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ISBN : 222644159X
Éditeur : Albin Michel (02/10/2019)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 22 notes)
Résumé :
1915. Dans la ville de Vérone, un mariage va être célébré. Celui de Julia. Mais ce mariage ne dure que quelques heures, et le marié défie Lorenzo, le grand amour de son épouse. Celui qu’elle aime depuis des années. Le duel tourne mal, et Lorenzo rejoint le front de Trieste.

Au même moment, dans un petit village près de Palerme, Carmela, en pleine nuit, ouvre la porte à son amant qui vient tuer son oncle. Une affaire d’honneur. Le lendemain, Nino part ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  29 août 2019
🧵1915. Lorenzo, fils de bonne famille Veronese assiste au mariage de Julia, sa bien-aimée avec un rival. Ce mariage ne dure que quelques heures suite au décès du mari et Lorenzo est contraint de partir sur le front de Trieste. de son côté, en Sicile, Nino, fils d'un simple paysan tu l'oncle de Carmela un an, jour pour jour après que celui-ci ait assassiné son père. Afin de fuir les autorités, il s'engage comme simple soldat pour aller au front. Ses deux hommes se croisent et deviennent amis rapidement.
Une fois la guerre terminée, chacun retourne chez lui. Lorenzo a perdu Julia lors d'une manifestation où on lui a tiré dessus, lui laissant une fille. Quant à Nino, déclaré mort et ayant perdu la mémoire, le voilà arrivé dans son village le soir du mariage de Carmela. Leurs destins basculent... l'un prend fait et cause pour la doctrine fasciste et l'autre intègre la Cosa Nostra...

Rhapsodie Italienne est une fresque historique captivante. L'Histoire avec un grand H prend tout son sens, toute sa réalité à travers les événements jalonnant cette Italie disparate. le lecteur découvre la montée du fascisme notamment parmi les anciens soldats, méprisés après leur retour du front ; le culte progressif accordé à un homme, Mussolini ; les liens avec l'Allemagne et l'entrée en guerre à leurs côtés face aux Alliés.

La grande force de ce roman tient à sa qualité historique. Les personnages de fiction sont intégrés de manière simple et évidente aux faits réels et côtoient les personnages de l'époque. Cela permet au lecteur de découvrir les coulisses des décisions prises, les secrets d'alcôve, les "obligations" et autres délires d'un homme persuadé de mener son peuple au bonheur. Cet aspect permet également d'apporter aux personnages réels une émotivité, une humanité que nous ne trouvons jamais dans les livres d'histoire.

Pour conclure, Rhapsodie Italienne offre au lecteur une fresque historique passionnante et éducative tant le récit est jalonné d'éléments historiques avérés.
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Fandol
  01 septembre 2019
Rhapsodie italienne est une fresque énorme, très instructive, sur une période tragique de notre voisin italien, période négligée chez nous dans nos livres d'Histoire car, durant la même période, d'autres événements tout aussi dramatiques absorbent notre attention. Au cours de la lecture passionnante de ce livre, j'ai donc vécu en Italie de 1915 à la chute de Mussolini en 1945.
Jean-Pierre Cabanes est un auteur confirmé que je découvre grâce à une Masse Critique privilégiée de Babelio et aux éditions Albin Michel que je remercie. Cet écrivain a eu raison de s'attacher à la montée du fascisme italien, depuis ses sources jusqu'à sa chute tout en nous faisant vivre au plus près les dégâts considérables causés par cette idéologie.
Pour mener à bien sa rhapsodie – « Pièce instrumentale de caractère libre, proche de l'improvisation, utilisant des thèmes ou des effets folkloriques » - l'auteur débute en 1915, à Vérone, avec Lorenzo, jeune officier que j'ai tout de suite pris en affection tant son attitude est forte devant le coup dur qui l'accable. Julia, celle qu'il aime et devait l'épouser, se marie avec un autre ! Sans délai, l'auteur m'a plongé dans les détails des combines de ces familles italiennes qui seront la base du fascisme.
L'Italie va entrer en guerre pour tenter de prendre les terre irredente (Trentin, Istrie, Dalmatie) aux Austro-Hongrois mais voici soudain Palerme et cette Sicile que l'auteur semble bien connaître. Carmela, héroïne principale qui semble être illustrée par la splendide photo de couverture empruntée au photographe italien Ferdinando Scianna, Marpessa in Caltagirone, entre en scène.
Fille d'un riche propriétaire, elle aime en secret Nino Calderone que son père veut éliminer pour agrandir encore son domaine. Nino beddu, le beau Nino, je l'ai aussitôt adopté et son destin m'a captivé, intrigué, passionné, choqué parfois comme celui de Lorenzo.
Important à signaler, tout au long du livre, l'auteur m'a régalé de mots et d'expressions en italien mais aussi en dialecte sicilien. J'ai apprécié.
Comme Lorenzo Mori, Nino aime faire la guerre, se révèle d'un courage et d'une intrépidité incroyable. Avec ces quelques personnages principaux, bien d'autres vivent dans toutes ces pages, côtoient beaucoup de personnes ayant réellement existé. Avec eux, c'est toute l'Italie que j'ai vu vivre, évoluer et devenir fasciste pour échapper aux dirigeants corrompus avant de sombrer enfin dans la dictature et la compromission avec le nazisme.
Le Vatican repousse d'abord cette transformation puis s'en accommode et soutient enfin. Benito Mussolini est croisé d'abord comme journaliste sur le front puis comme patron d'un journal avant de s'affirmer comme dirigeant politique allant jusqu'à s'acoquiner avec Hitler après avoir envoyé tant de soldats guerroyer en Éthiopie, tuer, se faire tuer, massacrer pour quel résultat, comme à chaque fois ?
Tout au long de ce roman qui fourmille de références historiques importantes, Jean-Pierre Cabanes se montre très fort pour concocter des aventures amoureuses, des retrouvailles souvent rocambolesques mais cela donne toute sa saveur à cette Rhapsodie italienne impressionnante d'érudition et riche en émotions, un roman qui m'a captivé de bout en bout.
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kitou94170
  20 août 2019
«Rhapsodie italienne » de Jean-Pierre Cabanes est une immense fresque historique et romanesque. Un pavé de plus de 700 pages relatant l'histoire de l'Italie des premières heures du fascisme à la fin de la seconde guerre mondiale. L'auteur a divisé cette histoire en trois grandes parties correspondant à trois dates importantes pour l'Italie de cette première moitié du XXème siècle et c'est à travers le destin de deux hommes que tout sépare que nous allons traverser cette épopée.
En 1915, Lorenzo Mori officier dans l'armée italienne est destiné à partir à la guerre alors que Nino, le sicilien, est obligé de s'enrôler pour échapper à la prison après avoir commis un crime d'honneur. Eux que tout sépare vont devenir de véritables frères d'armes : des « arditi », véritable troupe d'assaut de l'armée italienne. Tous deux vont se battre pour la même cause : libérer les « terre irredenti », tenues par les Austro-Hongrois. Mais à la fin de la guerre, le destin va les éloigner l'un de l'autre et surtout les opposer. Tandis que Lorenzo va très rapidement adhérer à l'idéologie fasciste et devenir un des proches de Mussolini, Nino va quant à lui choisir une vie secrète au sein de la Cosa Nostra. Malgré cette farouche opposition, les deux hommes resteront liés durant toute leur vie car un lien indestructible unit « les arditi » qui restent des frères d'armes à la vie à la mort.
Aux côtés de ces hommes emportés dans le tourbillon des combats se trouvent ces femmes sans lesquelles une telle fresque ne serait pas possible : Julia, l'épouse et grand amour de Lorenzo qui défend la cause des ouvrières exploitées ; la belle Carmela, sicilienne et amante de Nino, prête à tout pour cet amour « absolu » ; et Laura fille de Lorenzo dont la destinée mènera vers la lutte pour le communisme. Chacune s'engageront dans un combat pour l'indépendance, la liberté mais surtout l'amour.
Bien sûr, il est très difficile de résumer cette magnifique épopée tant l'histoire est riche en évènements qui se succèdent les uns aux autres et qui ne laisse aucun répit au lecteur.
Véritable tour de force de l'auteur, celui-ci mêle remarquablement bien les personnages du roman aux personnages réels ayant marqué cette époque : Benito Mussolini, sa maîtresse Margharita Sarfatti qui l'a propulsé au pouvoir, Ciano gendre du Duce et bien d'autres encore.
A la seconde où l'on découvre les premières phrases, nous nous trouvons face à une véritable leçon d'histoire. J'y ai appris un nombre considérable de choses sur les premières heures du fascisme, son avènement et sa chute. Mais également les conséquences terribles de la première guerre mondiale sur l'Europe avec la montée en puissance des dictatures.
Vous aimez L Histoire, le courage, la loyauté mais aussi la trahison ! L'amour ! Les grandes héroïnes vous fascinent, bref les grandes fresques historiques vous passionnent, alors ce livre est fait pour vous. Tout y est. Et surtout, ces passions politiques et amoureuses qui s'entrecroisent violemment.
En ce qui me concerne, j'avoue avoir été un peu lassée par trop de répétition et par certains passages particulièrement longs mais satisfaite de tout ce que j'ai pu y apprendre étant une passionnée d'Histoire.
Malgré ces quelques bémols, ce fut vraiment une lecture très agréable.
Je remercie Babélio et Albin Michel pour cette masse critique privilégiée qui m'a fait découvrir un auteur qui m'était inconnu ainsi qu'un roman que je n'aurai certainement pas eu l'idée de lire à sa sortie.
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Pancrace
  13 septembre 2019
« Quoi ? Mon père a tué le premier mari de ma mère !
Et personne ne me l'avait jamais dit !
Mais que s'est-il passé ? »
Ce qu'il s'est passé est un des multiples détails dans la rhapsodie d'événements, de révélations et de confidences merveilleusement mise en scène par J.P. Cabanes qui nous entraîne dans cette passionnante épopée italienne de 1915 à 1945.
Rhapsodie: « Suite de poèmes épiques chantés par des chanteurs itinérants.»
Nino et Lorenzo sont nos rhapsodes, leurs chants passent tour à tour de mélodieux par amour à irrités par de multiples trahisons où rugueux à force de guerres.
Justes et loyaux, ils ne se détournent jamais de leurs idéaux distincts empreints de sincérité.
Dans ce roman, se dégage un souffle romanesque permanent, je risquerai même un soupçon de Pagnol mâtiné de Zévaco dans les rebondissements. J'ai souvent eu la gorge sèche et serrée.
Bien que ce texte soit régulièrement baigné de péripéties familiales tragiques et prenantes, la grande Histoire n'est pas en reste, véritable colonne vertébrale de ces pages, nous assistons à la croissance inéluctable du fascisme de Mussolini, sa plénitude et son déclin. Nous sommes également envoyés en éclaireur dans les prémices de la guerre d'Espagne où des troupes italiennes étaient déployées contre les républicains. Nous suivons les combats acharnés contre les troupes éthiopiennes, nous vivons l'invasion de la Russie par les troupes allemandes avec un focus sur la bataille de Stalingrad.
Inévitablement, afin de situer ses personnages au coeur de l'action, l'auteur ne peut échapper à quelques rencontres improbables et coïncidences hasardeuses que nous nous dépêchons de lui pardonner tant elles servent à merveille l'intrigue.
Si les rhapsodes sont masculins, il ne faut en aucun cas négliger les rôles féminins, incontestables chefs d'orchestre de cette symphonie historique, en commençant par Carmela, amour de Nino au destin sombre puis flamboyant, en poursuivant par Laura, fille de Lorenzo, rebelle et engagée, sans oublier Bianca Strozzi devenue patronne de « Cosa Nostra ».
Croustillant d'anecdotes, j'ai dévoré ce livre captivant où chaque page recèle son lot de surprises et de découvertes. J'ai également apprécié l'emploi d'expressions italiennes saupoudrées dans le texte comme des petits piments de vie qui viennent épicer les dialogues.
Merci Monsieur Cabanes grâce à des écrivains comme vous, le genre « roman Historique » a un bel avenir, il faut avoir beaucoup de talent pour faire revivre le passé avec tant de reliefs.
Merci encore à « Masse critique » privilégiée et à Albin Michel de m'avoir éclairé sur un pan de l'histoire de l'Italie que je ne connaissais pas.
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GeorgesSmiley
  29 août 2019
C'est un bon gros pavé, le genre de pavé qui vous saisit d'entrée, vous passionne et ne vous lâche qu'à la dernière ligne. D'abord, il y a un magnifique travail de documentation sur trente années d'histoire italienne (1915-45), les trente années qui ont écrasé et mutilé le XXème siècle, partout en Europe. Ensuite, il y a une intrigue romanesque qui réussit adroitement (c'est assez rare pour le souligner) à introduire des personnages de fiction sans tomber dans la pénible mode consistant à n'utiliser les personnages historiques que pour enrichir le décor. On vit, grâce au héros fictif, frère d'armes de Mussolini en 1915, les guerres vues du côté italien (14/18, Espagne, Ethiopie, 39/45), le retour des soldats, les gueules cassées, les héros, l'oubli, la misère, la tentation du fascisme (fort bien dépeint), la prise de pouvoir, l'alliance bon gré mal gré avec Hitler, les intrigues d'antichambres ou de boudoirs, le siège de Moscou ou celui de Leningrad, le rôle de la mafia dans le débarquement allié en Sicile, la destitution de Mussolini, sa libération par un commando de parachutistes allemands, la débâcle, les règlements de compte.
L'histoire colle au plus près de la vérité historique concernant Mussolini, Clara Petacci, le comte Ciano ou Margherita Sarfatti. Ajoutons que le roman évite également le péril tellement répandu aujourd'hui : regarder cette histoire avec les lunettes roses de notre époque et succomber à ses clichés manichéens.
On y rencontre de braves garçons devenus des tueurs, des paroles données et respectées, des amitiés de frères d'armes qui résistent au temps, des amours cabossées mais solides, d'autres fortes et tragiques, des familles écartelées par des choix politiques divergents, des femmes fortes (Margherita Sarfatti, l'infirmière Bianca, Julia, Carmela, Laura), on y trouve à mieux comprendre l'origine et les raisons de prospérer de Cosa Nostra. La psychologie des personnages est soignée, les dissemblances, pour ne pas dire les dissensions, entre le Nord et le Mezzogiorno sont habilement traitées.
Le style est plaisant, avec l'art de dire ou de suggérer beaucoup en peu de mots, ce qui convient tout à fait à un roman dont une bonne partie se déroule en Sicile. On apprécie le rythme rapide, les chapitres très courts et des trouvailles, comme l'intervention d'un personnage écrivain qui permet de faire exprimer des sentiments cachés.
Ce roman, aussi distrayant qu'enrichissant (on croit connaître un peu l'histoire de nos voisins et on se découvre ignare), est plus fort, plus fouillé, plus vrai que du Ken Follett. Les amateurs du genre apprécieront, sans aucun doute, Rhapsodie italienne. On lui souhaite le même succès. Il serait mérité.
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Citations et extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
ManouBManouB   12 septembre 2019
Mussolini marche lui aussi de long en large. Il se retourne.
- Et la liberté ? J'avais promis que le fascisme apporterait la liberté !
Margherita éclate de rire.
- La liberté, les Italiens s'en fichent du moment qu'ils ont un chef et qu'il leur donne de la fierté.
- Et les pauvres ?
- Les pauvres, ils veulent bouffer. C'est tout ce qu'ils attendent de toi. Aux riches, l'orgueil d'être italiens, aux pauvres, de quoi remplir l'assiette. La liberté c'est pour les philosophes, pour Benedetto Croce. La liberté, ce n'est qu'une idée!
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ManouBManouB   12 septembre 2019
Elle danse Laura...au mois de juillet 1936, la France est en fête. Le "Front popu" a gagné les élections...
ce qui se passe ici est intéressant. La gauche au pouvoir, on va voir ce que ça va donner, la vraie gauche. Pas celle des salons et des cafés philosophiques de Montparnasse, la bonne gauche aux mains calleuses et à la voix chaude, la gauche des petits matins avec la cafetière qui passe de main en main, celle des tapes sur l'épaule...la gauche des camarades. Dans ce monde, elle se sent bien Laura.
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PancracePancrace   11 septembre 2019
L'amour au parti, c'est la camaraderie associée à un besoin sexuel.
Le reste, c'est pour les bourgeois.
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FandolFandol   08 septembre 2019
Il a existé un fascisme roboratif, énergique et ambitieux. C’est l'idée de ce fascisme-là qui a fait la fortune du Duce. C'est sa mise en œuvre qui a produit "l'homme le plus aimé d'Italie, l'homme de la Providence", comme disait Pie XI. Tant pis pour la liberté d'expression, tant pis pour les hiérarques corrompus, et cette idée complètement folle du Duce de faire de l'Italien un homme nouveau, genre guerrier ascète à la mode spartiate. D'ailleurs, ce n'était qu'une idée. Les Italiens savaient qu'ils n'y parviendraient jamais et lui-même ne se faisait pas d'illusions. Moyennant ces arrangements et ces hypocrisies, on accommodait du régime, bien plus généreux et attentif que l'ère libérale qui avait précédé sous Giolitti, Facta et consorts.
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ManouBManouB   12 septembre 2019
Une guerre, écrit-il [Nino] que je n'aurais jamais imaginée, avec des canons plus longs que des trains, des obus que l'on transporte sur des chariots car ils sont trop lourds pour qu'un homme puisse les porter dans les bras"...
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