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EAN : 9781719901536
240 pages
Éditeur : Auto édition (29/08/2018)
4.34/5   49 notes
Résumé :
Prix du Balai de Diamant 2019 qui récompense un roman noir-policier ou thriller en Auto-édition.

Le pitch:
Quel est le point commun entre un looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino ? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile : des trafiquants de drogues, des braqueurs grim... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
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Kirzy
  10 février 2019
Yeah, je me suis régalée avec cet inclassable objet littéraire.
Un concentré des codes de l'esthétique pulp : violence, gouaille, humour et surtout personnages déglingos et truculents de voyous loosers.
T'es un peu comme dans un film de Tarantino tendance Reservoir dogs. J'ai notamment fortement pensé à un dialogue entre Mr Pink et Mr White discutant, après un braco râté, du comportement psychopathe de Mr Blonde, dialogue qui fait écho aux chicaneries entre les trois personnages du deuxième chapitre ... et c'était bon !
Sauf que t'es pas dans un bled des States à motels foireux mais au fin fond de l'Ardèche, comme si le rural agissait comme un aimant à truands et marginaux car ils n'y sont pas dérangés !
Ce qui particulièrement brillant dans ce roman, c'est son dynamitage narratif à la fois très élaboré et très pertinent en triptyque : 3 chapitres, 3 novellas, chacune avec son rythme propre, son unité de lieu, son ton et une chute, avec comme fil conducteur quasi surréaliste une mystérieuse bête rousse qui erre et nargue tous nos pieds nickelés. La lecture est très addictive tellement tu cherches à remettre les pièces du puzzle semés dans les deux premières novellas pour les faire s'emboîter dans la troisième. Et elle s'emboîte parfaitement, de surprise en surprise ! J'ai adoré le personnage de Sahora et son rôle de pivot inattendu suite à un changement de braquet de l'auteur.
Je lis très rarement des romans issus de l'auto-édition, et là je me dis qu'il y a vraiment du très très bon ! Mais que font les maisons d'éditions pour ne pas encore avoir signé le talent brut et décalé de Williams Exbrayat ???
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kateginger63
  25 novembre 2018
Ca barde sec dans la campagne ardéchoise
*
Un livre à la couverture attrayante, on voit un bouledogue de dos tirant sa laisse. En N&B et le titre en rouge sang. Voilà pour le contenant.
Le contenu? Un excellent roman noir bien déjanté, je dirais même plus : un poîlar digne de Nadine Monfils ou Tim Dorsey.
*
L'histoire tragico-comique d'une bande de malfrats , notamment le narrateur qui se retrouve embringué dans une situation des plus catastrophiques.
Ca tire de tous les côtés, un uppercut par ci, une beigne par là, le tout enveloppé d'un peu d'amphet. Et le tour est joué. Les cadavres s'empilent dans la terre sèche de la France rurale, celle des "laissés-pour-compte".
Se rajoute à cette situation déjà dantesque, un groupe de braqueurs et son otage. Et comme la situation n'est pas assez compliquée, une Bête (la copine du Gévaudan) rôde autour de la ferme maudite.
Voilà un résumé succinct de ce western apocalyptique.
*
Le rythme est carrément en mode staccato, les chapitres courts se succèdent et offrent à chaque fois un cliffhanger. Obligée de tourner la page, envie de connaître la suite. Impossibilité de lâcher ce livre!
L'auteur nous balade un peu où il veut, et j'en redemande!
Une plume fluide, très vive, ce brin de fantaisie qui apporte cette "french touch" scénarisable. Un humour noir, trash, voire glauque mais jamais gratuit. Les situations sont crédibles, et les retournements arrivent à point nommé tout en évitant la lourdeur scénaristique. Des personnages attachants, intenses, entiers. Une mention spéciale pour Disco Boy, le bouledogue alcoolique si attendrissant.
*
Une très belle surprise pour ce "pulp", néanmoins attristée par la fin. Les gentils gagnent, en effet....
Si vous avez l'occasion de le lire, je vous le recommande chaudement. Un auteur atypique, un OVNI . Logique!
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Chrichrilecture
  26 août 2020
Une belle couverture
Au vue de celle ci je pensais lire un bon livre ou le bouledogue français était mis a l'honneur ou avait un rôle principal, il fait une brève apparition dans la première partie et la dernière a sa mort.
Une histoire que je recommande aux amateurs de roman d'horreur car c'est une histoire macabre sans grand intérêt . Quand a l'enquête policière on la retrouve un peu vers la fin mais bâclée
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Chroniqueuse
  26 mai 2020
C'est dans le cadre du prix des auteurs inconnus 2019 que je vous parle du livre Ma vie sera pire que la tienne - Williams Exbrayat lequel figure parmi les 5 finalistes dans la catégorie littérature noire.
Je tiens à préciser que j'ai déjà lu cet ouvrage et compte donner un avis objectif.
Ce n'est pas la première de couverture qui m'interpelle que je trouve pourtant bien travaillée, mais basique. C'est plutôt le titre assez attrayant qui m'encourage à la découverte de ce livre et son plat verso qui promettent à mon avis une aventure assez loufoque.
Ce roman se divise en trois (gros et subdivisés) chapitres avec en-tête de chaque, une citation qui invite à la réflexion sur les agissements de l'être humain chose qui m'a plu dès le départ.
Ce n'est donc pas une simple histoire de braquages qui nous attend c'est plus profond.
Avec une plume endiablée et teintée d'un humour noir, Williams Exbrayat relate trois histoires distinctes mais on se rendra vite compte qu'elles sont reliées au fur et à mesure du déroulement du récit. Il n'y a pas de doute que l'auteur plonge le lecteur dans un rythme infernal en harmonie avec sa plume franche. La tournure des événements s'enchaîne avec des personnages exaltants, intrigants qui transmettent chacun à sa façon un message sur la vie et nous pousse aux questionnements.
Autant vous dire que tout va très vite avec Williams Exbrayat, la plume est bien maîtrisée sinon il y aurait eu beaucoup d'incohérences vu le rythme effréné de ce récit rocambolesque.
Ce roman noir est une vraie course à la montre! L'effet est saisissant.
Lien : http://chroniqueuse6.canalbl..
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paulmaugendre
  15 décembre 2018
Dans la lignée de son célèbre homonyme, le grand Charles, Williams Exbrayat creuse son propre sillon, en marge des sentiers battus de la littérature policière, noire, populaire.
Mais cette homonymie n'est que patronymique, car l'univers littéraire qui les rassemble se décline différemment, tous deux étant de fort bon aloi. D'autant que Williams Exbrayat s'autoédite et donc ne bénéficie d'aucun support éditorial.
Construit comme un triptyque, chaque panneau narrant une histoire et l'ensemble s'intégrant dans une suite logique, ce roman pourrait être lu comme un recueil de nouvelles - d'ailleurs chaque partie possède son propre épilogue - indépendantes mais complémentaires. Ce qui confère un charme indéfinissable au récit qui oscille entre humour noir, dérision et une forme de désespoir liée à des événements qui n'entrent pas dans le cadre du récit mais l'engendre.

Première partie : Cloches célestes.
Le narrateur, dont on saura le nom par la suite, un prénom qui par ailleurs ne lui convient guère mais chut…, donc le narrateur a entrepris avec deux copains, des bras cassés comme lui, de dévaliser une villa de rupins semblant abandonnée, du moins vide de tout occupant. C'est en pleine campagne, alors pas de raison de se gêner pour s'approprier l'argenterie. Seulement, lorsque l'argent te rit au nez, tu risques de tomber sur un os. Et l'os se précise sous la forme de trois individus en blouse blanche avec masques chirurgicaux sur le nez et lunettes de protection.
Les trois hommes sont tombés dans un repaire de petits chimistes en herbe et en gélules de captagon, une drogue qui comme le tabac peut nuire à la santé. Terminé le chapardage, il n'y a plus qu'à prendre ses cliques et ses claques, aïe ça fait mal, et tenter de se sauver. Mais ce n'est pas du cinéma, et le narrateur et ses copains, Mycose et Paulo, sont embarqués dans une histoire dont ils n'avaient pas imaginé la fin. Surtout Paulo et Mycose. Car si le narrateur s'en sort, c'est parce qu'il possède du répondant, qu'il se réfugie dans la campagne profonde et la maison d'un oncle décédé, qu'il aime Leïla, sa copine dont il n'a plus de nouvelles, et qu'il doit s'occuper de Disco Boy, le bouledogue bringé de feu son oncle qui se délecte de grandes lampées de bière tout comme son nouveau maître.

Deuxième partie : Braquage(s).
Trois anciens présidents de la république ont décidé de braquer un casino. Ce qui étonnera le lecteur qui sera mis en présence de Chirac, Hollande et Sarkosy, car comment imaginer que ces trois hommes puissent s'attaquer à un établissement de jeux. Ne vous leurrez pas, ces trois hommes portent des masque mais leur intention est bien de s'emparer de l'argent, ce qu'ils réussissent à faire tout en emmenant en otage une hôtesse, ce que les romanciers machistes appelleraient une belle plante mais restons courtois et digne. Donc ils prennent en otage Sahora, une ancienne athlète qui a dû abandonner la course à pied à cause d'une cheville défaillante. Chirac pète les plombs en arrosant un couple de flics, deux copains qui ne demandaient rien à personne, et Hollande est blessé par une balle perdue. C'est ce qu'on écrit en général car le projectile n'est pas perdu puisqu'il a atteint la jambe du niais. Je parle du braqueur bien entendu. Et ils s'enfuient jusqu'à un endroit situé non loin où s'est installé le narrateur de la première partie. le Patron des trois chimistes n'est pas satisfait de la spoliation dont il est la victime et il se lance en compagnie de ses sbires sur la trace des présidents.
Bien entendu la rencontre est inévitable, des morts sont dispersés dans les bois et les fourrés, tandis que le policier rescapé se met activement à leur recherche.

La troisième partie, Malbête, est un peu la synthèse des deux premières, Une suite dont on a perdu en cours de route quelques protagonistes et qui nous en fera découvrir d'autres, toujours dans une histoire qui relève de la pérégrination débridée, d'autres événements se greffant sur les deux précédents récits.

Dans un style particulier, narration à la première personne d'abord, puis narration normale à la troisième personne, et enfin parole est donnée à quelques uns des personnages qui s'investissent, volontairement ou non, dans cette intrigue débridée, décalée, étonnante et détonante, diabolique presque. Un roman déstructuré et pourtant à la structure, la construction précise, implacable, laissant toutefois au lecteur la possibilité de combler quelques manques.
Tout au long du récit, un personnage apparait en compagnie de ses deux chiens et une bête rousse nargue animaux et humains. Sont-ils là pour le décor ou jouent-ils leur partition comme ces rôles très secondaires, au théâtre et au cinéma, qui paraissent insignifiants mais marquent profondément de leur empreinte la pièce dans laquelle ils évoluent comme figurants ?
Penchés sur les épaules de Williams Exbrayat, tapis dans l'ombre, j'ai cru reconnaître ces auteurs américains de premier plan, pour la plupart injustement oubliés de nos jours, dont Jim Thompson, Charles Williams, Day Keene ou encore Brett Halliday. Seulement, ceci ne se passe pas aux Etats-Unis, mais pour la plus grande partie en Ardèche.
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
exbrayat-wexbrayat-w   28 octobre 2018
« La route n’en finit pas de serpenter dans la montagne. Des villages reculés, des vieilles bâtisses à l’abandon, des champs mangés par la forêt. Ici, la violence, c’est le mépris ; l’abandon du politique. Il ne reste plus rien. Pas d’écoles depuis longtemps, plus de bureaux de poste. Des nids de poule maltraitent les roues des voitures. Des lacets. Toujours des lacets. À mesure que le convoi s’enfonce dans la montagne, la misère devient de plus en plus prégnante. Elle n’est pas explosive comme la banlieue vue par la télé. Elle est silencieuse ; rampante ; oubliée des grands médias. Ici, c’est le royaume des petits paysans, des nouveaux pauvres, des marginaux, des sans-dents, du surendettement. C’est le triste spectacle de l’agonie d’un Ancien Monde qui se révèle sous les yeux d’Ulysse, sans risque d’insurrection ni de caillassage. »
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ChrichrilectureChrichrilecture   20 août 2020
L'usine avait sa petite réputation, de la corde naturelle de qualité française. Tu parles, on bossait sur des fibres synthétiques bon marché. On revendait la came avec une marge confortable aux grossistes et aux distributeurs qui a leur tour s'en mettaient plein les fouilles. Une belle enculade pour le consommateur; le capitalisme moderne ou la multiplication du profit par la multiplication des intermédiaires.
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ChrichrilectureChrichrilecture   18 août 2020
Disco Boy , le bouledogue bringé de mon oncle, me tient compagnie. Enfin si on veut. Il déprime sévère depuis que son maître est mort. A la nuit tombée, c'est toujours la même rengaine. Il pointe son museau et quémande avec sa bouille déprimée une ration de liche. A sa deuxième gamelle houblonnée du soir, il renifle le bas de mes pantalons, couine mollement et s'en va chancelant dans le potager. Après plusieurs tours sur lui même, il souffle et se couche sur une bande de terre noire. Sa niche est de l'autre coté, mais il s'en fout. Il préfère la présence de deux bouts de bois en forme de croix. La tombe de Luigi.
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bibliobleuebibliobleue   12 novembre 2018
Je suis un vieux chewing-gum collé à son angoisse. Une fatigue spectaculaire s’empare de moi. Je glisse au sol, lâche la carabine. La crosse tape sur le parquet élimé. Je suis en nage. J’enlève mon tee-shirt. J’éponge comme je peux. Il n’y a plus de sourire sur mon visage. Une veine bleue sur ma main. Elle palpite. Ma peau est presque diaphane. Des spasmes ridicules envahissent mon corps. Mes nerfs lâchent un à un. Ils se détricotent. Je fonds, me liquéfie. Bientôt je serai réduit à l’état d’une flaque de sueur malodorante, et je disparaîtrai à tout jamais. J’essaye de me relever. Mes jambes flageolent. Elles me lâchent. Je vacille. Je me sens seul.
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manue14manue14   08 janvier 2019
J’ai peur. J’en crèverais tellement j’ai les foies. L’idée de partir en courant au milieu des champs me traverse l’esprit, mais impossible d’abandonner Paulo et Mycose. J’ai la loyauté fidèle. Je m’assois près de Mycose et pose sa tête sur mes cuisses. Il douille salement. Un rictus de douleur défigure son visage glabre et émacié. Je caresse ses longs cheveux filasse qu’il n’a pas lavés depuis des lustres. Paulo s’attaque enfin à la bonne jambe. Je ferme les yeux. Ça me calme. Je repense à cette journée. Elle avait si bien débuté. Je me demande encore comment on s’est fourrés dans un tel merdier.
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