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ISBN : 2843047382
Éditeur : Zulma (02/04/2015)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Amour. Haïti, l'entre-deux-guerres. Les trois sœurs Clamont, aristocrates décadentes, vivent dans leur grande demeure avec leurs souvenirs. Il y a Annette, la petite dernière, si belle ; il y a Félicia, qui a épousé Jean Luze, le beau Français ; et il y a Claire, l'aînée, la vieille fille, la mal sortie, qui nous raconte tout : ses frustrations, sa maison aux mille intrigues. son pays en déréliction et son amour fou pour un homme, un amour insurrectionnel. Colère. U... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Josephine2
  01 juin 2015
Ouf ! J'en suis arrivée à bout ! Non, ce n'est pas ce que vous croyez, j'ai beaucoup aimé ce livre, mais il n'est pas simple à lire. L'écriture de Marie Vieux-Chauvet n'y est pour rien ! C'est simplement, qu'il faut avaler les histoires qu'elle nous raconte avec brio sur Haïti. Il faut le lire à petites doses.
Rien ni personne n'est épargnée. Aussi bien les miséreux, les pauvres que l'élite tel les bourgeois, les intellectuels, les médecins, les prêtres, les acteurs sociaux y sont pour quelque chose dans la mise en place d'un dictateur pour les diriger. Tous sont coupables. Elle dénonce la lâcheté, la méchanceté, l'envie, la jalousie, la soumission, les humiliations, les révoltes étouffées dans l'oeuf, le pouvoir.
Non pas le pouvoir sain qui permet de faire avancer les forces vives d'un pays, mais celui qui rabaisse les gens, les tire vers le bas et toute la société qui va avec, homme, donc humain, qui ne règne que pour détruire.
A travers les trois chapitres de ce livre, on découvre avec Amour, Claire qui vit avec ses deux soeurs, Anette et Félicia, dans la maison familiale. Seule Félicia est mariée. Jean Luze, son mari est français et est convoité par les deux autres soeurs.
Claire, vieille fille aigrie, raconte ses soeurs, son beau-frère, ses états d'âme, sa jalousie, sa haine, sa frustration de ne pas avoir connu l'amour, d'avoir été sacrifiée parce qu'elle n'était pas blanche, contrairement à ses soeurs.
Grâce à elle, on découvre également la petite province d'Haïti, la politique, le pouvoir, la misère, la colère, la haine, la jalousie, la torture. Les atrocités exercées par Calédu.
Colère, raconte la vie de la famille Normil, qui possède des terres. Un matin, des hommes en uniformes sont arrivés. Ils ont plantés des poteaux tout autour de la propriété familiale des Normil, les empêchant d'approcher de leurs terrains. Ils ont été spoliés. Un mur sera construit. Plus de possibilités de faire les récoltes, ce qui leur permettait de vivre.
Les voisins, les amis, tout le monde leur tourne le dos. Plus personne ne les salue. Ils sont considérés comme des pestiférés. Tous ont peur. Mais lorsque la jeune soeur, Rose, se livrera au « Gorille » pour que la famille soit préservée, ils sont revenus. Ils flattaient la famille afin qu'elle intercède auprès de Rose, donc auprès du Gorille, pour avoir des privilèges.
Chacun des protagonistes va essayer de lutter contre l'horreur. le père et le frère, vont chacun à leur façon essayer de trouver une solution pour sortir Rose de l'infamie dans lequel elle est. Mais la peur est là, elle prend chacun dans ses tripes et il est difficile de lutter contre plus fort que soi. Il y a également le grand-père et le dernier fils qui est handicapé. Il ne peut plus marcher. Ils vont se réfugier dans le Vaudou. Et la mère, qui renonce, que son mari trompe, et qui se réfugiera dans l'alcool. Tous n'en sortiront pas indemne. Loin de là.
Quant à Folie, il s'agit de 4 poètes qui se sont barricadés dans une cabane complètement délabrée. Ils y sont depuis 8 jours environ. Ils voient des diables partout dehors. Ils n'osent plus sortir, n'y pour faire leur besoin, ni pour manger… Ils ne font que boire du « Clairin », boisson locale alcoolisée et écrire des poèmes. La folie les saisit l'un après l'autre.
A travers ces trois histoires, Marie Vieux-Chauvet dénonce les horreurs que connaît son pays, Haïti sous la dictature de Duvallier qu'elle ne nommera jamais dans le livre. Ce sera Calédu, le Gorille ou le Commandant. Elle dénonce la folie furieuse et la cruauté sans limite de cet homme, ainsi que la faiblesse des hommes devant le pouvoir.
Un livre que je ne peux que vous recommander. Il permet de donner une vision précise de ce qu'est Haïti.
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Gangoueus
  15 novembre 2015
Amour
C'est le premier texte. Il est le plus long, le plus dense parce qu'il colle au plus près d'un personnage. Claire Clarmont. Une femme de 40 ans, vivant avec ses soeurs dans la demeure héritée d'un père ayant fait fortune dans l'exploitation du café au début du 20ème siècle et qui a sens cesse briguer l'investiture suprême de son pays. Mais au moment où la demoiselle Claire Clarmont parle, ce père a disparu depuis belle lurette. Claire Clarmont a le point de vue marginal de la vieille fille. Distante, peu diserte, elle offre à son entourage l'apparence de la piété religieuse. Elle semble déconnectée des choses, des passions de la chaire auxquelles se livrent sa soeur benjamine ou aux sages joutes de sa soeur cadette mariée à un Français habitant la demeure familiale. Ses états d'âme révèlent un être retors, manipulateur à un niveau inquiétant, lubrique. Marie Vieux-Chauvet tente-t-elle une psychanalyse d'une élite haïtienne de son époque guindée, arrogante et pourtant si désireuse d'une sensualité qui lui fait défaut? La question raciale est au coeur de ce texte. Certains diront qu'il s'agit de luttes de classe. Mais par le jeu de la génétique dans un univers fait de brassages raciaux, Claire Clarmont nait noire dans une famille de mulâtres blancs. Avec toutes les questions qui sous-tendent, une mésestime de soi profonde qui explique le statut social et l'aigreur de narratrice au moment où elle écrit. Il me semble que le racisme qui est coeur de ce roman est l'un de plus violent qu'il m'ait été donné de lire. Ce qui peut paraître étonnant quand on parle de la première nation noire indépendante de l'ère moderne…
Colère
La violence du duvaliérisme monte d'un cran dans le deuxième texte. Elle était très présente dans le premier texte. Elle est sous-jacente dans Amour, se matérialisant par les cris qui émanent des prisons qui jouxtent la demeure des Clarmont et entrecoupant la réflexion lucide et sensible De Claire. Dans Colère, elle prend le contour d'une expropriation terrienne en bonne et due forme. Une famille plutôt noire a obtenu par d'une terre importante par un aïeul. Quand les maroutes viennent remettre en cause les limites du cadastre, c'est toute une famille de têtes brûlées qui voit son univers embarqué dans les sombres vagues du totalitarisme et de l'injustice. Enfin, injustice… Toute l'intelligence de Marie Vieux Chauvet réside dans le fait de montrer qu'il n'y a pas les bons d'un côté et les mauvais, même si l'oppresseur est décrit sous des formes caricaturales qui traduisent bien la difficulté raciale en Haïti. Mais ici,le premier enjeu du texte est d'observer la réaction des membres de cette famille face à la violence d'un pouvoir vindicatif. le texte entre là dans une dimension universelle renvoyant le lecteur à sa propre réaction et le questionne « face à l'abject quelle attitude tenir? ». Les épreuves révèlent les individus, dit-on. Colère va en être l'illustration.
Folie
Si je devais faire une thèse en littérature, je travaillerais surement sur le fou comme dispositif littéraire intéressant pour aborder la liberté d'expression et le libre arbitre. Ici, la folie se saisit de poètes. Où plutôt ces derniers usent d'elle comme un bastion les maintenant en vie. Cette dernière partie de l'oeuvre magistrale de Vieux-Chauvet interpèle le lecteur sur la position de l'intellectuel face à l'abject, la barbarie. Et quelle forme sa résistance, sa réaction peuvent-elles prendre forme dans un tel contexte. On parle d'Haïti, terre qui a broyé des hommes de lettres brillants comme Jacques-Stephen Alexis. D'une certaine manière, l'enfermement de ses personnages est prémonitoire, Marie Vieux Chauvet va connaître cette douloureuse dans son exil lointain à New-York. Prémonition. C'est finalement le texte le plus touchant et surtout le plus original puisque la romancière en scène y déploie plusieurs genres : prose, théâtre, poésie.
Conclusion
Que dire de plus? Que ce texte me parle? C'est une évidence. Qui a connu une once de régime totalitaire comprendra forcément les logiques qui sont en jeu. J'aimerais que le plus grand respect que j'ai pour cette oeuvre de Marie Vieux-Chauvet, c'est avant tout la sincérité et l'honnêteté qui s'en dégage. La romancière appartient à l'élite mulâtre qui dans un premier temps a tout à craindre pour ses privilèges de ce pouvoir nègre qu'incarne une certaine phase du duvaliérisme. On lit la revanche qui transpire des parvenus qui détiennent le pouvoir. Et la race bout dans toutes ces questions et ces états d'âme. La diabolisation de l'autre est un concept très présent avec des métaphores très crues, comme dans le dernier texte. On découvre en filigrane une nation malade de son histoire, loin des images d'Epinal que portent Les gouverneurs de la Rosée. Il est difficile de ne pas ressentir ce texte et il faut énormément de grandeur pour mettre en scène toutes ses peurs et en même temps se tenir à distance. Un livre à la hauteur de ce qu'est la littérature haïtienne : magnifique et indispensable.

Lien : http://gangoueus.blogspot.fr..
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le-mange-livres
  17 mai 2015
Découverte ce mois-ci, cette trilogie haïtienne des années 1960, tout récemment rééditée chez la fantastique Zulma, dans une toujours très belle collection de semi-poche.
Trois récits, donc. Récits d'amour - passion, amour filial et fraternel, amitié - face à la haine et à la violence ; lâcheté ou résignation des uns, courage des autres - beau récit d'émancipation féminine, témérité des poètes, sacrifice de la fille et du père - dignité de ce peuple haïtien combien de fois meurtri, fabuleux chant de liberté. Marie Vieux-Chauvet a écrit là un roman d'une puissance extraordinaire, qui lui a coûté un exil définitif de son île natale - elle est morte à New York cinq ans après le début de la circulation clandestine d'un ouvrage interdit, dès sa parution, par un Duvalier furieux.
"Les temps ont changé mon enfant, et la voix de la justice semble s'être tue pour longtemps."
Trois récits dans le décor d'une petite ville de province, qui se répondent par un système de correspondances. Dans Amour, la passion brûlante et incomprise d'une vieille fille pour son séduisant beau-frère avec la tyrannie d'un chefaillon local en toile de fond ; dans Colère, une parabole à la Gogol ou à la Buzzati sur une famille dépossédée de façon arbitraire de ses terres et poussée à jouer le jeu d'un odieux chantage ; dans Folie, le délire alcoolisé mais pas tellement irréel de trois amis poètes retranchés dans un angoissant huis clos.
Avec une écriture limpide mais âpre, Marie Vieux-Chauvet porte la voix originale et émouvante des révoltés perpétuels, et brasse une richesse folle de thématiques : l'exploitation et le néocolonialisme, la condition féminine, la contrainte et la liberté, les préjugés de classe et de couleur si marqués au sein de cette société pourtant très métissée, les persistances archaïques dans leur brutale et difficile confrontation aux changements, la mécanique de la terreur, la politique, la psychologie, les tréfonds de l'âme haïtienne, la décrépitude de la bourgeoisie mulâtre.
C'est sans pitié, d'une incroyable modernité, définitivement brillant et puissant, c'est un discours consistant, qui a la force et l'ampleur d'un Coetzee. Et en conséquence, comme une envie de me replonger dans une autre lecture de (très) longue haleine, les bouquins de Madison Smartt Bell sur l'indépendance haïtienne (Le soulèvement des âmes, le maître des carrefours).
"Ce coin est enchanteur : la mer, les montagnes, les arbres ! C'est dommage, oui, vraiment dommage, qu'il soit si pauvre et malchanceux".
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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tomsoyer
  07 juin 2017
Comme indiqué dans les précédentes critiques il faut prendre son temps pour lire ce livre qui n'en demeure pas moins intéressant.
Une bonne peinture sociale de la société haitienne "personne n'est épargnée"
Un peu déçue tout de me^me je pensais en apprendre plus sur les faits historiques d'Haiti.
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DonaSwann
  09 février 2016
Déniché au hasard à l'Alinéa en prévision de mon propre anniversaire, tout simplement parce que je cherchais un auteur dont le patronyme commençait par V pour mon Challenge ABC 2015, cette réédition d'une trilogie parue en Haïti en 1968, autocensurée et oubliée (en tout cas, par ceux qui me parlent littérature habituellement), est une grande découverte de cette année pour moi.
AMOUR : En Haïti, les trois soeurs Clamont, Claire, 38 ans, Félicia, 30 ans, Annette, 22 ans, propriétaires terriennes, vivent ensemble dans leur maison familiale comme les soeurs O'Hara pouvaient vivre à Tara, post bellum, la gêne financière en moins, mais le huis-clos pesant en plus. Nous voyons les événements par les yeux brûlants de passion cachée de l'aînée, quadragénaire et vierge, comme elle se définit, qui s'est interdit de vivre par honte de sa peau noire, dont elle est la seule à porter l'atavisme dans une famille au métissage oublié. Elle brûle pourtant d'amour et de désir pour son beau-frère venu de France et vit ses sentiments, son désir de sexe et de maternité, par procuration. Elle porte aussi en elle une grande haine pour les oppresseurs politiques et voit les mendiants espions comme on pourrait voir des zombies dans un roman fantastique : avec horreur, dégoût et crainte. Claire est la seule narratrice et l'expression sans fard de sa passion et de sa souffrance, dénuée désormais de toutes les censures, de tous les tabous qui l'ont fait passer à côté de sa vie, m'a bouleversée.
Cf. notes pour "Colère" et "Folie" sur mon blog
Lien : http://aufildesimages.canalb..
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critiques presse (1)
LeDevoir   06 juillet 2015
Un roman-hydre à trois têtes, réédité par les éditions Zulma, qui entrouvre ainsi la porte des oubliettes où François Duvalier l’avait jeté.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Josephine2Josephine2   30 mai 2015
Amour – Page 18
Combien de gens a-t-il déjà assassinés ? Combien ont disparu sans laisser de traces ? Combien sont morts dans des conditions atroces ? Nous sommes devenus méchants par contagion : agenouillements sur du sel en grains, obligation pour les suppliciés de compter les coups qui leur enlèvent la peau du corps, patates bouillantes dans la bouche sont les moindres châtiments que certains d’entre nous infligent à leurs petits domestiques. Vrais esclaves que la famine leur livre et sur si ils passent voluptueusement leur hargne et leur rage. A leurs cris comme à ceux des prisonniers mon sang bouillonne, la révolte gronde en moi. Déjà je haïssais mon père de fouetter pour rien les fils de fermiers.
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Josephine2Josephine2   01 juin 2015
Page 19 – 20
Des mendiants frissonnants de fièvre sont accroupis au bord des rigoles et recueillent dans le creux de leurs mains, pour la boire, une eau puante. Dans les ruelles, des masures à peu près délabrées et tenant tant bien que mal à sur des fondations sérieusement ébranlées, abritent des familles aux joues caves et à la mine patibulaire. Là vivent quelques poètes pourchassés par la police qui se méfie de ce qu’elle nomme « les intellectuels ». Elle se méfie sans raison, la police, car nous sommes devenus doux comme des moutons et plus prudents que des tortues ; il y a belle lurette que nos incessantes guerres civiles ont passé à l’histoire comme des légendes épiques que la jeunesse lit en souriant.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   02 mai 2016
Cette flatterie autour de Rose ! Elle est en train de devenir puissante à son tour grâce au gorille. D’où viennent donc ces hommes ? Et qui est leur chef ? Ils ont surgi brusquement dans le pays et nous ont occupés sans que nous ayons rien fait pour nous défendre. Sommes-nous devenus à ce point faibles et - inconsistants ? Nous vivons dans la terreur, foulés au pied par des milliers de bottes. Personne n’ignore qu’ils ont un chef et pourtant personne ne l’a jamais vu. Il se cantonne dans sa ­forteresse et s’y promène, dit-on, comme un lion en cage en ­attendant le rapport de ses espions. Nous avons peut-être mérité cela et comme toujours beaucoup d’innocents vont payer pour les coupables. Etions-nous à ce point pourris ? Je n’ignore pas que nous avons longtemps pataugé dans l’erreur et la ­concupiscence et, personnellement, je souhaitais un chan­gement. J’aspire à me sentir pleinement un homme, un homme libre. Pas un embrigadé.
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le-mange-livresle-mange-livres   17 mai 2015
Je voudrai être sûre que Beethoven est mort apaisé d'avoir écrit ses concertos. Car que représenteraient, sans cette certitude, la douloureuse anxiété d'un Cézanne traquant une couleur qui le fuit ? l'angoisse d'un Dostoïevski cherchant Dieu à tâtons dans le fourmillement d'une pensée torturée par une complexité d'âme infernale !
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le-mange-livresle-mange-livres   17 mai 2015
Aux dires du père Paul, je me suis empoisonné l'esprit en m'instruisant. Mon intelligence sommeillait et je l'ai réveillée, voilà tout.
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