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EAN : 9782918719274
295 pages
Editions du Riez (25/05/2012)
3.82/5   42 notes
Résumé :
"Après des siècles de conflits, le monde n'est plus qu'un vaste désert où des Cités-Etat se sont substituées aux nations. Dans cet univers hostile et décadent, Mathian, soldat dans l'Armée Républicaine de Salina, aidé de son ami Blaine, part à la recherche de son frère Raul, récemment banni de la cité. Ils vont devoir affronter les grands espaces, la chaleur, une violence omniprésente et un adversaire insaisissable : les blafards.
Plus qu'un récit d'aventure,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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finitysend
  27 février 2012
Un très bon roman paru en 2009 et qui passe inaperçu ??
Le lecteur suit deux frères qui sont sur la route ( séparément ) ..
Leur relation .. les systèmes politiques qui régissent ces sociétés .. leurs cadres de vie et environnement familial ... sont les thèmes de ce roman ..
C'est un univers captivant ... excessivement dépaysant et poignant ...
Nous sommes plongés sur une terre d'un lointain futur ..
Le monde est devenu désertique .. la civilisation a reculé ... et les hommes ont de la compagnie sur terre ....
Ces nouveaux venus sont très bizarres ...
Le style est parfait et c'est très prenant et très soigné dans les moindres détails ..
Cet univers est comme réel et les habitants du désert ne sont pas sans faire penser aux Mri de The faded sun ( soleil mort en français ) C'est une analogie qui découle du hasard certainement mais cela n'a fait que ajouter à mon plaisir ..
Un must de SF apocalyptique par un auteur que je ne connaissais pas et qui semble bourré de tallent ...
Au bout de 40 pages on a déjà l'impression d'avoir passé des heures dans cet univers superbement écrit et en compagnie de personnages excessivement attachants ..
Un must selon mon humble avis ..
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idevrieze
  27 février 2014
Un univers très particulier mais qui m'a de suite embarquée.
En lisant la Loi du désert, deux choses me viennent : une odeur de pétrole et l'éclat du soleil sur le sable du désert. Je vois des immensités de sable parsemées ça et là de cités à moitié en ruine, en tous cas mal entretenues. Des routes qui ressemblent plus à des pistes qu'autres choses. Et le monde divisé en deux parties : les fixes et les nomades. Deux peuples qui ne se mélangent pas tellement que des légendes se créent. Je vois aussi une guerre permanente qui sépare les familles et qui les décime petit à petit.
Cet univers vous paraît dur et cruel ? Et pourtant il me semble assez réaliste, voire visionnaire. En effet, face à une augmentation forte de la température et des guerres entre pays incessantes, on se retrouve dans un monde asséché où les gens se regroupent dans des cités Etats, où les différences entre les classes s'accroissent.
Dans la ville de Salina, on retrouve Raul, un ouvrier qui tente de faire un coup d'Etat. Malheureusement pour lui, il est pris. Ici, pas de prison. Lorsqu'on fait quelque chose contre le pouvoir, on est exilé dans le désert. C'est une mort plus longue, plus douloureuse. C'est l'exclusion pure et simple dans un monde où la communauté signifie la survie.

Un roman initiatique pour deux destins différents.
Mais la loi du désert, c'est le roman entre deux frères : Mathias et Raul, dont la relation est particulière. Mathias est l'aîné de la famille, celui qui est parti à la guerre. Raul est le vilain petit canard car c'est un ouvrier qui se laisse avoir à chaque mauvais coup. Raul étant exilé dans le désert, Mathias prend son rôle à coeur. Il déserte l'armée pour aller chercher son petit frère.
Nous avons ici deux chemins différents. Celui du fils prodigue qui va racheter ses péchés en traversant le désert, en y survivant, en découvrant la civilisation des blafards. Mathias, c'est celui qui couve trop son frère, celui qui passe tout Il va devoir le laisser mener sa propre vie, prendre la responsabilité de ses actes.
Deux chemins qui permettront peut être à ces deux frères de se retrouver. Deux chemins aussi qui leur permettront de devenir des hommes adultes libres. Ils leur permettront de trouver leur voie, tout simplement.

Dans ce désert, l'émergence d'une Babylone, d'une cité pirate.
La destination de ce livre reste aussi une ville légendaire, une ville cosmopolite. Une ville d'érudition où les blafards et les gens se côtoient, échangent et vivent en paix. C'est un peu la mémoire des deux peuples qui s'accumulent en attendant que l'humanité reprenne une ère prospère.
J'ai particulièrement aimé cette cité introuvable, cachée. C'est une espèce de Babylone perdue, une cité de pirates qui ressemble à un mirage. C'est dans ce rêve où reposent les pensées des humains libres, ceux qui répondent à la loi du désert
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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MonsieurLoup
  04 juin 2017
Si j'ai commencé mes lectures de Franck Ferric par La Dernière Semaine d'un Reptile, c'était bien l'univers de la Loi du Désert qu'il me tardait de découvrir ! C'est désormais chose faite.
L'univers post-apocalyptique, fait de rares cités en décrépitudes, de paysages arides sous un soleil ardent, ponctué par la crainte des blafards, s'avère de prime abord plutôt classique pour le genre. de nombreuses références (livresques ou audiovisuelles) viendront facilement en tête à la lecture du roman, sans que cela gêne. Au contraire, les images viennent d'autant plus facilement, et le tout reste tout de même efficace.
Les débuts de Raul, eux, avec cette partie politique/révolte dans la cité, ont un goût de bonne dystopie qui marche bien sans être tout de fois extrêmement développé.
Si les dialogues ne ne sonnent pas toujours très naturels, le style plutôt simple (sans être simpliste) réserve parfois de belles images, le tout étant au final assez cinématographique, c'est fluide et ça se suit bien.
Mais tout du long il m'aura manqué un petit quelque chose, une étincelle de vie, un supplément d'âme, pour être complètement emporté.
Le récit procure quand même quelques bons moments, surtout dans la deuxième moitié de roman (notamment avec la présence de Riot et tout ce qu'elle engendre), malgré une fin un poil frustrante.
Si au final ce n'est pas un roman exceptionnel ou forcément mémorable, il n'empêche qu'il reste honnête et bon, et fait passer un bon moment, sans nul déplaisir, et c'est déjà pas si mal.
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Lilou08
  21 février 2016
J'ai découvert Franck Ferric avec « Trois oboles pour Charron » (merci Babélio !). Et j'ai été scotchée par son roman, beaucoup aimé son écriture… et je me suis dit, ça c'est un écrivain qu'il faut suivre, il vaut le détour ! J'ai donc le projet de lire tous ses livres. Et voilà, la première occasion m'est donnée avec « La loi du désert ». Pas du tout le même genre que « Trois oboles pour Charron » bien qu'on soit toujours dans l'imaginaire, mais ici c'est un roman d'anticipation. On se situe bien après notre époque, après les guerres, la destruction de notre civilisation. Les hommes tentent de survivre sur les ruines au milieu d'un désert aride, impitoyable et au milieu de créatures étranges qui semblent s'être réveillées d'un long sommeil sous terre… à cause des guerres anciennes ? peut-être… les hommes les appellent les blafards, eux se nomment les longs-marcheurs. Ce sont de redoutables guerriers, assassins, rapides, efficaces… Les cités-nations les combattent car ils se rapprochent de plus en plus des villes.
On suit deux frères, Mathian et Raul, aux destins bien différents. Ils sont nés à Salina. La famille compte aussi leur jeune soeur, Seina, et leur mère, veuve depuis longtemps de leur père mort au combat. Mathian combat dans l'armée républicaine de Salina depuis déjà 4 ans. Dès qu'ils ont atteint l'âge fatidique (18 ou 20 ans, je ne sais plus), les jeunes de Salina sont obligés de s'engager pour 5 ans. Raul n'est pas encore parti combattre, il travaille dans des forges pour aider sa famille à survivre. La vie est misérable dans ces cités-nations (Salina n'est pas la seule…).
Raul hait sa vie pitoyable, sans avenir, si ce n'est d'aller combattre et peut-être y mourir. Il veut être maître de son destin. Il se laisse embrigader par un anarchiste et fait sauter avec quelques compagnons l'imprimerie de Salina. Il sera pris, condamné à l'exil dans le no man's land.
Prévenu par une missive de sa soeur, son frère Mathian va déserter pour partir à la recherche de ce frère dans le sud du pays, au-delà de tout, pour le retrouver et le ramener vivant à sa mère et sa soeur.
2 frères, bien différents mais unis par l'amour fraternel. Vont-ils survivre au désert, se retrouver, quel sera leur destin ? C'est la trame de « La loi du désert ».
Bien sûr je ne vous en dirai rien, à vous de le découvrir si vous en avez envie.
J'ai beaucoup aimé ce livre. Cela me confirme que Franck Ferric est vraiment un très bon écrivain et qui me parle. Ce livre est moins « original » que « Trois oboles pour Charron » car ces temps post-apocalyptiques sont la trame de nombreux romans d'anticipation, de science-fiction. Mais j'aime l'écriture de Franck Ferric qui peut être parfois brutale, mais très souvent assez poétique et aussi très « recherchée » avec des termes oubliés, je dirais presque « antiques ». Je pense que c'est sa patte, et j'aime ça.
Alors je vous encourage vivement à lire ce livre qui n'est pas que de l'anticipation. C'est aussi de l'humain, une grande aventure, la recherche de soi-même, la différence (j'ai beaucoup aimé le parcours de Raul avec Riot, une blafarde), la fraternité, la mémoire…. Bref, c'est un livre qui vaut vraiment le détour !
Bonne lecture.
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pititecali
  14 septembre 2015
La Loi du désert fut donc mon achat choisi dans la boutique des Editions du Riez. Une boutique qui est un peu l'antre du Malin, tant elle regorge de titres tous plus tentants les uns que les autres, et dont les couvertures sont absolument magnifiques.
Quelques jours plus tard, j'ai eu le plaisir de voir arriver mon petit colis, parfaitement emballé, et grouillant de petits cadeaux à l'intérieur. Pour ça, car j'ai pu constater que ce n'est pas forcément mon charme unique et légendaire qui a agi, Alexis, notre interlocuteur aux Editions du Riez, est plein d'adorables attentions, c'est un vrai bonheur. Marques-pages, ex-libris, cartes promotionnelles, et même carrément un livre en cadeau ! Il faut admettre qu'Amazon ne nous chouchoute pas comme ça ! (pour le même prix) (sérieux)
Donc bref, boutique alléchante, livraison rapide, emballage parfait, surprises dans le paquet. Moi j'dis, manquerait plus qu'on kiffe le contenu, quoi !
Eh ben OUI ! (Tu le crois, ça ?!)
La loi du désert m'a vraiment formidablement surprise ! D'abord, l'écriture de Franck Ferric est parfaite. Parfaite pour ce genre, parfaite pour nous transmettre des sensations, des émotions, des descriptions. Je n'ai même pas fait la grimace en me rendant compte que c'était écrit au présent de narration, tellement il est bien maîtrisé dès les premières lignes.
Ce roman est doté d'une couverture superbe, magnifiquement réalisée et à l'ésthétique parfaite (en tout cas pour mes goûts.) Tiens d'ailleurs, je n'ai pas pensé à préciser l'illustrateur, je vais aller vérifier ça tout de suite. Il s'agit de Bastien Lecouffe Deharme (bravo Monsieur !). Je la trouve parfaitement en adéquation avec le roman. Elle représente bien le contenu, les évènements, l'ambiance générale. Bref, je l'adore !
La loi du désert n'est pas un livre ciblé "jeunesse" (ce qui me change passablement d'un bon nombre de lectures de ces derniers mois, et ça fait du bien, il faut l'admettre). C'est un livre fantasy d'anticipation, dans un univers rude, ou la vie est dure, et la survie encore plus, et où on ressent physiquement la soif et l'épuisement des protagonistes tant tout y est parfaitement décrit. Les mots coulent tout seuls, la lecture est facile, et pourtant, le style et le rythme sont particulièrement travaillés.
Si je n'ai pas été particulièrement touchée par les deux personnages principaux, Raul et Mathian, je les trouve néanmoins "marquants". Ils ne vont pas s'évaporer de ma mémoire comme tant d'autres au bout d'une journée, car ils soint loin d'être insipides, ils sont tout bonnement très intéressants, à suivre, à apprendre à connaître, à découvrir.
Je dirais que la seule chose qui m'a empêchée d'aller jusqu'au coup de coeur, c'est le côté uniquement "road trip" ou presque. En effet, on suit les deux frères, séparément, pendant que l'un recherche l'autre, dans une épopée au coeur du désert brûlant et étouffant. Il se passe des choses au cours de ce périple, évidemment, mais l'idée générale reste tout de même la quête personnelle de quelque chose d'important, l'aventure initiatique, la découverte de choses profondes, et l'instinct de survie. C'est loin de m'avoir déplu, bien au contraire, mais il aura manqué un tout petit quelque chose, à côté, en plus, en bonus à cette histoire pour me la rendre définitivement irrésistible. Mais bon, c'est pas passé loin quand même, hé !
Lien : http://calidoscope.canalblog..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
VerdorieVerdorie   11 août 2014
On en parlait justement ce matin à la fonderie. Depuis quelque temps, tous les journaux, même le plus insignifiant, beuglent autant qu’ils le peuvent qu’il faut rester vigilant [...]
Foutaises ! Toutes ces alarmes sont un brouillard derrière lequel ils cachent la destruction de dizaines de logements, et même ici, dans notre quartier, pour tout refaire d’une manière qui plaira mieux à ceux du centre-ville. Et pour saigner toujours plus les petites gens. Détruire les quartiers, refaire le centre et l’isoler, pour que les rupins n’aient à subir notre présence.
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VerdorieVerdorie   13 août 2014
Comme tu me vois, là, je suis plus tout jeune. Et un vieux tel que moi, on en fait quoi, hein ? Je vais te dire : quand il ne peut plus produire rien qui ne s’achète ni ne se vende, on l’abandonne pour qu’il crève dans son coin. Et une fois mort, parce qu’on peut pas le laisser traîner dans la rue comme un chien errant, parce que ça cause des épidémies ou que ça déplaît aux gens bien, on appelle ces rasés du Syndicat des Équarisseurs qui viennent le chercher pour le mettre au four ou pire, le refiler à ces foutus blafards pour qu’ils en fassent des saucisses.
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VerdorieVerdorie   14 août 2014
Mathian songe à Raul, à Blaine, à Elzear, à son propre père, à toutes ces petites vies éphémères qui se dissipent dans l’air telles des papillons qui volent un peu avant d’aller mourir dans un fossé. Qui sait vraiment les histoires de ceux dont on croise la route ? Qui parvient à lire, au-delà des sourires, des cicatrices et des grimaces, les joies et les blessures du monde ?
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Lilou08Lilou08   21 février 2016
Mathian regarde le truck fatigué qui les a vaillamment emmenés jusque-là. Sa carrosserie couleur rouille est recouverte de poussière et ses pneus qui les ont trimballés sur plus de trois cent cinquante miles ont l’air de réclamer une retraite méritée. Alors Mathian a une idée. Il va trouver Blaine, tout occupé à cracher le sable qu’il a aspiré dans le réservoir.
« Je vais prendre un ou deux pneus, et on va les brûler. »
Le vieil homme le dévisage d’un air de vieux chien renfrogné, les babines couvertes de poussière et de bave. À genoux devant sa remorqueuse, ses cheveux en bataille et son habit taché d’huile, il a l’air furieux :
« T’as pas assez chaud, hein ?
— Je veux faire de la fumée. Peut-être que quelqu’un la verra, de loin.
— Oui. Des pillards, ou des blafards. Et quoi ? On n’a pas assez d’embrouilles comme ça ? Et puis fais ce que tu veux, comme d’habitude, hein ! On est cuits, de toute façon. Charbonnés, bons à jeter ! Alors va, crame ce que tu veux. »
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TristhenyaTristhenya   20 avril 2012
« Tu vois, ici, on ne retient rien. Le désert efface tout, hommes, bêtes, cités. Les mémoires s'éteignent avec ceux qui les portent, quand ils meurent. Ils ont beau faire ce qu'ils veulent, gesticuler à la guerre, avoir de l'argent, construire des choses pour leurs gosses : les gens crèvent comme ça, avec leurs histoires, petites ou grandioses et, de leur vie, il ne reste rien. Au fond, aux yeux du monde, on est des courants d'air. On flotte comme ce vieux ballon et on fait ce qu'on peut pour avoir l'air d'exister, prendre autant de place que possible avant de disparaître. C'est tout. Du vent ! Mais toi tu sais écrire. Alors si tu veux bien, note tout ça, ce que tu vois là et ce que je te raconte, dans ton cahier. »
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Interview de Franck Ferric par Estelle Hamelin pour Actusf aux Imaginales 2019.
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