un ex-voyou du Sud, ses deux complices de comptoir. Moïse ne vit que par et pour le foot. Alors, quand son club risque la relégation, il décide d'agir. Et d'enlever l'enfant de l'arbitre qui va officier au prochain match. Mais rien ne se passe comme prévu...
Magguy et Annie forment un couple atypique. Deux femmes qui vivent sous le même toit, cela a le don de faire parler dans ce genre d'endroit. Si l'une est d'une nature plutôt joyeuse, l'autre est taciturne et frise la dépression. Il faut dire qu'elle cache un lourd secret qu'un événement fait douloureusement remonter à la surface.
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voyagelivresque
  19 octobre 2018
Un coup de coeur pour au pays des barbares, de Fabrice David, qui l'eut cru, car vous l'aurez deviné, je ne suis pas une adepte du sport. Je m'intéresse au foot, uniquement pour un petit footeux roux (mon fils) de 8 ans passionné pour qui le foot est tout. Donc, de prime abord, même adorant les thrillers , polars, romans noirs , je n'étais guère motivée pour un roman se déroulant dans ce milieu et qui plus est, écrit par un journaliste sportif , me disant là du foot , ma chérie tu vas en avoir pour ton grade me voyant déjà sur un roman écrit façon: 90 minutes de match
Mais voilà, rien à voir, j'ai adoré cette chronique sociale réaliste dépeint avec talent, j'ai été très agréablement surprise , car le foot va servir de toile de fond évidemment mais on est véritablement capté et pris par l'affaire Moise et sa bande ... En fait ce polar, ce roman comédie noire devrais-je plutôt dire, ne laisse pas insensible le lecteur, les personnages sont vrais, crus, sincères , ils accrochent, on se prend au jeu , au fil des pages et finalement on ne lâche pas le roman ! L'intrigue est bien maitrisée, ficelée, il règne une atmosphère poisseuse, glauque à souhait. Nous ne baignons pas dans les hautes sphères du foot et du brassage d'argent , mais justement au sein d'un petit club, pour qui le foot est tout leur coeur battant au rythme du ballon et la plume de l'auteur le rend à merveille.
Moise habite les Ardennes, dans une bourgade ravagée par la crise , il est fou de foot , une passion frénétique , c'est un fanatique qui ne vit que par et pour le foot, il est accroc du club de foot local, Awoise-Gelle, tout petit club de Cfa2 . Mais voilà son club est menacé de relégation et de là la disparition, si il ne gagne pas leur match contre Sarreguemines , alors Moise et sa bande de pieds nickelés, des pauvres types qui accumulent problèmes sur problèmes, s'abreuvant d'alcool, de misère sexuelle, d'une existence minable vont imaginer un plan pour sauver l'essence de leur vie , leur club de foot , à côté d'eux un couple de femmes atypique Maggy et Annie
Un double pari réussi , cher Fabrice , celui d'avoir écrit un très bon roman et celui d'avoir réussi à me captiver, si vous aimez le social allié à de l'action et du suspense, le tout avec une note d'humour noire et de rire jaune, des scènes hallucinantes et un rythme enfièvré , ce roman est fait pour vous et je vous le conseille
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   02 juillet 2018
Supporter fidèle. Le plus fidèle de tous. Matchs à domicile, matchs à l'extérieur, entraînements. Parfois, heureusement que je suis là. Il n'y a personne d'autre. Le soir, pour m'endormir, je réfléchis à la meilleure composition d'équipe possible. Je ferme les yeux pour ne plus voir les trous dans le mur et la peinture qui s'écaille.Le couple est loin. Un jeune passe à vélo.
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LectureChronique2_0LectureChronique2_0   13 septembre 2019
Je regrette Emeline surtout pour la vaisselle. Objectivement, elle n'était pas jolie. Mais c'est logique. A même pas quarante ans, j'ai un bide plein de bière, une oreille décollée, la droite. Surement à cause de quand je suis sorti trop vite à la naissance. Et aussi les cheveux ras et un visage mou. Mou, normalement, c'est un mot qui ne s'adapte pas à un visage. sauf le mien.
Le Week-end, j'assiste à des maths de foot de joueurs amateurs, le long de la main courante d'un stade miteux et je secoue mon écharpe en gueulant comme un veau avant de tuer le reste de la journée dans un rade pourri avec d'autres types trop seuls. Ca donne envie, non ?
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Lilou08Lilou08   29 août 2018
Le Gros ne plaisante pas. Il sue en se curant les dents. Cruel. Étienne se voit déjà mort. Impossible de trouver une telle somme.
« Les deux lièvres que j’ai tués début janvier, ça te va pour patienter ?
— Ils sont où ? demande le Gros.
— Dans mon congélateur. Il y en a un des deux que j’ai déjà vidé. »
Les putes des cousins dans la forêt, c’est fini. Étienne se le jure.
« Non, du cash », dit Œil mi-clos.
L’autre œil, c’est une croûte.
Étienne a la tête en feu. Quand ils l’ont convoqué pour 17 heures dans leur casse auto, en bordure de la départementale, vers la frontière, il a compris qu’il était dans une belle merde.
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collectifpolarcollectifpolar   01 novembre 2019
Il faut faire de la place dans la remise. Beaucoup de gens vont ressortir leurs machines qui auront rouillé ou se seront déchargées pendant l’hiver et ils vont nous les apporter. »
Il aime bien se la jouer « petit dictateur » et qu’on soit au garde-à-vous, alignés. Ce matin, il y a moi et Firmine dans les mi-temps, trois employés qui sont à temps complet dont Ali, un des joueurs de l’équipe d’Awoise-Gelle. Certains clients le reconnaissent. C’est l’argument de vente, alors il est en rayon. Moi, je suis plutôt un contre-argument de vente. Alors, je répare, derrière, dans l’établi.
Et donc le chef. Il a une tête de marcassin. Cela ne veut rien dire, « tête de marcassin », mais ça a fait rire Firmine. Justement parce que je la fais beaucoup rire avec mes blagues. Et pour la fois où je l’ai emmenée en urgence après le coup de téléphone de sa mère. C’était il y a quelques mois. Bricoloc fermait dix minutes plus tard, alors le chef a été très cool, pour une fois.
« Moïse, accompagne Firmine. Vous ferez dix minutes de plus demain. »
Elle était inquiète. Elle gigotait tout le temps. J’avais mis la radio avant de l’éteindre quelques secondes plus tard.
« C’est grave ? »
Elle était toute blanche. Elle s’était agrippée à l’accoudoir du siège passager.
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collectifpolarcollectifpolar   01 novembre 2019
Putain… Je sens que ça vient. Je me connais. C’est comme si mon cerveau et mon corps se vidaient. J’ai mal aux yeux. Le chef commence à danser. Il remue ses bras au ralenti. Ses cheveux gris disparaissent dans son crâne. Dehors, je ne vois plus les rues. Le brouillard envahit même le magasin. Le chef est tout flou. Je n’écoute plus. Ce n’est pas que je n’ai pas envie, c’est que je n’y arrive plus. J’ai toujours eu un problème de concentration. C’est pour ça que j’ai redoublé deux fois ma scolarité. J’ai le cerveau qui part. Cela s’appelle « trouble du déficit de l’attention ».
J’ai mon remède. Quand je bascule dans mon coma de la tête, je me pince les fesses très fort. C’est pour ça que j’ai plein de bleus au cul. Là, je me suis encore fait mal. Mais ça va mieux.
Le chef n’est plus flou. Les collègues autour de moi reprennent vie. J’écoute à nouveau. Ça rentre par une oreille et je bouche l’autre dans ma tête pour ne pas que ça ressorte.
« … Firmine, c’est toi qui seras en charge de faire une belle présentation.
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