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Henri Robillot (Autre)
ISBN : 2070378500
Éditeur : Gallimard (15/06/1987)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Gerardo reprit son sérieux. Les autres malfrats cessèrent de rire. Whitey se demandait: "Qu'est-ce que j'ai bien pu raconter de si drôle?" Puis il entendit Gerardo déclarer:
- Pas mal, ton histoire, mon pote. Y a du vrai là-dedans. Mais y en a pas assez. Pas assez de vrai. Il s'en faut même de beaucoup. Whitey retint sa respiration, cependant que Gerardo poursuivait, sans se presser:
- C'est pas toi qui as tué le flic, parce que je sais, moi, qui l'a f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Sociolitte
  28 septembre 2017
Une descente aux enfers, ou plutôt à "l'Enfer", surnom de ce "quartier misérable et mal famé" dans lequel on retrouve toute la misère humaine. Servi par une mise en scène théâtrale, on suit le cheminement de Whitey dans les entrailles de la violence et la pauvreté : émeutes raciales, guerre des gangs, flics pourris, mafia. Des personnages hauts-en-couleur qui ont pour dénominateur commun l'alcool, plus ou moins raffiné selon le niveau social, mais qui les écrase tous. C'est sans espoir, comme l'indique le titre français.
Excepté une traduction datée, qui donne des dialogues fleuris d'un argot des années 50, c'est un roman noir magistral à la fois social et psychologique. David Goodis est décidément un grand auteur trop méconnu.
Lu en septembre 2017.
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bdelhausse
  28 juillet 2015
Une plongée dans les bas-fonds de New York. Tous les ingrédients d'un roman noir sont là. La déchéance, la vengeance, la femme fatale... celle à laquelle on se brûle les yeux... mais même déchu, larvaire, l'homme n'a pas dit son dernier mot. Les vengeances désespérées, celles que l'on sait mortelles pour soi, sont les plus dures et les plus belles pour Goodis.
Et l'auteur s'y entend pour développer une atmosphère. Que l'on pense à La Lune dans le Caniveau. Goodis aime la nuit, et c'est réciproque. Il met pas loin de 100 pages pour livrer le début de l'intrigue. Il nous balade de ruelles en commissariat, de SDF en ratonnade... puis nous apprend que Whitey, clodo à la voix cassée et à la recherche de gnôle, est un ancien chanteur hors pair... à partir de là, Goodis déroule lentement son filet et nous montre combien la chute est dure et la rédemption impossible...
Au final, Goodi éussit un bel exploit... celui de tout raconter en une nuit. Mais quelle nuit! Une nuit qui devrait tout changer... Mais sera-ce vraiment le cas? La nuit est impitoyable chez Goodis et les créatures qui la dominent encore plus cruelles.
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DonJoplin
  01 novembre 2018
Quand on se dirige vers "l'enfer", on y croise des pochards sacrément pochés, des portoricains qui n'aiment pas trop les ricains et qui te plantent, ben Tout simplement parce que t'es un putain de ricain, un capitaine de police qui castagne sacrément et te refait le visage pour pas un rond, un cocu qui n'aime pas trop que sa femme s'envoie avec un autre garenne...
Une belle descente aux enfers avec Goodis où le seul espoir que j'y ai trouvé c'est une réelle envie d'en lire un autre... avec un bon picon...
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Romain28
  28 juillet 2017
Drôle de livre en vérité , qui débute comme un polar social avec en toile de fonds l'évocation du racisme envers la communauté Portoricaine ,pour bifurquer curieusement sur un récit mélodramatique et passionnel et s'achever comme une farce macabre. Un rien déstabilisante ,cette navigation à vue , s'avère finalement riche en univers. Dans tous les cas Goodis parle sans jubilation des Bas-fonds ,ceux d'une société impitoyable pour les plus vulnérables et ceux des âmes meurtries et enténébrées.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
bdelhaussebdelhausse   10 août 2015
Le convoi s'éloignait. Il essaya de se persuader qu'il y aurait un autre train, qu'il y en aurait bientôt un autre et qu'ils se retrouveraient tous les deux dedans. Mais le bruit du train qui prenait de la vitesse était comme un signal d'adieu, comme une musique qui s'estompait en chantant: "Jamais plus; jamais plus." (p.121)
Commenter  J’apprécie          80
SociolitteSociolitte   28 septembre 2017
Tout homme a des ennemis, affirma le vieil homme. Qu'il le sache ou non.

Page 77, Folio policier, 1999
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DonJoplinDonJoplin   31 octobre 2018
"Un soir où il crevait de soif, il avait bu avec délices une longue rasade de vernis à chaussure."
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rkhettaouirkhettaoui   16 août 2013
S’il se risquait à la moindre allusion sur ce sujet, il faudrait faire un retour en arrière, non pas d’une nuit, mais de sept années et il n’en sortirait plus. Ce serait comme s’il procédait à l’ouverture d’une tombe, au fond de sa mémoire ; comme s’il exhumait certaine partie de lui-même qui, après de longues souffrances, avait fini par mourir et qui devait rester morte et enterrée.
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rkhettaouirkhettaoui   16 août 2013
Le problème no 1, pour tous ces clochards, était de boire, problème toujours insoluble car ils avaient toujours trop soif pour le peu d’argent dont ils pouvaient disposer.
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Video de David Goodis (2) Voir plusAjouter une vidéo

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