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EAN : 9782207157411
400 pages
Éditeur : Editions de l'Epée (18/03/2020)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Sélection du prix Landerneau Polar 2020 Effrayant, troublant, ténébreux, ainsi va le monde selon Hanah Baxter De retour à New York, la célèbre profileuse Hanah Baxter espérait reprendre le cours d’une vie normale, ou presque... Mais on n’échappe pas à son destin, encore moins à son passé, et celui d’Hanah est peuplé de démons. Baxter fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, accusée d’un meurtre commis vingt ans auparavant, celui de son mentor, Anton Vifkin.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
stokely
  05 mai 2020
J'ai beaucoup aimé les précédents récits de Sonja Delzongle qui concerne Hanah Baxter c'est donc sans hésitation que j'ai emprunté ce quatrième volet, pourtant je ne suis habituellement pas friande des personnages récurrents mais la cela fonctionne avec moi, Hanah est assez complexe et elle sort du lot de tous ces personnages masculins déprimés et ou alcooliques.
Hanah dont le mentor est un certain Vifkin mort assassiné vingt ans plus tôt, se voit interpellé pour un fait nouveau sur cette affaire et elle se fait conduite en Belgique.
Cela nous permet de connaitre un nouveau pan de l'histoire de l'inspectrice jamais exploité jusqu'ici et de découvrir le sombre passé de Vifkin. Dans le même temps lors de son arrivée à l'aéroport elle va croisée un homme plutôt étrange et ceux-ci vont de nouveau se faire face un peu plus loin dans le récit.
Il y a également un corps découvert dans la forêt qui semble avoir été dévoré par plusieurs chiens et par une chasse à l'homme, un manoir avec un passé plutôt sordide se trouve à proximité de cette demeure et une des occupantes de ce lieu Ange semble plutôt déterminée et semble avoir beaucoup de vécu malgré son jeune âge.
Tous ces personnages sont très intéressants à suivre, de même que l'inspecteur Peeters avec qui Hanah va mener ces différentes enquêtes.
Une lecture que je n'ai pas vu passer, un bémol de mon côté sur la fin.
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audelagandre
  18 mai 2020
Tout d'abord, rappelons les faits. L'aventure commence avec « Dust », se poursuit avec « Quand la neige danse », puis avec « Récidive » et enfin avec « l'Homme de la plaine du nord ». Des terres d'Afrique du Kenya, à l'hiver féroce de Chicago, aux terres battues par les vents de Saint-Malo, Sonja Delzongle nous en a fait parcourir des kilomètres, nous emportant à chaque fois dans des ambiances très différentes. Cette fois-ci, c'est en Belgique qu'elle nous donne rendez-vous, aux frontières entre les cônes sombres des premiers terrils et la forêt de Seignes. Point commun ? Un personnage récurrent, Hanah Baxter, profileuse renommée à l'instinct viscéral, utilisatrice d'un pendule qui la guide perpétuellement. Quatre romans, pour une seule héroïne que je retrouve toujours avec un immense plaisir.
Sonja Delzongle a su créer, à travers Hanah, une amie, une proche, une femme qui pourrait presque faire partie de notre famille tant le lecteur qui la suit depuis si longtemps connaît chaque point d'ancrage de sa vie, ses blessures, ses bonheurs et ses luttes. Il faut dire que l'auteur ne lui a pas épargné grand-chose, et que, malgré les rafales de déboires qui se sont abattus sur elle, auxquelles elle a toujours fait face, le pétrin dans lequel elle s'est souvent retrouvée, Hanah Baxter est toujours debout.
Chaque roman permet d'explorer un pan de l'histoire d'Hanah et celui-ci ne fait pas défaut à cette habitude de l'auteur. Quand le précédent évoquait les relations de la profileuse avec son père, celui-ci décortique les liens presque filiaux qu'elle entretenait avec son mentor, Vifkin, assassiné des années auparavant. Au travers d'une autre enquête, un cadavre découvert dans une forêt, déchiqueté par des chiens d'attaque, un passé extrêmement sombre ressurgit et permet de mettre en lumière, justement, les côtés plus opaques de la personnalité d'Hanah. Il faudra également compter sur la présence d'un homme au regard de glace qui lui en veut personnellement. Au centre de cette atmosphère inquiétante se dresse un manoir qui dissimule bien des secrets, mais qui a soustrait aux yeux de tous ce qui se déroulait sans sa cave.
Ces nombreux points laissaient présager un danger de se prendre allègrement les pieds dans le tapis. Il fallait compter sur une certaine virtuosité pour les emboîter de manière crédible et intelligente, tout en conservant un suspense indispensable, des révélations au compte-gouttes, des menaces qui planent tout en axant le récit sur l'aspect psychologique de ses personnages principaux. Sonja Delzongle n'a plus grand-chose à prouver concernant la maîtrise rédactionnelle de ses romans. Autant sur la forme que sur le fond, elle parvient avec une remarquable virtuosité à me faire oublier la « vraie vie », en m'emportant dans cet ailleurs où je ne peux/veux que me rendre seule. En général, et je vous fais ici une petite confidence, lorsque j'aime particulièrement l'ambiance d'un roman, ou l'un des personnages, je m'endors en y pensant. C'est toujours très bon signe, parce que cela veut dire que mon premier geste du matin, avec une bonne tasse de café, c'est de m'y replonger immédiatement, même seulement pour quelques pages si le temps ne me le permet pas. Des idées viennent alors à moi, des choses que je n'avais pas vues la veille, des angles de réflexion un peu différents. Même si Hanah est un peu en retrait dans ce quatrième opus, ce n'est pas innocent… le lecteur n'en comprendra le sens qu'à la toute dernière page.
« L'homme de la plaine du nord » fait certes moins rêver en termes de lieu d'action que « Dust » par exemple, mais il vous fait sentir cette poussière noire qui s'introduit partout, jusque dans votre cerveau. Vous devinez les yeux rouges du rat dans la pénombre, vous entendez les aboiements des chiens d'attaque dans la nuit silencieuse. de cette ambiance spécifique naissent des émotions singulières que je retrouve toujours dans les romans de Sonja. Son écriture plante admirablement bien le décor et le reste suit. En fait, elle m'embarque à peu près où elle veut. C'est un peu flippant, non ?
À titre tout à fait personnel, je salue le courage de la fin, mais évidemment je n'expliquerai pas pourquoi.

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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gruz
  13 mai 2020
Après la poussière ou les tombereaux de neige, Sonja Delzonglerécidive dans la plaine du Nord, en compagnie de son héroïne récurrente. Hanah Baxter, profileuse patentée accompagnée de son pendule, revient donc pour une quatrième aventure. Son profil voyageur l'emmène cette fois-ci de New York à la Belgique et au nord de la France.
Autre endroit, autre ambiance. Les thrillers qui la mettent en scène ne se ressemblent pas. Par le contexte géographique, mais également par l'intrigue racontée.
Comme toute série, il vaut mieux avoir lu les précédents épisodes, même si le job a été suffisamment bien fait par l'auteure pour impliquer même les nouveaux lecteurs.
Les enquêtes de Baxter ne sont pas banales, jamais. Parce que, de plus en plus, elle est actrice du scénario macabre, protagoniste principale de ce récit dans les terres du Nord. Son passé est déterré, des secrets sont révélés (à elle, la première).
Les investigations d'Hanah lui font rencontrer des personnages atypiques, toujours. Et encore plus avec ce nouveau roman qui propose une palette de singularités poussés parfois à la limite de la caricature. Volontairement, sans doute, pour rendre ces rencontres sur papier toujours plus anticonformistes.
Le passé de la profileuse est trouble, surtout en ce qui concerne certaines rencontres qu'elle croyait révolues. le présent ne se montre pas moins violent et moins sombre. Chasseuse et chassée.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Sonja Delzongle s'amuse à jongler avec les codes du thriller pour les dessiner à sa manière, et portraiturer ses individualités loin des canons du genre, quitte à grossir certains traits.
Idem pour son intrigue, elle est assez déviante, difficile à anticiper. Impossible pour le lecteur de savoir où elle l'emmènera, tant les actions et les réactions sont imprévisibles.
Du coup, le métier premier de profileuse d'Hanah Baxter est presque remisé à l'arrière-plan, et c'est davantage son flair qui l'aide à avancer. Mais pas facile, quand on est soi-même une pièce de la partie d'échec.
Dans la série, ma préférence reste toujours à Quand la neige danse. L'homme de la plaine du Nord joue bien son rôle et démontre une fois de plus que Sonja Delzongle ne reproduit jamais le même schéma.
Chacun de ses romans est une page blanche, même avec des personnages connus, et les émotions et surprises sont toujours inattendues.
Lien : https://gruznamur.com/2020/0..
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Amnezik666
  19 mai 2020
Si on pensait retrouver une Hanah Baxter apaisée après son périple breton (je fais bien sûr référence au roman Récidive, le précédent opus de la série), le répit sera de courte durée pour notre profileuse préférée. La Belgique lui réserve un nouveau rendez-vous avec son passé, via notamment la personnalité trouble d'Anton Vifkin qui fut son mentor.
Une fois de plus Hanah Baxter se retrouve personnellement impliquée dans une affaire qui n'en finira pas de lui réserver des surprises. Une affaire aux facettes multiples dont le fil rouge entre les différents éléments se met en place lentement mais sûrement, suivant le rythme de l'implacable mélodie que nous interprète Sonja Delzongle.
Si vous ne connaissez pas encore le parcours de Hanah Baxter, je ne peux que vous recommander de lire les précédents romans de la série avant de vous lancer dans cet ultime opus. D'une part parce que se sont trois thrillers haut de gamme que vous découvrirez, mais aussi et surtout parce qu'ils vous permettront de mieux appréhender le personnage d'Hanah Baxter (même si l'auteure prend soin de défricher le terrain pour ceux et celles qui commenceraient par le présent roman).
Avant d'embarquer pour ce périple belge en compagnie d'Hanah baxter je vous invite à boucler votre ceinture. le voyage ne sera pas de tout repos ! Une fois de plus Sonja Delzongle n'hésite pas à malmener ses personnages (nombre n'en reviendront pas… et ce n'est pas dans leur sommeil qu'ils passeront de vie à trépas).
Ainsi vous croiserez un tueur à gages, travesti à ses heures, bien déterminé à finir un boulot commencé vingt ans plus tôt. Mais aussi une énigmatique jeune femme, propriétaire d'un manoir délabré dans lequel elle prend soin de son jeune frère et de sa mère… avant de se consacrer à de plus sombres occupations.
Ce que vous croiserez surtout ce sont les côtés les plus obscurs de l'âme humaine, les dérives et déviances les plus dépravées et les plus perverses.
Une intrigue riche en rebondissements qui n'en finira pas de vous faire douter de tout et de tout le monde. A chaque instant vos certitudes risquent d'être balayées par un nouveau revirement de situation. Et là encore, Sonja Delzongle sait y faire quand il s'agit de jouer avec les nerfs du lecteur !
Nul doute que le personnage d'Hanah Baxter restera pour moi une très belle découverte littéraire, un personnage atypique auquel je me suis tout de suite attaché. J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ses aventures mouvementées, et c'est avec un évident pincement au coeur que je la quitte au terme de cet ultime rendez-vous.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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croix59
  07 avril 2020
Nouvel épisode des enquêtes d'Hanah Baxter, comme sur le précédent, on se penche sur son passé ou plutôt son ex associé, Vifkin qui a été assassiné il y a une vingtaine d'années.
Attirée en Belgique par Peeters, l'enquêteur initial, sur une dénonciation anonyme, elle finit par aider l'équipe et à rechercher dans ses souvenirs ce qui a pu conduire Vifkin à tomber dans ce piege. Une étrange maison qui a abrité des pratiques sexuelles limites semble être à l'origine du meurtre de Vifkin mais aussi d'assassinats tous récents.
Toujours aussi solide, mais encline à s'éloigner un peu du profilage, elle va se mettre en danger comme d'habitude en affrontant un tueur à gages acharné et une étrange fratrie.
Une réussite une nouvelle fois. A lire absolument, excellent thriller.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Amnezik666Amnezik666   18 mai 2020
Ces races molossoïdes souffrent de trop d’a priori. Les chiens deviennent ce qu’on attend d’eux et sont le reflet fidèle de leur maître. Si le maître est un con, ses chiens aussi.
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Amnezik666Amnezik666   15 mai 2020
Il n’y a pas d’âge pour décider d’en finir, ni de sexe, ni de classe sociale. Il y a juste un être tellement malheureux et dans un tel décalage avec son entourage et avec le monde dans lequel il a été propulsé sans avoir rien demandé, qu’il ne peut plus continuer. Qu’il n’a pas les codes, ni les armes nécessaires pour affronter une réalité trop lourde, trop violente et brutale. Persuadé qu’il est de partir pour un monde meilleur.
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galyalaingalyalain   12 avril 2020
C’était un grand jour pour Ernest. Sans doute le plus grand jour de sa vie. Les affaires reprenaient après une trop longue pause.
La maladie. Les allers-retours à l’hôpital. La perte de cheveux. Qui, au fond, ne changeait pas grand-chose, bien au contraire, c’était mieux, pour la perruque, les soirs de scène.
Mais avant la maladie, il y avait eu la prison.
Mais avant la maladie, il y avait eu la prison. De ces prisons sans barreaux, où le sort peut vous enfermer. Ernest en avait pris pour quinze ans. Une terrible chute avait laissé sa mère paraplégique, et le monde du fils s’était écroulé. Pour pouvoir se consacrer à elle jour et nuit, il avait interrompu toutes ses activités, à commencer par la principale : tueur à gages.
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galyalaingalyalain   12 avril 2020
Les chiffres des suicides d’enfants ou d’adolescents, en inquiétante progression, démentaient tout ça. Il n’y a pas d’âge pour décider d’en finir, ni de sexe, ni de classe sociale. Il y a juste un être tellement malheureux et dans un tel décalage avec son entourage et avec le monde dans lequel il a été propulsé sans avoir rien demandé, qu’il ne peut plus continuer.
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galyalaingalyalain   12 avril 2020
Il s’en été passé des choses, ici… A commencer par son dépucelage, sur le tapis mité, devant l’une des cheminées. Puis les parties fines, sous alcool et coke-fines étant un mot bien délicat pour désigner ce qui était loin de l’être. Des partouzes, en somme, avec des ténors du barreau, leurs femmes, un député, des chefs d’entreprise… La langue française a l’art d’enrober d’une délicatesse hypocrite les plus grandes obscénités. (Hanah Baxter lors de la visite de l’appartement de Vifkin)
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