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EAN : 9782847209365
288 pages
Éditeur : Gaïa (21/08/2019)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Un jeune homme fuit son passé et trouve refuge dans l'errance. Au bord du cercle polaire en Norvège, sur les rives sauvages du lac Baïkal ou dans la modernité enivrante de Singapour, des inconnus l'accueillent avant que la route, pourtant, ne le reprenne. Tous l'appellent Cosme K. Alors qu'il aborde les confins du monde connu, son frère se lance sur ses traces pour réconcilier leur destin.
Traversé par la culpabilité et le pardon, un roman initiatique qui se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  30 septembre 2019

Philippe Gérin avait publié en 2013 un premier roman « du haut de la décharge sauvage »une.plongée dure et , poétique,dans l'enfer d'une décharge.
Pour son second roman, "Les voyages de Cosme K", le voyage en question semble a priori plus agréable puisqu'on suit les traces d'un certain Cosme K, et un parcours qui l'amène entre la Norvège, les rives du lac Baïkal en Sibérie et enfin en plein Singapour, mais ce périple dépaysant n'est pas pour autant source de plénitude et de détente pour son personnage principal.
Cosme K( nom d'emprunt dont on ne comprendra la signification qu'à la fin du roman) va d'escales en escales, et s'il y fait souvent de belles rencontres, de gens acceuillants et bienveillants, il semble être toujours en fuite de quelque chose. Que fuit il exactement et pourquoi ces terreurs nocturnes qui l'assaillent régulièrement?
On suit son parcours et essaie de déchiffrer ces mystères à travers l'enquête de son frère qui va suivre ses traces quelques années après lui et rencontrer les mêmes personnes qu'il a pu faire et dans ces paysages propices au retour sur soi et à la méditation
Dans une langue belle et poétique, Philippe Gérin, qui a lui même beaucoup voyagé , notamment dans certains pays qui servent de cadre à son roman, livre une ode à la beauté , celle de la nature implacable évidemment, mais aussi à celle des hommes, capable de rédemption et de résilience.
Car ce qui importe, comme c'est souvent, le cas, c'est le voyage, le dépaysement, même si cela implique un déracinement renouvelé.
Un roman passé un peu inaperçu dans la folie de la rentrée littéraire, mais à conseiller à tous ceux et celles qui aiment les récits initiatiques envoutants
Les voyages de Cosme K, vient de paraître aux éditions Gaïa. A noter la venue à Lyon cette semaine de l'écrivain Philippe Gerin pour présenter son nouveau roman, Il sera jeudi 3 octobre à 19H à la librairie Au bonheur des ogres.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Biblioroz
  07 octobre 2019
Voilà une lecture particulière, au souffle hypnotique, envoûtant, à l'image d'un conte un peu nébuleux qui se dévoile lentement en suivant l'errance de ce jeune homme.
Dans le prologue, le froid puis le silence suivent le départ de Cosme, une nuit, sous les lueurs blanchâtres de la lune. Reste pour celui qui demeure là, la douleur du départ et l'image de Cosme qui, un jour, le portait sur ses épaules.
Maïken est ancrée sur Andøya, son île de Norvège. Elle y trouve toute la beauté dans les eaux sombres qui l'encerclent et les rochers tranchants qui affleurent.
Dans sa grange, laissant sa main pénétrer la chaleur de la laine des brebis, elle se ressource dans l'intimité de ses bêtes, brebis, agneaux et lamas. Elle a perdu Jonas, son mari de quelques mois et accueille Cosme K, ce français échoué sur le quai du port un soir d'été. Vit également là un vieil homme au sourire bienveillant, au pouvoir apaisant, et qui communique avec les quelques mots esquissés sur son carnet à spirales.
Cosme K tait son passé et semble le fuir. Son agitation ne se révèle que dans ses cauchemars. Il fuit aussi l'attachement et continuera plus loin, ailleurs, sa quête mystérieuse.
L'auteur s'attarde sur la vie de Maïken. Et puis nous la quittons à regret pour les rives du lac Baïkal où d'autres âmes blessées nous attendent et où la beauté des lieux est toujours présente.
Quand Cosme K arrivera-t-il à poser son sac ? Existe-t-il un bout du monde où il pourra trouver l'apaisement et y déposer sa douleur ? L'oubli peut-il se glisser durablement dans la distance parcourue pour échapper à son tourment ?
L'auteur, avec une écriture que j'ai trouvée sublime, enveloppe cette quête d'une aura de tristesse et de mélancolie dans laquelle on évolue, comme en apesanteur, mais avec le désir insistant de comprendre la recherche de Cosme K et de suivre en filigrane le vieil homme aux mains bienfaisantes.
Ce roman parle de solitude, du vide laissé par un départ, de l'attachement à sa terre natale à travers l'amour voué à un lieu, de l'impossibilité de ralentir le temps qui passe et du besoin de pardonner pour ne pas sombrer. Arrivée à la fin, j'ai eu besoin de relire certains passages pour apprécier encore toute la fragilité des personnages, toute la beauté des paysages et savourer encore un moment cette magnifique plume.
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Gwen21
  15 octobre 2019
La structuration de ce roman peut étonner de prime abord mais je m'y suis rapidement faite. Articulé en quatre parties qui sont autant de destinations, le récit suit les pas vagabonds de Cosme K, un anti-héros au prénom mystérieux. de Norvège à Singapour en passant par la Sibérie, nous l'accompagnons dans sa quête, cherchant à la découvrir et à mieux comprendre les motifs qui poussent Cosme K à errer de par le monde.
La première chose remarquable que je souhaite souligner, c'est la qualité de l'écriture. le style est littéraire sans être ampoulé, lyrique sans être emphatique. La langue de Philippe Gerin se savoure et ses descriptions évoquent avec force les paysages tantôt sauvages tantôt citadins. Parce que je connais bien la Scandinavie et la Russie, j'ai apprécié voyager avec Cosme K, mais cela ne sera peut-être pas le cas de tout le monde.
Ce n'est pas le premier roman édité par Gaïa que je découvre et je salue la qualité et l'originalité de leurs publications.

Challenge ABC 2019 - 2020
Challenge MULTI-DÉFIS 2019
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blandine5674
  08 décembre 2019
Une nuit, sac au dos, Cosne K, 18 ans, laisse derrière lui son petit frère et sa mère. Direction la Norvège, le lac Baïkal, Singapour... Drames et joies sont développés au gré de ses résidences. Que fuit-il ? Pourquoi tous ces cauchemars ? Son frère, quelques années plus tard, partira sur ses traces. le début est très prenant. L'attente de réponse de l'accident mentionné est trop longue. L'évasion est présente et met en évidence la beauté des paysages, peut-être un style trop travaillé ? !
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Caran
  24 février 2020
Comme quoi… Avoir lancé un challenge littéraire est une bonne initiative à mes yeux et forcément, pour tenter de grappiller quelques points, je n'hésite pas à sortir de mes sentiers battus pour explorer certaines oeuvres littéraires. Pour celle-ci, j'aurais bien aimé poursuivre mon chemin car une chose est sûre, ce livre ne sera pas ma meilleure lecture de l'année, bien au contraire. Dès le début de ce roman, je me suis risqué sur un premier détail qui m'a fait grimacé des dents et très vite, j'avais compris que la suite de cette aventure allait me déplaire. J'ai tenté de trouver quelques éléments qui pouvaient me séduire et ce fut le cas grâce au deuxième voyage. Concernant le tout premier, j'ai particulièrement souffert et pour le troisième, il s'est montré un peu trop court à mes yeux. Fort heureusement, ces dernières rencontres se sont montrées assez riches et concernant la conclusion… Ouais… tout ça pour ça ? Bref, sans perdre de temps, je vais passer à la rédaction de mes listes pour faire comprendre la note faible que je m'apprête à attribuer.
Points négatifs :
- Les romances. Trois pour être précis même si la dernière ne m'a pas trop dérangé. Par contre, en ce qui concerne celle du premier voyage, je n'en pouvais plus et celle du second, heureusement que l'histoire n'était pas concentrée sur cet élément car j'aurais très vite souffert.
- Dès le début de ce roman, mes yeux se sont risqués sur une scène particulièrement détestable. En effet, une jeune femme de dix-huit se livre à un acte sexuel avec son mari. Jusqu'ici, pas de problèmes. Là où je n'ai pas trop aimé, c'est que l'homme en question était mort… Donc, faire l'amour au cadavre de son mari… Je suis désolé mais très peu pour moi.
- le premier voyage m'a donné l'impression d'être une longue histoire sentimentale et j'en pouvais plus.
- L'ensemble des voyages présentait un sacré paquet de longueurs et forcément, mon esprit s'est promené ailleurs à de très nombreuses reprises. A partir du moment qu'une histoire n'est pas capable de me captiver à cent pour cent, je ne vois pas pourquoi je devrais me montrer intéressé.
- Pour la conclusion, je suis peut-être passé à côté mais l'ensemble n'apportait pas grand-chose de neuf. - Content de voir que Cosme soit resté aux côtés de l'asiatique alors qu'à la base, cet homme aime fuir la moindre contrainte, sachant qu'il a le don de se montre dans des situations compliquées mais bon… - A sortir sa queue à chaque donzelle croisée…
Points positifs :
- La taille aléatoire des chapitres.
- le voyage concernant la Russie. Bon, le texte était chargé d'une petite romance, d'une petite partie de jambes en l'air mais j'ai su passer au-dessus de tout ça. Je me suis pris d'affection pour Olga, la grand-mère et je regrette que sa vie se soit terminée avec la conclusion de ce voyage. Néanmoins, là où quelque chose se termine, une autre commence.
- J'ai beaucoup aimé la famille dans laquelle Cosme K a été accepté dans le troisième voyage. A partir du moment où un drame horrible s'y est joué, mon intérêt a été attisé et j'aurais aimé que cette histoire se prolonge. Malheureusement, ce ne fut pas le cas et je trouve ça dommage. Au sein de cette famille, j'ai senti une petite tension entre Cosme et David. Certes, il devait s'agir d'une tension de franche camaraderie car les deux hommes étaient français mais le cadre de leur rencontre pouvait jeter un sérieux doute, chemin sur lequel j'ai accepté de me glisser. Néanmoins, ma curiosité fut très vite écourter et là encore, j'ai trouvé ça un peu dommage.
- La Norvège et la Russie ont su me proposer un élément que j'aime particulièrement trouver dans mes lectures : le froid.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BibliorozBiblioroz   07 octobre 2019
L'hiver s'acheva enfin. Les différentes strates de neige qui s'étaient succédé se décomposèrent une à une pour laisser la lande jaunie renaître avec les premières lumières hésitantes du printemps. Sous les pas des hommes et des bêtes, la terre était boue, l'herbe spongieuse et les chemins encombrés de flaques d'eau, sur lesquelles se reflétaient les nuages bas et perpétuellement menaçants. Pourtant quelque chose d’imperceptible changeait avec les minutes de clarté gagnées sur la nuit polaire. Quelque chose d'indicible mais que tous ici ressentaient. Le regain se propageait dans la sève et dans le sang et peu à peu, la vie une nouvelle fois gagnait sur les ténèbres.
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BibliorozBiblioroz   04 octobre 2019
Il faut que tu voies l'hiver. Ne pars pas avant d'avoir vu l'aube bleue glisser sur la lande couchée et sur les rochers pointus, lorsque le jour ne vient jamais. Ne pars pas avant d'avoir ressenti sur ta peau les lumières d'un ciel strié d'aurores boréales. Ne pars pas, pas encore.
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Gwen21Gwen21   14 octobre 2019
- [...] Les hommes ne sont qu'une parenthèse au cœur de l'histoire. Il ne faut pas chercher à être autre chose que ce que l'on est.
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BazartBazart   30 septembre 2019
"L’air s’est rafraîchi. Je me demande combien de fois tu as traversé cette plage dans l’air étouffant de journées interminables. Tous ces pas imprimés, le poids de ton corps sur ce sol sec, qui abandonne des traces éphémères derrière lui. Depuis que j’ai mis mes pas dans les tiens, la colère s’est peu à peu dissoute. J’ai rencontré ceux qui t’ont aimé et que tu as abandonnés à leur tour. J’ai vu la beauté des lieux qui t’ont accueilli dans leurs écrins et que tu as laissés derrière toi. Je ne peux te haïr. Je n’ai jamais pu. La peine se fait moins forte ici. Je la porte encore en moi en étendard mais la lassitude est en train de l’emporter. Il est temps pour moi d’accomplir le voyage de retour."
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Gwen21Gwen21   17 octobre 2019
- [...] Il y a des circonstances où le chant d'un oiseau est la seule humanité qui reste.
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