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EAN : 9782843047688
Zulma (11/02/2016)
3.38/5   20 notes
Résumé :
Pour fêter dignement le retour de son fils au pays, Popa Singer, matriarche éclairée et indéboulonnable, armée de sa seule machine à coudre et de son utopie personnelle, est bien résolue à résister à sa manière à l’Ubu Roi des Tropiques, le plus atrocement absurde que les Grandes Antilles aient subi : Duvalier, alias Papa Doc.
Popa Singer va raconter l’histoire de ce duel à Jacmel, ville natale de l’auteur, comme García Márquez racontait le Macondo de la fami... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
PetiteBalabolka
  16 avril 2016
Si vous avez prononcé le titre avec l'idée d'un Popa "chanteur", recommencez avec le nom d'une célèbre machine à coudre et vous serez dans le vrai.
Célèbre et volumineuse la machine, ce qui nécessite bien un peu d'aide pour la ramener depuis la boutique et de fait, favorise le tête-à-tête...C'est ainsi que les parents de Richard Denizan se sont rencontrés, un jour de 1923 à Jacmel, en Haïti.
Richard Denizan n'est autre que René Depestre qui raconte ici l'histoire de sa famille en donnant une place centrale à sa mère, Dianira Fontoriol dite Popa, Popa Singer (maintenant, on sait pourquoi) ou encore Popa Singer von Hofmannsthal (et là, on a quand même plus de difficultés pour faire le lien avec le poète autrichien mais les identités, surtout usurpées, traversent parfois l'Atlantique).
J'ai cru que j'allais passer à côté de ce livre car je sentais qu'il me manquait des références culturelles et historiques haïtiennes pour bien l'appréhender. Après quelques rapides lectures annexes, j'ai pu davantage entrer dans l'histoire qui se déroule au cours de l'année 1958 lorsque François Duvalier, plus connu sous le nom de Papa Doc installe sa dictature.
A noter, l'auteur a pris soin d'ajouter un "mode d'emploi" afin que le lecteur néophyte saisisse quelques références notamment sur l'état de possession dans lequel Popa entre par le biais de sa machine à coudre qui est habitée d'un loa, un esprit mythique, celui du commerçant ayant usurpé le nom du poète autrichien, un esprit qui vient la "chevaucher". Des notes de bas de page, au fil de la lecture aident aussi à comprendre certains éléments de la tradition vaudoue.
Lorsque Richard Denizan rentre dans son île natale fin 1957, après un séjour de plus de dix ans à l'étranger, il est immanquablement convoqué au Palais Présidentiel. Doc Duvalier souhaite "bavarder librement avec le poète-héros des événements épiques de 1946" et surtout savoir si celui-ci pourra s'investir dans un ministère à ses côtés.
Le poète qui décline l'offre est aussitôt surveillé de près ainsi que toute sa famille. Nous sommes alors dans le contexte de la Guerre froide et tout rapprochement réel ou supposé avec le communisme est suspect (Depestre a été militant communiste dès 1946). Lorsque la menace des Tontons Macoutes se fait plus précise, les membres de la famille Denizan vont devoir prendre des décisions.
Popa Singer est un livre à l'écriture feu d'artifices, étincelante, foisonnante, "rhizomatique". Elle chatoie, séduit et émerveille, convoque des bestiaires et des univers mystiques pour créer une langue unique, toujours plus créative, passant du burlesque à la poésie avec un vocabulaire qui fait sans cesse le grand écart.
N'allez pas croire cependant qu'il ne s'agisse que d'une écriture virevoltante et virtuose. René Depestre ne donne pas qu'à voir, il donne aussi à réfléchir et à penser. A travers l'utopie de mam Diani, mam Popa, présentée de manière certes un peu fantaisiste, c'est rien de moins qu'un projet universel qui est proposé, une humanité réconciliée.


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Bologne
  06 février 2016
Au centre de ce récit situé en Haïti en 1958, une machine à coudre, une Singer qui donne son titre au roman. Mais pas n'importe quelle machine à coudre : celle-ci est un « cheval », un objet magique grâce auquel une voyante, Dianira Fontoriol, se laisser « chevaucher » par un « loa », l'esprit-conseil d'un négociant qui s'était abrité, pour échapper à la police allemande, derrière le nom d'un poète autrichien, Hugo von Hofmannsthal ! Et voilà Dianira Fontoriol rebaptisée Popa Singer von Hofmannsthal, prophétisant dans des transes spectaculaires l'avenir de son pays, l'engin-cheval ayant le pouvoir de « métisser le plancton de la mer des Gros-Blancs européens avec les substances en suspension dans la mémoire des Nègres d'Amérique ».
Or l'histoire d'Haïti, en 1958, est en train de basculer. François Duvalier, « papa Doc », est au pouvoir depuis un an, et essuie une tentative de coup d'État dont la sanglante répression va ancrer sa dictature. C'est cet épisode que René Depestre a entrepris de raconter, par l'intermédiaire d'un narrateur à forte tonalité autobiographique, qui se trouve être un des fils de Popa Singer. Comme Depestre, Dick Denizan est un poète haïtien exilé en France pour activités révolutionnaires et qui revient au pays en 1958 pour reprendre contact avec le parti communiste local. Mais rien ne se passe comme prévu. Compagnon de jeunesse de papa Doc, Dick est aussitôt invité au palais présidentiel, où il refuse de collaborer avec le nouveau régime. le voilà suspect aussi bien aux yeux du pouvoir que des communistes. Dans la famille Denizan se forme alors un noyau de résistance qui éclatera dans la répression du coup d'État. Resté seul avec sa mère et l'esprit du « loa », le narrateur s'entend signifier de poursuivre la lutte à Cuba. Comme René Depestre, qui rejoindra Che Guevara en 1959.
Cette année haïtienne, racontée comme une symphonie burlesque en trois mouvements avec prélude, interludes et épilogue, devient un tragique carnaval dominé par la stature monstrueuse de deux géants antagonistes : l'ogre à la virilité outrancière de Papa Doc et la Grande Mémé à la maternité généreuse. Dans une langue truculente aux images colorées qui emprunte à tous les registres, poétique, savant, créole, enfantin, sexuel... les dialogues s'emballent, parsemés d'onomatopées (« la prochaine fois ce sera pan-pan-pan ») et de composés déroutants (« leur tour viendra d'entendre au fond du cul foutre-sang-tonnerre ! le cocorico-bonjour des papas-coqs-guédés de la révolution duvaliériste »). Scène d'anthologie que la perquisition dans la bibliothèque du poète par des tontons macoutes tout justes capables d'en égrener les titres : « le Petit Chaperon rouge ? Un agitateur qui affiche des idées bolcheviques à son chapeau de paille. le Petit Prince ? Un mauvais sujet qui, dès le berceau, commence à conspirer »... Les sentiments et les émotions se glissent spontanément sous la ceinture, le « dépit rageur au bas-ventre » ou « l'envie de fumer dans les couilles ».
Et pourtant, le sujet reste grave, tragique, et la réflexion sous-jacente ne se réduit pas à des caricatures. Derrière l'affrontement de Papa Doc et Popa Singer se profile celui des bossales (les esclaves noirs venus d'Afrique) et des créoles. Théorisé de façon grotesque par le premier (« la vibration de l'x bossale doit entraîner la vibration corrélative de l'y créole »), il prend chez la seconde l'allure d'une tragédie nationale, un « malheur-tigre à l'haïtienne » : « le tonton-macoutisme d'État, la papadocratie vita aeternam, la satrapie créole ou bossale, le carnaval politique auraient la même origine surnaturelle que les pluies et les vents qui dévastent les plantations de bananes ». le pouvoir de métissage de la Singer en prend du coup une dimension symbolique qui cadre avec le récit.
Ce roman inclassable, sombre et plantureux, où se mêlent intimement l'humour, la poésie et la réflexion, a longtemps dormi dans les tiroirs de l'auteur pour avoir effrayé son éditeur d'origine. Renonçant au roman, René Depestre s'était alors tourné vers la poésie et l'essai. Saluons d'autant plus sa publication.

Lien : http://jean-claude-bologne.c..
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YvPol
  01 mars 2016
Popa Singer, c'est un diminutif de Popa Singer von Hofmannstahl, née sous le nom de Dianira Fontoriol, haïtienne de Jacmel, mère de Richard Denizan, le narrateur, double de René Depestre. Pourquoi ce surnom ? C'est un peu long à expliquer et René Depestre le fait tellement mieux que moi, disons que le Singer est lié à la machine à coudre et non au vocable anglais et qu'il faut donc le dire à la française, "Popa Singère". C'est dans la maison de Popa Singer que se regroupent les frères et soeurs et beaux-frères de Richard. Elle est couturière mais est aussi habitée par un loa (esprit mythique vaudou) qui la fait entrer en transe et deviner des événements du futur. Une femme forte, veuve de bonne heure qui est le ciment de cette famille.
1958 est une année particulièrement violente en Haïti, Papa Doc doit asseoir son pouvoir et ne rechigne pas à faire tuer tous ceux qui se mettent sur son passage ; cette année-là : tentative de coup d'état, état de siège, élimination des gens soupçonnés de trahison envers lui, enfin, tout passe et notamment la création officielle des tontons macoutes tristement célèbres.
Je ne connaissais René Depestre que de nom, aussi suis-je allé me renseigner sur sa vie son oeuvre et je m'aperçois que ce livre est en fait sa vie, Richard Denizan, c'est lui. Aujourd'hui âgé de 90 ans, René Depestre vit en France. Son récit serait amusant s'il n'était tragique. Ubuesque, c'est le mot qui convient. Papa Doc est une espèce de père Ubu comique, ridicule, totalement centré sur lui-même. Ses sbires ne valent pas mieux. La langue dont use rené Depestre est un bonbon à déguster, à laisser fondre, argotique, grossière, recherchée, poétique, empreinte des croyances et des us du pays, néologique :
"Tu voudrais dire, fis-je, que nous vivons nos iniquités sociales et les fléaux naturels comme des phénomènes également magiques ; le tonton-macoutisme d'État, la papadocratie vitam aeternam, la satrapie, créole ou bossale, le carnaval politique auraient la même origine surnaturelle que les pluies et les vents qui dévastent les plantations de bananes ?
- Oui, dit Dianira Fontoriol, la négritude totalitaire à la Papa Doc est la chiennerie cosmique des sorciers de la barbarie." (p.89)
Un pan de la vie de l'auteur et de son pays magnifiquement raconté, avec en prime des réflexions sur le totalitarisme, le racisme, la révolution, la résistance, l'indignation, la résignation et le refuge dans le vaudou et les croyances traditionnelles. Un texte important qui m'a permis de remettre à jour ce que je connaissais de l'histoire de Haïti, de lire une langue fraîche qui m'a laissé sans voix. Admirable !
Lien : http://lyvres.fr
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loudarsan
  18 février 2016
Extrait de chronique :
"Popa Singer, largement autobiographique, conte le retour à Haïti du narrateur en 1958, quelques mois après la prise de pouvoir de Duvalier. Prélude : les mots incantent, et la mère accueille le fils qui était loin. Face à l'horreur prévue d'une dictature prônant la purification ethnique de la première république noire, resplendit la figure de Dianira Fontoriol, baptisée Popa Singer depuis qu'elle est chevauchée par un loa blanc, esprit du poète autrichien von Hofmannsthal qui habite sa machine à coudre. Prégnance de l'imaginaire vaudou au milieu des fleurs de mangues et des poissons au piment oiseau. Hommage à la « maman-bobine de fil » qui transmet le qui-vive, à la « mère nourricière, ravie d'alimenter en brins de toute beauté la machine Singer à coudre les beaux draps d'un réel-merveilleux germano-haïtien ». Nous connaissions Legba, passeur des mondes visibles aux mondes invisibles, dieu des écrivains de Dany Laferrière, du Cri des oiseaux fous au pommeau de l'épée. le « loa à identité rhizomatique » de la Popa Singer mêle l'homme blanc au merveilleux haïtien, et appelle à l'incandescence et au pan-humanisme." (suite de la chronique sur louetlesfeuillesvolantes.blogspot.com )
Lien : https://lesfeuillesvolantes...
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critiques presse (2)
Culturebox   11 mars 2016
Depestre aura 90 ans cette année. Il vient d’écrire le livre le plus jeune qui soit.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeFigaro   12 février 2016
Le doyen des lettres haïtiennes rend hommage à sa mère et fait défiler l'histoire convulsive de son pays.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
loudarsanloudarsan   18 février 2016
tu auras eu un mal du diable à trouver une carcasse en bambou, du papier et du vent pour lancer dans l'azur des humanités le parler de l'enfant au bout de ses larmes qui s'émerveille de réapprendre la tendresse et la grande santé du rire aux éclats. Longtemps à l'avance, il faut préparer le cerf-volant du vieil âge d'homme : n'ayant pas de retour en arrière possible, il devra monter sans se perdre dans les nues. Dans ce saut sans filet, tu n'auras pas le droit de manquer ton coup, à force d'embrasement de l'être, jusqu'au point-zénith où l'été indien de ta création changera le vieux chaos haïtien du soir en cinéma du petit matin, dans l'ensoleillement à la française des songes et des histoires tragiquement vraies de toute la vie
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loudarsanloudarsan   18 février 2016
— Il y a, renchérit notre mère, le cyclone, le paludisme, la sécheresse, la mortalité des enfants, des épreuves atroces qui traquent tous les foyers ; à cela il faut ajouter la prostitution, l'érosion, le pian, le kwashiorkor, les inondations, tout ça, et une pile d'autres grands malheurs à venir, ferait partie du même pouvoir noir à la Baron-Samedi qui fait d'Haïti un hapax existentiel !
— Tu voudrais dire, fis-je, que nous vivons nos iniquités sociales et les fléaux naturels comme des phénomènes également magiques ; le tonton-macoutisme d'Etat, la papadocratie vitam aeternam, la satrapie, créole ou bossale, le carnaval politique auraient la même origine surnaturelle que les pluies et les vents qui dévastent les plantations de bananes ?
— Oui, dit Dianira Fontoriol, la négritude totalitaire à la Papa Doc est la chiennerie cosmique des sorciers de la barbarie.
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loudarsanloudarsan   18 février 2016
— […] Ton ancien compagnon de jeu a la virtuosité d'un Paganini du terrorisme d'Etat lorsqu'il exécute sur son stradivarius les formidables partitions baschmakoffiennes qui servent à extraire dans la violence sacrale vaudou la racine cubique de l'identité des Nègres d'Amérique restés fidèles aux mânes légendaires des Afriques-mères !
— A ton avis la fin justifie toujours les moyens ?
— Je ne devrais pas étonner un grand garçon de la poésie : le pouvoir absolu sanctifie absolument les moyens. Qui veut la fin doit vouloir sans état d'âme les méthodes hémato-balnéaires à la Papa Doc. Telle est la “moelle substantifique” de l'intégrisme duvaliériste, la seule doctrine applicable aux malheurs de ce mini Etat-nation. Suis-je en train d'éclairer a giorno la lanterne du poète ?
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PatriceGPatriceG   05 décembre 2019
Un lundi qui tourne au pipi de tigre

Je n'étais pas encore conçu l'après-midi de novembre où la jeune fille de Jacmel qui allait être ma mère fit l'acquisition d'une machine à coudre Singer chez un importateur blanc du Bord-de-Mer. Ce négociant allemand, une décennie auparavant, s'était approprié par la fraude le nom d'un illustre poète autrichien ..
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner   22 février 2022
On s’était mutuellement avoués coupables : en temps de guerre froide généralisée, on avait mis un égal acharnement à démolir par le feu la cahute d’illusions qui avait servi d’abri à nos années de dérive conjugale.
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Vidéo de René Depestre
Avec Arthur H, Rim Battal, Seyhmus Dagtekin, Maud Joiret, Sophie Loizeau, Guillaume Marie, Emmanuel Moses, Anne Mulpas, Suzanne Rault-Balet, Milène Tournier, Pierre Vinclair & les musiciens Mathias Bourre (piano) et Gaël Ascal (contrebasse) Soirée présentée par Jean-Yves Reuzeau & Alexandre Bord
Cette anthologie reflète la vitalité impressionnante de la poésie francophone contemporaine. Quatre générations partagent des textes pour la plupart inédits. La plus jeune a 17 ans, les plus âgés sont nonagénaires. Ils sont ainsi 94 à croiser leurs poèmes sur la thématique du désir, un mot aussi simple que subversif.

ADONIS – ARTHURH – Olivier Barbarant – Linda MARIA BAROS Joël BASTARD – Rim BATTAL – Claude BEAUSOLEIL – Tahar BEN JELLOUN – Zoé BESMOND DESENNEVILLE – Zéno BIANU – Carole BIJOU – Alexandre BONNET-TERRILE – Alain BORER – Katia BOUCHOUEVA – Julien BOUTREUX – Nicole BROSSARD – Tom BURON – Tristan Cabral – CALI – Rémi Checchetto – William CLIFF – François de CORNIÈRE – Cécile COULON – Charlélie COUTURE – Laetitia CUVELIER – Seyhmus DAGTEKIN – Jacques DARRAS – Michel DEGUY – Chloé DELAUME – René Depestre – Thomas DESLOGIS – Ariane DREYFUS – Renaud EGO – Michèle FINCK – Brigitte FONTAINE – Albane GELLÉ – Guy GOFFETTE – Cécile GUIVARCH – Cécile A. HOLDBAN – Philippe JAFFEUX – Maud JOIRET – Charles JULIET – Vénus KHOURY-GHATA – Anise KOLTZ – Petr KrÁL – Abdellatif LAÂBI – Hélène LANSCOTTE – Jean LEBOËL – Yvon LE MEN – Perrine LEQUERREC – Jérôme LEROY – Hervé LETELLIER – Sophie LOIZEAU – Lisette LOMBé – Mathias MALZIEU – Guillaume MARIE – Sophie MARTIN – Jean-Yves MASSON – Edouard J.MAUNICK –
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