AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782355362675
112 pages
Éditeur : Carnets Nord (27/10/2017)

Note moyenne : 2.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :
« En matière de football, chez les Achuar, en Amazonie, il ne s'agit pas du tout que l'un des camps triomphe sur l'autre. Comme dans de nombreuses sociétés non modernes, ce qui compte, c est le jeu en soi, capturer la balle et marquer un but. Et qu il n y ait pas d'inégalité au terme du jeu. »

Philippe Descola, grande figure de l'anthropologie contemporaine française, interroge notre rapport au sport et au jeu au regard de la pratique qu en ont les so... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Philwitz
  25 mars 2018
Les entretiens de ce type ne sont pas ma tasse de thé, ils reposent uniquement sur la réputation de leur auteur. Des considération où l'on ne distingue pas ce qui relève de leurs travaux, de simples convictions, ou de réflexions qu'ils auraient sur le moment. Les éditeurs auraient du nous éclairer sur la manière dont ces propos ont été recueillis, relus, édités. C'est un travers commun à une majorité d'invervioueurs, et pourtant ça me semble indispensable. Ils auraient pu aussi mentionner au dos du livre qu'il s'agissait d'entretiens, et alors je ne l'aurais pas acheté.
Les entretiens de ce type ne sont pas ma tasse de thé, et pas seulement parce que j'ai lu ceux-ci en prenant mon café, et rien de plus, tant ce livre est court, 100 pages avec une police de caractères qui fait penser à la première ligne de lettres chez l'ophtalmo. Ca au moins, je l'avais vu avant de l'acheter. Mais un livre à ce prix là pourrait au moins durer aussi longtemps qu'un film au cinéma.
Des idées en vrac, à l'inverse d'un essai ou d'un ouvrage construit sur une argumentation. Enfin, moi, je ne suis pas enthousiaste à l'idée d'écouter des gens juste sur la foi de leur réputation, même, et surtout, d'un auteur que j'ai déjà lu et apprécié par ailleurs. J'ai besoin d'être convaincu.
La collection Homo Ludens, chez le Pommier/ Carnets Nord, entend interroger le sport, « omniprésent sur les ondes et les écrans », et qui «reste néanmoins un impensé ». Les deux autres titres parus interrogent Pascal Picq et Michel Serres (dont au moins un a atteint un haut degré de célébrité médiatique).
Des gens qui ont travaillé sur ce qui définit l'être humain, sur comment l'être humain se définit lui-même par rapport à la nature, ce qui donne un éclairage original à cette collection.
Bon voilà, des idées en vrac, et puis, oui, je suis de mauvaise humeur ce matin. Rendez moi mon heure de sommeil !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
vincentf
  09 septembre 2019
Il s'agirait de penser le sport, de déterminer ce que celui-ci a d'universel, de discerner ce qu'il dit des sociétés qui le pratiquent. Ce qui est universel, pour Philippe Descola, ce n'est pas le sport, mais le jeu, le sport n'étant que la dérive moderne des jeux anciens, que leur inscription dans l'individualisme. A travers quelques pages qui mériteraient d'être plus fournies, l'anthropologue s'amuse au jeu de l'interview, évoque des mondes pour qui le sport n'est pas encore devenu la compétition sans foi ni loi qu'il est désormais pour nous, où il parle de la beauté du geste au rugby et du rapport entre l'homme et l'animal dans la chasse et l'équitation. le sport identitaire, le fanatisme nationaliste, le football comme unique critère afin de déterminer la puissance d'un pays, ne sont pas la tasse de thé de Philippe Descola. Ils ne sont pas la nôtre non plus. Il s'agirait, pour panser le sport, de lui faire retrouver le goût du jeu.
Lien : https://www.lie-tes-ratures...
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
lanardlanard   21 novembre 2020
Il existe un autre système que j'ai appelé les "ontologies analogistes". L'analogisme, c'est l'idée que le monde est composé d'une infinité d'éléments, d'états, de processus, d'êtres, et qu'il est donc complètement fragmenté en une multiplicité de singularités. Des mondes de ce type-là sont très difficiles à penser. On trouve cette idée en Chine, en Inde, dans beaucoup de civilisations de l'Extrême-Orient. Pour nous, la Chine à l'avantage de présenter un modèle analogiste que es dizaines, des centaines de générations de lettrés ont, de façon réflexive, théorisé. Bien qu'il n'emploie pas le terme, Michel Foucault, dans Les Mots et les Choses, donne une très bonne description d'une ontologie analogiste, celle de la Renaissance, dans le chapitre intitulé "La prose du monde". Ces univers analogistes, on les trouve également dans le monde andin, au Mexique, dans une grande partie de l'Asie centrale, en Afrique.
Ces univers, je les appelle "analogistes", parce que, pour faire face à la diffraction, à la dissémination, à la singularisation des objets du monde, il faut trouver des moyens de les connecter. Et pour les connecter, on se sert de la pensée analogique. Celle-ci est universelle, mais dans ces systèmes, elle joue un rôle prépondérant. Il faut donc organiser ces éléments discontinus dans des séries en apparence continues. Il existe différentes techniques pour cela, qui sont des réseaux de correspondances : le Soleil est à la Lune ce que l'est est à l'ouest, le rouge au noir, etc. La hiérarchie est une autres façon de procéder tout à fait caractéristique des systèmes analogistes : on aligne ces éléments disparates le long d'une échelle.
Dans ces systèmes analogistes, le jeu joue un rôle très important. Il a une fonction rituelle, comme nous l'avons déjà évoqué.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          01
lanardlanard   21 novembre 2020
Ce que j'ai appelé animisme, c'est une façon de nommer, une manière de percevoir le monde dans lequel on établit des continuités entre les humains et les non-humains du point de vue de l'intériorité. On estime que la plupart des existants, des êtres autour de nous, dans notre environnement, ont des dispositions intérieures. On appelle cela une "âme" dans le jargon anthropologique. Les animaux, les plantes, même les artefacts, ont une intentionnalité, des désirs du même ordre que ceux des humains. Et surtout, la plupart des êtres se voient comme des humains, et on peut entretenir, de ce fait, notamment lors des rêves, un commerce intellectuel avec eux. En revanche, la plupart des êtres ont des corps tout à fait singuliers qui les mettent en contact avec des portions du monde seulement. Et donc la vie d'un oiseau n'est pas la vie d'un insecte etc. parce que chaque classe d'être a des dispositions physiques qui lui donnent accès à une partie du monde. C'est ce que j'appelle la "physicalité".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          01
PhilwitzPhilwitz   25 mars 2018
L’idée du jeu dans lequel l’un des participants triomphe sur l’autre est quelque chose qui, encore une fois, n’est pas absolument propre au monde moderne, mais qui a été, dans le monde moderne, complètement exacerbé par rapport à des conceptions du jeu qui privilégiaient l’activité ludique sur son résultat.
Commenter  J’apprécie          80
PhilwitzPhilwitz   25 mars 2018
Ces grandes écoles, les « public schools » anglaises, ont inventé le sport comme un dispositif de façonnement des élites, de préparation à des carrières militaires, puisque bien des élèves se destinaient à servir dans l’armée. Ce dispositif a exacerbé l’esprit d’équipe, l’émulation, la camaraderie, l’aptitude à commander, tout ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de la solidarité des dominants dans une société de classes, et même une société de castes (…)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
AderuAderu   12 octobre 2020
On part dans une situation d'égalité et on doit terminer dans une situation d'égalité, car si l'un des groupes se retrouve en situation d'inégalité parce qu'il a perdu, cela met en péril l'ensemble de l'équilibre social. Ce n'est pas universel, mais commun à beaucoup de sociétés non modernes. (40)
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Philippe Descola (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Descola
33EME FÊTE DU LIVRE DE BRON 6—10 MARS 2019 HIPPODROME DE PARILLY + LIEuX PARTENAIRES
Au fil des grands romans, essais, bandes dessinées, recueils poétiques ou livres jeunesse publiés dans l'année, nombreux sont les auteurs qui explorent les liens entre nature et culture, animalité et civilisation, instinct et normes sociales, urbanité et sauvagerie.
De Serge Joncour à Nicolas Mathieu, Prix Goncourt 2018 pour Leurs enfants après eux, en passant par la brillante essayiste Marielle Macé, l'écrivain David Diop ou le grand anthropologue Philippe Descola, cette interrogation sur la part animale se double d'une réflexion profonde sur les enjeux de notre monde contemporain – l'urgence environnementale, la violence sociale, la pauvreté, les migrations – autant de thèmes que la littérature et les sciences humaines permettent d'éclairer et de mettre en perspective.
Mais La Vie Sauvage, c'est aussi la vie vivante, électrique, désobéissante, audacieuse et imaginative, cette part de rêve et de poésie, de subversion et d'invention que les livres continuent de porter envers et contre tout.
La littérature aussi est une forme de vie sauvage !
Avec DOMINIQUE A · NINE ANTICO DIDIER CORNILLE · GAUTHIER DAVID PHILIPPE DESCOLA · DAVID DIOP · FABCARO · JÉRÔME FERRARI · JÉRÉMIE FISCHER · RAPHAËLE FRIER · CLAIRE GARRALON · PIERRE GUYOTAT · SERGE JONCOUR · ANDREÏ KOURKOV · OLIVIA DE LAMBERTERIE · RÉGIS LEJONC · NICOLAS MATHIEU · LAURENT MOREAU · FRANÇOIS MOREL · JEAN-CLAUDE MOURLEVAT · FRANCK PRÉVOT · VÉRONIQUE OVALDÉ · ATIQ RAHIMI · DELPHINE DE VIGAN · ÉRIC VUILLARD · VALÉRIE ZENATTI.
Festival en entrée libre. Programmation complète sur www.fetedulivredebron.com.
Suivez la Fête du Livre de Bron : facebook.com/fetedulivredebron twitter.com/FeteBron instagram.com/fetedulivredebron
Réalisation : François Leconte/Agence Tintamarre ©2019
+ Lire la suite
autres livres classés : sportVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Coupe du monde de rugby : une bd à gagner !

Quel célèbre écrivain a écrit un livre intitulé Rugby Blues ?

Patrick Modiano
Denis Tillinac
Mathias Enard
Philippe Djian

10 questions
845 lecteurs ont répondu
Thèmes : rugby , sport , Coupe du mondeCréer un quiz sur ce livre