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Frank Straschitz (Autre)
ISBN : 2070395936
Éditeur : Gallimard (30/04/2010)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Hannon Fuller, l'inventeur du Simulacron 3, un simulateur d'environnement total, vient de mourir dans un accident. Douglas Hall, son assistant, le remplace tout naturellement. Il va vite s'apercevoir que les projets d'Horace P Siskin, le président de la REACO, propriétaire du Simulacron 3, ne sont pas aussi désintéressés que celui-ci le prétend. Et petit-être la mort de Fuller n'est-elle pas accidentelle ? La disparition du chef de la sécurité de l'entreprise et de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Masa
  25 mars 2014
Titre intrigant, je me suis jeté sur Simulacron 3 (parut en 1964).
Douglas Hall est le seul a se souvenir de Hannon Fuller, qui disparaît brutalement. Promu chef du projet Simulacron 3, il devra concevoir un simulateur de vie artificielle pour supplanter les sondeurs de réactions publiques. Douglas va trouvé un dessin de Fuller, une énigme, qui elle-même disparaîtra.
L'auteur a choisi de narrer à la première personne pour montrer l'évolution psychologique du personnage. Récit très court, mais très long à lire du fait que le personnage est torturé psychologiquement et que l'auteur emploi des termes bien typique vieille SF. Chiant à lire parce que Douglas ne cesse de se poser des questions sur sa véritable existence ou sur la disparition de son ami Fuller. Et puis, la narration à la première personne ne me plaît pas du tout, mais là tout est une question de goût.
Je ne regrette pas d'avoir lu ce livre, mais au final c'est bien décevant. Un titre qui à bien mal vieilli, même à son époque, pas sûr qu'il était intéressant. Pour sa défense, c'est vrai qu'en l'espace de vingt ans, l'informatique a connu une véritable évolution, je dirais même révolution. Alors difficile d'imaginer cinquante ans en arrière ce qu'est devenu l'informatique. Toutefois, je dirais qu'il y a un petit suspens pour savoir la réalité des faits, mais juste un soupçon.
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ChristianAttard
  28 mars 2017
Que savons-nous de la réalité de cet univers ? Tout ce que nous percevons, ne l'est que par le filtre de nos sens et de notre cerveau. Imbriqué dans cette réalité n'en existe-t-il pas une autre ? Nous croyant libres, ne sommes-nous pas au contraire, influencés sans même le percevoir.
Les cinéphiles reconnaîtront dans ces profondes interrogations le thème de deux films majeurs au moins : « The Truman Show » et « Matrix », bien sûr. Eh bien, tous deux se sont très fortement inspirés d'un roman paru en 1964 et écrit par Daniel F. Galouye : « le Simulacron 3 », sans forcément l'avoir dit !
La REACO, puissante société met au point un ordinateur le Simulacron capable de supplanter « les Sondeurs », véritable plaie de ce monde qui ont tous pouvoirs pour interroger les gens sur toutes sortes de sujets. Dans le Simulacron sont transférés les personnalités totales d'une multitude d'individus et leur environnement. Ils vont ainsi, sous forme virtuelle, interagir et remonteront à leurs contrôleurs une foule d'informations, utilisables à de nombreuses fins. Les Sondeurs voient ainsi leur pouvoir menacé.
Formidable roman de science-fiction, on s'étonne que Galouye ait pu avoir de tels dons de visionnaire. Il nous décrit un monde qui est très proche du notre. Si nous ne sommes pas clonés dans une machine, Internet se sert en temps réel de la masse d'informations que nous lui confions, l'analyse, l'utilise à toutes sortes de visées : commerciales, psychologiques, politiques…
Mais Galouye va beaucoup plus loin encore en supposant que nous-mêmes pourrions être, au-delà de ce monde matériel, manipulés, contrôlés dans le même but de remontée d'informations et de sensations.
Baudelaire n'avait-il pas déjà annoncé que nous n'étions que des marionnettes dont d'autres tiraient les fils.
Certes ce concept de mondes imbriqués ne fut pas imaginé par Galouye, la philosophie grecque l'avait déjà suggéré. Plus près de nous, Lewis Carroll et son Alice, « le magicien d'Oz » sont construits sur ce même postulat du Deus ex machina mais ce roman majeur de la Science-fiction des années soixante pousse ce paradoxe à son summum.
Paranoïaques s'abstenir !
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Heureuse
  25 septembre 2010
Ce roman a été écrit en 1964.
Je trouve toujours émouvant-charmant-mignon de lire des "vieux" romans de SF. Ce n'est pas qu'ils soient naïfs ou candides mais c'est souvent très touchant de percevoir comment un homme des années 60 imagine l'évolution de notre société.
Dans celui-ci, il faut le dire tout de suite, il y a peu d'allusions à l'évolution de la technologie, tellement tout est centré sur l'histoire, sur la partie "philosophie" du genre. Enfin si : les voiture volent, les chemises sont jetables, la nourriture n'est plus naturelle, il y a des bandes de circulation pour piéton. Mais c'est vraiment saupoudré de façon très discrète, uniquement dans le flot de l'histoire.
Histoire qui est d'ailleurs facile et très agréable à lire.

On retrouve du Dick dans ce roman et, venant de moi, c'est un sacré compliment. On retrouve l'esprit de Dick mais sans pour autant en fair du light, comme Werber peut le faire.

Quant à la thématique du roman... c'était peut-être novateur, vertigineux en 1964 mais c'est un sujet qui a été tellement visité et revisité depuis, qu'on a du mal à être surpris. En le lisant j'ai vu Keanu Reeves... (difficile d'en parler davantage sans gâcher le suspens).
C'est pourquoi j'en reviens à ma première idée : le regard qu'on peut/doit avoir sur ces "vieux" romans de SF.
Ils ne nous surprendront pas comme pourrait le faire un roman actuel car les auteurs et autres scénaristes en ont tellement nourri leurs réflexions qu'ils sont déjà en nous sans qu'on en ait conscience. Je crois qu'il faut les lire comme des "classiques", des romans qui ont été à l'origine d'autres créations artistiques, qui méritent ce respect-là.
En résumé, ce roman ne vous surprendra vraisemblablement pas mais il est très agréable à lire et a toute sa place dans votre PAL au titre de classique de la littérature SF.
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Numphar
  17 juillet 2012
Deux extraits des Cahiers de Science & Vie n° 109 de février 2009, sur "Les civilisations sont-elles vouées à disparaître ?" ; avant-dernier article "CAO - Civilisations assistées par ordinateurs", page 108 :
1- L'objectif du projet européen New Ties (...) : "Créer une société artificielle capable de reproduire tous les stades de l'évolution de l'humanité pour arriver à observer le moment où ses membres commenceront à se poser la question de l'origine de leur monde et à se demander si NOUS existons".
2- Un ordinateur capable de réaliser 10 puissance 36 opérations par seconde (aujourd'hui le plus puissant des supercalculateurs en exécute 10 puissance 18) pourrait à lui seul simuler notre monde dans ses moindres détails. Voilà ce qui ressort des calculs de Nick Bostrom (…en 2003…). Pour le philosophe, si l'humanité était un jour capable de construire de tels ordinateurs et, que de surcroît, elle s'en serve pour réaliser de très nombreuses simulations des civilisations passées, alors il en découlerait nécessairement que la probabilité que nous vivions dans une simulation est très proche de 1 (autrement dit, nous serions pratiquement certains d'être dans une simulation).
Le second extrait est un encart intitulé "L'effet Matrix" ; il aurait été plus juste de l'appeler "L'effet Simulacron 3", puisque celui-ci avait 35 ans d'avance sur celui-là et qu'il se passait avantageusement de verbiage métaphysique.
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Spoum
  06 juin 2014
 Un scientifique travaillant à la mise au point du « Simulacron 3 », un révolutionnaire simulateur de société humaine, meurt de manière suspecte. Son assistant, Douglas Hall, rencontre une personne qui disparaît inexplicablement sous ses yeux, dans l'indifférence générale. Hall, confronté à une série de phénomènes mystérieux du même type, mène une quête de la vérité semée d'embûches et de rebondissements.
 C'est un roman dans la tradition de l'Age d'or américain, avec des « gentils » et des « méchants », bref des personnages stéréotypés et psychologiquement peu fouillés. L'intrigue est assez bien menée, sans temps mort avec un héros qui se perd en conjectures sur l'explication de tous ces phénomènes étranges.
Un lecteur ayant un minimum de perspicacité pourra cependant très vite deviner la bonne explication, et, ensuite, la manière dont le héros va se tirer de sa situation dangereuse. L'aspect technologique est peut-être l'intérêt majeur de l'ouvrage, car l'auteur imagine la notion de réalité virtuelle avec vingt ans d'avance sur les Cyberpunk (bien qu'il utilise plutôt le terme de « simulation »). Evidemment, l'équipement pseudo-informatique qu'il imagine (une machine pleine de tambours et de bandes magnétiques qui occupe tout un immeuble) n'a rien en commun avec les ordinateurs contemporains...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AzilisAzilis   29 avril 2015
Dès le début de la soirée, il fut évident que les animations allaient confirmer la réputation d’extraordinaire maître de maison de Horace P. Siskin.
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leowleow   08 avril 2018
En l'espace d'un instant, toute l'illusion disparaît. La réalité n'est plus que le néant des circuits neutralisés. Un univers est perdu à jamais dans un moment fatal d'entropie simulectronique totale.
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