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ISBN : 2021342786
Éditeur : Seuil (04/01/2017)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 116 notes)
Résumé :
Est-on sûr de la bienveillance apparente qui entoure la traditionnelle question de fin d'été : " Et... vous avez eu beau temps ? " Surtout quand notre teint pâlichon trahit sans nul doute quinze jours de pluie à Gérardmer...

Aux malotrus qui nous prennent de court avec leur " On peut peut-être se tutoyer ? ", qu'est-il permis de répondre vraiment ?

À la ville comme au village, Philippe Delerm écoute et regarde la comédie humaine, pour g... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  11 février 2018
J'ai eu la chance de participer en janvier à la rencontre avec Philippe Delerm organisée par Babelio, que je remercie chaleureusement. Je remercie également les éditions du Seuil pour l'envoi de ce livre.
Philippe Delerm est un homme calme, posé, apaisant. L'écouter fait du bien, et la rencontre fut très agréable.
Le "recueil de textes courts" comme il l'appelle, est un genre que Philippe Delerm affectionne et explore depuis de nombreuses années.
Personnellement, j'ai découvert cet auteur avec sa première gorgée de bière, et j'ai lu depuis un certain nombre de ses recueils. Toujours avec plaisir.
J'aime sa façon de décortiquer un mot, un petit bout d'expression, pour en tirer la substantifique moelle et nous faire découvrir la langue que nous utilisons sous un jour nouveau. J'aime sa façon de mettre le doigt (pardon, la plume !) juste là où il faut. J'aime sa façon de souligner le petit détail qui jusque-là nous avait paru insignifiant.
Certains esprits grincheux vous diront que c'est facile, que c'est répétitif, que Philippe Delerm n'invente rien, qu'il use jusqu'à la corde un procédé simple : qu'ils s'y mettent donc ! J'aimerais bien les voir à l'oeuvre.
Et vous avez eu beau temps se lit comme ses grands frères : par petits bouts, en picorant de-ci de-là comme on pioche dans un paquet de bonbons.
Si je l'ai trouvé un peu moins inspiré que La première gorgée de bière, j'ai eu tout de même beaucoup de plaisir à le parcourir.
Philippe Delerm est un auteur attachant et sensible. Sa définition du bonheur résume bien le personnage : "Le bonheur, c'est d'avoir quelqu'un à perdre." Joli, non ?
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babel95
  04 février 2018
La conversation… un échange de phrases simples, presque banales, sans grand enjeu. Vraiment ? Philippe Delerm, dans Et vous avez eu beau temps ? s'attache à reprendre quelques unes de ces expressions dont nous émaillons nos conversations quotidiennes. Ils nous montre ce qu'elles cachent, ce qu'elles révèlent de nous et de nos belles intentions. L'expression est introduite grâce à une petite histoire dont il a le secret : une rencontre avec une lectrice, une visite à une vieille dame, la queue chez un commerçant… Puis soudainement, il frappe ! il dévoile le coupable, celui qui avançait masqué, qui jalouse, qui commente… L'expression est démasquée ; on comprend brusquement et on ne se laisse plus prendre à ces paroles à double sens – jusqu'à la prochaine fois…. On fera attention nous-même, lorsqu'on sera tenté d'employer ces phrases sournoises « il faudrait les noter », « en même temps je peux comprendre »… et « je reviens vers vous » - promis, c'est fini, cette dernière expression est rayée de la carte....
Et vous avez eu beau temps ? est un petit livre qui se lit rapidement. Les petites histoires sont courtes, agréables, on s'interroge, mais on rit et on s'émeut aussi. Ma préférée s'intitule : Il va partir en Australie – une dame fait dédicacer un livre pour son fils qui va bientôt s'éloigner et qui emportera avec lui "une façon de voir la vie".
Dans tous ces instantanés, on retrouve la « griffe » de Delerm, un style, une écriture choisie – et un regard particulier plein de bienveillance.
Une belle lecture.
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Bazart
  16 mars 2018
La beauté réside dans tous ces petits riens qui créent notre quotidien. A chaque fois que l'on ouvre un roman de Philippe Delerm, cela sonne comme une évidence
Dans son dernier ouvrage en date, le père de Vincent se veut une nouvelle fois le témoin attentif et attentionnés des défauts et autres travers de ses contemporains, et débusque avec son regard perçant toutes ces petites phrases toutes faites et autres expressions familières utilisées à mauvais escient dont on tout un chacun aurait tendance à abuser.
« Il n'a pas fait son deuil »,Je me suis permis… », « Et tu n'as rien vu venir? », « C'est pas pour nous », , « En même temps je peux comprendre », « Vous êtes un type dans mon genre », « Abruti, va », « Ça n'ira pas plus bas », C'est pas pour dire mais… », « Pour être tout à fait honnête avec toi "
Et tu n'as rien senti venir ?Il est peu de douleurs plus cruelles que d'être quitté par qui l'on aime. À cet irréductible chagrin, encore
faut-il ajouter le questionnement de ceux qui viennent déposer une pincée de sel sur la blessure toute fraîche en demandant : « Et tu n'as
rien senti venir ? »
Plus que jamais, Delerm senio excelle dans l'art de décortiquer la langue française et toutes nos expressions du quotidien. et de stigmatiser ces petites phrases pour amuser gentiment le lecteur en démontrant à quel point leur usage est au mieux surfait, au pire totalement à contresens.
Ainsi, il nous explique le sens profond de ou au contraire ce qui est dissimulé dernrière ces phrases, moins anodine, que ce qu'on pourrait croire de prime abord et l'auteur réussit souvent à touche juste en levant le voile sur leur sens profond. On esquisse parfois un sourire un peu grincant lorsqu'on se reconnait soi meme ou un proche dans telle ou telle petite phrase mais on se dit que Delerm est quand même rudement doué de nous faire comprendre avec délicatesse qu'on n'a pas autant de tact et de finesse que ce qu'on pouvait le penser..
Alors, certes comme on m'a fait la remarque sur twitter lorsque j'ai annoncé que j'avais commencé la lecture de ce nouveau livre , Philippe Delerm donne l'impression de creuser toujours le même sillon et même d' écrire souvent le même livre.. mais il le fait avec un tel talent inimitable que c'est aussi cela qui est bien !!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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lucia-lilas
  09 janvier 2018
Il y a quelque chose des petites maximes cinglantes, lucides et désabusées des moralistes du XVIIe et du XVIIIe dans ce dernier Delerm, je pense à La Bruyère décrivant la comédie du courtisan, son hypocrisie légendaire, son amour-propre maladif, ou bien à La Rochefoucauld ou à Chamfort.
Ah, triste nature humaine qui nous conduit à demander, d'un air de ne pas y toucher, au voisin un brin pâlot qui nous raconte ses souvenirs d'été en Bretagne : « Et vous avez eu beau temps ? » Tiens, prends-toi ça dans la tronche, mon ami ! Ça t'a plu malgré les 18 degrés de fin d'après-midi, la petite pluie fine et incessante qui finit par traverser le K.Way et la baignade dans une eau claire et transparente… à 16 degrés ? (Je sais de quoi je parle, croyez-moi, je le vis tous les ans, pour mon plus grand plaisir, na!) Et en plus, pourquoi ne pas ajouter, histoire de l'achever, tandis qu'il vous raconte maintenant son excursion sur l'île d'Ouessant : « Et vous êtes allés à la Pointe ? » (de Pern, bien entendu), sous-entendu, si c'est non, bien sûr, vous avez loupé le plus beau… « La Pointe. On pourrait penser qu'au long du port ou sur la plage on est déjà à une extrémité du territoire. Mais non. Il y a toujours un bout du bout en plus, un ailleurs, un absolu que d'autres maîtrisent surtout pour le plaisir sans égal de vous y avoir précédés. » Ah, « la perfidie ordinaire des petites phrases », celles que l'on prononce comme ça, en passant, sans y toucher, sans même avoir la volonté consciente de titiller son prochain.
Il y a les petites phrases hypocrites qui veulent nous faire passer pour quelqu'un de bien : « Vous étiez avant moi » : regardez comme je suis honnête, « En même temps, je peux comprendre » : espèce de sale hypocrite incapable de se ranger dans un camp, et le fameux « J'dis ça, j'dis rien » qui me ferait tordre le cou à tous ceux qui le prononcent devant moi !, « Nous allons vous laisser » : on serait bien resté une heure de plus mais vous semblez fatigué…oh, fausse bienveillance... ça fait déjà deux heures qu'on s'emmerde avec vous et on n'en peut plus. Aahh ! Quelle horreur, ces petites phrases que l'on sort à tout bout de champ, sans même nous en rendre compte, espèces de tics de langage, de couteau suisse de la parole que l'on tient prêt pour la moindre occasion…
Philippe Delerm a le génie pour observer, décortiquer toutes ces formules de rien du tout qui en disent tant sur nous, ce que nous sommes, il nous tend un miroir, son analyse est toujours très juste : on passe son temps à se dire: oui, c'est exactement ça… on a presque honte de se reconnaître, d'être dévoilé, mis à jour.
Nous retrouvons ici tout ce qui fait l'humain : notre besoin de paraître « Là encore j'en ai perdu ! », nos excuses bidon « Je le lis chez ma coiffeuse », nos angoisses « Passez un texto en arrivant », nos radotages « Ils n'articulent plus maintenant ! » (c'est tellement vrai… et comme en plus je deviens sourde...), nos déclarations pleines d'assurance « Je préfère Gand à Bruges », nos protestations vertueuses et lourdingues contre l'hypocrisie « Moi, je ne sais pas faire » (entendez : moi, je dis les choses, je suis courageux - il ne s'agit pas d'avouer bien entendu qu'on ne sait pas planter un clou ou allumer un ordi car dans ce cas, on se tait!), nos prétéritions « C'est pas pour dire mais... » (et que je lâche tout ce que j'ai à te dire...), nos mensonges « Je faisais onze secondes au cent mètres » (tiens, ça me rappelle quelqu'un...), nos insultes : « Abruti, va ! » (là, on se sent fort dans sa voiture, vitres fermées!), nos platitudes : « Ça pousse et ça vous pousse » : ici, on touche le fond du fond, on a rencontré la nourrice de notre dernier qui a maintenant du poil au menton (le dernier, pas la nourrice!) et l'on n'a vraiment rien de rien à se dire… Heureusement que la petite phrase vole à notre secours !
Il faut lire entre les mots, entre les lignes, savoir écouter la musique de la phrase, cette petite intonation réconfortante, inquiète ou condescendante qui se trouve cachée, là, derrière une petite conjonction de coordination, un petit silence, une interrogation à peine marquée (parce qu'au fond, on connaît la réponse…)
Et Philippe Delerm, ça, il sait faire ! Il a écouté, réécouté, examiné, scruté, mis à nu, disséqué et si bien senti tout ce que l'on met de nous derrière ces petites phrases anodines et ce qu'il en dit est tellement juste ! Et tellement drôle aussi...
Ces petites phrases-clés de notre comédie humaine ont leur place partout, chez le boulanger, dans la rue, chez les amis, chez nous, elles sont destinées à tous ceux qui nous entourent : les enfants, les parents, les voisins, les amis, le patron, le collègue : elles ont quelque chose d'universel. Après la lecture de ce livre, vous ne les entendrez plus de la même façon au point que vous oserez peut-être même à peine les prononcer car ce sera devenu pour vous...« juste insupportable » !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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frconstant
  17 avril 2018
Philippe DELERM maîtrise ce genre littéraire de la courte histoire faisant la courte échelle à ce qui s'apparente à une étude des caractères.
Dans la rue, les transports en commun, en famille ou au travail, bref, partout, il saisit les petites phrases qui émaillent nos conversations, ces expressions qui soulignent les creux, les bosses ou les claques, ceux qui résultent de nos pensées formatées pour parler sans réfléchir, celles que l'on donne ou prend lorsque la vitesse du dit dépasse celle du réfléchi. A chaque fois, Philippe DELERM s'amuse à les mettre en scène. Il construit une dramaturgie qui lui permet d'y déceler, à tort ou à raison, des intentions cachées, des maladresses, des jalousies qui les font naître, les manques d'humour qui nous les font mal prendre.
"Et vous avez eu bon temps ?" est un florilège de ces artifices que l'on glisse dans nos conversations comme les enfants mal élevés le font avec les pétards qu'ils aiment faire exploser dans la boite aux lettres du paisible voisin qui n'en souhaitait pas tant ! C'est frais, acide, parfois cinglant, souvent tendre, toujours quelque peu moqueur.
La perfidie ordinaire des petites phrases, selon DELERM, est un 'instantané littéraire' qui fait du bien, se lit, se savoure par petites tranches, au hasard des moments de lecture volés sur l'agitation quotidienne.
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   16 février 2018
Dans Et vous avez eu beau temps ?, qui vient tout juste de paraître, l’écrivain français Philippe Delerm s’est amusé à traquer toutes les petites phrases du quotidien qui sont loin d’être parfaitement innocentes.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   02 février 2018
Nos conversations sont truffées de ces formules faussement polies qui frappent parfois en bas de la ceinture, l'air de ne pas y toucher. Dans Et vous avez eu beau temps?, Philippe Delerm s'amuse à les décortiquer et à en comprendre le sens caché.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   29 janvier 2018
A 67 ans, Philippe Delerm n'a rien perdu de sa popularité. En témoigne le succès de son nouveau recueil, toujours dans une veine malicieuse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   26 janvier 2018
L'écrivain publie un recueil savoureux de ces phrases toutes faites qui relèvent de la maladresse ou de la vilénie.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   16 janvier 2018
Pour être tout à fait honnête avec toi...



Houla ! Un bien étrange préambule. Du
coup, on va se concentrer beaucoup moins sur le message – au demeurant
souvent anodin, et qui ne nécessitait pas pareille mise en garde – que
sur la duplicité de la formule. Beaucoup de choses en peu de mots. Cela
suppose déjà que votre interlocuteur envisage l’honnêteté de manière peu
frontale. Il y a des occasions où il ne la pratique guère. Il doit se
faire une idée très personnelle de ce que serait la franchise, puisqu’il
est capable de la moduler, de la nuancer, et très vraisemblablement de
s’en abstenir. Certes, la vie sociale fait souvent préférer les Philinte
aux Alceste, mais on a affaire ici à un Philinte des plus retors, un
accommodeur, un pactiseur, un roué diplomate.

Le avec toi n’arrange rien. En l’occurrence, il ne s’agit
manifestement pas de parler à quelqu’un d’autre. S’agit-il pour autant
d’être honnête avec vous alors qu’on est malhonnête avec les autres ? On
se dispenserait bien de ce privilège, car on va vous dire quelque chose
de désagréable, et on tient à vous annoncer que vous devrez manifester
quand même de la gratitude, puisqu’on aura poussé la sincérité jusqu’au tout à fait.
On pense alors à cet ancien ministre, aujourd’hui déchu pour
fornication aggravée, qui avait l’habitude de commencer la plupart de
ses phrases par « honnêtement ». L’honnêteté, une vertu qui semble
d’évidence pour ceux qui la pratiquent, et fait jeter le voile de la
méfiance sur ceux qui la revendiquent.
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BazartBazart   13 mars 2018
Et tu n'as rien senti venir ?

Il est peu de douleurs plus cruelles
que d’être quitté par qui l’on aime. À cet irréductible chagrin, encore
faut-il ajouter le questionnement de ceux qui viennent déposer une
pincée de sel sur la blessure toute fraîche en demandant : « Et tu n’as
rien senti venir ? »

Ah oui, on appelait cela de la confiance, il faudrait à présent y voir
de la naïveté ! Comment ai-je pu manquer à ce point de clairvoyance ?
Bien sûr, j’aurais dû sentir venir. Les autres sans doute le sentaient
pour moi, pourquoi n’ont-ils alors rien dit ?

– C’eût été délicat, tu avais l’air si bien, je ne me serais jamais permis…

Est-il si délicat de le révéler après coup, sous forme d’interrogation incrédule, lorsque vous êtes vous-même au fond du trou ?

Mais j’aurais dû sentir venir : la duplicité suit toujours une longue
route, et bien des sentiers buissonniers, avant d’éclater au grand jour.
De victime, je deviens presque coupable. J’aurais dû voir, et plus
encore me comporter autrement, c’est mon aveuglement qui préparait ma
perte.

Maigre consolation, on fait alors le tri dans l’amitié. La compassion
sincère se dit par la qualité du silence, un geste tendre, un effort de gaieté. Mais au-delà de la tristesse, il faut bien affronter le plus ou moins de fiel des compassions gourmandes. « Et tu n’as rien senti venir
? » "


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mosaique92mosaique92   24 janvier 2018
C’est pas pour dire mais…

L’homme est un animal singulier. Il a reçu le don de la parole, mais l’abrite souvent sous des précautions oratoires plus ou moins subtiles. «En tout état de cause», «en revanche», «en même temps» précèdent alternativement ce qu’il va dire. Mais la plus étrange est sans doute «c’est pas pour dire», suivie d’un mais qui annonce que l’on va dire beaucoup. En fait, il va moins s’agir de dire que de médire.
+ Lire la suite
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JuinJuin   05 février 2018
Constatons simplement que bien des tutoiements ne correspondent à aucune proximité réelle, relèvent souvent d'une camaraderie superficielle, sans estime supplémentaire. Il y a toutefois des familiarités qui vont aussi vers la tendresse. Mais elle n'existe pas, cette phrase délicieuse qui reflèterait l'apogée de la délicatesse :
- On pourrait peut-être continuer à se vouvoyer ?
( p 109)
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LittleEmilieLittleEmilie   30 janvier 2018
La Pointe. On pourrait penser qu’au long du port ou sur la plage on est déjà à une extrémité du territoire. Mais non. Il y a toujours un bout du bout en plus, un ailleurs, un absolu que d’autres maîtrisent surtout pour le plaisir sans égal de vous y avoir précédés. C’est vrai pour les vacances à la mer, mais aussi pour tous les voyages, toutes les ascensions, toutes les plongées au fond des gouffres. C’est vrai pour la vie amoureuse, la vie sportive, la vie associative, la vie, quoi. Au jour du Jugement dernier, saint Pierre nous toisera d’un air sévère et posera par pure cruauté la question qui nous aura tués : « Vous êtes allés à la Pointe ? »
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« Pierre Arditi lit ce qu'il aime ». C?est le titre du spectacle que cet amoureux des mots donne actuellement au Théâtre du Rond-Point et jusqu?au 28 avril 2018. Une pièce dans laquelle le comédien aborde trois grands cycles de lectures consacrés à Jean-Michel Ribes, Yasmina Reza, Philippe Delerm et Michel Onfray, justement, à ses côtés.
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