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EAN : 9782020419420
236 pages
Éditeur : Seuil (02/10/2000)
4.06/5   41 notes
Résumé :
Le merle bleu est un drôle d'oiseau. Solitaire, migrateur discret du pourtour méditerranéen, vivant à l'écart dans des paysages de pierres et de ruines, il possède néanmoins un chant capable d'émouvoir et de ravir les cœurs les plus secs. Ceux de M. René et de Mme Clô, par exemple, un couple d'ornithologues âgés, repliés dans leur paisible et monotone retraite d'Uzès et qui ont fait de l'étude de cet oiseau la dernière passion de leur existence.

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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  27 novembre 2012
Un livre passionnant qui nous offre une bonne étude psychologique. Un couple de bourgeois âgés égocentriques et pingres aimant beaucoup plus les oiseaux que les humains, un jeune homme étranger manipulateur qui les choisit comme proies et des neveux qui ne téléphonent que rarement uniquement par souci d'un futur héritage, le ton est donné et l'auteur nous entraine dans un roman bien ficelé, captivant et très bien écrit. Je n'ai aucune compassion pour aucun des protagonistes, aucun sentiment de proximité non plus et pourtant j'ai aimé le texte et cette histoire qui vire au drame. Un très bon livre.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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saphoo
  25 octobre 2017
Un petit roman qui plait, par cette histoire toute en finesse et tendresse. Ce couple retraité arrivé au bout d'une vie, installé dans le midi pour une retraite paisible, se prend d'amitié pour un réfugié. Ce dernier bien sûr, a provoqué la rencontre, séduit, amadoué ce couple, mais en toute simplicité, juste pouvoir se faire "adopter" afin de palier à ses difficultés financières et de trouver un refuge le temps de trouver une autre solution à son statut.
J'ai beaucoup aimé les personnages, et toute la psychologie autour de cette histoire. On ressent combien les personnes âgées bien que vulnérable, ont besoin d'être aimées et soutenues au quotidien. Ce jeune homme, Alain, fut cette main tendue, ce rayon de soleil dans leur triste routine, et même un souffle d'énergie qui manquait pour clore l'article sur le merle bleu. Alain, se fait écrivain imaginaire, mais se prête au jeu, quand le couple lui demande son avis cet article, les aide pour le mettre en forme sur ordinateur etc... au final, on pourra lire l'article achevé.
une très belle histoire touchante et intéressante pour l'aspect humain de cette relation un peu particulière et également pour l'ornithologie.
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Mamzellegazelle
  01 avril 2020
*** Un oiseau sur la Place aux Herbes à Uzès ***

Hormis la première page de couverture qui est plate et insignifiante, ce roman initiatique est une grande bouffée d'oxygène qui se passe dans le Gard et notamment à Uzès.
Uzès, la Place aux Herbes, son marché du samedi matin, ses cafés et restaurants, et ses appartements bourgeois surplombant les passages voûtés.
C'est justement dans un de ces appartements où vivent un couple d'octogénaire bourgeois, passionné d'ornithologie.
Ce sont "Les René" - Claude et René Pernet - dit René et Clô. Leur seule occupation : observer le merle bleu, un drôle d'oiseau vivant dans les roches calcaires de la région. Sinon, ils sont bien seuls Les René, pas d'enfants, une famille de neveux s'intéressant plus à leurs deniers qu'à leur personne, attendant l'héritage avec avidité.
Puis, un jour, un élégant jeune homme fait son apparition à Uzès, un étranger, un écrivain, dis t-on dans le cercle bourgeois, bref un "drôle d'oiseau" très mystérieux.
Clô, de sa fenêtre l'observe tous les jours à la même heure et faire sa rencontre devient obsessionnelle.
Puis, cette rencontre arrive et immédiatement Clô et son époux se prennent d'affection pour lui. Il se nomme Alain Rachet. C'est du moins ce qu'il prétend ... car en fait le jeune homme a une mission très particulière : "se faire adopter" et être à l'abri du besoin auprès d'un couple fortuné.
Sa manipulation psychologique est telle que Les René tomberont dans un piège qu'ils ne soupçonnent pas ... Mais en finalité qui sera vraiment piégé ? le vieux couple ou Alain Rachet ?

Ce roman est écrit avec grande finesse et comporte beaucoup de tendresse.
Un beau rayon de soleil, très émouvant, sur la belle Place aux Herbes d'Uzès.
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keisakou
  25 septembre 2013
Beaucoup aimé ce merle bleu ,qui est tout à la fois l'oiseau sur lequel un couple âgé d'ornithologue,passant une retraite bourgeoise à Uzès écrit un artice ,qui sera sans doute le dernier et cet homme ,venu de l'autre côté de la mideterranée ,en exil ,pas très "catholique" qui s'attache à eux pour de bonnes et mauvaises raisos et leur redonnent goût à la vie .Beaucoup de poésie et de tendresse dans ce livre sans pathos
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jfponge
  22 mars 2015
Les "René" (en fait Claude et René Pernet mais tout le monde les appelle ainsi, allez savoir pourquoi...) se sont installés à Uzès lorsque René a pris sa retraite du Muséum d'Histoire Naturelle. Ornithologues tous deux, ils collaborent à la société savante locale, qu'ils fournissent en articles et conférences au gré de leurs sorties de terrain et de leurs voyages. L'âge venant, le rythme des sorties s'allège et le goût des voyages s'estompe, la vie se ralentit, jusqu'au jour où survient... le Merle Bleu ! Homme ? Oiseau ? Légende ou réalité ? Il ne faut surtout pas déflorer ce roman écrit avec beaucoup de finesse et de tendresse, par l'une de nos meilleures romancières d'aujourd'hui. Il se lit comme un roman policier (sans crime et sans police), tant la quête de la vérité (humaine) y tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page. Michèle Gazier sait ménager ses surprises, en conteuse chevronnée elle tisse sa toile patiemment mais sûrement et j'apprécie particulièrement le dialogue qu'elle parvient à nouer avec ses lecteurs. Une belle leçon d'écriture, loin, très loin des dérives nombrilistes d'une certaine littérature d'aujourd'hui...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   24 novembre 2012
Ils regardaient la vie comme on feuillette un livre d'images, avec des ravissements d'enfance. Mais ils vivaient la leur avec frugalité et pingrerie. Ainsi n'invitaient-ils jamais personne à partager leurs repas. Ils s'en excusaient en disant : "Vous savez, nous, nous picorons." Ce qui prêtait à sourire. La minceur presque maladive de M. René était comme une preuve de son ascétisme. Plutôt bien plantée sur ses mollets de scoute que battaient invariablement des kilts sombres aux dominantes bleues ou vertes, Mme René, plus ronde et surtout plus musclée, ne parvenait pas à contrebalancer l'image famélique qu'offrait son mari. Les René mangeaient mal en privé et bien en société. Certains observaient sans aménité qu'ils faisaient dans un cas des économies et dans l'autre des réserves.
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araucariaaraucaria   25 novembre 2012
Plus tard, lorsque l'histoire des René et de leur drôle d'oiseau défraierait la chronique d' Uzès, ces gens qui lui avaient souri diraient à l'unisson qu'ils avaient bien vu, eux, que ce jeune étranger - ils diraient : cet émigré de merde qui vient manger le pain des Français, ce putain de métèque - était un escroc-né, un menteur comme tous les gens de sa race. Ils diraient aussi qu'il avait manoeuvré comme un fou, inventé des stratagèmes pour se rapprocher d'eux et devenir indispensable.
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araucariaaraucaria   25 novembre 2012
Les oiseaux! Ils avaient été toute leur vie. Ils leur avaient tenu lieu de famille, d'enfants, d'amis. Quand, autour d'eux, des couples de leur âge partaient à travers la France vacancière pour rejoindre leurs vieux parents, leurs petits-enfants ou simplement des lieux où ils passeraient entre amis ces jours si longs de l'été, eux compulsaient leurs fichiers et décidaient d'aller surprendre la migration prénuptiale précoce des courlis cendrés dans les salins d'Aigues-Mortes ou de guetter le vol majestueux des faucons pèlerins qui planent en solitaire au-dessus des gorges escarpées du Tarn.
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araucariaaraucaria   25 novembre 2012
Bien sûr, ils auraient pu l'inviter à partager ce repas éthéré, mais elle avait si peu l'habitude de cuisiner pour trois. En réalité, cela ne lui était plus arrivé depuis... Elle compte. Elle recompte. Comment est-ce possible? Trente-cinq ans! Il y a trente-cinq ans, au bas mot, qu'elle n'a pas convié quelqu'un à leur table. Comme le temps passe... Pourtant, quand elle y repense, il lui semble que c'était hier qu'elle accueillait de vagues cousins, un couple, dont le mari avait de l'influence dans les milieux scientifiques et pourrait être utile à son cher René.
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araucariaaraucaria   25 novembre 2012
Il tombe des nues. Quelqu'un chez eux? Mis à part la femme de ménage, le médecin et, parfois, le plombier, il n'entre jamais personne ici à moins d'avoir été annoncé, plusieurs jours auparavant, par téléphone ou par lettre. En outre, il n'a même pas entendu sonner. Se serait-il endormi sans le savoir? se demande-t-il en cherchant à toute vitesse dans sa tête qui peut bien être le visiteur digne d'être ainsi convié.
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Vidéo de Michèle Gazier
8 février 2013 :
À propos de Retour parmi les hommes «La beauté de Vincent, c'est de guetter les catastrophes, de voir le bonheur comme une erreur passagère. En cela, il fait partie des grands personnages de la littérature contemporaine, capables d'alimenter encore quelques suites... Un grand Besson !» Clara Dupont-Monod, Marianne La Trahison de Thomas Spencer «L'analyse est menée finement, la jalousie, les souffrances indiquées avec tact. le talent de Philippe Besson, la manière douce et tendre qui lui attire de plus en plus de lecteurs, consiste à ne jamais élever la voix, à montrer que les mouvements du coeur forment l'essentiel d'une vie humaine.» Dominique Fernandez, le Nouvel Observateur Un homme accidentel «Philippe Besson vient de réussir un roman intense et fulgurant.» François Busnel, L'Express L'Arrière-Saison «L'Arrière-Saison a la beauté mélancolique d'une sonate d'automne.» Michèle Gazier, Télérama Une villa en Italie, le soleil trop fort, des ferries qui font la traversée vers les îles, une romancière qui peine à finir un livre, un jeune officier de l'Académie navale, un accident de voiture à des centaines de kilomètres, l'enchaînement des circonstances, la réalité qui rejoint la fiction, la fin d'un amour, le commencement d'un autre peut-être. Dans ce roman plus personnel qu'il n'y paraît, l'auteur de L'Arrière-Saison dresse le portrait d'une femme puissante et de deux hommes fragiles, en proie à des hésitations sentimentales. À propos de son dernier roman Une bonne raison de se tuer «Tout l'art de Besson est là, dans l'introspection des âmes, le déphasage entre l'intime et le public, la marche inexorable du temps.» Marianne Payot, L'Express «Philippe Besson explore l'envers du rêve américain dans un de ses plus forts romans.» Pierre Vavasseur, le Parisien «Portée par un style implacable, dépouillé de tout apitoiement et de tout pathos, l'intrigue a des airs de tragédie grecque, où chacun est en marche vers son destin sans que rien ne puisse l'arrêter. On est touchés en plein coeur.» Valérie Gans, Figaro Madame «Philippe Besson explore la part intime des êtres et traque leur moindre secret. Il gagne encore son pari.» Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo «Si juste et terrible. Quel magnifique portrait de femme et de nous aussi !» Joseph Macé-Scaron, le Magazine littéraire «Un livre qu'on lit d'une traite... C'est très triste et très doux.» Gilles Martin-Chauffier, Paris Match
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