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ISBN : 2266272438
Éditeur : Pocket (04/05/2017)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 371 notes)
Résumé :
Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt...
L'histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s'achève quelques heures plus tard sans qu'on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio.
Roman de l'enfance volée, Le Gang des rêves brûle d'une ardeur rédemptrice : chacun s'y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l'illusion de la pureté.
Drama... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (154) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  06 juillet 2017
Dans les années 20, Cetta une jeune Italienne quitte son pays natal après avoir été violée et être devenue mère d'un petit garçon. Ils se dirigent vers les Etats Unis . Mais la vie n'est pas facile pour cette belle jeune fille qui vit son destin avec résignation. Par contre elle a de plus grandes ambitions pour son fils Christmas. Mais quel avenir est réservé a cet enfant qui vit au milieu de la mafia ?
Parfois certaines rencontres font que notre vie est boulversée pour toujours. C'est ce qui va arriver a Christmas lorsqu'il va sauver Ruth, une jeune fille riche et juive.
Ce roman tient franchement le lecteur en haleine. L'écriture est agréable, fluide et très scénarisée. D'ailleurs , moi, qui ne suis pas du tout pour les adaptations cinématographiques je pense réellement que ce roman pourrait faire un merveilleux film.
Les personnages sont sympathiques, et deviennent au fils des pages des amis. On se prend a aimer et a vivre dans ces quartiers de new york. En fait l'auteur a réussi a utiliser une merveilleuse machine a remonter le temps pour nous immerger dans son monde, dans son temps, dans son imagination.
Ce roman est un vrai pavé (ceux qui me connaissent savent que j'aime ça), mais, quand même, j'ai trouvé certaines longueurs. Ce qui a malheureusment déséquilibré un peu la narration. En effet, j'ai dévoré certains passage puis le rythme de lecture est devenu beaucoup plus lent, voir même trop lent à mon goût. C'est le seul petit bémol que j'aurais a faire a ce livre.
En tout cas je sors ravie de cette lecture que je conseille fortement.
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Kittiwake
  10 décembre 2016
Si ce roman est un coup de coeur, c'est sans doute parce qu'il porte tout ce que j'attends de la lecture :
- voyager dans le temps et l'espace : l'histoire commence en Italie au début du siècle dernier, et emporte rapidement la jeune Cetta et son enfant vers les Etats-Unis, pour fuir ce court passé de violence ordinaire.
- suivre l'évolution d'une noyau de personnages riches, (pas d'un point de vue économique, bien au contraire, et l'on pourra vérifié que l'argent ne fait pas le bonheur)), denses, animés d'une flamme telle que jamais ils ne renoncent. Cetta, et son bébé issu d'un viol, condamnée à vendre son corps, faute de pouvoir nourrir son enfant, Christmas, le gosse des rues qui se la raconte, l'outsider des paris du destin, Ruth, la gamine riche dont l'imprudence brise la voie dorée qui lui était promise, lorsqu'elle a le malheur de croiser sur sa route le pestiféré de l'histoire, le démoniaque Bill.
- revivre le passé d'une société en pleine évolution (mais ne l'est-elle pas en permanence?), ici New-York avec ses bas-fonds du Lower East side, aux lois imposées par la mafia.
La construction fait alterner les époques, les retours en arrière apportant un éclairage sur les situations plus récentes, et les personnages, qui se croisent ou se perdent pour leur malheur ou leur bonheur. Pas question de s'ennuyer un instant, car on redoute ou on espère ces rendez-vous capitaux.
C'est un pavé, mais rien n'est de trop. La précision avec laquelle l'auteur décrit les personnages, à travers leurs actions, leurs doutes et leur sentiments rend l'ensemble vivant. Les dialogues sont réalistes, et le décor bien planté (l'histoire fourmille de détails qui témoignent de la qualité de la documentation (les marques de voiture à la mode, les noms des acteurs qui faisait le buzz à Hollywood -gloire éphémère : la plupart sont tombés dans l'oubli-, la marque d'un whisky frelaté….)

Un bandeau mentionne « coup de coeur des lecteurs 2016 » dont je n'ai pas identifié l'origine.
Peu importe , j'approuve totalement le choix de ce panel obscur.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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isabelleisapure
  08 janvier 2017
Coup de coeur !
Voilà. En six petits jours je viens de terminer les quelques 700 pages de ce monument. Je tourne la dernière page en me posant une question : que lire après ça ? J'ai passé six jours à me répéter que je lisais un roman génial, à mettre mon réveil une heure plus tôt pour lire un petit peu et c'est déjà fini. J'ai connu des personnages fantastiques, détestables, touchants, ils sont devenus mes compagnons de lecture, je m'y suis attachée, je les ai adorés, détestés, j'ai pleuré, ri, bref j'ai lu. Je pense que je n'aurai pas de mots assez forts pour dire à quel point ce livre m'a plu.
Oui, mais de quoi ça parle ? Je vais essayer de vous le dire en peu de phrases car un pavé pareil ne se raconte pas, IL SE LIT !
Nous sommes en 1909, Cetta, jeune italienne de 15 ans arrive à New York avec un enfant sur les bras, né d'un viol. Mais, le rêve américain n'est pas au rendez-vous et la jeune femme finira sur le trottoir pour survivre et élever son fils.
Chrismas grandit comme il peut dans les rues de Manathan. Il apprend à se construire et devient un jeune homme courageux qui n'hésite pas à venir au secours de Ruth, une jeune fille sauvagement agressée.
De là naîtra une passion dévorante, qui hantera le jeune homme toue sa vie, car bien sûr le destin va se charger de les séparer !
Cette histoire est loin d'être seulement une histoire d'amour, c'est aussi une plongée dans les années 20, époque du cinéma parlant et de la radio. Mais également celle du règne des gangsters et des mafieux qui font la loi dans les quartiers pauvres. Les gens de couleur subissent la ségrégation.
L'auteur se livre aussi à une réflexion sur la violence faite aux femmes, le racisme, la solitude, les rêves brisés.
C'est un roman violent, tendre, cruel, passionnant, foisonnant. Un grand, un TRES grand roman.
J'en ressors à regret étourdie et bouleversée.
S'il vous plait, ne le ratez pas ! LISEZ-LE !!!

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sandrine57
  19 janvier 2017
Christmas Luminita n'est encore qu'un adolescent vantard quand il rencontre Ruth Isaacson pour la première fois. Elle a 13 ans et vient de perdre son innocence, molestée, violée, amputée d'un doigt par Bill, le jardinier au rire aussi joyeux que trompeur. Pourtant, dans ce visage tuméfié et bleui par les coups, Christmas ne voit que deux yeux vert émeraude dont il tombe immédiatement amoureux. Mais l'apprenti gangster du Lower East Side, fils d'un violeur et d'une immigrée italienne devenue prostituée, peut-il espérer un avenir avec une riche héritière juive de Park avenue ?
Un roman énorme ! Par son nombre de pages, par tous les thèmes qu'il brasse, par le plaisir de lecture qu'il procure.
Le gang des rêves est le roman de l'immigration, de la misère, de la prostitution, des logements insalubres, du rêve américain pas toujours accessible, de la difficile intégration des étrangers sur leur terre d'accueil.
C'est aussi un roman de gangsters, des mafias italienne ou juive, des flics corrompus, des casseurs de grèves, des bordels et des salles de jeu clandestines, du code d'honneur des voyous et des représailles sanglantes s'il est rompu.
C'est aussi un roman d'amour, le pudique qui se tait mais qui agit, celui qui fait déplacer les montagnes, que ni le temps ni l'espace ne peut altérer, qui fait d'un voyou une vedette.
C'est aussi le roman de New York, d'Ellis Island à Park avenue, en passant par le Lower East side, Broadway ou Harlem, la ville de tous les possibles, de tous les rêves.
C'est aussi le roman de l'Amérique du début du XXè siècle, des théâtres en plein essor, des premières radios libres, de la naissance d'Hollywood et du cinéma, des stars, des dérives.
C'est aussi le roman de l'amitié à la vie, à la mort, celle qui fait redescendre sur terre quand on prend la grosse tête, celle qui fait accomplir des exploits parce qu'ensemble on est plus forts.
Et, le gang des rêves est aussi le roman de Christmas, Ruth, Cetta, Sal, Santo, Joey, Rothstein, Lepke, Bill, Karl, Cyril, les Isaacson, etc. Une galerie de personnages attachants ou détestables, courageux ou vils, doux ou dangereux, des hommes et des femmes qui ont vécu leur bout de rêve américain, ont réussi ou se sont brûlés les ailes. Des personnages devenus si proches au fil des pages qu'on peine à les quitter...Heureusement, ce n'est que le premier tome d'une trilogie, ce n'est donc qu'un au revoir.
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Epictete
  24 janvier 2017
Énorme pavé de 700 pages ! Mais n'ayez pas peur de l'aborder. Une fois dans le sujet, vous ne le quitterez plus.
A travers ce récit passionnant, c'est toute l'histoire d'une époque, d'un pays que l'auteur aborde. On y trouvera tous les thèmes qui ont construit les Etats Unis et qui sont encore bien actuel comme : l'immigration, le racisme, la misère, la prostitution, le syndicalisme, l'évolution des média et les progrès de notre civilisation, etc.
Dans les années 20, Cetta, une jeune italienne débarque à New-York avec son fil issu d'un viol, Natale rebaptisé Christmas par les services de l'immigration.
On a tous entendu parler du « rêve Américain », mais bien peu en ont vu la concrétisation. Ainsi Cetta se voit rapidement conduite à se prostituer pour survivre et Christmas grandit dans la rue, avec les fréquentations que l'on devine.
Heureusement, celui-ci à un fort caractère et il saura saisir sa chance, jusqu'à évoluer au fil du récit vers la gloire et la reconnaissance.
C'est l'Amérique des pauvres et des paumés, de la violence, qui est décrite, mais aussi celle des populations qui ont réussi et qui vivent avec des moyens inimaginables, pour lesquels l'argent n'est rien.
Ce livre est vraiment exceptionnel. Que dire de plus ?
Il faut le lire. Dans la multitude des titres qui nous sont proposés chaque année, il y a quelques pépites qu'il ne faut pas laisser passer. D'autant qu'il ne me semble pas que celui-ci ait vraiment bénéficié de la couverture médiatique qu'il méritait.
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Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
azelmazelazelmazel   15 décembre 2017
"Eh, Fred !
- Oui ?
- Eh, toi tu sais ce que ça veut dire "P.-S." ?
- C'est une formule qui permet d'ajouter une annexe à la fin d'une lettre.
- J'ai rien compris
- Quand une lettre est terminée et signée, mais qu'on veut encore dire quelque chose, on écrit "P.-S." et puis ce qu'on veut ajouter
- Genre: "Ah, j'oubliais un truc ?
- Exactement."
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nath45nath45   15 décembre 2017
"Non, moi je suis ta maman et c'est tout, mon trésor. Moi, je suis comme les pages du livre, là tu peux écrire toute ton histoire et ... (Page 231)
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azelmazelazelmazel   12 décembre 2017
Cetta s'endormit - elle se raconta l'histoire d'une petite fille de quinze ans qui s'enfuyait de chez elle, toute seule, avec son petit bâtard, pour aller rejoindre le royaume des fées.
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azelmazelazelmazel   12 décembre 2017
Alors la mère prit le visage de sa fille entre ses mains noueuses et ridées et la fixa avec amour et avec une détermination désespérée. "Toi, tu n'auras jamais un bâtard dans le ventre !" dit-elle.
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canelcanel   19 octobre 2017
Et c'est avec cette fureur qu'il regardait les hommes et les femmes de son quartier : il les voyait plus petits que d'ordinaire et plus poilus, avec des sourcils tellement fournis qu'ils ne dessinaient qu'une grosse ligne noire au-dessus des yeux. Et tous ces regards de vaincus, ces dos courbés par la misère et la résignation, et ces poches toujours vides qui criaient la faim, grandes ouvertes comme les bouches hurlantes de leurs enfants mal nourris. Et pendant qu'il s'éloignait, c'était comme si les éternels discours de tous ces gens, des malheureux comme lui, résonnaient dans ses oreilles. Il les entendait parler du ciel et du soleil de leur pays natal [l'Italie], qu'ils avaient fui sans pouvoir s'en débarrasser et gardaient accroché à leurs épaules comme un parasite ou une malédiction ; il les entendait parler de mules, moutons et poulets, et puis de la terre, cette terre qu'il fallait labourer à la sueur de son front et nourrir avec le sang de ses mains et qui était, à les entendre, la seule chose qui vaille quoi que ce soit dans ce monde. Et il entendait aussi toutes leurs rengaines sur l'Amérique, l'extraordinaire nation qui promettait tout mais qui, à eux, ne donnait rien. Et tandis qu'il les poussait, se frayant un passage parmi les marchands ambulants de lacets et bretelles, et parmi les femmes occupées à envelopper dans du papier une saucisse qui devrait suffire à quatre bouches, il retrouvait la sensation de malaise et d'exaspération qu'il avait toujours ressentie, parce que ces gens parlaient de l'Amérique comme d'un mirage, comme de quelque chose qui n'existait que dans les histoires, alors qu'elle était pourtant là, devant leurs immeubles : comme s'ils ne savaient pas la voir, la saisir ! Comme s'ils étaient partis mais jamais arrivés !
Tête baissée, il traversa ce que tout le monde appelait le Bloody Angle, à Chinatown, entre Doyer, Mott et Pell Street. La couleur de la peau changeait, les maillots de corps tachés de sauce tomate laissaient place aux tuniques sans col, la forme des yeux était différente ainsi que les odeurs flottant dans les rues - ici, c'était un mélange d'oignon, opium, huile de friture et amidon des teintureries - mais les regards étaient les mêmes. Il s'agissait simplement d'un autre ghetto. Une autre prison.
(p. 273-274)
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