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Christiane Ellis (Traducteur)David Ellis (II) (Traducteur)
EAN : 9782714436443
360 pages
Belfond (24/08/2000)
3.4/5   173 notes
Résumé :
En digne héritier d'Oscar Wilde et de Noël Coward, Stephen Fry s'attaque à tous les interdits dans une énorme satire de l'establishment anglais.

Poète déchu, critique dramatique acariâtre, vieux libidineux aigri, confit de misanthropie et imbibé de whisky, Ted Wallace est un inébranlable rationaliste, un irréductible pourfendeur de tabous, un ennemi tonitruant des bonnes manières.
Aussi entrevoit-on le désastre lorsqu'il est lâché dans la très... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
3,4

sur 173 notes
Poète déchu, critique dramatique acariâtre, vieux libidineux aigri confit de misanthropie, Ted Wallace est un inébranlable rationaliste et un ennemi tonitruant des bonnes manières. Alors qu'il vient d'être mis à la porte du journal pour lequel il écrit, il se voit investi d'une mission secrète par sa très charmante filleule Jane : soulever le mystère de Swafford Hall, demeure du richissime lord Logan. David, le fils de la maison, détient-il réellement le pouvoir de guérir les gens ? Armé de flair, d'esprit critique aiguisé et de whisky, Ted Wallace va arpenter le château à la recherche de la vérité.

J'ai beaucoup aimé cet hippopotame et son humour noir, rien qu'à la lecture de l'avant-propos, j'ai éclaté de rire. Beaucoup de whisky, une peinture sans concession de l'aristocratie anglaise et de l'hypocrisie de ses bonnes manières (notamment le récit d'un diner où l'un des convives homosexuel raconte par le menu ses aventures Vénitiennes, en rajoutant dans le langage cru afin de choquer la table entière...), mais aussi, sans en avoir l'air, des réflexions très profondes sur la vie, la mort, l'amour, les enfants...
Un très bon moment de lecture avec plein de sourires (et ça fait du bien) !
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Et un british de plus à rajouter à la liste des auteurs à l'humour ravageur, barré et jouissif. Car l'acteur Stephen Fry (vu notamment chez Branagh ou dans le rôle d'Oscar Wilde) en fait indiscutablement partie. La preuve : Ted Wallace critique dans un journal, se fait vier après avoir provoqué un nouveau scandale, il faut dire que ce poête raté n'en rate pas une pour se faire hair. Une de ces nièces va le charger d'une enquête sur un miracle en échange d'un gros, gros chèque.
Fry dans la lignée de ces petits camarades, n'y va pas avec le dos de la cuillère, c'est irrévérencieux, dévastateur, parfois grossier certe, mais et c'est ce qui importe dans ce genre de roman c'est extrèmement drôle. Et tant pis, si certains grincheux n'y ont vu qu'une pale copie de Sharpe, moi humble lecteur j'y ai pris beaucoup de plaisir.
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« Poète déchu, critique dramatique acariâtre, vieux libidineux aigri confit de misanthropie, Ted Wallace est un inébranlable rationaliste et un ennemi tonitruant des bonnes manières. » J'en avais l'eau à la bouche, de cette première phrase de 4ème de couv ! Moi qui adore cet humour, noir, cynique, je pensais vraiment me poiler avec ce roman apparemment so british ! Ben je me suis tapée les 456 pages de ce roman en souriant 5 fois... C'est censé être provocateur ou sarcastique, cette espèce de comédie de moeurs ?! C'est d'un convenu ! A part une scène quelque peu "originale" avec un équidé, tout le reste est d'une platitude... Ah non mais pour le coup, vraiment déçue, c'pô drôle du tout, le "héros" soit-disant ironique, insolent et déchanté, tout le tralala de la 4ème de couv, ah, il m'a bernée joli ce résumé !
J'aurais choisi pour ce roman un titre factuel bien nigaud, comme "Les vacances entre amis en rase campagne chez le p'tiot filleul, à la demande de la grande filleule." Car le titre "L'hippopotame" est une métaphore de l'absence de délicatesse de ce parrain (non pas de la mafia ! Celui des baptêmes, si vous avez tout suivi ! ) qui casse l'ambiance pendant son séjour... or, pour moi, cet hippopotame m'a autant réjouie et fait rire que la découverte de sa petite figurine en plastique, au milieu d'une lessive en poudre.
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J'ai bien failli abandonner ce livre après une trentaine de pages, tant le ton du narrateur, vieux poète sur le retour alcoolique et libidineux m'a déplu. Réflexions homophobes et graveleuses à toutes les pages, bof.
Je me suis quand même décidée à continuer pour avoir le fin mot de l'histoire.
La quatrième de couverture promet un livre outrageusement drôle,une satire de certains milieux britanniques bien-pensants et on le compare à Tom Sharpe.
Mon avis: drôle oui souvent. Je ne connais pas assez le milieu social visé pour apprécier le côté satirique, et ce n'est surement pas du Tom Sharpe.
Mais ce qui m'a poussé à continuer, c'est l'intrigue proprement dite, et toute l'analyse autour du mystère qui règne dans la richissime famille des Logan, où le narrateur est envoyé en "mission".
Original (même si des passages peuvent choquer certains lecteurs), étonnant, et une conclusion qui se tient, ça fait une honnête lecture pour se remonter le moral.

Challenge des 50 objets 2021-2022
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Un roman drôlissime qui envoie le narrateur, Ted Wallace, écrivain de 66 ans un peu aigri, enquêter sur des pseudo-miracles qui se seraient produits grâce à son filleul, David, 15 ans.
Divorcé, père de deux enfants et récemment viré par le journal pour lequel il écrivait des critiques de théâtre, Ted part à la demande de sa nièce et filleule Jane à Swafford pour être le témoin de ces miracles!
Un roman quelque peu déjanté dans lequel les répliques sont pleines d'humour, la langue très inventive, les personnages truculents et les situations cocasses!
Un excellent moment de lecture.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
— Ce que je veux dire, coupa Oncle T, c’est qu’autrefois, pour tout ce qui concernait notre âme, on avait recours au latin et c’était le prêtre, ou le curé, qui se chargeait de la soigner. Maintenant, dans notre époque de technocrates, nous disons psyché au lieu d’âme et thérapeutes au lieu de prêtres. Le grec est devenu le langage de la science. Remarquez, avec ces conneries de New Age, on en revient aux termes anglo-saxons et le monde y va de son petit couplet sur la « guérison ». Mais c’est le même processus. Saint, sain de corps ou d’esprit, en bonne santé, cure, thérapie, guérison.
— Vous ne voyez vraiment aucune différence, monsieur Wallace ? demanda l’évêque. Vous ne percevez pas qu’il existe différentes sortes de « mauvaise santé » ?
— Différentes sortes de « mauvaise sainteté », vous voulez dire ? Eh bien, si je me casse la jambe, je vais voir mon vieil ami le Dr Posner, mais si c’est mon cœur qui est brisé, je vais voir mon vieil ami le Dr Macallan.
— Le Dr Macallan ?
— Ted parle d’une marque de whisky, expliqua ta mère tout en lui lançant un regard au vitriol style « ferme ta gueule et laisse tomber ! ».
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Je ressentais la même sensation qui t’envahit lorsque tu te relèves la nuit pour chercher l’origine mystérieuse d’un bruit qui t’empêche de dormir. Tu restes sur les marches de l’escalier, le cœur battant et la bouche entrouverte. Tu fais le tour des explications les plus évidentes : une branche de vigne vierge frottant contre un carreau ; ton chien, ta femme ou ton gamin effectuant une razzia sur le garde-manger ; les lames du plancher se dilatant sous l’effet du chauffage qui a redémarré. Aucune de ces hypothèses ne correspondant au bruit, tu te mets à envisager une série de causes moins banales : une souris se débattant dans les affres de l’agonie ; une chauve-souris égarée dans la cuisine ; un jouet mécanique d’enfant qui s’est remis en route ; le chat marchant par mégarde (ou exprès) sur la commande du magnétoscope et actionnant le rembobinage d’une cassette. Mais aucune de ces explications ne s’applique à ce bruit particulier. Alors… si tu es comme moi, tu remontes dare-dare l’escalier, tu plonges sous ta couette et enfouis ta tête sous l’oreiller, préférant ne rien savoir.
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- Les médecins sont unanimes. La leucémie. Plus de rémission possible.
- La vache ! Sincèrement désolé, Jane.
- Merci.
- Tu as peur ?
- Plus maintenant.
- J'imagine qu'il est difficile de prévoir quand le couperet va tomber, non ?
- Bientôt, selon eux... D'ici à trois mois.
- Eh bien, ma chérie, si tu as fait la paix avec tes ennemis, pris congé de tes amis, tu ne devrais pas trop regretter de tirer ta révérence si tôt. C'est un monde pourri, une époque pourrie, et, de toute façon, on ne va pas tarder à tous aller te rejoindre.
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Mais … assez de blablabla. Je me laisse toujours emporter. Si vous voulez des théories au rabais sur les sexes, vous en trouverez plein les rayons dans les librairies spécialisées. "Les hommes se rebiffent, Les femmes se rebiffent contre les hommes qui se rebiffent"….des réponses aux questions et des contre-réponses. On se croirait revenu aux beaux jours de la guerre froide, lorsque chaque publication de l’autre bloc était lue, chaque attitude analysée, chaque mouvement détecté au radar et chaque glissement culturel commenté. Seigneur ! Il y a suffisamment de chroniqueurs, de commentateurs et de pseudo-universitaires pour assurer à perpétuité le réarmement et la relève dans cette guerre des sexes. De toute façon, qui s’intéresse à ce que peut avoir à dire un quarteron de journalistes incultes?
Non, si je vous rote toutes ces niaiseries nauséabondes en plein figure, ce n’est pas pour leur importance pour leur nouveauté. Ce n’est pas non plus parce que je veux m’engager dans un débat stérile sur la question. Mais je voudrais que vous compreniez quel était mon état d’esprit et mon humeur le jour où Jane m’a découvert et entraîné chez elle à Kensington. Sa mère, Rebecca, comme j’allais vous le faire remarquer avant d’enfourcher un de mes dadas favoris et de partir au galop pendant quelques paragraphes est probablement la seule femme de ma connaissance à aimer le cul, vraiment avec une faim et une soif comparables à celle des hommes. C’est aussi la seule femme de ma connaissance à aimer le whisky. Les deux sont sans doute liés. (p 32)
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Malgré les manifestations évidentes de vie autour de moi – les oiseaux déjà mentionnés plus haut, la frénésie végétale perceptible dans chaque massif, buisson et arbre –, je fus frappé par une impression de vide absolu. Londres, en revanche, Londres à quatre heures et demie du matin, pète de vie, tout simplement. Le boucan des fourgonnettes de la presse fonçant dans les rues désertes, le gazouillis de mictions de clodos, le martèlement des talons aiguilles bon marché sur les pavés, le tintamarre d’un taxi solitaire, et, dans les squares et sur les avenues, le chant des merles et des moineaux dépassant de plusieurs décibels celui de leurs homologues ruraux, tous ces sons se trouvent dotés d’une qualité spéciale et amplifiés par ce que les grandes villes ont en commun : l’acoustique. Tout résonne en ville.
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Vidéo de Stephen Fry
Extrait du livre audio "Mythos" de Stephen Fry lu par Frédéric Souterelle. Parution numérique le 27 avril 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/mythos-9791035407902/
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