AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 9791090724471
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture (23/08/2018)

Note moyenne : 4.48/5 (sur 220 notes)
Résumé :
Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, est une fan absolue des fantômes, vampires et autres morts-vivants. Elle se voit d'ailleurs comme un petit loup-garou : d'après elle, dans ce monde, il est plus facile d'être un monstre que d'être une femme. Un jour de Saint Valentin, au retour de l'école, Karen apprend la mort de sa belle voisine, Anka Silverberg, une survivante de l'Holocauste. Elle décide alors de mener l'enquête et va vite découvrir qu'entre le... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  10 décembre 2018
Au vu de la note moyenne, « Moi, ce que j'aime c'est les monstres » semble faire l'unanimité. Je ne vais pas tout à fait me joindre au concert de louanges. Si la B.D d'Emil Ferris est une oeuvre intéressante et réussie à bien des égards, elle est à mon sens loin d'être parfaite et n'est pas exempte de défauts regrettables.
Le principal reproche que j'ai envie d'adresser à « moi, ce que j'aime c'est les monstres » c'est son manque de crédibilité. A aucun moment, je n'ai oublié que j'étais en train de lire, jamais je n'ai été totalement immergée dans l'histoire au point d'oublier mon statut de spectatrice. Je n'ai jamais vraiment cru à cette histoire. Cela est dû, à mon avis, à un manque de simplicité. L'oeuvre de Ferris aurait gagné à être plus simple et finalement plus humble. Il y a trop de pathos dans « moi, ce que j'aime chez les monstres ». Anka, Je ne dis pas que cela ne peut pas arriver, certains cumulent les malheurs, mais dans une fiction je trouve que cela fait trop, le récit perd en crédibilité. Ajoutez à cela Je trouve que ça fait trop pour sonner juste. Et puis du coup, le récit part dans tous les sens. J'aurais préféré qu'il soit centré sur le personnage de Kare au lieu de se disperser.
Mais ne croyez pas que j'ai détesté la B.D d'Emil Ferris. Pour une première oeuvre, c'est du très bon travail. « Moi, ce que j'aime chez les monstres » a beaucoup de qualités. Même si je n'ai jamais vraiment cru à l'histoire racontée, j'avais tout de même envie de connaitre la suite. Je ne me suis jamais ennuyée lors de ma lecture. le personnage de kare est intéressant et attachant. J'ai aimé cette jeune fille qui pour combler son manque de confiance en elle va s'identifier aux monstres de la culture populaire. J'ai adoré les passages dans lesquels son frère l'emmène au musée, la façon dont elle perçoit les oeuvres d'art.
Et puis il faut bien dire que le dessin d'Emil Ferris est très beau. Fait au stylo, tout en hachures, le trait de Ferris est intense. L'impact sur le lecteur est indéniable. La mise en page est souvent intéressante et dynamique. Visuellement, c'est vraiment superbe et on prend plaisir à s'attarder sur chaque planche. Ferris varie les styles et que ce soit en imaginant des couvertures de revues d'horreur ou en reproduisant des toiles de maître, elle fait preuve d'une belle virtuosité.
S'il m'a semblé que narrativement « moi, ce que j'aime chez les monstres » pêchait par manque d'humilité et était émaillé de défauts qui m'ont vraiment gênée, j'ai tout de même passé un bon moment de lecture. Même si j'ai trouvé que cette histoire manquait de vérité et que je n'ai jamais dépassé le sentiment d'être en dehors du récit, j'ai tout de même envie de connaitre la suite, je lirai donc le second tome. D'autant plus que ce sera un plaisir d'admirer à nouveau le dessin d'Emil Ferris. Si je ne suis pas entièrement convaincue par la Ferris scénariste, la dessinatrice m'a en revanche complètement séduite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          440
Allantvers
  29 septembre 2018
Osez ce livre!
Dépasser ses préjugés sur son titre, sa couverture, son genre peut-être, et se couler dans cet objet littéraire absolument fascinant, c'est la garantie d'une expérience sensorielle de lecture profonde, émouvante, déstabilisante, unique!
C'est d'abord pour ma part une nouvelle preuve que le roman graphique de qualité est un genre majeur, propre à susciter la même admiration et le même niveau de ressenti qu'une oeuvre littéraire classique; celle-ci est en l'occurrence une expérience de lecture augmentée de tout premier plan. le texte est très présent, impeccable, et parfaitement à sa place autour de dessins d'une inventivité incroyable et d'une charge émotionnelle rare. Je n'aurais jamais cru qu'un dessin au stylo bille fasse un tel effet!
De fait, le format du roman graphique est le plus efficient pour porter cette double histoire de la petite Karen qui, ouvrant l'oeil sur le monde et sentant les secrets qui oppressent sa famille, préfère être un monstre, et de son enquête sur la mort de sa voisine Anka et son passé douloureux de juive allemande pendant la guerre.
Car grâce au dessin, grâce aussi à l'explosion des codes narratifs que l'auteur s'autorise (tout en maîtrisant totalement son récit), ce sont une multitude de contre-plans et d'infra-mondes qui nous sont donnés à voir : celui d'un quartier de Chicago de la fin des années 60 ravagé par la misère et le racisme, celui du caractère monstrueux, bon ou mauvais monstre, qui se cache en chacun, celui de la vérité du monde qui s'expose dans les toiles des grands peintres, celui des peurs enfouies, des vérités cachées, des sentiments profonds exposés avec un mélange de violence et de pudeur qui sonne juste.
J'attends avec impatience le deuxième volet de cette oeuvre qui m'a totalement embarquée et ouvert des portes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          400
blandine5674
  06 février 2019
Fauve d'or 2019 du meilleur album de l'année écoulée à Angoulême.
Par quoi commencer ? Difficile d'être concis avec ce monument (800 pages) ! Les couvertures ? Art Spiegelman écrit : « Emil Ferris, est une des plus grandes artistes de bande dessinée de notre temps. »
Son parcours également est atypique. le jour de ses 40 ans, elle se fait piquer par un moustique qui l'a met KO trois semaines. Lui est diagnostiqué une méningo-encéphalite. C'est en se scotchant un stylo à la main, qu'elle parviendra à dessiner quand même. Six ans de travail pour ce roman graphique dessiné au stylo sur un carnet à spirale. Fascinant ! Envoûtant !
Une gamine vit entre sa mère pieuse, son frère coureur de jupons et amateur d'art qui l'emmène au musée, mais aussi par les monstres qu'elle s'invente, dont elle-même. Un peu gênée au début, dans le fait que Karen est représentée avec deux dents, façon vampire. La voisine, survivante juive de l'Holocauste, meurt. Est-ce un suicide ou un assassinat ? La gamine va enquêter.
Pourvu que la suite arrive avant six ans… J'ai bien conscience de tenir entre les mains une oeuvre magistrale.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          390
Nat_85
  18 décembre 2018
Emil Ferris mettra six ans à réaliser cette oeuvre d'exception ! Après 48 refus (certains doivent s'en mordre les doigts aujourd'hui) et forte de ténacité et de persévérance, Emil Ferris est propulsée désormais parmi les « monstres » sacrés de la bande dessinée ! Riche de 800 pages, ce roman graphique » Moi, ce que j'aime, c'est les monstres « est conçu sous la forme d'un journal intime. Publié aux éditions Monsieur Toussaint Louverture, il est le phénomène de cette année 2018 !
Dans le tumultueux Chicago de la fin des années 1960, Karen Reyes est une fillette de dix ans au physique plutôt ingrat. Mais ce qu'elle aime par-dessus tout, ce sont les monstres ! Alors pour échapper aux railleries de ces camarades de classe, elle laisse libre cours à son imagination, et se transforme ainsi en loup-garou !
» Monstre, ça vient du latin monstrum, et ça veut dire montrer, comme dans démonstration. Mais les G.E.N.S. , eux, disent « nous, on n'a jamais vu de monstres, alors y peut pas y en avoir. «
Karen vit avec sa mère et son frère Deeze. Mal dans sa peau, c'est un jeune homme qui se laisse aller à ses pulsions en tout genre.
» Parfois, comme le dit maman, « Deeze a le diable au corps ». C'est déjà arrivé qu'il perde son calme avec elle et moi. Chez Deeze, c'est une rage aveugle, comme s'il oubliait le mal qu'il peut faire. «
Malgré tout, l'amour indéniable de ce frère très protecteur, lui ouvre les portes de l'art en l'entraînant dans les musées de Chicago et en lui expliquant comment « entrer » dans les tableaux.
Mais un jour, en rentrant de l'école, elle apprend que sa voisine, Madame Anka Silverberg, est morte dans son appartement. Un suicide d'après les premiers éléments de l'enquête.
» 14 février 1968. Aujourd'hui, notre voisine du dessus, Mme Anka Silverberg est morte dans d'étranges circonstances. Elle a reçu une balle en plein coeur alors qu'elle se trouvait dans son salon, mais c'est dans son lit qu'on l'a retrouvée, bien bordée et couchée comme si de rien était. «
Secrètement amoureuse de sa voisine, la fillette ne peut laisser une telle injustice impunie, et décide de mener l'enquête. Affublée d'un imperméable et d'un chapeau, elle fouille le passé d'Anka pour tenter d'élucider ce mystère. Elle va découvrir qu'entre le passé d'Anka dans l'Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s'embraser et les secrets tapis dans l'ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants.
Mais Karen n'est-elle pas là pour nous dire qu'en chacun de nous sommeille un monstre ?
Karen voit sa propre différence comme une monstruosité. Et c'est là tout le talent de l'auteure. En utilisant le concept de la personnification à travers ces graphismes, elle rend l'héroïne attachante. Complexée et torturée, elle est en proie à ses premiers désirs. Si elle les refoule dans un premier temps, elle va petit à petit s'accepter et en ressortir une force et une sensibilité. S'il est donc question de différence, il est tout autant question de résilience.
Notons également les nombreuses références aux monstres dans la littérature, telles que « Frankestein » de Mary Shelley. Emil Ferris assume ses prises de position quant à la place de l'art.
Graphiquement, le lecteur retient cet incroyable travail au stylo-bille qui anime littéralement ses pages, pour imiter un carnet intime d'écolière, avec ses lignes, sa marge et sa spirale au centre. D'abord subjugué par le dessin, il pénètre dans le récit. Chaque détail a son importance, et les pages sont denses ! On prend plaisir à s'attarder sur chaque planche. Cette oeuvre est un véritable OVNI littéraire, qui casse tous les codes narratifs ! Une expérience inédite, que je recommande vivement ! Impatiente de découvrir le prochain tome !
Lien : https://missbook85.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
Eroblin
  26 janvier 2019
Ce roman graphique est un chef d'oeuvre ! Et pourtant, la première fois que je l'ai vu en librairie, j'ai été presque rebutée par la couverture et par les quelques pages feuilletées. Grosse erreur de ma part quand, après l'avoir emprunté à la bibliothèque, j'ai commencé à le lire, puis à scruter attentivement les planches. C'est époustouflant ! L'intrigue tourne d'une petite fille Karen qui vit à Chicago en 1968, elle partage sa vie avec sa mère et son frère qu'elle adore et qui lui a fait découvrir la peinture.
Elle adore les films et les magazines d'horreur, passe son temps à en redessiner les couvertures, elle est rejetée par ses camarades d'école, se rêverait en monstre pour pouvoir se rebeller, venger les humiliations qu'elle subit. Et puis il y a sa voisine du dessus : Anka silverberg, une juive allemande rescapée de la Shoah et qu'on retrouve assassinée. Karen se lance dans une enquête, grâce au mari d'Anka, elle écoute des cassettes enregistrées par cette dernière qui raconte sa vie en Allemagne : dominée, exploitée par des hommes pervers, humiliée, stigmatisée parce que juive et déportée… Une longue litanie de malheurs qu'écoute cette petite fille en cachette. Car derrière ses airs bravaches, c'est encore une petite fille confrontée à la tristesse de son grand frère, à la maladie de sa mère et à un secret familial.
Ce roman graphique développe plusieurs thèmes comme l'enfance, la violence de la société (celle vécue par Karen mais aussi celle vécue par Anka), la figure du monstre (pour Karen, tous ceux qui la blessent ou la rejettent sont des monstres) , la sexualité qui définit chacun d'entre nous (Karen aussi jeune soit-elle sait déjà qui elle aime), la famille (Deeze le frère est un personnage ambivalent, repère essentiel pour Karen, qui cache des secrets).
Visuellement c'est superbe, chaque planche révèle les multiples inspirations de l'auteur : j'ai beaucoup aimé les pages consacrés à la découverte d'un musée L'Art Institute dans lequel se promènent Karen et Deeze son frère. Ils s'arrêtent notamment devant le tableau de Georges Seurat « Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte » et quand on regarde de plus près, on s'aperçoit qu'Emil Ferris a dessiné les visages de Karen et Deeze à la manière de Seurat. Plus loin, l'auteur évoque la déportation des juifs et leur transport dans ces wagons infâmes : la double planche muette est à la fois tragique, empreinte de dignité et de résignation. Je pourrais évoquer encore d'autres planches mais ce serait dommage de tout dévoiler. Je vous conseille donc de vous précipiter sur ce roman graphique de 416 pages qui vous laissera pantois.
Je mets 5 chats car c'est un coup de coeur pour moi.

Lien : https://labibdeneko.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          351

critiques presse (15)
LeMonde   28 janvier 2019
Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître [...] Récit ébouriffant et magnétique, tenant à la fois du journal intime (dessiné au stylo-bille et aux feutres sur un carnet à spirales) et du tableau familial (Karen vit avec une mère aussi pieuse que superstitieuse et un frère aîné un peu voyou et amateur d’art).
Lire la critique sur le site : LeMonde
Culturebox   17 décembre 2018
Entièrement dessiné au stylo Bic, ce roman graphique extraordinaire par sa beauté, sa maîtrise narrative, son inventivité, son humanité, est la première œuvre d'Emil Ferris, une américaine venue tardivement à la bande dessinée après avoir été piquée par un moustique.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeDevoir   17 décembre 2018
Si l’histoire est addictive, le dessin majestueux de Mme Ferris — entre Otto Dix et Daniel Clowes —, entièrement exécuté au stylo-bille, hisse le livre au rang d’oeuvre d’art.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Telerama   21 novembre 2018
Ce livre phénomène, roman graphique époustouflant, a été encensé des deux côtés de l’Atlantique. L’enquête policière et introspective de Karen Reyes dans le Chicago des années 1960 consacre l’immense talent d’Emil Ferris, une jeune auteure de 56 ans. Un coup de maître qui doit autant au Pinocchio de Collodi qu’au Jérusalem d’Alan Moore.
Lire la critique sur le site : Telerama
Telerama   03 octobre 2018
Un ouragan nommé Emil Ferris ! Il n’a fallu qu’un seul album à cette dessinatrice de Chicago pour bouleverser le paysage du neuvième art. Mais quel album ! Dense, puissant, inspiré, surprenant de bout en bout, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres a affolé les boussoles de la critique américaine et réveillé les consciences.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   24 septembre 2018
Foisonnante épopée psychique, grand récit sur les émotions, les troubles de l'identité et les pouvoirs de l'imagination, il fera date.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BDGest   04 septembre 2018
Véritable OLNI (objet littéraire non identifiable), Moi, ce que j’aime, c’est les monstres consacre peut-être trop rapidement (quoi qu’à cinquante-six ans cela soit très relatif) une auteure qui devra, dans les années à venir, pouvoir exister en dehors d’un tel chef-d’œuvre.
Lire la critique sur le site : BDGest
Auracan   29 août 2018
Ce premier opus d’un diptyque fort de 800 pages, transportera le lecteur dans un univers mêlant habilement le réalisme et le fantastique aux accents souvent torturés mais également pleins d’espoir d’une vie meilleure.
Lire la critique sur le site : Auracan
LaPresse   29 août 2018
Arrivée de nulle part, au terme d'une série d'épreuves qui auraient découragé n'importe qui, Emil Ferris a bousculé les conventions du roman graphique avec Moi, ce que j'aime, c'est les monstres, oeuvre magnifique et bouleversante, qui est un éloge de l'art, de la différence et de la résilience.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Chatelaine   27 août 2018
Remarquable, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres l’est autant que son autrice, l’Américaine Emil Ferris. À 40 ans, à moitié paralysée par le virus du Nil, cette illustratrice déjoue tous les pronostics: elle réapprend à marcher, à dessiner, retourne à l’université, puis entreprend un récit colossal, entièrement réalisé au stylo-bille!
Lire la critique sur le site : Chatelaine
BDZoom   27 août 2018
« Moi, ce que j’aime, c’est les monstres » est un authentique plaidoyer pour le souvenir et l’amour, mêlant deux univers, « superficiel » pour l’un (les comics et les revues d’horreur), et plus rude et réaliste pour l’autre (la vie quotidienne et l’histoire des camps) de manière étonnamment liée.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BoDoi   24 août 2018
Avec un style chargé mais bourré d’émotions et de sensations, Emil Ferris propose un environnement visuel inédit et d’une grande puissance.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Actualitte   22 août 2018
Depuis sa parution, l’ouvrage a raflé les prix, avec, dernièrement, les prix Eisner du meilleur album 2018 et celui de la meilleure auteure. Par-delà la complexité d’un trait qui peut déstabiliser, c’est bien une monstrueuse aventure qui s’offre au lecteur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Liberation   16 juillet 2018
Le lecteur est d’abord subjugué par le dessin, puis il pénètre dans le récit, mais chaque nouvelle double page est tellement sublime et surprenante qu’elle le rappelle au dessin. Son trait ne sert jamais de décor, il est un pur moyen de communication.
Lire la critique sur le site : Liberation
Liberation   16 juillet 2018
Dans «Moi, ce que j’aime, c’est les monstres», la dessinatrice raconte l’histoire de Karen, enfant anxieuse qui vit dans le Chicago des années 60 et s’invente un monde foisonnant de mystères. Un ouvrage au souffle romanesque exceptionnel, remarquable tant sur la forme que sur le fond.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
KmyeKmye   17 août 2018
Cette œuvre magnifique est le résultat d'une expérience de laboratoire composée de 42% de mystère, 18% de fiction historique, 6% de romance, 21% de souvenirs, 5% de réalisme urbain, 6% de critique sociale mordante, 10% d'humour et 3% de thriller surnaturel.
Elle est aussi faite de nombreux cœurs qui battent et battent encore, de milliers de crocs prêts à mordre, de puissantes sensations souterraines et d'un appétit féroce pour la vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
WiniFREDWiniFRED   17 septembre 2018
Moi, quand je serai grande, je serai une zombie (faite d'obscurité, de toujourité, et de trucs comme ça), donc j'aurai pas peur de la mort. Les zombies, à être ni vivant ni mort, là-bas dans l'obscurité, ça a pas de "problème d'estime de soi" ; et puis la "lumière", c'est pas aussi extraordinaire que c'qu'on dit. Une seule visite dans les sous-sols des bazars genre Goldblatt, avec votre mère et une flopée d'autres dames qui se battent sous l'éclat des néons pour des trucs comme des théières ébréchées ou des culottes avec les jours de la semaine mal écrits dessus (maredi, mèrecredi), ça suffit pour bien voir la façon dont la lumière, ça fait de la vie un truc pourri et suintant...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Nat_85Nat_85   22 décembre 2018
Vous ne me dites jamais la vérité... vous me laissez toujours exprès dans le noir ! Vous pensez que je ne supporterais pas de savoir... mais c'est débile, parce que je me sens encore plus mal quand je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas et que personne me dit quoi.
Commenter  J’apprécie          80
musaraneusmusaraneus   20 janvier 2019
Moi et Dezze, on adore entendre un train passer au dessus de nous. Mais si le gang de Jerry avait réussi à me... me... Je suis sûre que ce bruit je l’aurais plus jamais aimé.
Encore une raison pour dire qu’être un monstre c’est bien plus facile qu’être une fille. Quand je serai un vrai monstre, j’aurai plus à me taire. Non, ma bouche, je l’ouvrirai en grand au contraire, et de mes dents acérées, j’écharperai tous les Jerry de la terre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
LadyDoubleHLadyDoubleH   07 octobre 2018
-- Karen, cet oeuf, il est de la couleur d'une betterave, est-ce que ça en fait une betterave ?
-- Non. Je dirais que c'est un oeuf.
-- Exactement ! Par contact, ces oeufs ont pris une autre couleur. Et c'est la même chose pour les gens. Ils peuvent souffrir de la proximité du mal, mais jamais, au fond de leur coeur, ils ne deviennent mauvais.
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Emil Ferris (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emil Ferris
"Moi, ce que j'aime c'est les monstres" d'Emil Ferris est en sélection officielle du Festival de bande dessinée d'Angoulême paru chez Monsieur Toussaint Louverture. Dans Moi ce que j?aime c?est les monstres, la dessinatrice raconte l?enfance d?une fille loup-garou lesbienne dans le South Chicago des années 1960. Entre une voisine qui se suicide de façon assez mystérieuse et un frère qui s?éclipse souvent, il y a de quoi raconter. le tout dans un dessin original, hors norme, inquiétant, peuplé de monstres et de visages grimaçants, avec le plus simple des outils : un stylo bic. le résultat est bluffant.
Plus d'informations sur la BD : https://www.franceinter.fr/emissions/popopop/popopop-21-septembre-2018
"My favorite thing is monsters" (Monsieur Toussaint Louverture) published by Emil Ferris is figuring in official selection in the French International festival of Angouleme.
+ Lire la suite
CONVERSATIONS et QUESTIONS sur ce livre Voir plus
autres livres classés : chicagoVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr




Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
3310 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre
.. ..