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EAN : 9782072186769
90 pages
Éditeur : Gallimard (08/03/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.66/5 (sur 1922 notes)
Résumé :
On dit que la vie n'est pas simple et que le bonheur est rare. Pour Philippe Delerm, il tient en trente-quatre "plaisirs minuscules". Il évoque ici tour à tour, sous forme de petites séquences, la satisfaction immense qu'il tire tantôt de petits gestes insignifiants, tantôt d'une bienheureuse absence de gestes.

Toutes les saisons sont évoquées dans ce petit ouvrage délicieux qui s'apparente presque à un manuel du bonheur à l'usage des gens trop press... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (184) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  19 avril 2013
C'est un vieux souvenir que j'évoque ici bas, un plaisir minuscule que la lecture de cette suite de sensations intimes que nous avons tous, plus ou moins ou à des degrés divers éprouvés.
J'oublie même carrément parfois que j'ai pu lire ce livre un jour, et à d'autres, comme aujourd'hui, où je viens d'éplucher des haricots en écoutant Jacques Brel et en me disant qu'on " pourrait PRESQUE manger dehors ", sont ressurgies des images mentales de ce livre.
Une lecture franchement pas désagréable, très sensitive, pas non plus à casser des barres, mais très sympa, comme ça, subrepticement, quand on a cinq minutes de calme devant soi.
Le titre n'est donc pas mensonger, vous assisterez à l'évocation tactile, gustative, olfactive, auditive ou visuelle de mille et une petites chose insignifiantes mais que notre cerveau conserve bien sagement dans le fouillis de ses replis, et qu'il réactive, périodiquement.
Hormis cela, il ne faut peut-être pas trop s'attendre non plus à de la trop grande littérature, l'objectif de l'auteur est modeste, il l'atteint, c'est déjà ça...
Je vais en profiter pour vous évoquer moi aussi une minuscule sensation, fréquente dans mes petits billets babeliesques, à savoir que ce n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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carre
  23 avril 2013

Philippe Delerm nous rappelle que la vie est aussi faite de petits moments anodins, dont on oublie combien ils sont agréables. Alors bien sur, chacun retrouvera ici ou là certains de ces menus plaisirs, le sourire aux lèvres, la salive à la bouche. On trouvera chacun d'entre nous à rajouter à la liste non exhaustive de Delerm, un de ces minuscules plaisirs.
Très agréable à lire, Delerm remporta un énorme succès avec ce livre. Et le fit découvrir à un plus large public. A force d'aller toujours plus vite, de vouloir tout, tout de suite, on en oublie que le bonheur est aussi fait de ces petits moments là. En forme d'apesanteur, de parenthèse délicate. Pas inoubliable, faut qu'en même le dire, des instantanés qui réveillent nos sens. de minuscules plaisirs pour une sympathique lecture.
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marina53
  14 août 2013
La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules... Pas moins de 34 petits plaisirs de la vie quotidienne qui nous renvoient à notre enfance ou notre adolescence. Des petits plaisirs qui restaient enfouis au fond de nous et qui ressortent un à un au fil des pages... Ecosser les petits pois chez Mamie, l'odeur des pommes sucrées dans la cave, l'ambiance d'un après-midi de printemps, s'amuser à marcher sur le trottoir en évitant les bords, l'arôme tant attendu du petit croissant tout chaud, les dimanches soirs au coin de la cheminée à grignoter les restes, les phares des rares voitures croisées lors d'un voyage sur l'autoroute...
Tous ces petits moments sucrés, doux, précieux, à peine murmurés, d'une infinie tendresse et d'une nostalgie cotonneuse, nous les avons tous en mémoire, dans un petit coin. Une petite phrase, telle une piqûre de rappel, et cela refait surface.
C'est ainsi que Philippe Delerm réussit parfaitement à nous ramener dans notre passé avec ces 34 petits plaisirs minuscules mais ô combien importants.
Ce petit livre s'ouvre et se referme au gré des humeurs... On pêche ça et là quelques plaisirs. Il se hume, se vit, se ressent, se savoure, se déguste.
D'une écriture poétique, l'auteur ravive nos papilles pour notre petit plaisir à nous...
La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.... tout est dit...
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Nowowak
  17 mai 2020
Je croise les jambes en m'attablant à une petite terrasse de bistrot qui sent bon l'été, les cigales m'accompagnent et je demande à la serveuse un demi bien frais. Elle porte un tablier comme aimait en porter ma grand-mère. Elle pose délicatement mon verre sur la nappe fleurie et une larme coule sur ma joue. Ma grand-mère avait les mêmes. Ce n'est pas une antiquité, elle n'est pas si ancienne. On doit en trouver encore aujourd'hui. Elle est en toile cirée à fleurs. Cette nappe est toute mon enfance. Les tâches partaient assez facilement. Ma grand-mère aussi quand elle était fâchée. Elle claquait la porte et on ne la voyait plus de la journée. Personne ne savait où elle allait. Peut-être au cimetière se confier au grand-père.
Avec une vigilance de guetteur indien, je fais attention à essuyer la mousse qui coule le long du bock. Je l'éponge du doigt avec une touche de regret. Chaque gorgée provençale contient un peu de ma grand-mère. Avec elle chaque jour était une fête. Ces doux et sages moments sont partis sur les routes de la mémoire. Je vous parle d'une époque que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître. le temps jadis où l'on écossait les petits pois à plusieurs sur la table familiale quand il ne s'agissait pas de râper des carottes ou de peler des pommes de terre. Tout le monde devait s'y mettre. C'est comme d'aller aux mûres ou aux châtaignes. le temps jadis où l'on mettait des grains de café dans le moulin, posé sur les genoux, on tournait la poignée avec vigueur et à la fin le café moulu tombait dans le tiroir du bas. La table mise, on mangeait dehors, on crachait les noyaux dans le jardin, bientôt on aurait un verger !
C'était une vie authentique pleine de petits plaisirs, de gorgées de bière, d'enfants qui jouent au ballon, de rues sans voitures, de parties de pêche. On allait à pied au marché avec son cabas, on rencontrait tout le village en achetant ses poireaux et ses courgettes, on discutait des prix, on gardait le tout s'il y en avait un peu plus. Les grandes surfaces n'existaient pas, on trouvait des épiceries qui faisaient quincaillerie et aucun graffiti ne venait décorer leur rideau de fer quand il se couchait vers les dix-huit heures. le bio n'existait pas car tout était bio. On pouvait goûter les yeux fermés. Les fruits avaient un goût de fruit et les légumes avaient un goût de légume. Dans la cave de ma grand-mère des cageots remplis de pommes attendaient le moment où ils changeraient de vie. Des abricots, des prunes étaient sagement en cellule sans n'avoir rien commis. Leurs rides s'imprégnaient d'une saveur confite. Leur odeur âcre et sucrée s'échappait par les barreaux. Elle remontait jusqu'au grenier. Les fruits ratatinés feraient d'excellentes confitures.
Ce qui était abîmé était gratuit. Cela rendait service aux commerçants de les prendre. Il n'y avait pas de mendiants et de clochards à l'époque pour guetter la fin du marché et se bousculer entre compères pour vider les poubelles et les cagettes, s'emparer avec fièvre des déchets comestibles. C'était le second marché, celui des pauvres, des sans abris, des morts de faim. Aujourd'hui c'est interdit. La police patrouille. Des caméras sont fixées l'oeil sur les bennes à ordures. le capitalisme est en jeu. Les pauvres ne payent pas de loyer et si en plus ils mangent gratis ils vont faire des émules pense le gouvernement.
Le dimanche on achetait des gâteaux. On connaissait les goûts de chacun. Il y avait le spécialiste des religieuses au chocolat (surtout pas au café sinon il vous aurait fait un scandale). le spécialiste de la tarte aux fraises, de la meringue, du flan à la vanille, du pudding. Chacun le sien. La boîte était fermée par un ruban et ouverte avec anxiété une fois l'heure du dessert arrivée. On sortait le mousseux et le prélude à une bonne sieste pouvait démarrer. le matin, on allait d'abord à la messe. On ne croyait guère au pouvoir de la prière mais le spectacle était gratuit. Enfants on mangeait des bonbons, on fourrait les emballages dans les troncs, on se levait quand il fallait s'asseoir, on s'asseyait quand il fallait se lever. Plus les gens nous regardaient de travers plus on rigolait.
A la même pâtisserie, j'achetais mon pain au bon blé, je ne demandais pas au boulanger s'il comportait du gluten. Il durait une semaine ce pain-là. Les bras chargés de paquets, les gens se parlaient, ils s'invitaient, ils passaient du temps entre eux, ils n'étaient pas pressés, ils n'avaient pas tellement de distractions en dehors des commissions. Pas de portables, d'ordinateurs, de téléviseurs, la technologie n'avait pas détruit le monde. Il y avait encore plus d'arbres que de maisons et des hamacs s'étendaient entre ces géants. Les plaisirs quotidiens suffisaient. Un bon livre et un verre de jus de pomme. du cidre les jours de fête.
Allongé dans l'herbe, on appréciait le congé, le travail était loin. C'était le ouiquende. le jour du Seigneur. On bénissait donc chaque seconde. Les fourmis nous escaladaient, les papillons nous distrayaient, les marguerites nous chatouillaient les mollets. le pantalon de velours déboutonné après le repas dominical, on arpentait les songes, on savourait les dessous affriolants des petites phrases et autres plaisirs minuscules. le luxe était dans la vie simple, dans le rossignol qui ne chante que pour vous, dans le ciel sans nuages et sans avions, dans l'odeur du sureau, dans l'eau qui coule dans la rivière, dans les rochers qui vous servent de sièges.
On glissait vers l'automne. Les pluies molles et lancinantes viendraient bien assez tôt. Elles feront un magnifique sujet de conversation. Les premiers frimas de l'hiver feront l'actualité. Les gens sortiront moins. le marché n'aurait plus que quelques stands. Les irréductibles. le baromètre serait dans toutes les bouches. La rentrée passée on parlera de la température froide pour novembre. Certains aventuriers prétendront qu'il pourrait bien neiger. Les enfants n'en perdraient pas une miette et chaque matin ils examineraient leur luge, frotteraient le bois, chaufferaient les freins, attendraient patiemment le grand jour.
Nowowak
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Merik
  21 septembre 2019
Un livre parmi d'autres. Non pas de ceux dans leur habit de rentrée, parés de brillantine pour mieux se refléter dans la vitrine. Plutôt un ancien, aux multiples étapes domestiques. Il sait encore se faire remarquer à la brocante aux feuilles jaunies, sur l'allée des marronniers. Le lecteur le distingue en tout cas. Il le prend puis consulte ses effluves de poussière. Il se demande pourquoi il ne l'a jamais lu celui-là, pourtant si connu.
Le marchand boit rouge au stand voisin, c'est pas tous les jours qu'ils se retrouvent les forains. Le lecteur le remet sans le connaître, le réseau invisible des liens se tisse déjà entre le livre, son propriétaire actuel et le suivant. Les voilà tous deux face à face maintenant, le livre entre eux. La barbe du vendeur tremblotte le prix, pas même besoin d'aller vérifier en première ligne. Affaire conclue.
Le livre a été déposé dans sa nouvelle demeure, une bibliothèque où il n'y est pas seul. Au milieu des habitués du lieu il paraît incongru. Le temps d'y faire sa place, de se fondre dans le quartier des non lus, il devra apprendre à se faire désirer.
Il faudra que les feuilles se mettent à voltiger à l'extérieur pour que celles du livre se mettent à frémir. L'appel des souvenirs taquine les histoires qu'il sait si bien raconter. Pourtant le lecteur ne le repère pas vraiment, le lecteur ne s'en souvient pas vraiment, le lecteur ne le déloge pas vraiment. C'est le livre qui ondoie ses récits, et qui éclot entre ses mains. C'est lui qui distille ses fragrances, lui fait tâter ses matières, lui infuse ses petits bonheurs. Il lui ouvre la nostalgie pour de bon, à l'abri des feuilles qui valsent au dehors.
Plus tard, le lecteur replace le livre dans le meuble aux feuilles bien rangées. Et il se demande si ce n'est pas le livre, le plus grand des plaisirs minuscules.
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Citations et extraits (110) Voir plus Ajouter une citation
tex_242tex_242   15 mars 2012
C'est bien, le bibliobus. Il passe une fois par mois, et s'installe sur la Place de la Poste. On connaît toutes les dates de l'année à l'avance.
- Elles sont écrites sur une petite carte brune qu'on vous glisse dans un livre emprunté. Le 17 décembre, de 16 heures à 18 heures, on sait que le grand camion blanc balafré du sigle « Conseil général » sera fidèle au rendez-vous. C'est rassurant, cette mainmise sur le temps. Rien de mal ne peut vous arriver, puisque l'on sait déjà que dans un mois le salon de lecture ambulant reviendra mettre une petite tache de lumière sur la place. Oui, c'est encore mieux l'hiver, quand les rues du village sont désertes. Le seul centre d'animation devient alors le bibliobus. Oh ! il n'y a pas foule, ce n'est pas le marché. Mais quand même, des silhouettes familières convergent vers le petit escalier mal commode qui permet d'accéder au camion.
On sait que dans six mois on rencontrera là Michèle et Jacques (« Alors, cette retraite, c'est pour quand? »), Armelle et Océane (« Elle porte bien son nom, ta fille, elle a des yeux d'un bleu ! »), d'autres qu'on connaît moins mais qu'on salue d'un sourire entendu : rien que ce rite à partager, c'est toute une complicité.

La porte du camion est étrange. Il faut se glisser entre deux parois transparentes de plastique rigide, qui prémunissent à l'intérieur des courants d'air. Ce sas entrouvert, traversé, on est tout de suite dans le moquetté, le silence douillet, la flânerie studieuse. La jeune fille et l'employé plus âgé à qui l'on rend les livres rapportés témoignent par leur salut qu'ils vous connaissent, mais leur amabilité ne va pas jusqu'à l'enjouement. Tout doit rester feutré. Même si certains jours l'exiguïté du lieu fait déployer des trésors d'ingéniosité déambulatoire pour ne pas déraper vers la promiscuité, chacun reste libre dans son silence, dans son choix.
Les rayons sont des plus variés. On a droit au total à douze emprunts, et c'est très bon de faire dans l'hétéroclite. Ce petit recueil de poèmes en prose de Jean-Michel Maul poix, pourquoi pas? « Le jour tarde sous un entassement de feuilles et de fleurs de tilleul. » Cette phrase suffit à en donner l'envie.
L'énorme album de Christopher Finch. L'aquarelle au XIXè siècle sera un peu lourd, mais il y a des beautés rousses préraphaélites, des aubes de Turner, et puis quel privilège de s'arroger ainsi en toute impunité ces trois kilos volumineux de luxe mat ! Un magazine de photos avec des enfants de Boubat, une cassette des cantates de Bach, un album sur le Tour de France : on peut glisser dans son panier toutes ces merveilles disparates; déjà comblé, se dire que l'on va en glaner encore tout autant, au hasard des étagères. Les enfants n'en finissent pas de s'accroupir devant les bandes dessinées, les romans illustrés, de s'émerveiller parfois : « La dame a dit que je pouvais en prendre un de plus ! »

La soif étanchée, le choix s'alentit. Une odeur de laine tiède, de gabardine mouillée monte dans l'espace étroit. Mais c'est du sol surtout que monte une sensation particulière : une espèce de tangage infime, de roulis. On avait oublié l'équilibre des pneus, le fonde ment mobile de ce temple familial. Ce mal de mer au chaud des livres, c'est la province en creux d'hiver. Prochain passage du bibliobus : jeudi 15 janvier, de 10 heures à 12 heures, Place de l'Église, de 16 heures à 18 heures, Place de la Poste.
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najnajenajnaje   23 avril 2015
Le croissant du trottoir
On s'est réveillé le premier. Avec une prudence de guetteur indien on s'est habillé, faufilé de pièce en pièce. On a ouvert et refermé la porte de l'entrée avec une méticulosité d'horloger. Voilà. On est dehors, dans le bleu du matin ourlé de rose : un mariage de mauvais goût s'il n'y avait le froid pour tout purifier. On souffle un nuage de fumée à chaque expiration : on existe, libre et léger sur le trottoir du petit matin. Tant mieux si la boulangerie est un peu loin. Kérouac mains dans les poches, on a tout devancé : chaque pas est une fête. On se surprend à marcher sur le bords du trottoir comme on faisait enfant, comme si c'était la marge qui comptait, le bord des choses. C'est du temps pur, cette maraude que l'on chipe au jour quand tous les autres dorment.
Presque tous. Là-bas, il faut bien sûr la lumière chaude de la boulangerie_c'est du néon, en fait, mais l'idée de chaleur lui donne un reflet d'ambre. Il faut ce qu'il faut de buée sur la vitre quand on s'approche, et l'enjouement de ce bonjour que la boulangère réserve aux seuls premiers clients_complicité de l'aube.
_ Cinq croissants, une baguette moulée pas trop cuite !
Le boulanger en maillot de corps fariné se montre au fond de la boutique, et vous salue comme on salue les braves à l'heure du combat.
On se retrouve dans la rue? On le sent bien : la marche du retour ne sera pas la même. Le trottoir est moins libre, un peu embourgeoisé par cette baguette coincée sous un coude, par ce paquets de croissants tenu de l'autre main. Mais on prends un croissant dans le sac. La pâte est tiède, presque molle. Cette petite gourmandise dans le froid, tout en marchant : c'est comme si le matin d'hiver se faisait croissant de l'intérieur, comme si l'on devenait soit même four, maison, refuge. On avance plus doucement, tout imprégné de blond pour traverser le bleu, le gris, le rose qui s'éteint. Le jour commence, et le meilleur est déjà pris.
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Nastasia-BNastasia-B   19 avril 2013
LIRE SUR LA PLAGE : Pas si facile, de lire sur la plage. Allongé sur le dos, c'est presque impossible. Le soleil éblouit, il faut tenir à bout de bras le livre au-dessus du visage. C'est bon quelques minutes, et puis on se retourne. Sur le côté, appuyé sur un coude, la main posée sur la tempe, l'autre main tenant le livre ouvert et tournant les pages, c'est assez inconfortable aussi. Alors on finit sur le ventre, les deux bras repliés devant soi. Au ras du sol, il y a toujours un peu de vent. Les petits cristaux micacés s'insinuent dans la reliure.
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marina53marina53   14 août 2013
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime – de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
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emmart67emmart67   29 mars 2010
On pourrait presque manger dehors...

C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n'a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
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Videos de Philippe Delerm (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Delerm
Et vous, quel geste vous trahit ?
Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations :
- le selfie, geste roi de nos vies modernes ; - le « vapotage », qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; - les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; - cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; - un verre qu'on tient à la main sans le boire…
À lire Philippe Delerm, on se dit souvent : « Mais oui, bien sûr, c'est exactement cela ! » Mais lui seul aura su décrire ces gestes du quotidien avec tant de finesse et de vérité – tant de profonde analyse de la nature humaine.
Inventeur d'un genre dont il est l'unique représentant, l'« instantané littéraire », Philippe Delerm s'inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère. Il est l'auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bière, Je vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des libraires, 1997).
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