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EAN : 9782350212555
120 pages
Éditeur : Naïve (02/11/2011)
3.28/5   52 notes
Résumé :

Virginia Woolf est, comme chacun sait, un écrivain essentiel du XXe siècle qui, par son œuvre et le flux de voix intérieure qui caractérise son écriture, a été déterminante dans l’évolution du roman moderne.Dans ses romans comme dans ses journaux et correspondances, il est clair que les impressions et sensations d’enfance, qu’elles soient conscientes ou affleurant par réminiscences, ont... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Framboize12
  09 septembre 2021
Je n'ai jamais lu Virginia Woolf. Je découvre sa vie et son oeuvre sous la plume de Michèle Gazier et les dessins de Bernard Ciccolini.
Cette belle BD, c'est surtout ,une invitation à aller plus loin dans la rencontre de cette grande ecrivain.
Je découvre une femme marquée aux fers par les deuils, l'angoisse et qui restera inconsolée sa vie durant. Elle subit l'influence et l'autorité de son père, son frère violeur et d'un mari protecteur.
C'est aussi une femme libre qui aime les femmes. Elle vivra en retrait de tout et de tous à certains moments. Elle aspire au silence. Elle peut être,aussi en retrait d'elle même, dans la retenue implacable imposée par sa sévère dépression.Elle semble inapte au bonheur, sauf s'il est fugace.
Elle a les préjugés de son époque concernant les juifs. Elle en épouse un. Elle empile les chagrins, les déceptions , les doutes, les peurs, elle se dilue peu à peu dans ses additions de malheurs. Ses succès littéraire la surprendront toujours.
La fin, on la connaît, des cailloux plein les poches..
A lire, si vous avez envie de passer un agréable moment avec Virginia.
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Bene31
  11 juillet 2013
Michèle Grazier et Bernard Ciccolini nous racontent la vie de la fascinante Virginia Woolf dans cet album publié dans la collection « Grands destins de femmes » chez Naïve.
Dès leur avant-propos, les auteurs affirment leur intention de ne pas vouloir réduire la personnalité complexe de Virginia Woolf à son caractère dépressif qui la mena au suicide. Sans pour autant négliger cet aspect là, comme les épreuves (l'inceste, les deuils répétés, la guerre) qui jetèrent un voile sombre sur sa vie, ils évoquent aussi les moments joyeux de son existence. Ses vacances en Cornouailles quand elle était petite, le Bloomsbury Group, ses liens avec sa soeur Vanessa, la fondation de sa maison d'édition… Les auteurs vont ressortir son intense besoin de créer, son dynamisme tout autant que sa mélancolie, et l'inquiétude de son entourage face à ce comportement. On aurait peut-être aimé retrouver toutes la finesse des propres mots de l'écrivain, plus d'extraits de son journal pour décrire son singulier rapport au monde.
http://bene31.canalblog.com/archives/2013/07/11/27597459.html
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Marti94
  19 mars 2016
C'est parce que je suis en train de lire le roman le plus connu de Virginia Woolf "Mrs Dalloway" que j'ai fait une pose BD avec cette biographie de la romancière anglaise que j'aime beaucoup.
Michèle Gazier et Bernard Ciccolini, auteure et dessinateur de ce tome de la collection "Destins de femmes" paru en 2011, ont très bien réussi la biographie de "Virginia Woolf". Je cerne mieux maintenant sa souffrance de vivre alors qu'elle voit mourir ses proches, son angoisse et son besoin d'écrire. Elle était issue d'un milieu bourgeois mais a su regarder le monde qui l'entourait, surtout les femmes. Celle qui a bousculé le roman au début du 20ème siècle a toujours été hantée par le souvenir d'une enfance difficile. Mais c'est bien de ne pas avoir limité la vie de Virginia Woolf à la mélancolie et au suicide.
Avec son frère Thoby et sa soeur Vanessa, elle participera au groupe de Bloomsbury, un cercle intellectuel occupé à secouer la société anglaise bien-pensante. Elle y rencontre Leonard Woolf, son futur époux, avec qui elle va créer la Hogarth Press, qui publiera tous ses romans. Je ne lui connaissais pas cette activité d'éditrice et j'ai même appris qu'elle a refusé le manuscrit "Ulysse" de James Joyce.
Le ton est souvent triste, un peu comme sa vie marquée par des souffrances psychiques mais il n'en reste pas moins que Virginia Woolf a été une avant-gardiste : elle a créé le roman psychologique et sa vie de femme libre continue d'inspirer les féministes d'aujourd'hui. Ce dernier point est assez peu développé dans cette biographie qui reste passionnante.
Lu en mars 2016
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Chouchane
  02 juillet 2012
"Virginia Woolf" ouvre la collection Grands destins de femmes chez Naïve. Une idée géniale, il faut le souligner ; croiser biographie de femmes et bande dessinée c'est donner au lecteur deux plaisir en un ! En s'attelant à retracer la vie de cette géante de la littérature en 90 pages, Michèle Gazier pour le texte et Bernard Ciccolini pour le dessin ont en partie relevé un grand défi. En partie seulement car il manque à cette bande dessinée une dimension littéraire, un peu plus de complexité. Ce résumé de vie simplifie l'existence de cette femme géniale et tourmentée. A leur décharge, le format ne permet pas d'aller très loin dans l'approfondissement, dommage. On retrouve la petite Virginia élevée comme les filles de son époque... à la maison alors que les garçons vont au collège. Une éducation stricte et aimante, un frère incestueux, une mère et une jeune soeur qui meurent trop tôt la conduise vers des états mélancoliques mais c'est après le décès de son père qu'elle s'enfonce dans une dépression sévère. Elle est, cependant, habitée par une énergie créatrice qui s'exprime dans un besoin décrire et c'est une femme très libre pour son époque qui va cohabiter avec deux hommes dont l'économiste John Mayard Keynes. Poussée au mariage par une société qui réprouve la liberté de moeurs, elle va finalement épouser sans passion celui qui va la soutenir et l'éditer Léonard Woolf. Ils partagent un véritable amour de la littérature et n'auront pas d'enfants. Virginia va bientôt se laisser gagner par la partie sombre de sa personnalité et c'est les poches bourrées de cailloux qu'on la retrouve noyée dans la rivière Ouse. Elle a 59 ans.
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myloubook
  15 mai 2012
Il m'a fallu un petit temps d'adaptation pour apprécier le dessin qui, finalement, me semble bien se prêter au sujet et sert le récit par sa précision et ses très belles couleurs, empreintes d'une certaine mélancolie. Pourtant, malgré les souffrances de la jeune Virginia puis ses dépressions, l'album se veut objectif et vise aussi à retranscrire “un élan vital, une force que démentaient volontiers son trop inquiet mari et son neveu, Quentin Bell” (cf avant-propos). L'album retrace ainsi le parcours de Virginia : sa grande famille recomposée, le clan Stephen composé de Vanessa, Adrian, Thoby et Virginia, puis le décès des parents et de Thoby, mais aussi George, le demi-frère ayant abusé d'elle et de sa soeur Vanessa (ce que je ne savais pas, connaissant encore mal la biographie de Virginia Woolf). Puis vient le mariage de sa soeur Vanessa et, suite à la pression familiale, le mariage de Virginia avec Leonard Woolf, qui sera davantage un ami et un complice littéraire (l'écrivain ayant d'abord éconduit son ami Lytton Strachey, auteur des Eminent Victorians et d'une biographie de la reine Victoria qui mérite le détour).
BD_virginia woolf2.jpgOutre les principaux événements de la vie de Woolf, cet album choisit d'attirer notre attention sur des faits plus mineurs et pourtant révélateurs de la personnalité de Virginia et de son cadre de vie. Ainsi, on apprend que pour visiter “le vaisseau le plus moderne et le plus secret d'Angleterre”, Virginia et ses proches s'étaient déguisés de façon à se faire passer pour l'empereur d'Abyssinie et sa suite... ruse qui opéra ! Si j'ai trouvé cet épisode particulièrement délicieux, d'autres éléments m'ont paru eux aussi très intéressants, telle l'évocation du féminisme engagé de Virginia (qui outre ses discours et textes bien connus, débute lorsqu'adolescente elle regrette de ne pas pouvoir se rendre à l'école comme ses frères), la publication de ses romans (qui finalement n'est pas au coeur du récit), ses relations avec l'exquise Vita Sackville-West... L'illustration sert à point nommé le récit, parfois par de jolis clins d'oeil, telle cette toile peinte par Vanessa (p 25).
Un très joli album pour tous ceux qui souhaitent découvrir le célèbre auteur et, pour ceux qui l'apprécient déjà, un beau cadeau à lire et relire avec plaisir. Un album qui m'a par ailleurs donné envie de lire les biographies de Woolf en attente dans ma bibliothèque !
Lien : http://www.myloubook.com/arc..
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critiques presse (2)
LeFigaro   02 mai 2012
Virginia Woolf, qui rêvait «d'infuser les âmes», ressort de cette bande dessinée aplatie et terne.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   23 novembre 2011
Héroïne racinienne "écorchée par la vie", leur Virginia Woolf apparaît dans sa fragilité, dans sa force aussi. "La beauté est parfois si proche du désastre", disait-elle aussi. Cet album aux couleurs crépusculaires lui rend assurément hommage.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   07 avril 2013
J'ai toujours aimé lire, rédiger des critiques. Mais ce qui est pour moi aussi nécessaire que destructeur, c'est ce long travail de l'écriture, transformer la vie, les frustrations, les souvenirs en mots.
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ChouchaneChouchane   02 juillet 2012
Nous voici de retour à Londres effarés, menacés par la violence antisémite de l'Allemagne (...) Je sens que je perds pied à nouveau. Est-ce moi qui suis folle ou le monde ? pour la première fois, il me semble la folie du monde est bien supérieure à la mienne.
Commenter  J’apprécie          60
Marti94Marti94   19 mars 2016
Je sens que je perds pied à nouveau. Est-ce moi qui suis folle ou le monde ? Pour la première fois, il me semble que la folie du monde est bien supérieure à la mienne.
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ChouchaneChouchane   02 juillet 2012
Vanessa et moi qui avons vécu sous le contrôle strict de notre père, nous voilà partageant la vie de bohème de Thoby et Adrian et leur bande d'intellectuels artistes. Le groupe de garçons multiplie les expériences homosexuelles. Vanessa et Clive Belle sont amoureux. Moi, je suis seule avec ma plume et mes livres.
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CarosandCarosand   07 avril 2013
Tout m'est difficile et l'idée même du bonheur ne cesse de s'éloigner. Les méchantes voix de mon adolescence me tiennent réveillée. Oh ! dormir... dormir... et ne plus se réveiller.
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Videos de Michèle Gazier (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michèle Gazier
8 février 2013 :
À propos de Retour parmi les hommes «La beauté de Vincent, c'est de guetter les catastrophes, de voir le bonheur comme une erreur passagère. En cela, il fait partie des grands personnages de la littérature contemporaine, capables d'alimenter encore quelques suites... Un grand Besson !» Clara Dupont-Monod, Marianne La Trahison de Thomas Spencer «L'analyse est menée finement, la jalousie, les souffrances indiquées avec tact. le talent de Philippe Besson, la manière douce et tendre qui lui attire de plus en plus de lecteurs, consiste à ne jamais élever la voix, à montrer que les mouvements du coeur forment l'essentiel d'une vie humaine.» Dominique Fernandez, le Nouvel Observateur Un homme accidentel «Philippe Besson vient de réussir un roman intense et fulgurant.» François Busnel, L'Express L'Arrière-Saison «L'Arrière-Saison a la beauté mélancolique d'une sonate d'automne.» Michèle Gazier, Télérama Une villa en Italie, le soleil trop fort, des ferries qui font la traversée vers les îles, une romancière qui peine à finir un livre, un jeune officier de l'Académie navale, un accident de voiture à des centaines de kilomètres, l'enchaînement des circonstances, la réalité qui rejoint la fiction, la fin d'un amour, le commencement d'un autre peut-être. Dans ce roman plus personnel qu'il n'y paraît, l'auteur de L'Arrière-Saison dresse le portrait d'une femme puissante et de deux hommes fragiles, en proie à des hésitations sentimentales. À propos de son dernier roman Une bonne raison de se tuer «Tout l'art de Besson est là, dans l'introspection des âmes, le déphasage entre l'intime et le public, la marche inexorable du temps.» Marianne Payot, L'Express «Philippe Besson explore l'envers du rêve américain dans un de ses plus forts romans.» Pierre Vavasseur, le Parisien «Portée par un style implacable, dépouillé de tout apitoiement et de tout pathos, l'intrigue a des airs de tragédie grecque, où chacun est en marche vers son destin sans que rien ne puisse l'arrêter. On est touchés en plein coeur.» Valérie Gans, Figaro Madame «Philippe Besson explore la part intime des êtres et traque leur moindre secret. Il gagne encore son pari.» Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo «Si juste et terrible. Quel magnifique portrait de femme et de nous aussi !» Joseph Macé-Scaron, le Magazine littéraire «Un livre qu'on lit d'une traite... C'est très triste et très doux.» Gilles Martin-Chauffier, Paris Match
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