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ISBN : 1719901538
Éditeur : Auto édition (29/08/2018)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Quel est le point commun entre un looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino ? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile : des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alter... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  25 novembre 2018
Ca barde sec dans la campagne ardéchoise
*
Un livre à la couverture attrayante, on voit un bouledogue de dos tirant sa laisse. En N&B et le titre en rouge sang. Voilà pour le contenant.
Le contenu? Un excellent roman noir bien déjanté, je dirais même plus : un poîlar digne de Nadine Monfils ou Tim Dorsey.
*
L'histoire tragico-comique d'une bande de malfrats , notamment le narrateur qui se retrouve embringué dans une situation des plus catastrophiques.
Ca tire de tous les côtés, un uppercut par ci, une beigne par là, le tout enveloppé d'un peu d'amphet. Et le tour est joué. Les cadavres s'empilent dans la terre sèche de la France rurale, celle des "laissés-pour-compte".
Se rajoute à cette situation déjà dantesque, un groupe de braqueurs et son otage. Et comme la situation n'est pas assez compliquée, une Bête (la copine du Gévaudan) rôde autour de la ferme maudite.
Voilà un résumé succinct de ce western apocalyptique.
*
Le rythme est carrément en mode staccato, les chapitres courts se succèdent et offrent à chaque fois un cliffhanger. Obligée de tourner la page, envie de connaître la suite. Impossibilité de lâcher ce livre!
L'auteur nous balade un peu où il veut, et j'en redemande!
Une plume fluide, très vive, ce brin de fantaisie qui apporte cette "french touch" scénarisable. Un humour noir, trash, voire glauque mais jamais gratuit. Les situations sont crédibles, et les retournements arrivent à point nommé tout en évitant la lourdeur scénaristique. Des personnages attachants, intenses, entiers. Une mention spéciale pour Disco Boy, le bouledogue alcoolique si attendrissant.
*
Une très belle surprise pour ce "pulp", néanmoins attristée par la fin. Les gentils gagnent, en effet....
Si vous avez l'occasion de le lire, je vous le recommande chaudement. Un auteur atypique, un OVNI . Logique!
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Livresque78
  13 janvier 2019
Découverte totale de cette auteur avec ce troisième roman écrit. Un roman aux inspirations multiples et variées . Un engouement total et rapide s'est emparé de moi lors de cette lecture. Des situations, des personnages, des événements totalement addictifs, dignes d'un film de Tarantino, du Pulp mêlé à du thriller et du roman noir. Tour à tour des passages de votre lecture, vous naviguez entre les genres, pour certains connus et que vous avez fréquemment rencontrés, pour d'autre dans le style Novella, pour ma part de la nouveauté encore et encore.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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paulmaugendre
  15 décembre 2018
Dans la lignée de son célèbre homonyme, le grand Charles, Williams Exbrayat creuse son propre sillon, en marge des sentiers battus de la littérature policière, noire, populaire.
Mais cette homonymie n'est que patronymique, car l'univers littéraire qui les rassemble se décline différemment, tous deux étant de fort bon aloi. D'autant que Williams Exbrayat s'autoédite et donc ne bénéficie d'aucun support éditorial.
Construit comme un triptyque, chaque panneau narrant une histoire et l'ensemble s'intégrant dans une suite logique, ce roman pourrait être lu comme un recueil de nouvelles - d'ailleurs chaque partie possède son propre épilogue - indépendantes mais complémentaires. Ce qui confère un charme indéfinissable au récit qui oscille entre humour noir, dérision et une forme de désespoir liée à des événements qui n'entrent pas dans le cadre du récit mais l'engendre.

Première partie : Cloches célestes.
Le narrateur, dont on saura le nom par la suite, un prénom qui par ailleurs ne lui convient guère mais chut…, donc le narrateur a entrepris avec deux copains, des bras cassés comme lui, de dévaliser une villa de rupins semblant abandonnée, du moins vide de tout occupant. C'est en pleine campagne, alors pas de raison de se gêner pour s'approprier l'argenterie. Seulement, lorsque l'argent te rit au nez, tu risques de tomber sur un os. Et l'os se précise sous la forme de trois individus en blouse blanche avec masques chirurgicaux sur le nez et lunettes de protection.
Les trois hommes sont tombés dans un repaire de petits chimistes en herbe et en gélules de captagon, une drogue qui comme le tabac peut nuire à la santé. Terminé le chapardage, il n'y a plus qu'à prendre ses cliques et ses claques, aïe ça fait mal, et tenter de se sauver. Mais ce n'est pas du cinéma, et le narrateur et ses copains, Mycose et Paulo, sont embarqués dans une histoire dont ils n'avaient pas imaginé la fin. Surtout Paulo et Mycose. Car si le narrateur s'en sort, c'est parce qu'il possède du répondant, qu'il se réfugie dans la campagne profonde et la maison d'un oncle décédé, qu'il aime Leïla, sa copine dont il n'a plus de nouvelles, et qu'il doit s'occuper de Disco Boy, le bouledogue bringé de feu son oncle qui se délecte de grandes lampées de bière tout comme son nouveau maître.

Deuxième partie : Braquage(s).
Trois anciens présidents de la république ont décidé de braquer un casino. Ce qui étonnera le lecteur qui sera mis en présence de Chirac, Hollande et Sarkosy, car comment imaginer que ces trois hommes puissent s'attaquer à un établissement de jeux. Ne vous leurrez pas, ces trois hommes portent des masque mais leur intention est bien de s'emparer de l'argent, ce qu'ils réussissent à faire tout en emmenant en otage une hôtesse, ce que les romanciers machistes appelleraient une belle plante mais restons courtois et digne. Donc ils prennent en otage Sahora, une ancienne athlète qui a dû abandonner la course à pied à cause d'une cheville défaillante. Chirac pète les plombs en arrosant un couple de flics, deux copains qui ne demandaient rien à personne, et Hollande est blessé par une balle perdue. C'est ce qu'on écrit en général car le projectile n'est pas perdu puisqu'il a atteint la jambe du niais. Je parle du braqueur bien entendu. Et ils s'enfuient jusqu'à un endroit situé non loin où s'est installé le narrateur de la première partie. le Patron des trois chimistes n'est pas satisfait de la spoliation dont il est la victime et il se lance en compagnie de ses sbires sur la trace des présidents.
Bien entendu la rencontre est inévitable, des morts sont dispersés dans les bois et les fourrés, tandis que le policier rescapé se met activement à leur recherche.

La troisième partie, Malbête, est un peu la synthèse des deux premières, Une suite dont on a perdu en cours de route quelques protagonistes et qui nous en fera découvrir d'autres, toujours dans une histoire qui relève de la pérégrination débridée, d'autres événements se greffant sur les deux précédents récits.

Dans un style particulier, narration à la première personne d'abord, puis narration normale à la troisième personne, et enfin parole est donnée à quelques uns des personnages qui s'investissent, volontairement ou non, dans cette intrigue débridée, décalée, étonnante et détonante, diabolique presque. Un roman déstructuré et pourtant à la structure, la construction précise, implacable, laissant toutefois au lecteur la possibilité de combler quelques manques.
Tout au long du récit, un personnage apparait en compagnie de ses deux chiens et une bête rousse nargue animaux et humains. Sont-ils là pour le décor ou jouent-ils leur partition comme ces rôles très secondaires, au théâtre et au cinéma, qui paraissent insignifiants mais marquent profondément de leur empreinte la pièce dans laquelle ils évoluent comme figurants ?
Penchés sur les épaules de Williams Exbrayat, tapis dans l'ombre, j'ai cru reconnaître ces auteurs américains de premier plan, pour la plupart injustement oubliés de nos jours, dont Jim Thompson, Charles Williams, Day Keene ou encore Brett Halliday. Seulement, ceci ne se passe pas aux Etats-Unis, mais pour la plus grande partie en Ardèche.
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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RomansNoirsEtPlus
  22 novembre 2018
Dans la vie il y a ceux qui ont les cartes en main et ceux qui vont les chercher ...au péril de leur vie . C'est à ces derniers que c'est intéressé Williams Exbrayat dans "Ma vie sera pire que la tienne ". Ceux qui semblent avoir accroché aux fesses la loi de Murphy en caractères gras . Les rois des coups foireux et qui récidivent la gueule enfarinée . Il n'y a pas d'espoir quand c'est perdu d'avance.
Parmi cette faune bigarrée de looser de classe internationale on trouve Mycose et son pote Paulo , deux piliers de comptoir , qui , lors d'un bref moment de lucidité, ont rallié à leurs idées de braquages en tout genre ce type qu'une nana surnommera plus tard , Sauveur - non il n'est pas corse . Cette bande hétéroclite à l'éthylisme prononcé va faire le cambriolage de trop ...et faire connaissance avec une triplette de joyeux chimistes en pleine action . Sauveur est affublé d'un chien plutôt spécial surnommé par son oncle défunt "Disco Boy" en hommage , peut être , à Frank Zappa , allez savoir .
Quoiqu'il en soit ce canidé va en faire voir de toutes les couleurs à son maître de substitution quand il n'a pas un petit coup de remontant dans le gosier et ce n'est sans doute pas lui qui le protègera de cette bête rousse qui décime les troupeaux de de cette région de l'Ardèche . Et l'Ardèche c'est bien connu : c'est le pays des marrons . Et je peux vous dire qu'il y a même des coins où ils pleuvent comme à Gravelotte. Quitte à en laisser quelques uns sur le carreau. Car outre nos "amis" cités plus haut on va également découvrir d'autres champions des casses vite faits bien faits : le gang des Présidents Braqueurs qui pratique la neutralité politique et préfère aller dévaliser les bijouteries et autres casinos affublés de leurs masques à l'effigie des derniers présidents : Chirac , Hollande et Sarkozy.
Mais on a beau avoir la légitimité des urnes on peut aussi tomber sur des os .Et ce dernier cambriolage s'apparente bien à un véritable squelette tout entier voire à une montagne de pépins - bios bien sûr - prenant la forme d'une mare de sang au sol et d'une otage sur les bras .Bref la grosse galère qui va rameuter tous les flics présents dans les parages ..
Bon autant vous le dire tout de suite : le chamboule-tout meurtrier n'a pas fini de s'arrêter!
Ce roman est un véritable objet littéraire non identifié dans lequel noir rime avec désespoir puissance dix . Starring : une brochette de personnages complètement barrés qui jouent leur vie à pile ou face , sans crédit sur vingt ans , cash . le choix d'éviter la prochaine bastos qui vous offrirait un allez simple pour les enfers des voyous sans passer par la case prison . On se prend par la même occasion une bonne dose d'humour corrosif dans le bec style "un peu de douceur dans ce monde de brutes ". A moins que ce ne soit le contraire . C'est totalement réjouissant et complètement régressif. Tout ce qu'on aime .
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AlouquaLecture
  11 novembre 2018
Ce livre, honnêtement, c'est juste un OVNI ! Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, mais le résumé m'attirait énormément, je ne pouvais pas ne pas le découvrir. Maintenant que c'est fait, wow je suis restée scotchée du début à la fin, impossible de le lâcher, même si parfois il le faut, mais j'y replongeais presque aussi vite. Franchement, il faudrait être difficile pour ne pas apprécier, c'est un mélange d'humour noir, de polar, et si je dois être honnête, je l'ai classé dans les Polars mais il faudrait une section à part rien que pour lui, il est carrément inclassable !
Quand je dis qu'il y a des petites merveilles à découvrir sur le site Simplement.Pro, voilà encore qui me le confirme ! Tout ce que l'on peut attendre d'un bon, très bon même, livre, est réuni ici. Bon ok, il ne faut pas vous attendre à une dystopie ou une romance, nous ne sommes pas dans ces genres littéraire, mais franchement, sortez de vos zones de conforts et lancez-vous à la découverte de la plume de Williams Exbrayat, c'est juste un phénomène inoubliable !
Et que l'on ne vienne pas me dire que dans l'autoédition il n'y a que du mauvais ! Ce n'est pas la dernière fois que je lis des livres en autoédition, parce que ces livres ont parfois énormément plus à offrir que ceux que l'on trouve chez les éditeurs. Si l'auteur est comme sa plume, je pense que l'on ne doit pas s'ennuyer avec lui, il doit être totalement inclassable lui aussi !
Ma vie sera pire que la tienne est d'une addictivité surprenante , l'histoire en elle-même est juste monstrueusement bien écrite et intense, les personnages sont diversifiés et hyper complets, …, honnêtement j'ai tenté de trouver un défaut, j'ai bien cherché, je cherche toujours d'ailleurs au moment où je vous écris mon avis.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
manue14manue14   08 janvier 2019
J’ai peur. J’en crèverais tellement j’ai les foies. L’idée de partir en courant au milieu des champs me traverse l’esprit, mais impossible d’abandonner Paulo et Mycose. J’ai la loyauté fidèle. Je m’assois près de Mycose et pose sa tête sur mes cuisses. Il douille salement. Un rictus de douleur défigure son visage glabre et émacié. Je caresse ses longs cheveux filasse qu’il n’a pas lavés depuis des lustres. Paulo s’attaque enfin à la bonne jambe. Je ferme les yeux. Ça me calme. Je repense à cette journée. Elle avait si bien débuté. Je me demande encore comment on s’est fourrés dans un tel merdier.
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exbrayat-wexbrayat-w   28 octobre 2018
« La route n’en finit pas de serpenter dans la montagne. Des villages reculés, des vieilles bâtisses à l’abandon, des champs mangés par la forêt. Ici, la violence, c’est le mépris ; l’abandon du politique. Il ne reste plus rien. Pas d’écoles depuis longtemps, plus de bureaux de poste. Des nids de poule maltraitent les roues des voitures. Des lacets. Toujours des lacets. À mesure que le convoi s’enfonce dans la montagne, la misère devient de plus en plus prégnante. Elle n’est pas explosive comme la banlieue vue par la télé. Elle est silencieuse ; rampante ; oubliée des grands médias. Ici, c’est le royaume des petits paysans, des nouveaux pauvres, des marginaux, des sans-dents, du surendettement. C’est le triste spectacle de l’agonie d’un Ancien Monde qui se révèle sous les yeux d’Ulysse, sans risque d’insurrection ni de caillassage. »
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bibliobleuebibliobleue   12 novembre 2018
Je suis un vieux chewing-gum collé à son angoisse. Une fatigue spectaculaire s’empare de moi. Je glisse au sol, lâche la carabine. La crosse tape sur le parquet élimé. Je suis en nage. J’enlève mon tee-shirt. J’éponge comme je peux. Il n’y a plus de sourire sur mon visage. Une veine bleue sur ma main. Elle palpite. Ma peau est presque diaphane. Des spasmes ridicules envahissent mon corps. Mes nerfs lâchent un à un. Ils se détricotent. Je fonds, me liquéfie. Bientôt je serai réduit à l’état d’une flaque de sueur malodorante, et je disparaîtrai à tout jamais. J’essaye de me relever. Mes jambes flageolent. Elles me lâchent. Je vacille. Je me sens seul.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   22 novembre 2018
Quand il voit la tonne de barbaque qu’il a sous les yeux, les attentatsà la télé et toute cette merde
capitaliste qui a noyé l’individu dans les biens de consommation, il se dit qu’il n’y a plus d’humanité depuis des lustres- il n’y a que des hommes et des communautés avec des intérêts contradictoires - et que Dieu est définitivement absent de ce monde .
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   21 novembre 2018
Ce mec est un pro du casse. Il est doué.Il va vite. Très vite. C’est un homme d’action. Comme avec les femmes, il est rapide. Dans le métier, on l’appelle Monsieur Trois Minutes., Douche Comprise.
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