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EAN : 9782745926975
140 pages
Éditeur : Milan (04/06/2007)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 144 notes)
Résumé :
Les Histoires pressées, ce sont des histoires courtes à déguster à table entre deux bouchées, à l'école dans la cour de récré, ou ailleurs si ça nous chante. Histoires à terminer, à raccommoder, à détruire en mille morceaux. Juste le temps d'un sourire, d'un frisson ou d'une émotion.
Il arrive tant de choses bizarres dans la vie quand on sait comment la regarder!
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Gwendo
  07 juin 2013
Un recueil de 35 histoires courtes à lire et relire, en feuilletant ou en dégustant. Surprenantes, farfelues, certes, mais pas aussi absurdes que cela peut paraître... de nombreux jeux d'écriture et de forme, un régal !
Si vous n'avez encore jamais assisté à une conversation entre une pomme golden et une pomme de terre dans un bac à légumes, croisé une directrice d'école sans visage, si vous n'avez jamais été transformé en fer à repasser pour avoir rendu service à une fée, alors vous n'avez encore rien vécu et il est grand temps pour vous d'entrouvrir ces pages !!!
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Takalirsa
  16 octobre 2017
Dans mon collège, les petits textes de Bernard Friot servent d'entraînement aux élèves de 6e en remédiation lecture et c'est bien souvent le premier livre qu'ils empruntent !

Dans ces mini-histoires de deux-trois pages, l'auteur s'amuse avec les mots et avec son lecteur. Si certains récits sont "simplement" drôles (j'ai adoré l'élève qui, excédé par les "SILENCE !" répétés de sa maîtresse finit par lui lancer à son tour : "Taisez-vous et laissez-nous travailler !"), beaucoup jouent franchement avec l'absurde. Ainsi, il arrive que les objets prennent vie, comme ce gros dictionnaire rouge vexé qui s'abat sur son voisin le petit roman. Ou cette recette de compote racontée du point de vue de la pauvre pomme. L'enquête évoquée par le cheveu ("Surtout ne me touchez pas : je suis un indice !"). Quand les animaux du reportage sortent de la télé, on se demande où s'arrête la réalité et où commence l'imagination ! Et ces phrases qui sortent littéralement des livres, donnant vie aux histoires, "c'est incroyable !"... Bernard Friot bousculent les codes ("Il y a des chances pour que ça se termine mal, ce serait beaucoup plus drôle, non ?"), brise les attendus (que faire dans un conte quand le roi a disparu, que la princesse ne répond pas, que le dragon a fichu le camp et que le chevalier n'est pas d'accord ?!) et propose des chutes inhabituelles (dans la sorcière amoureuse, telle est prise qui croyait prendre !).

Cependant les sujets savent aussi être sérieux. Dans "Il ou elle", il est question d'identité. Dans "Compte" et dans "Cauchemar", très touchantes, l'auteur évoque les relations parfois difficiles entre mère et enfant. Tout n'est pas gai, comme en témoigne le jeune héros de "Fer à repasser", transformé malgré lui alors qu'il rendait un service... Les textes s'enchaînent sous des formes très variées (récits, monologues et même une saynète de théâtre) et provoquent des émotions très diverses ("La chose", sous le lit, est bien angoissante). On sent tout l'amour de l'auteur pour la langue française dont il nous fait partager la richesse, et son plaisir à affabuler à partir de petites situations de la vie quotidienne. Des histoires à lire, pour soi ou à voix haute, et à s'inspirer pour des travaux d'écriture !
Lien : https://www.takalirsa.fr/his..
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sultanne
  22 octobre 2020
J'avais besoin de fantaisie dans mes gambettes, de frivolité dans mes oreilles, de légèreté dans mes mains et de rire dans mes larmes...
Je ne voulais plus qu'on me parle ni de mort, ni de meurtre, ni de guerre, ni d'amour malheureux.
Je voulais juste retrouver un peu de cette naïveté tendre et innocente, celle qui me caractérise si souvent et que je perds parfois de vue...
J'avais besoin de me reconnecter à cette langue que j'aime depuis toujours, à cet humour enfantin qui me quitte parfois, à cette finesse délicate qui ne peut venir que du coeur, à cette petite touche d'impertinence imperceptible qui me séduit à tous les coups.
Quelque part entre Queneau et Prévert, j'ai retrouvé, au fond d'un tiroir poussiéreux, les Histoires pressées que je lisais à quatre mains avec mon fils. Les mots sont si souvent des bouées de sauvetage !
*****************
Pour évoquer les Histoires qui nous sauvent, préssées ou non d'ailleurs, n'hésitez pas à me rejoindre aussi sur Instagram !
Lien : http://www.instagram.com/les..
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lizaappaloosa
  02 mars 2013
J'ai découvert ce livre à la bibliothéque.Je l'ai choisit à cause de sa couverture que je trouvait original et amusante et je ne le regrette pas!!! j'ai beaucoup aimé cette suite de petites histoires.Elles sont amusantes(le plus souvent),courtes,et abordable pour les jeunes lecteurs par contre j'ai trouvé la fin du livre moins interréssant et orriginal que le début.
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sagebooker
  09 avril 2013
Des nouvelles pour tous, car on peut tous y trouver quelque chose : humour, absurde, renversement de situations et points de vue originaux.
A conseiller encore plus si on n'aime pas lire !!
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
sandlalouvesandlalouve   05 octobre 2015
Il ou elle

Choisir pour chaque verbe le pronom qui convient.

Il / elle s'enferme dans la salle de bains. Il / elle allume le néon au-dessus du miroir. Sur la tablette sont rangés : à droite, rasoir, mousse à raser, lotion après rasage ; à gauche, tubes de rouge à lèvre, fard à paupières, fard à joues, mascara...

Il / elle hésite un instant, puis tend la main vers la droite. Il / elle prend la bombe de mousse à raser, presse une grosse noix de mousse sur le bout de ses doigts et, maladroitement, s'en enduit les joues. Bien sûr, il / elle n'a pas de barbe, pas un poil, mais qui sait ?, peut-être que ça aide de faire semblant…Il / elle manie le rasoir avec précaution et, très vite, trouve le bon geste. La lame effleure la peau, sans la blesser. Rien d'étonnant après tout : il / elle a si souvent observé papa.

Après le rasage, l'après-rasage. Ça picote un peu.

Et maintenant ? Il / elle se regarde dans la glace. Il faut essayer autre chose. Le rouge à lèvres. Comment fait maman, déjà ? Il / elle avance les lèvres en les ouvrant pour dessiner un petit O et passe le bâton de rouge en s'appliquant, en essayant de ne pas déborder, comme lorsqu'il / elle colorie un dessin. Là. Puis il / elle pince les lèvres, les roule l'une sur l'autre, comme maman, exactement…

- Tu peux venir goûter, c'est prêt !

C'est sa mère qui appelle depuis la cuisine. Mais il / elle hausse les épaules. Il / elle n'a pas faim. Il / elle a mieux à faire que d'aller goûter. Il / elle noircit ses cils d'un peu de mascara, puis trace un trait de khôl sous chaque œil. Comme cela change son regard ! Il / elle a l'air d'un prince oriental. Ou d'une princesse.

Pourquoi se dessine-t-il / elle aussi, avec le crayon de khôl, une fine moustache ? Et pourquoi la corrige-t-il / elle en étalant une touche de fard sur ses paupières ? Il / elle ne sourit pas en faisant tout cela, on sent qu'il / elle s'applique, qu'il / elle cherche dans le visage que reflète le miroir quelque chose qu'il / elle ne trouve pas.

Il / elle regarde autour de lui / d'elle. Une cravate est accrochée au portemanteau fixé sur la porte. Il / elle la décroche et se la noue autour du cou. Puis, pour rétablir l'équilibre, il / elle pince à ses oreilles deux clips dorés trouvés dans la boîte à bijoux de sa mère.

- Dominique, tu te décides, oui ou non ?

Se décider ? Pourquoi, vraiment ? Il / elle se contemple dans la glace : rouge à lèvres, moustache, fard à paupières, cravate…Parfait, c'est parfait comme ça. Alors, non, il / elle ne décidera pas. Pas aujourd'hui, pas encore, en tout cas.
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muse2805muse2805   15 mai 2012
Compte
Je suis entré dans le salon. Ma mère lisait un magazine. Elle n’a pas levé les yeux, elle ne m’a pas regardé.
Je me suis dit : Je compte jusqu’à vingt. Si à vingt, elle ne m’a pas adressé la parole, je fais mon baluchon et je disparais pour toujours. Je le jure.
Un… deux… trois… quatre… cinq…
Je sais bien qu’elle ne m’aime pas.
Six… sept… huit… neuf…
Si je n’existais pas, elle pourrait sortir, s’amuser, se remarier peut-être.
Dix… onze… douze… treize…
L’autre jour, j’ai entendu ce qu’elle disait à sa copine Annie. « J’ai beaucoup de soucis avec lui. » Voilà ce qu’elle a dit.
Quatorze… quinze… seize…
Ça fait des mois qu’elle ne m’a pas embrassé.
Dix-sept… dix-huit…
Cette nuit, elle a pleuré.
Dix-neuf… dix-neuf… dix-neuf…
Maman… maman…
Dix-neuf… vvv…
— Mais qu’est-ce que tu fais là ? File te coucher ! Et plus vite que ça, ou je te fiche une claque !
Il était temps…
Merci, maman !
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mathilde08mathilde08   16 août 2012
Une histoire au menu

Entrée
Les asperges trempaient mollement dans une sauce mousseline légère et onctueuse.

Plat principal
Arriva un rosbif. Un rosbif saignant très imposant, ficelé comme un général en uniforme et accompagné d'une armée de petits pois et de carottes. Sans sommation et sans déclaration de guerre, le général rosbif lança ses troupes à l'assaut et une grêle de petits pois s'abattit sur les innocentes asperges.

Fromage
Les asperges, à la hâte, construisirent un fortin avec une pointe de brie, un morceau de gruyère et un munster très odorant. Malheureusement, le brie était coulant, le gruyère plein de trous et le munster un peu trop mou.

Dessert
Soudain, une tarte aux pommes apparut dans le ciel. Elle descendit lentement, sans bruit, et atterrit près du fortin où s'étaient réfugiées les asperges. Deux quartiers de pomme lancèrent une échelle de corde. Sans perdre de temps, les asperges grimpèrent sur la tarte. Quand elles furent toutes à bord, les quartiers de pomme retirèrent l'échelle et donnèrent le signal du départ. Et la tarte volante s'éleva dans les airs à une vitesse prodigieuse, laissant le rosbif et ses troupes abasourdis et furieux.
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mathilde08mathilde08   19 août 2012
[...]
J'ai descendu quatre à quatre les escaliers et j'ai bousculé M. Lebart qui allait promener son alligator. Et j'ai failli renverser une vieille dame qui marchait sur les mains.
En sortant de l'immeuble, j'ai dû prendre mon élan pour sauter par-dessus le ravin qui remplaçait le trottoir. Comme toujours, des gens distraits étaient tombés dedans et on les entendait hurler.
Et j'ai pensé : "Si ça continue comme ça, je vais mourir d'ennui. Pourquoi ne m'arrive-t-il jamais rien, à moi ?"
Mais juste à ce moment-là, quelqu'un m'a frappé sur l'épaule. C'était Marie. Elle m'a fait un clin d'oeil et elle a dit :"Salut !" Et puis elle a disparu dans la foule.
Je l'ai regardée s'éloigner et tout à coup, dans ma tête, ça s'est mis à chanter.
+ Lire la suite
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mathilde08mathilde08   16 août 2012
Premier amour

8 septembre
Il y a une nouvelle élève dans notre classe. Elle s'appelle Sylvie. Mme Delibes lui a dit de s'asseoir à côté de moi.
17 septembre
Sylvie m'a donné une gomme. Je lui ai donné mon stylo à plume.
8 octobre
Sylvie est malade. J'irai chez elle pour lui porter les devoirs.
13 octobre
Sylvie est revenue ce matin. Après la classe, je l'ai raccompagnée jusque chez elle.
2 décembre
J'ai écrit un poème pour Sylvie. Je l'ai jeté.
29 décembre
Vacances. Elle me manque.
17 janvier
Sylvie ne veut plus que je la raccompagne après la classe.
18 janvier
Je l'ai vue à la bibliothèque. Elle parlait à Rocco.
20 janvier
J'ai écrit à Sylvie.
21 janvier
Elle a demandé à changer de place. Elle est au premier rang maintenant.
30 juin
Je l'aime toujours ...
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Videos de Bernard Friot (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Friot
Rencontre avec Bernard Friot, “L'étrange affaire des pieds de Pierre” (Milan), “Poèmes pressés, Je t'aime je t'aime je t'aime” (Milan) Rencontre présentée par : Audrey Lavallade, professeure des écoles, journaliste pour la revue musicale FrancoFans https://www.accfa.fr/
Bernard Friot est écrivain et traducteur, il a publié à ce jour plus d'une quarantaine d'ouvrages aux éditions Milan: recueils d'histoires et de poèmes, d'albums illustrés et de romans à destination de la jeunesse. Il prend un malin plaisir à jouer avec les mots et c'est là sa marque de fabrique. Recherchant sans cesse de nouvelles formes d'écriture, Bernard Friot s'applique à impliquer les jeunes lecteurs en leur laissant une liberté créative et en laissant libre cours à leur imaginaire pour les amener à s'emparer des codes littéraires. L'une de ses volontés fortes est de donner à tous l'envie de lire mais surtout l'envie d'entrer en écriture: il leur livre les clefs pour comprendre les mécanismes de l'écriture et des outils pour ne plus être qu'un lecteur passif.

Retrouvez ses livres chez vos librairies indépendantes : https://www.librairies-nouvelleaquitaine.com/
Inédite édition de l'Escale du livre, du 24 au 28 mars 2021 et durant tout le printemps https://escaledulivre.com/

Suivez nous Youtube : Escale du livre - Bordeaux https://www.youtube.com/channel/UCPVtJFeOHTTNtgQZOB6so1w Facebook : escale.dulivre https://www.facebook.com/escale.dulivre Instagram : escaledulivre https://www.instagram.com/escaledulivre/?hl=fr Twitter : escaledulivre https://twitter.com/escaledulivre

© musique : Hectory - Réalisation et sound design : Grenouilles Productions - création graphique : Louise Dehaye / Escale du livre 2021 - Inédite édition
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