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Judith Vernant (Traducteur)
EAN : 9782265144316
560 pages
Éditeur : Fleuve Editions (10/09/2020)

Note moyenne : 4.52/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Dans la cathédrale de Sainte-Marie à Vitoria, un homme et une femme d’une vingtaine d’années sont retrouvés assassinés, dans une scénographie macabre : ils sont nus et se tiennent la joue dans un geste amoureux alors que les deux victimes ne se connaissaient pas.
Détail encore plus terrifiant : l’autopsie montrera que leur mort a été provoquée par des abeilles mises dans leur bouche. L’ensemble laisse croire qu’il existe un lien avec une série de crimes qui t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  25 octobre 2020

Rien à dire, ce thriller est d'une efficacité redoutable et coche toutes les attentes du lecteur amateur de ce genre :
- des crimes rituels surprenants : un homme et une femme du même âge retrouvés morts tendrement enlacés alors qu'ils ne se connaissaient pas, nus, tués par des piqures d'abeilles placées dans leur bouche scotchée … ceux-là ont 20 ans.
- un course contre la montre pour empêcher d'autres crimes, le décompte morbide semblant irrémédiable, bientôt ce sera un couple âgé de 25 ans puis 30 ans, puis 35 ans si personne n'arrête le tueur …
- un coupable désigné … sauf qu'il est déjà en prison … condamné pour des meurtres suivant le même protocole … sauf que c'était il y vingt ans et que la série avait commencé avec des nouveaux-nés, puis des enfants de 5 ans, 10, ans, 15 ans … sauf qu'il doit sortir bientôt et qu'il a un jumeau inspecteur de police qu'il a lui-même confondu et arrêté, sauf qu'un compte twitter à son nom envoie des messages ) l'enquêteur principal.
- un tueur en série absolument remarquable d'intelligence et de détermination, capable de contrôler ses pulsions sur une période de latence de vingt ans.
- un expert en profilage criminel qui mène l'enquête, il cache une fraîche tragédie personnelle qui ne lui permet pas d'aborder l'affaire comme à son habitude, ce qui rend son travail très délicat.
Malgré quelques lourdeurs au départ ou détails capillo-tractés, ce récit à l'intrigue sophistiqué est tissé de main de maître. On est complètement happé par le double arc narratif temporel enchâssé, procédé classique mais qui fonctionne de façon très pertinente ici : le récit présent de l'enquête et un récit qui débute dans les années 1970 et achève de ferrer le lecteur avec le mystère qu'il distille. le dénouement, c'est-à-dire l'identité du tueur, est quasi impossible à trouver et ça, j'ai adoré, d'autant plus qu'il est archi crédible au vu du cheminement construit par l'auteure, j'ai adoré me faire balader par ce thriller hautement excitant pour les méninges.
Surtout, j'ai apprécié l'ancrage de l'intrigue dans une ville riche d'histoire et légendes : Vitoria-Gasteiz, capitale de l'Alava, une des trois provinces de la Communauté autonome du Pays Basque. C'est une véritable visite littéraire que propose l'auteure. D'ailleurs, l'office du tourisme de la ville, face au succès colossal du livre en Espagne, a lancé un itinéraire spécial « le Silence de la ville blanche » . Il faut dire que Eva García Sáenz de Urturi met le paquet puisque chaque duo morbide est retrouvé dans un lieu emblématique de la ville blanche selon un parcours chronologique associé à l'âge des victimes, passant par le dolmen Sorginetxe à Arrizala , la cathédrale gothique Santa Maria ou encore la Casa del Cordon.
On se régale et pas uniquement parce que le roman est parsemé de références à la cuisine basque. Très réussi, divertissant et addictif au possible !
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kielosa
  28 juin 2020
+++++++ LE SILENCE DE LA VILLE BLANCHE +++++++
Le magazine littéraire espagnol "Qué leer" (quoi lire) a superbement présenté ce thriller : Si vous voulez jouir ET souffrir en même temps - jouir parce qu'il est tellement excitant, souffrir parce que vous n'arrivez pas à lire plus vite - alors 'Le silence de la ville blanche' est votre livre.
Apparemment beaucoup d'Espagnols ont lu cette pub originale, car cet ouvrage y est depuis sa parution en 2016 déjà un méga best-seller.
Eva García Sáenz de Urturi est née au Pays basque en 1972 et a d'abord gagné sa vie pendant une dizaine d'années comme ophtalmologue avant d'accepter une nomination à l'université d'Alicante et de se mettre à écrire. Son premier roman est sorti en 2012 et 4 ans plus tard c'était le tour au silence de la ville blanche et attention il s'agit d'une trilogie. Vous vous rendez compte du nombre d'heures de suspense que vous avez en perspective ? Après les 493 pages du premier tome, le second "Los ritos del agua" (Les rites de l'eau) et le troisième "Los señores del tiempo" (Les seigneurs du temps) vous attendent patiemment depuis 2017 et 2018 chez votre libraire.
Le 24 juillet 2016, une découverte macabre est effectuée dans la crypte de la vieille cathédrale de Vitoria au Pays basque, sud de Bilbao : le corps d'une fille et d'un garçon de 20 ans tués de façon sauvage et sophistiquée.
Les inspecteurs appelés sur place, Unai López de Ayala, un profileur, et son assistante, Estíbaliz Ruiz de Gauna, craignent qu'il s'agisse d'un crime commis par un tueur en série, comme exactement il y a 20 ans et 4 mois près du même endroit. Seulement le coupable d'alors, l'archéologue Tasio Ortiz de Zárate, a été depuis lors toujours en prison.
Ayala estime que les similitudes entre ce dernier crime et les 8 de 1996 sont trop importantes pour être ignorées et qu'il faut à tout prix éviter de nouvelles victimes. Il décide donc d'aller visiter Zárate en prison et reçoit avant même d'y aller, à sa grande surprise, un email de lui, dans lequel il propose d'aider l'inspecteur avec son enquête. Pour le prisonnier, bien qu'il se déclare innocent, il est évident qu'il en sait plus de l'hécatombe du passé.
Au commissariat de police de Vitoria-Gasteiz, le commissaire principal Medina charge la toute nouvelle commissaire et grande sportive Alba Díaz de Salvatierra de l'enquête, qui passionne déjà la presse et la population. Certains journalistes se lancent dans une spéculation éhontée sur le nombre de victimes qui vont suivre, tandis que Ayala fait précisément tout pour justement éviter un tel scénario de damnation !
Mais notre Ayala traverse une phase compliquée dans sa vie personnelle et sa méthode d'enquête peu orthodoxe irrite ses chefs....
Avant de vendre par mégarde une mèche importante du dénouement, je préfère citer un autre passage de presse, cette fois-ci de "El Periódico de Catalunya" : "C'est écrit de façon si authentique que vous avez l'impression d'être sur place".
En plus c'est vrai. Eva García Sáenz de Urturi m'a, contre toute logique géographique, parfois fait penser à la Scandinavie comme elle dispose des mêmes qualités pour le vrai suspense qui ont assuré la renommée des auteurs de thrillers suédois, norvégiens et danois, sans oublier Arnaldur Indriđason et Yrsa Sigurđardóttir d'Islande.
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Eve-Yeshe
  25 septembre 2020
A Vitoria, dans le pays Basque espagnol, la veille de la Saint Jacques, a lieu la fête de la blouse, prélude à celles de la Vierge blanche (Virgen Blanca) et tout le monde se retrouve dans la rue pour faire la fête. Dans la cathédrale Sainte-Marie, on retrouve deux corps, un homme et une femme assassinés, dans une mise en scène particulière : ils sont nus, se tiennent la main, la main de l'un posée sur le visage de l'autre et réciproquement. Et, petite signature : trois chardons « eguzkilore » en basque, c'est tellement plus joli et mystérieux !
L'enquête va démontrer qu'ils ne se connaissaient pas et qu'ils sont morts à la suite de piqures de guêpes que l'assassin avait pris soin de mettre dans leur bouche, les bâillonnant ensuite par un adhésif, dénué d'empreinte bien-sûr. Cette mise en scène rappelle des meurtres commis vingt ans plus tôt pour lesquels Tasio, archéologue très médiatisé, un des jumeaux d'une famille ayant pignon sur rue et surtout omnipotente alors. C'est Ignacio, policier, le propre frère de Tasio qui a procédé à l'interpellation à l'époque…
Qui peut avoir commis ce crime odieux suivi de plusieurs autres, alors que Tasio doit bientôt sortir de prison ? il faut donc reprendre l'enquête, ce qui sera fait par un tandem d'inspecteurs : Estibaliz Ruiz de Gauna et Unai Lopez de Ayala, alias Kraken, profileur.
« Je me fiais aux impressions d'Estibaliz comme la roue arrière d'un tandem se fie à la roue avant. C'était notre façon de fonctionner, de pédaler ensemble. »
Tous deux sont chapeautés par la sous-commissaire Alba Diaz de la Salvatierra, qui vient juste d'arriver au commissariat.
On se retrouve en pleine immersion dans cette ville de Vitoria, pleine de mystères, au passé prestigieux sur le plan historique, artistique, architectural, et le côté « endogame » comme dit l'auteure, « tous les gens nés à plus de cinquante kilomètres d'ici sont des « étrangers » disait la grand-mère » de Kraken. Mais aussi, on apprend beaucoup de choses sur les noms propres des gens avec une partie espagnole à laquelle un nom basque évocateur, de la région d'Avala, pour être plus précise, est ajouté ce qui nous donne des noms interminables qui sonnent bien dans l'oreille.

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Fleuve noir qui m'ont permis de découvrir ce roman ainsi que son auteure dont le style est si particulier qu'on n'a plus qu'une seule envie, en le refermant, de se procurer le prochain… j'espère qu'il ne faudra pas attendre trop longtemps sinon je vais être obligée d'apprendre l'espagnol pour retrouver cet univers ;
#Lesilencedelavilleblanche #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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celine85
  24 septembre 2020
Des archéologues qui restaurent une cathédrale ont découvert deux corps nus dans la crypte. Un garçon et une fille, les mains posées sur les joues l'un de l'autre alors que ces deux victimes ne se connaissent pas. Leur mort est due à une asphyxie provoquée par de multiples piqûres d'abeilles dans leur gorge. le tueur a introduit de force des abeilles avant de les bâillonner du ruban adhésif.
Le commissaire Medina veut que l'inspecteur Unai Lopez de Ayala (surnommé Kraken) pour le coté profilage et l'inspectrice Estibaliz Ruiz de Gauna pour le coté victimologie travaillent en duo sur cette affaire. Celle-ci leur rappelle une série de crimes qui ont été commis il y a quelques années. Un policier avait découvert que son frère jumeau était le tueur en série mais il ne peut pas s'agit de lui car sa sortie de prison n'est prévue que dans 2 semaines. Une affaire qui va s'avérer bien compliquée à résoudre.
Coup de coeur avec ce roman espagnol. L'enquête est très bien construite, le rythme est très bon. le suspense bien présent. J'ai été embarqué immédiatement dans l'histoire sans avoir envie de lâcher le livre. Toute l'intrigue est bien ficelée. Pas de point négatif pour moi pour ce roman, que je recommande sans problème. Je me dis que je devrais plus m'intéresser aux polars espagnols car finalement ils sont peut être aussi bien que les suédois… Belle découverte !
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Zazaboum
  30 août 2020
Belle découverte ! Après quelques petites difficultés d'adaptation aux noms basques espagnols et plus particulièrement avec les noms de famille à rallonge, j'ai vite été captivée par ce thriller !
Des meurtres d'il y a 20 ans refont surface alors que d'autres ont été perpétrés peu avant la sortie de prison de l'inculpé de l'époque. Des meurtres qui suivent des rituels qui sont à rattacher à l'histoire de la ville de Vitoria.
Le récit en est fait par l'inspecteur Unai López de Ayala et alterne avec des retours 40 ans en arrière qui racontent la genèse des crimes.
Tous les personnages sont bien campés et qu'on les apprécie ou pas, il est très captivant de les suivre. L'intrigue est “tordue” à souhait, brillamment menée sans qu'on perde le fil et pourtant il y aurait de quoi !
L'auteure parle de sa ville et de son histoire, des légendes et des rites qui lui sont rattachés. On sent qu'elle aime ce qu'elle raconte et c'est un plaisir supplémentaire pour la lectrice que je suis !
Une enquête policière à haute teneur en suspense dont je recommande la lecture dès sa sortie !
#Lesilencedelavilleblanche #NetGalleyFrance #fleuveditions #rentreelitteraire2020
CHALLENGE PAVES 2020
CHALLENGE MAUVAIS GENRE 2020
CHALLENGE PLUME FEMININE 2020
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   19 septembre 2020
L’étrange symétrie des événements me fascinait. Des victimes par paires, dont l’âge finissait par zéro ou par cinq… Un assassin et un flic identiques en tous points… Le fait que les crimes se sont interrompus le jour où Tasio a été arrêté et qu’ils aient repris à la veille de sa sortie… 
Je sortis du lit à six heures du matin, incapable de retrouver le sommeil. En partie parce que les gens continuaient de faire la fête sous mon balcon de bois, sur la place de la Virgen Blanca, sans se soucier du lendemain. En partie aussi parce que la journée s’annonçait difficile : j’allais devoir me coltiner la presse et les ordres du commissaire Medina… Ç’allait être un long tunnel de boulot ; j’avais besoin de prendre l’air pour affronter la suite. 
Running aux pieds, je descendis l’escalier, trottinant jusqu’à la porte qui me séparait du cœur de Vitoria. Deux ans plus tôt, j’avais trouvé la location idéale en plein centre grâce à une amie qui travaillait chez Perales, l’agence immobilière locale de référence. Elle m’a proposé cette bonne affaire avant même de mettre l’annonce en vitrine. Un deux-pièces rénové. Des voisins âgés, charmants, mais complètement sourds. La plus belle vue possible pour un troisième étage. Autrement dit, la perfection. 
Je débouchai au galop sur le trottoir, croisant une marée de gens qui rentraient chez eux en procession. Les conversations s’étiolaient, les pas commençaient à peser, certains zigzaguaient à l’entrée de la rue de la Zapatería, leur clé à la main. 
Je quittai la foule pour rejoindre des rues moins passantes. Quand j’arrivai aux Arquillos, elle était là, la mystérieuse coureuse que j’avais croisée chaque matin de la semaine précédente. La seule personne assez dingue, ou assez motivée, pour courir à six heures du matin, comme moi. 
Elle ne prenait jamais par les ruelles étroites, fuyait les ombres, courait toujours au milieu du trottoir comme si elle reliait des points entre les réverbères, et portait un sifflet en évidence autour du cou. Une femme prévoyante. Mieux encore, une femme consciente des possibles dangers. Soit elle s’était déjà fait agresser, soit elle anticipait. Et pourtant, elle sortait courir avant l’aube pratiquement tous les jours de la semaine. 
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Eve-YesheEve-Yeshe   25 septembre 2020
L’un comme l’autre, étions sacrément doués pour résoudre des affaires, un peu moins pour suivre les règles. Après quelques avertissements pour indiscipline, nous avions appris à nous couvrir. Quant à suivre les règles, eh bien… on y travaillait.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   20 septembre 2020
Ça arrive , parfois. Tu tombes amoureux . Au mauvais moment, de la mauvaise personne. Ça n’a rien à voir avec la volonté, les intentions, l’adéquation de la personne en question. Ce sont peut-être les phéromones, un quelconque élément volatil , intangible et pourtant bien réel .
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