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ISBN : 2755609753
Éditeur : Hugo et Compagnie (10/05/2012)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 129 notes)
Résumé :
1185, en France. Gondemar de Rossal, fils d’un petit seigneur, naît damné. La malédiction veut qu'il apportera le malheur à sa famille et à tout le village. Objet de toutes méfiances, il mène une enfance triste et solitaire, mais trouvera refuge auprès du père Prelou, prêtre du village et Pernelle, sa seule amie.
A 14 ans, Gondemar fait la connaissance de Bertrand de Montbard, ancien templier, engagé par son père comme maître d’armes afin de protéger le vill... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  09 novembre 2015
Magnifique ! Superbe, grandiose, j'en passe et des meilleurs (Adjectifs)...
Je comprends pourquoi mon homme a lu les quatre tomes sans coup férir.
Nous sommes, lui et moi, accros aux romans d'action historiques, et nous ne crachons pas sur un brin de fantastique au passage, autant dire qu'ici, on ne peut qu'être comblés.
Ces temps-là étaient durs.
Dans un style impeccable, vivant, (ou mort, c'est au choix...), H. Gagnon, auteur canadien de son état, nous livre là une guerre de religion (catho contre cathares) bien troussée, assez gore, qui ne s'embarrasse ni de fioritures, ni de raccourcis. C'est juste parfait, donc, à mon goût.
Les personnages sont forts. Même les faibles et même les secondaires ! Que ce soit Florent de Rossal, le père Prelou, Bertrand de Montbard, Pernelle, Evrart de Nanteroi ou Esclarmonde de Foix, quel panache, quels beaux personnages... Même les affreux sont beaux dans leur démesure fanatique, cupide et/ou calculatrice, comme Onfroi, Simon de Montfort ou Arnaud Amaury, légat du pape.
Sans parler de notre anti-héros, Gondemar de Rossal, car c'est de son point de vue que nous vivons le récit.
Si le début est un peu long (l'éducation de Gondemar), il consiste en fait à nous narrer comment celui-ci devient un "monstre", et comment il va en arriver à subir ce qu'il subit.
Car le titre du bouquin est exactement son sort. IL est damné. Et son rachat aux yeux de Dieu passe par une "quête" personnelle, dont il ne sait rien au départ, et qu'on découvre avec lui. Cette quête va lui faire traverser divers enfers, dont le sien propre, notamment.
Etant donné qu'il y a quatre tomes, je me doute bien que l'histoire ne s'arrête pas là, mais la fin, avec ses révélations, apporte une satisfaction notable au lecteur, et on n'éprouve pas forcément le besoin de sauter sur le tome suivant. Je vais les lire, cela est sûr et certain, mais sans précipitation, ce qui n'est pas plus mal.
De plus, connaissant bien la région et, en tant qu'amoureuse des vieilles pierres, quelques-unes des forteresses cathares dont il est question dans ce roman, notamment Montségur, les voir "revivre" dans ce superbe roman est juste un plaisir incroyable.
Je pense que Gagnon a du lui-même y passer quelques temps pour les décrire aussi bien.
Bref, j'ai un gros coup de coeur pour ce roman, à la fois pour des raison "sentimentales" et pour le pur plaisir de lecture que ça a été. Je me dois toutefois de prévenir les âmes sensibles qu'il y a de nombreuses scènes de guerre, de découpages en morceaux, de tortures, de pillages et autres viols. C'est réaliste, en fait. Juste...
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Bibliozonard
  12 février 2013
Gondemar de Rossal, fils du seigneur Florent de Rossal, est maudit dès la naissance. Rejeté, isolé, damné, il apprend les lettres et les mathématiques avec le père Peron. Il se lie d'amitié avec Pernelle, une paysanne solitaire. À 13 ans, après l'humiliation, la perte de son amie, il se ferme définitivement à la bonté et la joie de vivre. Il se nourrit de haine, de vengeance. C'est le moment pour son père, impuissant devant les intrusions de brigands sur le territoire, d'engager un maître d'armes puissant, aguerri. Bertrand de Montbard. Un ancien templier, chevalier du christ, la main de Dieu. Un des participants aux combats légendaires en terre sainte. Bertrand affranchit Gondemar, un adolescent qui deviendra tyrannique, agile, intelligent, buté, l'esprit vengeur, un assassin. Jusqu'au jour où pris dans une embuscade, malgré son talent de combattant, il meurt.
Dans les limbes, un archange au service du Tout-Puissant lui propose un marché. Défendre la vérité pour le salut de son âme. Une deuxième chance.
« Puisque tu as fait ton choix, je te marque du sceau de la Vérité. Par les pouvoirs que me donne le Créateur de tout ce qui a été, est et sera, tu vivras jusqu'à ce que la Vérité soit préservée ou perdue. Tu vivras avec le souvenir des tes morts et de tes fautes. Tu tomberas plusieurs fois. Puis tu te présenteras à nouveau devant ton Créateur pour entendre son jugement.» (p184)
C'est ainsi que Gondemar le miraculé se rendra vers le Sud, au pays cathare (Languedoc, France), où pullulent les hérétiques. L'aube d'un massacre au nom de Dieu approche, la prise de Béziers et les villes de la région. . Ce qui suivra est une suite d'évènements surprenants, sombres, joyeux, composés de scènes sanglantes, millimétrées, de la misère abondante, de l'injustice, de la solidarité. Un tout fabuleux. Une fresque de mort et de survie, de retrouvailles et d'adieu. Femmes, enfants et vieillards. Tout le monde marche sur un amas de chair suintant de sang, résultat d'une bestialité sans nom. Des raisons, des combats aux conséquences aussi redoutables (même si un massacre n'est pas comparable…) que ce que la guerre mondiale nous a imposé avec Birkenau, Auschwitz, les génocides rwandais ou arméniens. Je n'ai pu que regarder l'église d'un oeil dégouté en constatant la manière dont elle a imposé son autorité au monde.
L'entrée en matière est plaisante. Malgré que l'époque, le XIIIe siècle, soit rude, le peuple doit survivre aux intempéries, aux mauvaises récoltes, à la pauvreté qui contraste nettement avec la richesse seigneuriale et le pouvoir de l'église. Dieu est sur toutes les lèvres, source de la crédulité profonde des gens, influe sur leur quotidien, les superstitions et les belles histoires. L'auteur le précise dès le début en plantant le décor, la relation entre les individus, le lecteur est téléporté dans l'époque avec une aisance étonnante. L'usage de la confidence de Gondemar permet cette interpellation soudaine. Il raconte sa vie. Ses tribulations. Tout fonctionne à merveille. Les discours familiers, l'humour, les détails au compte-goutte sous le regard d'un personnage principal. La complexité des détails historiques ou des objets, des tenues vestimentaires, de la nourriture sont intégrées dans l'aventure sans étirement fastidieux. C'est le pari réussi, avec un talent affuté, que l'auteur nous partage sa connaissance du milieu. Donc, les néophytes peuvent profiter aisément.
Le ton, la glissade de mots, la limpidité, la cohérence, la volonté de ne pas maintenir une intrigue trop longtemps, passer à une phase supplémentaire à chaque fois, changer de point de vue, relancer le débat, l'action. le passage fantastique ne casse rien dans le genre. Il y a bien d'autres qui ont poussé l'imagination jusqu'à la Fantasy comme GRR Martin et « le trône de fer ». Alors, une petite intervention divine n'est pas exagérée, ni simpliste, un choix risqué, mais intéressant. Là, il ne s'agit que d'un élément de ce premier tome d'une tétralogie. Une intervention dont, à la fin de l'héritage des Cathares, j'espère retrouver le même maintien de l'ambiance, de rebondissements, de surprises, affrontements physiques et idéologiques, de guerre abattoir, le peu de place offert à la joie dans la misère du siècle, la dureté, la légèreté de l'écriture, la force de conviction en bien ou en mal qui insuffle le courage dans une atmosphère d'insécurité… Et j'en passe.
"Chacun pose les gestes qu'il croit nécessaires et doit ensuite vivre avec sa conscience." (p399)
Je vous le conseille fortement.
Personnellement, je vous partage une petite crainte. J'ai pu constater qu'il y aurait 4 tomes. Les suites sont souvent risquées et surtout redondantes. J'avoue que je me lasse vite à cause de cela. Je vous renvoie à une impression partagée récemment sur Facebook :
« Je me surprends à souffler dès que je m'aperçois qu'un livre que j'ai feuilleté est le premier d'une série. Une pandémie de feuilletons qui a envahi les chaînes sur le câble a contaminé le monde du livre. Ou vice versa. Mais j'ai l'impression que c'est bien le premier qui a influencé le deuxième. Je me lasse de rencontrer cette maladie, cette mode plutôt, d'étirer des histoires qui ne devraient pas toujours être à rallonge. Je me doute bien que cette méthode commerciale hautement étudiée est inhérente à un intérêt économique surdimensionné. Certains cycles sont nés pour être cycles, inévitablement. D'autres devraient en rester à un ou deux tomes sans en réduire le cachet de l'excellente histoire étoilée. J'ai l'impression que la masse simplifiée étouffe la beauté de la simplicité plus brève, plus riche. Je n'en maîtrise pas les tenants et les aboutissants. Néanmoins, j'inhale une goulée d'ennui et expire longuement un léger espoir. Celui que les lecteurs ne soient pas si naïfs que je pourrais le croire. »
Donc, je suivrai le conseil de Mr Hervé Gagnon. Je dois essayer la suite pour me fixer. Je verrai donc avec le T2 : le fardeau de Lucifer.
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lilu60
  07 février 2013
A sa naissance, Gondemar de Rossal est déclaré damné à cause des croyances de l'époque. Bien que fils du seigneur du village, il vivra ses premières années rejeté de tous et constamment accusé des malheurs du peuple. Il partage son temps entre les enseignements du prêtre du village, convaincu qu'il pourra sauver l'âme de Gondemar, et les discussions avec sa seule amie, Pernelle. Un jour, un groupe de brigands pénètre dans la ville et y sème la terreur. C'est le début d'un changement majeur pour Gondemar, qui se retrouve sous le joug d'un maitre d'armes impitoyable, qui va faire de lui un combattant hors pair. En même temps qu'il va transformer son corps, son esprit va malheureusement dévier et il va devenir un homme sans foi ni loi, n'ayant de respect pour personne, et pour qui la vengeance est le seul but. Il va devenir le monstre que tout le monde avait prédit, mais un évènement va l'obliger à revoir ses priorités et à prendre part au conflit qui règne entre les chrétiens et les cathares, malgré lui. Quel rôle va t'il tenir au sein de cette guerre? Pour le savoir, il faudra le lire^^
Et si comme moi, vous aimez les romans historiques, je vous le conseille mille fois!
J'ai eu une grande période de lecture de romans historiques (avant l'ouverture du blog) et j'avais vraiment envie de me replonger dans cet univers. J'aime beaucoup l'idée de lire pour le plaisir, tout en apprenant quelque chose sur l'histoire (qui n'était pas forcément ma matière préférée à l'école). Je trouve passionnant tout ce qui s'est joué autour des croisades, ajoutons à cela une couverture très réussie, il n'en fallait pas plus pour me donner envie de découvrir ce roman.
L'histoire se déroule au XIIème siècle, en plein moyen-âge et l'auteur a choisi comme narrateur, le principal protagoniste de l'histoire, le seigneur Gondemar de Rossal. Il a parfaitement adapté les noms des personnages, le langage lors des dialogues, jusque dans les insultes qui sont également d'époques ( enfin autant que je puisse en juger à mon petit niveau). J'ai eu une petite crainte en commencant le roman, concernant le style d'écriture que j'imaginais assez fastidieux et en fin de compte, j'ai été très agréablement surprise par l'apparente simplicité de la plume de l'auteur, et la fluidité qu'il lui donne, rendant cette lecture extrêmement agréable, tout en nous faisant vraiment voyager à l'époque médiévale.
La première partie du roman est consacrée à notre héros (ou anti-héros plutôt dans son cas), les circonstances de sa naissance, son enfance, son adolescence, sa formation avec le maître d'armes... Cette partie m'a passionnée car elle met en place les fondations du roman, nous permettant de prendre pleinement conscience des circonstances qui ont amené Gondemar à être le damné que tout le monde voyait en lui. La suite du roman nous entraîne dans la quête de la Vérité. C'est cette quête qui permet à Gondemar de rester en vie, et c'est encore elle qui va lui permettre de changer sa vie s'il fait les bons choix. On est alors plongé au sein de la guerre qui oppose les croisés aux cathares, les chrétiens aux "hérétiques" et comme toutes les guerres de religion, on se retrouve au coeur de tueries d'innocents, au nom de Dieu, chacun pensant être dans le vrai. Je ne connaissais pas les cathares avant de lire ce roman, et j'ai apprécié de découvrir ce qui s'est joué en France au moment des croisades. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant et je n'avais qu'une envie, connaître la suite de l'histoire de Gondemar, et surtout savoir qu'elle est cette Vérité qu'il doit protéger. Et pour cela, j'ai du attendre les 5 dernières pages du roman! Autant dire que le suspense est à son comble!
Bien qu'il soit loin d'être une personne vertueuse, on ne peut que s'attacher à Gondemar, justement parce qu'on connaît son enfance et la façon dont il s'est construit, et surtout on sent qu'il y a toujours au fond de lui un petit quelque chose de bon. Surtout lorsqu'il est avec Pernelle, sa seule amie. Leur relation est pure et vraiment belle à lire. Pernelle a une enfance très difficile mais elle va savoir utiliser cette souffrance pour se créer une nouvelle vie où elle peut être heureuse et avoir une place importante auprès des autres. Un autre personnage tient un rôle fort auprès de Gondemar, il s'agit de Bertrand de Montbard, templier déchu qui va prendre en main son éducation guerrière, et qui devient par la suite une sorte de Jiminy Cricket pour Gondemar. Tout d'abord maître d'armes intraitable, il devient son mentor et il se crée entre eux une relation semblable à celle d'un père et son fils, mais aussi de deux coéquipiers. C'est un dur au coeur tendre, qui m'a beaucoup touchée.
Un vrai coup de coeur pour ce roman historique que j'ai dévoré et dont j'attends de lire la suite avec impatience. Et ça tombe bien, elle m'attend dans ma PAL! On se retrouve très vite pour ma chronique du tome 2^^.

Lien : http://www.les-lubies-de-lud..
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Le--salon-de--Madame
  17 mai 2012
Alors alors, déjà, j'ai en ma possession un livre reprenant les deux premier tomes que vous pouvez retrouver chez belgique (france ?) loisirs.

Ce premier tome est une bonne surprise ! J'ai été prise directement dans l'histoire, je ne l'ai plus laché malgré ses 500 et des pages.

Je pensais que le côté "fantastique" serait plus mis en avant alors que ce n'est pas le cas, bon... Ceux qui sont fan de fantastique seront peut-être déçu mais ceux qui sont hostiles seront plus ouvert alors à cette lecture. Ceux qui sont intéréssés par la religion cathare, c'est une bonne approche pour l'aborder.

Je ne donnerai pas ce livre à lire à tout le monde. En effet, c'est une histoire très noire, cruelle, crue mais réaliste. On y parle énormèment de tortures, de crimes, de viols et autres. Il est vrai que ça décrit bien l'esprit de l'époque mais bon. Je le conseillerai à un public jeune adulte/adulte. Mais c'est justement ce côté très sombre qui m'a fait aimer ce livre. Ici, pas d'histoire légère d'amour ou de preux chevalier, nullement ! le personnage principale est lui même cruel... oups j'en dis déjà de trop ;-)

Bref ce 1er tome m'a fait très bonne impression, m'en a apprit un peu plus sur le Catharisme que je ne connaissais pas vraiment à part l'avoir lu vaguement dans "Fantôme d'hiver" de Kate Mosse. Je lirais le 2eme tome mais avant cela, il faudrait que je me procure le tome 3 et 4 pour être sur ma lancée (il n'y a rien de pire que de commencer une série et devoir attendre après la suite, n'est ce pas ?^^).
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licorne85
  06 juillet 2015
Vadrouiller au moyen âge est un enchantement pour moi, j'aime cette période de l'histoire et là, on est servi, tout y est, le monde de la paysannerie, les tensions entre les seigneurs, les problèmes de la vie quotidienne, l'ambiance est particulièrement bien rendue. En plus d'être un roman d'aventure, on y découvre un pan de l'histoire cathare amenée de façon intéressante et instructive, les faits relatés sont nécessaires à notre compréhension et viennent étayer sans ennui, la vie de notre héros, Gondémar de Rossal, lui apportant véracité et crédibilité. 
" Tous les enfants qui naissent voilés, portent malheur…" Tout commence par une malédiction, Gondémar de Rossal est né avec cette croyance, alors rejeté, il emmagasine des sentiments de haine et de cruauté ; son père n'a d'autres choix que de l'entrainer à prendre les armes pour canaliser ses forces en  apprenant à se protéger et aussi à défendre les siens. 
Il va très vite donner foi aux rumeurs et devenir le monstre que tout le monde attendait … Et, c'est là que "le fantastique" entre en scène, lui offrant une renaissance pour se racheter de ses lourdes fautes... Mais comment expliquer ce qui lui arrive, pourquoi lui et quel enjeu repose alors sur ses épaules ? 
Une première partie qui s'oriente sur la vie et les déboires de Gondémar et la deuxième qui nous propulse dans l'aventure …C'est ce que je vous laisse découvrir, mais moi, j'ai été vraiment emballée de participer à cette histoire ! 
Des personnages qui donnent le ton et font la force du récit… Tout d'abord, son maitre d'arme, Bertrand de Montbard qui est le personnage que j'ai préféré. Ancien templier, ce vieux baroudeur a beaucoup de charisme. Les relations qui s'instaurent entre les deux hommes sont fortes, respectueuses, pleine de discipline et de filiation, j'ai aimé les écouter débattre et se battre, entre le mentor et l'élève, le père et le fils, ah ! ce maître d'armes m'a touché parfois jusqu'aux larmes… 
Pernelle aussi est incroyable, forte et fragile à la fois. Elle traîne un lourd passé comme Gondémar, le connaissant depuis l'enfance, ils partagent des souvenirs d'enfance, des bons et des mauvais. Elle est touchante et dévouée. Et autant vous dire, on ne minaude pas, l'histoire d'amour qui nait entre Gondémar et Pernelle n'a rien d'une bluette, on patauge beaucoup dans le sang et les larmes, et la force de leurs sentiments est protégé par une belle pudeur, il y a beaucoup de pureté dans cette tendresse, et elle transcende la bassesse de la guerre et des combats. 
C'est vraiment une histoire dure et parfois cruelle où la sensibilité du lecteur est mise à l'épreuve, mais c'est toujours très juste dans les émotions, il s'en dégage un ressenti profond et fort. 
Le fantastique arrive tardivement dans l'histoire.. et même si cela occasionne beaucoup d'événements et induit les motivations et les agissements de notre héros, le fait de revenir à la vie … après avoir été semble-t-il bien mort ! (Je ne vous dévoile rien, tout ceci est écrit HELAS … en 4e de couverture).. ne semble poser aucune question particulière, c'est amener intelligemment et on croit à cette deuxième chance, tout comme Gondémar, qui ne sait pas très bien ce qu'il doit faire pour plaire à cette puissance divine qui lui rend la vie, pourquoi lui ? quel est le prix à payer ? et quelle est sa véritable mission ?… 
C'est avec une plume entraînante qui mêle l'histoire et la note fantastique harmonieusement que j'ai suivi avec intérêt l'histoire de ce "Gondémar" qui finit malgré tout par être attachant (malgré la cruauté de son comportement dans la première partie). Son âme est plus profonde qu'i n'y paraît et c'est sans doute aussi pour ça qu'il a été sauvé … Je suis impatiente de lire le tome 2, le fardeau de Lucifer, pour voir l'évolution de son personnage et de l'aventure, pleine de rebondissements, qui a commencé au coeur du pays cathare ... 

Lien : http://fanfanlatulipe85.blog..
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critiques presse (1)
HistoiresSansFin   20 juin 2012
Début d’une quadrilogie, Damné se dévorera cet été et restera, certainement, parmi les meilleurs romans historiques de l’année.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
wentworth23wentworth23   03 juillet 2015
Tout commença en l'an de notre Seigneur 1185, au début du règne de Philippe Auguste, roi de France et septième de la dynastie des Capétiens. C'était l'automne. L'été avait été pluvieux et frais. L'hiver était précoce et s'annonçait rude. Dans les villages de la seigneurie de Rossai, les récoltes, fort mauvaises, avaient été engrangées. Le bois avait été coupé, fendu et mis à sécher par les hommes. Les femmes et les filles avaient cueilli les fruits sauvages et en avaient fait des confitures. Elles avaient ramassé les herbes et les avaient suspendues aux murs des maisons pour les faire sécher. Elles avaient récolté les légumes et les avaient rangés dans les caveaux où le froid les conserverait durant l'hiver. Les quelques bêtes dont le village pouvait se passer avaient été abattues et leur viande séchée ou salée par ceux qui pouvaient s'offrir du sel. Le gros du bétail était rentré dans les étables, où le foin accumulé pendant l'été les nourrirait durant les mois d'hiver. La volaille était au poulailler. Dans les maisons, les vêtements étaient rapiécés, les chaussures réparées, les instruments aratoires affûtés et la laine cardée, foulée et filée.
Les villageois savaient déjà qu'ils ne mangeraient pas à leur faim avant la prochaine moisson. Ils en avaient l'habitude. Tous les trois ou quatre ans, ils devaient affronter la famine et se retrouvaient réduits à survivre de racines pour lesquelles ils devaient rivaliser avec les bêtes de la forêt. Ils s'en trouvaient quittes pour de terribles spasmes aux entrailles, ce qui avait parfois l'avantage discutable de les emporter plus vite que la faim. Chaque fois, le village perdait des vieillards, mais aussi nombre d'enfants dont les bras valides manqueraient plus tard aux travaux des champs. C'était là le triste sort de tous les serfs. Mais on ne refait pas sa destinée; on l'accepte avec résignation en espérant une vie meilleure au paradis, une fois achevée la misère du séjour sur terre. Personne ne sait cela mieux que moi.
Florent était seigneur de Rossai. Seigneur était un bien grand mot. La seigneurie sur laquelle il régnait n'était, au mieux, qu'une modeste constellation de hameaux, tous plus misérables les uns que les autres. Petit homme chétif, calme et compatissant, il était entré dans la cinquantaine. Lui-même nobliau aux moyens fort modestes, il voyait la plus grande part du peu que produisait sa seigneurie passer entre les mains de son suzerain, le baron de Sancerre. Il faisait néanmoins de son mieux pour adoucir la vie des serfs qui tentaient de subsister sur ses terres. Le coeur trop tendre pour la position qui était la sienne, il ne pouvait se résoudre à exiger d'eux des paiements qu'il les savait incapables de verser et les reportait trop souvent. Sa fortune subissait ainsi les contrecoups de sa générosité. Mais, pour cette raison, il était aimé de tous. Alors que, en règle générale, les seigneurs étaient craints, il faisait l'objet d'une familiarité peu commune qui n'excluait nullement le respect. Loin de baisser les yeux lorsqu'ils le croisaient, les serfs lui souriaient franchement et lui adressaient toujours quelques paroles amicales qu'il leur retournait avec bienveillance. Certains, chose impensable, osaient même le toucher.
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TatooaTatooa   03 novembre 2015
Les villageois savaient déjà qu'ils ne mangeraient pas à leur faim avant la prochaine moisson. Ils en avaient l'habitude. Tous les trois ou quatre ans, ils devaient affronter la famine et se retrouvaient réduits à survivre de racines pour lesquelles ils devaient rivaliser avec les bêtes de la forêt. Ils s'en trouvaient quittes pour de terribles spasmes aux entrailles, ce qui avait parfois l'avantage discutable de les emporter plus vite que la faim. Chaque fois, le village perdait des vieillards, mais aussi nombre d'enfants dont les bras valides manqueraient plus tard aux travaux des champs. C'était là le triste sort de tous les serfs. Mais on ne refait pas sa destinée; on l'accepte avec résignation en espérant une vie meilleure au paradis, une fois achevée la misère du séjour sur terre. Personne ne sait cela mieux que moi.
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TatooaTatooa   07 novembre 2015
Amer, je savais que Dieu ne me prêterai vie que jusqu'à ce que j'accomplisse la tâche qu'il m'avait confiée - que je réussisse ou que j'échoue. Mais, visiblement, je n'étais pas invulnérable, ni dispensé de souffrances. Les blessures, les infirmités et les maladies restaient mon lot. Une condition humaine cruellement prolongée, en quelque sorte. L'état dans lequel je m'étais retrouvé en était la preuve indiscutable. Dit simplement, pour le moment, je n'étais pas autorisé à mourir.
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TatooaTatooa   05 novembre 2015
- L'Ordre vous manque ? (Gondemar)
- Chaque jour que Dieu me donne. Plus que je ne puis l'exprimer. Le Temple était ma vie... Dans mon âme, je demeurerai un templier jusqu'à ma mort. Que je porte ou non la croix pattée sur mon vêtement, elle est gravée dans mon cœur. (Montbard)
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TatooaTatooa   06 novembre 2015
- Qu'est qu'un Cathare, exactement ? Le père Prelou m'en a dit un mot jadis, mais je crains qu'il ne l'ait jamais vraiment su lui-même. Que leur reproche-t-on, au juste, qui mérite que le pape mobilise la chrétienté contre eux ? (Gondemar)
- Je suis soldat, pas théologien, grommela Montbard. Je sais qu'il renient la croix de notre Seigneur et rejettent les sacrements de l'Eglise. Avant que je ne quitte l'Ordre, la rumeur courait qu'ils avaient des liens avec les templiers, mais je n'ai jamais su lesquels et je n'ai pas posé de questions car cela ne me concernait pas. Pour le reste, qu'il te suffise de savoir que Sa Sainteté le pape Innocent III a décrété que leur foi était une erreur et qu'ils devaient être convertis par la force ou exterminés. Nous n'avons pas à discuter son jugement, mais à y obéir.
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Videos de Hervé Gagnon (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Gagnon
21 mai 2015 / 19 h
La Librairie Monet, en collaboration avec les Éditions Libre Expression, vous invitent à une rencontre avec deux auteurs de polars québécois de renom : Laurent Chabin et Hervé Gagnon. C'est notre libraire Morgane Marvier, spécialiste du polar, blogueuse* et chroniqueuse* sur le sujet, qui animera cette rencontre.
Nos invités:
Laurent Chabin*
Laurent Chabin est un auteur prolifique, ayant à son actif une abondante production d'oeuvres pour les jeunes et une douzaine de romans pour adultes. Ses romans policiers sont noirs, à l'image du monde de violence, de fausseté et de cynisme qu'ils décrivent.
Le roman:
Quand j'avais cinq ans je l'ai tué !, 2015, Éditions Libre Expression, coll. Expression noire, 264., 9782764810873
Quand elle avait cinq ans, Lara Crevier a tué son père, elle en convient. Mais pourquoi Serge Minski, son amant, son âme damnée, revient-il avec insistance sur cet épisode de sa jeunesse qu'elle aurait peut-être préféré oublier ? Pourquoi l'interroge-t-il sur cet homme qui a disparu en ne laissant derrière lui qu'une flaque de sang et l'instrument de sa mort ? Et comment peut-il connaître le couple étrange qui a protégé et éduqué la jeune fille alors qu'elle n'en a jamais parlé à personne ?
Clairement, Minski cherche quelque chose. Ou quelqu'un. Ce n'est pas un aveu, puisque Lara ne nie rien. Mais les méthodes qu'il utilise sont assez tortueuses. Ce que découvrira Lara fera froid dans le dos à plus d'un...
Hervé Gagnon*
Hervé Gagnon détient un doctorat en histoire et une maîtrise en muséologie. Il a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries le Talisman de Nergal, Damné, Vengeance et Malefica. En 2014, il faisait avec son roman Jack une première incursion dans l'univers du polar.
Le roman:
Jeremiah : une enquête de Joseph Laflamme, 2015, Éditions Libre Expression, coll. Expression noire, 360 p., 9782764810613
Avril 1865. La guerre de Sécession tire à sa fin, et les membres d'une société secrète confédérée, les Knights of the Golden Circle, sont réunis au St. Lawrence Hall Hotel, à Montréal. Leur but : planifier une éventuelle reprise des hostilités et encaisser des traites bancaires américaines d'une valeur de 2,5 millions de livres sterling. Parmi eux, John Wilkes Booth, futur assassin du président Abraham Lincoln, a en sa possession un objet encore plus précieux. Février 1892. Des Noirs montréalais sont sauvagement torturés et assassinés à la manière caractéristique du Ku Klux Klan. le journaliste du Canadien Joseph Laflamme se lance sur l'affaire en compagnie de l'inspecteur Marcel Arcand, du Département de police de Montréal. Ils croiseront la route d'un personnage légendaire que l'on croit mort depuis 1882 et qui ne reculera devant rien pour retrouver ce que Booth a caché à Montréal.
La collection Expression noire
Expression noire rassemble des romans policiers et des thrillers québécois et étrangers de grande qualité, et s'impose de plus en plus comme étant la référence du polar au Québec.
Des auteurs reconnus tels que Mario Bolduc, Geneviève Lefebvre, Jacques Savoie et Johanne Seymour et plusieurs autres prêtent leur plume sanglante aux crimes sordides et aux sombres enquêtes afin de combler les amateurs de suspense et de sensations fortes.
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