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ISBN : 2757841602
Éditeur : Points (13/03/2014)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Tueur est un métier épuisant. À soixante-huit ans, Jon Ayaramandi prend sa retraite et s'installe dans le Sud-Ouest. Il lit, écoute du rock garage avec le patron du Cap'tain Bar et dorlote la fille de Perle, sa voisine. La disparition du compagnon de Perle fait voler en éclats ce quotidien de rêve. Jon se lance à sa recherche au rythme d'une bande-son endiablée... et reprend bientôt du service.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Pat0212
  09 mai 2018
Jon Ayaramandi est un retraité de soixante huit ans, il vit dans une petite maison, près de la plage de Largos une localité imaginaire (me semble-t'il) du département des Landes. Sa vie se partage entre balades à la plage, discussions passionnées avec son ami Jean-Pierre qui tient le café PMU du quartier, lecture et garde de Luna, sa petite fille adoptive, le tout sur fond de hard rock leur musique favorite. Bref une vie de grand père tout à fait ordinaire comme il l'a choisie … sauf que Jon n'est pas un paisible retraité de la poste, mais un ancien tueur professionnel.
Il raconte quelques souvenirs et comment il a décidé de prendre sa retraite. Il a commis plus de trente meurtres et son casier judiciaire est resté vierge, comme celui de son patron qui a accepté de financer sa retraite pour éviter que Jon ne publie ses mémoires. Cinq ans avant le début du livre, Jon est à la retraite depuis peu et désire s'installer tranquillement dans ce quartier paisible. Un jour il entend une femme crier au secours, c'est Perle, sa jeune voisine qui est en train de se faire violer. Il la défend, puis tue l'agresseur avec l'aide de la victime et fait disparaître le corps. Désormais Jon prend Perle sous son aile et la traite comme sa fille adoptive, il en est toutefois un peu amoureux quand même… en tout cas il n'apprécie guère qu'elle sorte avec Al, un handicapé passionné de pêche.
Sa vie de grand père tranquille aurait pu continuer des années durant, mais un matin au café il croise Burger, un de ses anciens collègues qu'il déteste tout particulièrement. al disparaît, Perle est affolée, désespérée et exige de Jon qu'il parte à sa recherche.
Ce roman est le premier de Frantz Delplanque et pour un coup d'essai c'est vraiment un coup de maître. Cet ouvrage est classé en roman noir par l'éditeur, c'est avant tout un roman à l'humour noir. Jon est un attachant papy, plus près du héros du diptyique marseillais de Frantz Olivier Giesbert que de Mémé Cornemuse, l'héroïne de Nadine Monfils. Mais ce papy est aussi et surtout un tueur très efficace avec lequel on ne s'ennuie pas.
L'écriture est jubilatoire, l'histoire ciselée en courts chapitres, l'humour noir et décalé est présent à chaque page. le livre renvoie à des dizaines de références de musique hard rock, mais comme cet univers m'est totalement étranger, cette dimension m'a échappé, toutefois je pense que les personnes moins ignorantes que moi sur le sujet trouveront une autre profondeur à ce petit bijou.
Ce livre change des polars anglo saxons ou nordiques, j'ai beaucoup aimé cet univers à la fois immoral et juste dans lequel les gentils triomphent (même si les gentils me sont pas de blancs agneaux).
Un pur bonheur de lecture à ne pas manquer.

Lien : https://patpolar48361071.wor..
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collectifpolar
  29 décembre 2019
Jon Ayaramondi est devenu tueur à la suite d'une peine de coeur. C'est de nouveau son grand coeur qui le fait partir à la recherche d'Al, le nouveau compagnon de Perle, une femme qu'il a autrefois aidée. Au fur et à mesure que sa traque avance, le passé de ce dernier lui paraît de plus en plus obscur. Bientôt Flamby, le copain d'Al, puis Louise, la femme dont Jon est amoureux, sont assassinés.
Un polar aux accents de comédie pour le premier roman de Frantz Delplanque. L'auteur construit là une intrigue goûteuse. Un ton ironique et décalé rend crédible le récit. L'histoire se déroule sur fond de rock très rythmé. le roman vaut aussi par les personnages qui y sont croqués. Ils prennent corps au fil des pages, celui de Jon Ayaramandi est une véritable réussite. Avec des chapitres compacts, des dialogues percutants et enlevés. Delplanque réussi là une excellente fantaisie criminelle. Un petit plus s'il en fallait un, la play-list franchement rock, plus précisément le rock garage donne du peps au récit.

Lien : https://collectifpolar.com/
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   29 décembre 2019
– On va entrer par la porte. Leur chambre est au fond à gauche. Je vous rappelle que leur mort doit paraître naturelle.

Pas évident quand il s’agit du décès concomitant de deux individus, même très âgés. Mais la mort naturelle était ma spécialité, et Marconi m’avait confié la conduite des opérations.

Leur faire avaler une bonne dose de somnifère était trop aléatoire – il peut toujours y avoir vomissement –, j’avais opté pour l’électrocution.

– L’électrocution ?

– Ouais, l’électrocution.

Le coup du sèche-cheveux qui tombe dans l’eau de la baignoire. Un grand classique.

Burger faisait la moue. J’ai argumenté :

– Ils ont la réputation d’être aussi amoureux qu’au premier jour, personne ne trouvera rien à redire au fait qu’ils aient pris un bain à deux.

Restait à savoir si la baignoire était assez proche d’une prise électrique. La réponse fut oui, comme toujours.
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collectifpolarcollectifpolar   29 décembre 2019
– Les enquêteurs de la criminelle ne sont pas mobilisés sur les accidents domestiques impliquant des vieux – trop de personnes âgées dans cette région, ai-je ajouté.

J’ai transporté l’ancêtre dans la salle de bains. Il s’est à peine réveillé quand j’ai fait glisser son pyjama sur le carrelage.

– Mais enfin, monsieur, qu’est-ce que vous faites ?

– Je suis votre nouvelle infirmière, vous avez besoin d’un bain pour faire chuter la fièvre.

Burger avait eu plus de mal avec la vieille. Elle lui avait mordu l’oreille. C’était si douloureux qu’il en pleurait.

– Putain de vieille, a-t-il maugréé en s’épongeant l’oreille.

Après quoi, il l’avait jetée à l’eau toute habillée et s’apprêtait à la noyer.

– Pas d’eau dans les poumons ! Merde !
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collectifpolarcollectifpolar   29 décembre 2019
J’observais notre reflet dans le miroir. Son nombril orné d’un piercing, juste au niveau de mon visage. On aurait dit que je m’adressais à son ventre. Elle a allumé le sèche-cheveux et nous en avons profité pour ne plus nous parler. Mes cheveux redeviennent d’un blanc éclatant en séchant. Avant ça, j’avais fait mes exercices de méditation dans les dunes, près d’un blockhaus où des gens sexuellement motivés se donnent rendez-vous, même en plein jour. Ça entrait et ça sortait de là comme d’une église à l’heure de la messe. Surtout des messieurs. Ces choses-là n’arrivaient pas quand j’avais vingt ans. J’ai eu envie de lui dire : « Si vous saviez comme le monde a changé, mademoiselle ». Mais elle m’aurait pris pour un vieux con.
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collectifpolarcollectifpolar   29 décembre 2019
Mon quartier possède son propre centre : la place des Martyrs de la Résistance – un Abribus, une pizzeria, un commerce et un PMU. Tous les quartiers de Largos sont faits sur le même moule : ça ressemble à des « bourgs » (un concept qui évoque tout de suite la grande classe, non ?) et d’ailleurs c’en est un. Les anciens bourgs ont fini par fusionner à force de s’étendre, pour finalement former Largos : dix-sept mille habitants, un seul axe routier et tout un merdier de quartiers, lotissements, forêts, dunes, étangs, supermarchés, magasins de meubles, bars à bières et restaurants chinois. Le tout fondu avec toutes les autres communes alentour.
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collectifpolarcollectifpolar   29 décembre 2019
J’ai soixante-huit ans, mais dans le genre :
– Ouah, grave comme vous les faites pas !
La coiffeuse. Une fille bien. J’y suis allé hier. Elle a eu son pourboire.
– C’est quoi votre secret ?
Qu’elle n’en rajoute pas quand même !
– Je pratique les arts martiaux depuis que j’ai dix-huit ans. À l’époque personne ne s’y risquait. J’ai été un pionnier du kung-fu dans la région.
– Ouah ! Vous devez savoir vous battre.
– Mmm.
– Ouah !
– Je prends aussi un bain de mer tous les matins. Quel que soit le temps, hiver comme été.
– Ouah ! Même quand l’océan est démonté ?
– Mmm.
– Ouah !
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