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Léopold Sédar Senghor (Préfacier, etc.)
ISBN : 2708700537
Éditeur : Editions Présence Africaine (11/07/2000)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 11 notes)
Résumé :

S'il avait le ventre derrière lui, ce ventre le mettrait dans un trou. S'il n'est que de vous nourrir, une seule femme suffit. Tout ce que dit le petit Maure, il l'a appris sous la tente. Rendre un salut n'a jamais écorché la bouche. Si tu plais au Bon Dieu, les hommes ne t'apprécient pas outre mesure. L'eau ne cuira jamais le poisson qu'elle a vu naître et qu'elle a élevé. La promesse est une couverture bien épaiss... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
meeva
  08 avril 2017
Ce livre m'a beaucoup moins emballé que le précédent « Les contes d'amadou koumba ». Mais comme c'est un recueil de contes, il peut sembler assez naturel que les meilleurs d'entre eux aient été sélectionné pour le premier opus, et que ceux restant pour le second soient un peu moins savoureux.
Birago Diop, tout comme Hampaté Bâ l'a fait aussi, nous offre à l'écrit les traditionnels contes oraux africains, du Sénégal ou du Mali, là où se trouvent les peuples peuls, toucouleurs…
Ce sont des contes un peu comme nous avons des fables. Ils mettent souvent en oeuvre des animaux, avec toute leur symbolique, Samba le lion, le roi, fort mais pas très malin, Leuk le lièvre, malingre mais très malin lui, Bouki l'hyène, bête et faible…
Un peu caricatural tout ça. Oui, dans le fond, ces contes allient l'art de la caricature au récit.
La différence avec les fables de la Fontaine par exemple, c'est que la morale est rarement énoncée. Elle n'est au mieux que suggérée, se permettant souvent de rester au stade de l'implicite.
Je trouve que c'est cela qui donne une grande force à ces récits : pas de morale à la noix du style « il faut… / il ne faut pas… », « bien / pas bien… ». Tout l'inverse de ce que l'on fait dans notre société actuelle en France, où l'on assène (où l'on assomme), particulièrement les jeunes, de messages d'un explicite exaspérant (« mangez 5 fruits et légumes », « les filles peuvent jouer au foot, les garçons peuvent faire la vaisselle », « fermez l'eau quand vous vous brossez les dents », « ne parlez pas aux inconnus dans la rue », « mettez un casque à vélo », « ne buvez pas d'alcool », « faites attention à vos camarades harcelés », « ne gâchez pas la nourriture », « ne parlez à n'importe qui sur internet »…)
Laissez-les donc se faire leur propre opinion, laissez-les donc se faire leur propre expérience !
Oui, mais doivent-ils eux aussi passer l'épreuve du feu, quitte à prendre le risque d'y laisser une partie d'eux-mêmes ?
Eh bien, déjà, les messages de prévention seraient plus rares, ils regagneraient peut-être en force.
Et puis, c'est là que réside le génie des contes. Raconter une histoire. Une histoire qui propose une expérience de vie et qui suggère une réflexion sans rien imposer. Donc sans le côté moralisateur.
Un bijou de pédagogie, que l'on préfère délaisser au profit d'une modernité qui cède au prêt à l'emploi, aux messages format encart publicitaire, quand la pensée demande du temps et des développements.
Voilà bien un genre qu'il faudrait réinventer à l'intention des nouvelles générations.
En attendant, n'hésitons pas à aller puiser chez ces peuples lointains cette sagesse à transmettre leur sagacité.

Lien : https://chargedame.wordpress..
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lafilledepassage
  24 janvier 2018
Très beau recueil de contes, rassemblés par le poète sénégalais Birago Diop. On y retrouve des personnages déjà rencontrés chez Senghor et communs à toute l'Afrique Occidentale : Leuk-le-lièvre, Bouki-la-hyène, Gayndé-le-lion, …
Ici ce sont tantôt des fables animalières, tantôt des contes merveilleux, mais la frontière entre les deux types n'est pas toujours nette. L'un d'eux met en scène Dolf Diop, un simple ou un sage (selon le point de vue), curieux cousin de Nasreddin. Il y a même une histoire avec un dragon, fait rare dans la tradition africaine je crois. Certains contes sont cependant assez hermétiques à l'Occidentale du 21ème siècle que je suis, et je n'ai pas toujours les clés pour comprendre, ou même deviner, leur signification.
On y retrouve aussi tout l'animisme africain, et aussi une magnifique place pour les femmes, gardiennes du feu et du sang dans ces peuples, toutes en sensibilité et en intelligence.
Contrairement à Senghor, dans sa « plus belle histoire de Leuk-le-lièvre », Diop a réécrit ces contes recueillis du griot Amadou Koumba pour les adapter à la littérature écrite tout en conservant leur musicalité et leur poésie, et ce pour la plus grande joie des lecteurs. Les puristes le regretteront mais malheureusement tout le monde n'a pas la chance d'entendre ces contes sous le baobab, assaisonnés de proverbes et relevés de chants ou de tam-tams …
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JMLire17
  03 juillet 2017
Je dois tout de suite dire mon plaisir à lire ce recueil de contes et de fables africains – les nouveaux contes d'Amadou Koumba de Birago Diop. Ce plaisir est né dès la lecture de la préface de Léopold Sédar Senghor, qui fait un double éloge, à la culture noire-africaine et à la langue française. Il termine sa présentation en disant de Birago Diop : " Il renoue avec la tradition et ressuscite la fable et les contes anciens. Dans l'esprit et dans le style. Il les rénove cependant en les traduisant en français, avec un art qui, respectueux du génie de la langue française – cette " langue de gentillesse et d'honnêteté " - conserve en même temps, toutes les vertus des langues négro-africaines ". Les contes, et fables rapportés, traduits, mais également écrits pour certains, par Birago Diop traitent beaucoup de la sagesse, du bon sens, de la loyauté, de la patience, dans les villages, dans la famille, dans l'ethnie. Ils dénoncent la cupidité, la mauvaise foi, l'injustice. Il fait parler les humains et les animaux, nous montrent, combien la vie des premiers est conditionnée à la survie des seconds. Il les décrit avec une extrême précision en peu de mots, par exemple, la hyène Bouki " poltronne, dont le derrière semble toujours fléchi sous une volée de gourdins ". Les textes sont riches de vivacité, de spontanéité, d'humour, de couleur, d'odeurs, mais également de recueillement de piété et de poésie " la lune, la vieille curieuse ", on y croise des rois, des peuls, des maures, des griots, des marabouts. le taureau de Bouki est une fable merveilleuse contre la cupidité. Les deux gendres est une satire de la vie des familles, et la soif de possession de certains. L'os, montre la bêtise d'un homme qui préfère mourir que de partager son repas. Si le Sénégal est la belle démocratie de l'Afrique occidentale, il le doit probablement, à la force de ses poètes, et conteurs comme Senghor, qui en fût le président, et Diop qui fût son ambassadeur à Paris.
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Enroute
  09 septembre 2018
Des contes amusants mais qui requièrent un peu d'attention pour être compris, je pense... du moins de ma part !
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loudu76
  28 mai 2017
Oh ! Quel livre étrange... au point que je ne l'ai pas aimé ! Nous avons été forcés à le lire en Français, pour un contrôle que j'ai foiré, car j'ai rien compris ! Je ne vous le conseille pas, sous peine de finir à la poubelle.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
EnrouteEnroute   09 septembre 2018
"_ Mère, accouche-moi !
_ Et comment accoucher de toi, puisque tu n'es pas encore à terme ?
_ Eh bien ! Je m'accouche tout seul", fit l'enfant au premier chant du coq.
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EnrouteEnroute   09 septembre 2018
Point n'est besoin d'un gros appât pour piéger une grosse bête.
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Birago Diop - Regrets
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