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ISBN : 2081422034
Éditeur : Flammarion (03/01/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu'elle ressent pour savoir qu'elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d'un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  05 janvier 2018
« Je suis cette fille qui n'est pas sûre de reconnaître son père. Qui n'est pas sûre d'avoir bien compris qu'il était mort. Qui n'a jamais été bien sûre de l'avoir connu un jour. », sujet du dernier livre d'Adam . le père, c'est Antoine Schaeffer, ex-star de la chanson française, légende vivante qui un beau jour à l'apogée de sa gloire, plaque tout pour aller vivre en ermite à la campagne et finit par disparaître totalement, déclaré mort sur papier....? Une mort sans sépulture, sans cadavre.
Elle, “la fille du chanteur”, qui n'en garde aucune trace, aucun souvenir. Elle tente de rembobiner le film de sa vie, images désordonnées, usées, floues, en quête du fantôme du père ,........en quête d'elle-même. Une mère croisée par hasard, qui l'a délaissée enfant, partie loin. À huit ans, débarquée chez le père, dans une vie de pagaille, parmi des adultes, où à part une vie de famille tout y est....”Je suis celle qui grandit sans souvenirs d'enfance.”
Une quête physique et spirituelle qu'elle poursuit à Lisbonne, capital du pays de « La Saudade »( mot portugais qui exprime une mélancolie empreinte de nostalgie, sans l'aspect maladif), sur la voie d'une photo d'un chanteur de rue, sosie du père, «  Je le cherche sans le chercher..... un fantôme. Un visage flou sur des photos. Celui d'un mort. D'une légende. ».
Un livre travaillé par la musique, une texture sonore à travers des phrases très courtes sans verbe, percutantes, vibrantes, ou une phrase longue, longue qui atterrit en douceur ....une prose endiablée, qui me fait penser à la musique de Prokofiev.
Olivier Adam qui se considère comme un musicien raté, dans ce livre librement inspiré de la vie de Nino Ferrer et d'un chanteur de rue entraperçu dans une rue de Lisbonne, nous émeut, nous fait vibrer encore une fois avec sa musique dans le silence des mots, et ses thèmes récurrents de la fuite, de l'errance, du mal être permanent et de l'infinie solitude des êtres. Il touche au coeur de l'inévitable gouffre entre l'intimité de l'artiste et son oeuvre public, “les chansons sont plus intéressantes que ceux qui les chantent.”
Il écrit dans le fond toujours la même chose, mais ce n'est pas la même chose, puisque je ne me lasse pas de le lire......magnifique .

I lost myself on a cool damp night
I gave myself in that misty light
Was hypnotized by a strange delight
Under a lilac tree ....
(Lilac Wine)*
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3055
  09 janvier 2018
Le titre emprunté à une superbe chanson de Dominique A !!! Mmmmm.
« D'un bout à l'autre de la chambre
Les parcours sont bien dessinés
Certains autres s'y mêleraient
Qui y redirait quoi ?
Et toute la ville autour de nous
Serait belle, serait silencieuse
Et toute la ville autour de nous
Serait belle, serait...
Là, trouver une occupation
Mettre un disque, manger des biscuits
Alors, de tout débordement
Nul ne se plaindrait
Et toute la ville autour de nous
Serait belle, serait silencieuse
Et toute la ville autour de nous
Serait belle, serait...
Un tour dehors, encore en lice
Dans le dehors bien dévoyé
Suffit-il qu'on en parle peu
Pour ne plus voir que ce qu'on veut ?
Et toute la ville autour de nous
n'est-elle pas belle ni silencieuse ?
Et toute la ville autour de nous
n'est-elle pas belle ?
Chanson de la ville silencieuse… »
Leonard Cohen !!! Mmmmm.
Arcade Fire !!! Mmmmm.
D'autres références à des musiciens - même si ce ne sont pas des musiciens de mon univers musical - et à la musique !!! Mmmm.
Lisbonne comme partie du décor !!! Mmmm.
Toutes les conditions étaient réunies pour la possibilité d'une (belle) lecture.
Sauf qu'il y a l'écriture d'Olivier Adam qui pour rester dans l'univers musical est loin d'être « ma came » et ne m'aura procuré aucune espèce d'émotion. Extrait : « J'ai pris un taxi pour Lisbonne. Plus aucun train ne circulait à cette heure. Ça m'a couté une fortune. Une goutte d'eau dans celle que m'a léguée mon père. Tout ce qu'il m'a laissé en m'abandonnant comme il a abondé le reste. Ses proches. Sa maison. Son identité. Sa vie-elle même. Il m'a laissée derrière lui comme la peau morte d'une mue. Un déchet sans importance. Qui séchera au soleil avant de pourrir dans les sables d'un désert » (p. 195)
Je n'ai pas eu le courage (des oiseaux qui chantent dans le vent glacé)* de finir le livre - dont je ne suis certainement pas le lecteur-cible, ce qui n'est pas grave pour Olivier Adam.
Dans Comment améliorer les oeuvres ratées ?, Pierre Bayard reprend des grands auteurs et quelques-unes de leurs oeuvres afin de les améliorer. Pour améliorer ce Chanson de la ville silencieuse, quelques suggestions : écouter d'autres albums d'Arcade Fire que le dernier - des titres comme No cars go sont nettement plus intéressants - , voir le Lisbon Story de Wim wenders et sa bande originale, Ainda, par Madredeus, aller boire des coups au Twenty-two bar,* ...
* Une autre chanson de Dominique A :
"Dieu que cette his-toire fi-nit mal
on n'i-ma-gine ja-mais très bien
qu'une his-toire puisse fi-nir si mal
quand elle a com-men-cé si bien
on i-ma-gine pour tant très bien
voir un jour les rai-sons d'ai-mer
per-dues quel-que part dans le temps
mille tris-tesses découlent de l'ins-tant
A-lors qui sait
ce qui nous passe en tête
peut-être fi-nis-sons-nous
par nous las-ser
Refrain
Si seul'-ment nous a-vions
le cou-rage des oi-seaux
qui chantent dans le vent gla-cé
Couplet 3 :
Tourne ton dos contre mon dos
que vois-tu
je ne te vois plus
si c'est ainsi qu'on continue
je ne donne pas cher de nos peaux
Si seul'-ment nous a-vions
le cou-rage des oi-seaux
qui chantent dans le vent gla-cé"
** Encore Dominique A :
"Au twenty-two bar on dansait, on dansait
C'était plutôt inhabituel
Alors bien sur j'en profitais
De bras en bras les gens passaient
Ça n'était
Qu'un temps court pour se relancer
Et puis se remettre à danser
Parfois j'entendais
Quelqu'un m'appeler
Personne
Quand je me tournais
Au twenty-two bar ce soir-là, on dansait
Je ne sais plus pourquoi c'était, non...
Pas plus que les gens qui dansaient
Si par hasard ils s'arrêtaient
Ils sentaient
De vieux décors se balancer
Plusieurs fois manquaient de tomber
Et du coup de bras en bras ils repassaient
Alors on se laissait aller
Au twenty-two bar ce soir-là
Parfois j'entendais
Quelqu'un m'appeler
Personne
Quand je me tournais
Au twenty-two bar ce soir-là, on dansait
A chaque fois que je le voyais
Je l'appelais puis me cachais
Après tout ce qu'il m'avait fait
J'attendais
Le bon moment pour l'aborder
Et sentir son sang se glacer
Mais comme vraiment rien ne pressait
Ne pressait
Pour l'heure je le laissais filer
Bientôt je le ferai danser..."
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lucia-lilas
  15 janvier 2018
Rarement un titre a aussi bien convenu à un roman : en effet, j'ai lu ce texte comme une chanson, une espèce de longue plainte dans laquelle les mots pleurent, les phrases brèves, souvent nominales, comme en suspens, disent la douleur de la perte, de l'absence.
C'est l'histoire d'une fille effacée et fragile qui n'a pas eu d'enfance et dont l'adolescence s'est perdue dans une grande solitude et un terrible sentiment d'abandon.
Les parents de cette jeune fille qui pleure ? Des êtres ailleurs, occupés par leur vie hors du commun : un père musicien, dont les tubes tournent en boucle sur toutes les radios, une icône vivante sans cesse en tournée, en répétition, en enregistrement, une vedette adulée qui a tout donné et qui noie dans l'alcool et la solitude son malaise profond : « Les chanteurs, en concert, c'est leur peau même, leur corps entier, leurs mots, l'intérieur de leur cerveau qu'ils mettent en jeu. Sans filtre. Sans distance. Dans aucune autre forme d'art on avance à ce point nu, vulnérable. le chanteur sur scène, c'est un don brut. Primitif. Un truc de cannibale. »
Et puis une mère, de passage, une beauté qui a à peine pris le temps d'embrasser sa fille et s'est évanouie dans des ailleurs de plus en plus flous, de plus en plus lointains et inaccessibles.
C'est une plainte que l'on entend car ce texte est un long poème, une musique proche des fados, une lamentation triste à pleurer tellement elle porte le désespoir de celle qui a le sentiment de n'être plus rien, sans attache, sans amour.
Errant dans la vie comme dans les villes, elle est sans cesse à la recherche d'une amie, d'un père, d'une mère, de bras pour la consoler, de lèvres pour l'aimer, de mots tendres pour la réconforter. Mais rien ne vient vraiment jamais. D'ailleurs, peut-on rattraper le temps perdu ? Ce que l'enfance n'a pas donné, la vie d'adulte peut toujours courir, elle ne compensera jamais l'absence, l'indifférence, l'oubli. « Je suis cette fille qui n'a pas besoin d'exister pour vivre. »
Un jour, ce père superstar disparaît : on retrouve au bord du fleuve ses affaires. Suicide ? Oui, certainement, ça devait bien se terminer ainsi, dans un gâchis sans nom et sans même un au revoir à sa fille. Rien.
A l'absence s'ajoute le silence du départ. Insupportable.
Mais un jour, longtemps après, un ami tend à la fille un portable : « Tiens c'est drôle, on a croisé ton père » à Lisbonne. La fille se penche sur la photo floue. « C'est son sosie en vieux » ajoute-t-il. Oui, c'est certainement ça, son sosie en vieux. Oui…Peut-être... mais, si ce clochard céleste, cet homme en guenilles était effectivement son père ? Si c'était lui ? Alors la quête commence, la recherche d'un père qu'elle n'a pas eu et qu'il serait peut-être temps de rencontrer. N'est-ce pas partir à la recherche d'un fantôme, d'un être qui n'existe plus depuis longtemps, d'un mort, d'une ombre ?
Long poème mélancolique, plainte infinie, délicate, Chanson de la ville silencieuse s'élève doucement tel un fado empreint d'une nostalgie sourde, d'une tristesse profonde et grave et l'on entend, longtemps après la lecture, résonner en nous la voix de celle qui le chante...
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Verdure35
  07 janvier 2018
Je suis une fidèle lectrice d'O.Adam , souvent heureuse de ma lecture , parfois agacée, mais j'y reviens toujours. Et cette fois , vraiment pour le meilleur.
Ce n'est pas un gros roman, mais chaque mot est nécessaire, lu , revu, corrigé, plus « léché » que d'habitude. Pour autant, le poids de l'enfance est toujours présent, et les souvenirs sont un thème récurrent chez l'auteur.J'ai pensé à Modiano en lisant et quelque part dans le livre, celui ci est nommé...
Le titre est celui d'une chanson de Dominique A , et le texte présente souvent des références musicales(L.Cohen, N.Simone, Arcade Fire) entre autres.
Cette ballade sentimentale est celle d'une jeune femme qui se sent transparente, elle est « fille de » en l'occurrence fille d'Antoine Schaeffer , star de la chanson française et élevée au rang de légende vivante.
Mais cela , quand elle est petite fille lui importe bien peu, la vie dingue que mène son père fait de lui quasiment un étranger, quant à sa mère, une mannequin, actrice à ses heures, peut la délaisser aux bons soins d'amis pendant de longues périodes de fêtes, jusqu'à ce qu'un jour son père la récupère, l'emmène dans sa nouvelle vie, dans une grande maison en campagne où le couple de gardiens lui apportera l'affection et une stabilité inconnue jusque là.Ses parents l'aimaient à leur manière.
Et puis le chanteur disparaît, voiture, papiers près de la rivière. On le déclare mort .
Plus tard au vu d'une photo floue dans un journal, la jeune femme, (sans prénom d'ailleurs, son père l'appelait -oiseau-) part au Portugal à la recherche de ce fantôme, et peu à peu elle prendra conscience qu'il lui faut vivre pour elle, qu'elle doit se créer et laisser le fardeau de son enfance derrière elle.
La lecture est douce , musicale, sentimentale comme le « fado »et cette jeune fille transparente, qui doit se créer elle même, on ne peut que l'aimer.
A la fin du livre, O.Adam donne ses sources musicales ; qu'après avoir croisé un sosie de N.Ferrer à Lisbonne, l'idée de ce roman lui soit venue , je le pense, mais je n'imagine pas cet Antoine Schaeffer chanter « Z'avez pas vu Mirza ? « 
Je l'imagine flamboyant et en même temps ténébreux , une idole qui fait fantasmer quoi !
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abfabetcie
  09 janvier 2018
Encore une fois, mais peut-être là avec encore plus de maîtrise dans le style, personne ne sait mieux qu'Olivier Adam raconter, avec des mots justes, les états d'âme d'êtres un peu perdus, un peu en marge, en souffrance, en errance. Ici, c'est la quête de la fille d'un chanteur à la recherche de son père, ou plutôt de son fantôme, dans les rues de Lisbonne. L'occasion de replonger dans ses souvenirs d'enfance, d'adolescente et de jeune femme qui a grandi en marge et dans l'ombre d'une star, son père, et d'une mère à la dérive, pour le moins indifférente pour ne pas dire absente. Olivier Adam sait comme personne rendre ses personnages attachants et c'est encore le cas ici. Cette jeune femme, fragile, en quête d'elle-même, est touchante, fragile mais tellement attachante. « La fille qui traverse les jardins, prend des rues au hasard, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaitre. Qui peu à peu se délivre. » « Une fille qui n'a pas de voisine en classe, qui rougit quand on lui adresse la parole, qui ne connaît aucun des noms qu'on prononce autour d'elle. »
C'est aussi une plongée dans les coulisses du star system. On sent qu'Olivier Adam connait bien ce milieu mais il nous donne à voir l'envers du décor à travers les yeux de cette fille qui qui n'aspire qu'à avoir « la vie commune » de son amie Clara.
La fuite, à l'image de ce père qui tout d'un coup décide de se mettre en retrait pour finalement disparaître sans laisser d'adresse, est un thème récurrent chez Olivier Adam, tout comme le mal-être, la solitude. Mais c'est toujours aussi bien traité.
Petit bémol peut-être quand même sur « l'intrigue » qui est finalement assez mince et sur les nombreuses références musicales à côté desquelles je suis sans doute passée mais peu m'importe. Restent les mots d'Olivier Adam que j'adore et dont je n'ai encore une fois pu me défaire en lisant ce roman d'une traite, sans pouvoir le lâcher.
+ Lire la suite
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critiques presse (2)
LeFigaro   17 janvier 2018
Dans son dernier roman, Olivier Adam raconte l'histoire d'une jeune femme partie à la recherche de son chanteur de père.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeDevoir   08 janvier 2018
De ce livre traversé de bout en bout par la musique, les chansons, l’auteur dit qu’il fallait qu’il soit chanté. Qu’il y ait un timbre, un rythme et un flot particuliers.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
lolomitololomito   17 janvier 2018
De nouveau je le perds. A la tombée du soir, je suis revenue rôder aux abords de la praça d’as Flores. N’y ai croisé aucun fantôme. Il est tard. Les tramways se sont tus. Dans l’air flotte encore un parfum d’ail et de poisson grillé. Des restaurants aux salles carrelées, coffrées de bois sombres, s’élèvent des fados déchirants. Le long de l’avenue bordée d’enseignes, des ruelles mal éclairées disparaissent à l’équerre, se muent en escaliers obliques, sinisant à l’étroit entre les façades penchées.
+ Lire la suite
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MatatouneMatatoune   12 janvier 2018
Parfois elle disparaissait pour quelques jours. Une semaine. Ou plus. Elle me confiait à une de ses amies, des relations, jamais les mêmes. J'aimais bien ces moments. Elles s'occupaient de moi. Me préparait des repas. Me lisaient des histoires. Me bordaient et me caressait le front jusqu'à ce que je m'endorme. M'amenaient à l'école le matin. N'oubliaient jamais de venir me chercher. Vérifiaient mes devoirs. Me laissaient me blottir contre elles devant les dessins animés à la télévision. Jouaient avec moi dans ma chambre. Aux poupées, à la dinette, aux Playmobil. Puis ma mère réapparaissait et tout redevenait comme avant. Un long fil interlope. Elle ne quittait son lit qu'à la tombée de la nuit. S'habillait, se maquillait, se coiffait et claquait la porte. Ne revenait qu'au cœur de la nuit, le plus souvent accompagnée.
+ Lire la suite
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MatatouneMatatoune   12 janvier 2018
Mais sans cesse je butais sur quelque chose.Sur moi-même. Sur Paul et Irène. Sur quelques amis qu'il lui restait. Je faisais tourner cette histoire dans ma tête, je tentais de relativiser le rôle que j'avais pu tenir dans sa vie. Tentais de me mettre de côte. A ma vraie place. Comme il l'avait fait lui aussi. En périphérie de sa vie. Mais quelque chose s'echinait à bloquer, résistait. Pourquoi ne pas m'avoir mise dans la confidence. M'avoir imposé le mens de sa mort. Ne pas m'avoir laisse un mot: voila , oiseau, cette fois je vais disparaître tout à fait. On annoncera ma mort et je le serai en quelque sorte. Mais sache que où je serai tu occuperas un coin de mes pensées. Tu feras toujours partie de moi. Je te souhaite une belle vie. Adieu.
+ Lire la suite
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MatatouneMatatoune   12 janvier 2018
Mais cela n'a pas d'importance, je crois. J'ai appris que celui qui écrit n'est jamais celui qu'on voit. Qu'il est par nature invisible. Insaisissable. Caché profond sous l'écorce de l'individu. Celui qui écrit n'existe pas. Mon père à pourtant mis une vie entière à tenter de le rejoindre. À se débarrasser année après année de ce qu'il faisait obstacle. Je doute qu'il l'ait jamais trouvé.
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MatatouneMatatoune   12 janvier 2018
On pouvait s'y délester,me dis je,. Se fondre dans la masse. Et faire peau neuve. Inventer quelque chose. Une vie peut-être.
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Videos de Olivier Adam (60) Voir plusAjouter une vidéo
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