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Chantal Wourgaft (Traducteur)
EAN : 9782070420209
224 pages
Éditeur : Gallimard (05/09/2001)
Résumé :
Jadis concertiste réputé à Carnegie Hall, Eddie a tout perdu à la suite de la trahison et du suicide de son épouse Teresa. Depuis sept ans, il gagne sa vie en jouant du piano dans une boîte de Philadelphie. C'est là que vient le rejoindre Turley, un de ses malfrats de frères qui a escroqué l'Organisation et se trouve, depuis, pourchassé par deux tueurs. Pour l'avoir aidé à s'échapper, Eddie est kidnappé par les truands qui enlèvent également Lena, une serveuse qui t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
  14 novembre 2014
♫ DOucement, entrez, entrez…
REstez au fond et asseyez-vous… Laissez-vous bercer par les notes magnifiques du pianiste Edward Lynn et profitez d'une p'tit e bière bien fraîche servie par Léna !
MInute, vous n'allez pas nous quitter si vite avant d'avoir tout bu et écouté la fin du morceau joué par Eddie ! Ne vous fiez pas au décor démodé et vieillot du « Harriet's Hut ». C'est un de ces bars de Philadelphie où il fait bon boire jusqu'à plus soif en profitant de la bonne musique.
FAut pas non plus avoir peur de la très grosse femme et du non moins imposant bonhomme qui vous cherche du regard. Harriet, c'est juste la patronne et Wally son copain et videur surnommé l'ours pour ses mensurations hors norme.
SOLlicité par Turley, le frère d'Eddy qu'il n'a pas vu depuis des années, vous allez assister dans quelques minutes à une vraie tragédie comme dans une pièce de théâtre. Vous passerez des belles retrouvailles aux souvenirs douloureux, des poursuites entre voyous aux terribles bastons fatales sans oublier quelques flirts amoureux qui finissent mal en général…
LA description des scènes du bar et l'évocation du passé d'Eddy pendant les deux premiers tiers du roman sont fantastiques. Pour un amateur de romans noirs, je tire mon coup de chapeau à David Goodis, un auteur que n'avais malheureusement jamais lu auparavant.
SI seulement David Goodis s'était contenté de terminer son histoire dans le même lieu, j'aurais crié au chef d'oeuvre. Malheureusement, la dernière partie, paradoxalement tournée vers des scènes d'action plutôt improbables, m'a beaucoup moins enthousiasmé et s'avère même d'intérêt quelconque.
DOrenavant, je garderai tout de même en mémoire le chapitre consacré aux souvenirs à la fois heureux et dramatiques du pianiste Edward Lynn écrit d'une manière exceptionnelle par David Goodis. A lire impérativement pour vivre cette gamme d'émotions XXL que nous délivre l'auteur américain en seulement quelques deux cent pages… ♪
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Crazynath
  07 janvier 2020
David Goodis était il y a encore un mois un parfait inconnu pour moi. Au hasard de mes pérégrinations sur Babelio, je suis tombée sur sa bibliographie. J'ai relevé avec intérêt que plusieurs de ses livres ont été adaptés pour le cinéma français dont celui de François Truffaut intitulé « ne tirez pas sur le pianiste ». Histoire de continuer à battre ma coulpe, il faut que je rajoute que je n'ai vu aucun des films tirés de l'oeuvre de cet auteur qui semble assez méconnu de l'autre côté de l'Atlantique.
Et puis, voilà… je suis tombée sur ce livre et ….
Et je suis carrément sortie subjuguée par la lecture de ce livre ! Quelle histoire ! Quelle noirceur ! Et quel style !
Je vais planter le décor : Nous sommes dans l'Amérique des années 50… Imaginez un bar, genre bouge au fin fond d'une rue sombre de Philadelphie. le pianiste, Eddie, égrène tranquillement des mélodies sans se soucier des clients qui passent et qui défilent dans ce bar…Il semble vivre dans sa petite bulle…
Et puis soudain, sa bulle éclate….En la personne de son frère, poursuivi par deux gars à l'allure plus que louche et dangereuse… Et Eddie va devoir se réveiller…et se positionner…Ce qui va impliquer qu'il se rappelle son chemin de vie car quelques années auparavant, Eddie était Edward Lynn, pianiste concertiste à Canergie Hall. Comment en est-il arrivé là ? Car une chute aussi spectaculaire ne se produit pas comme ça…
Les choix d'Eddie, (mais a-t-il vraiment le choix ?), vont l'amener une fois de plus à avancer sur le chemin du désespoir et de la déchéance… Et qu'est ce qui rime le mieux avec désespoir que noir c'est noir ?
A la fin de la lecture de ce petit bijou, je n'ai pu que comprendre pourquoi François Truffaut en a tiré un film (qu'il faudra bien que je visionne un jour d'ailleurs !).
Une chose est sure à l'issue de cette lecture, « Tirez sur le pianiste ! » est certes le premier livre que je lis de David Goodis, mais surement pas le dernier, car cet auteur mérite vraiment le détour !

Challenge Mauvais Genres 2020
Challenge ABC 2019/2020
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Malabar_
  24 mai 2013
Roman culte de la série noire, Tirez sur le pianiste est avant tout le roman de la déchéance. Celle d'Eddie, jadis pianiste réputé, faisant salle comble à Carnegie Hall, qui a tout perdu depuis le suicide de sa femme.
Alors qu'il tient le piano dans un bar miteux de Philadelphie pour gagner sa vie, Eddie est rattrapé par son passé, où plutôt par son frère, un malfrat de petite envergure qui le supplie de l'aider à fuir ses créanciers...Bien malgré lui, Eddie met ainsi le doigt dans un engrenage qui le contraindra à prendre la fuite à son tour, embarquant au passage la belle Lena, serveuse dont il s'est épris.
Comme dans tout roman noir qui se respecte, les femmes tiennent ici un rôle central, architectes à la fois de la déchéance et de la rédemption d'Eddie. Sombre au possible, cette oeuvre est portée par des personnages forts et d'une justesse incroyable.
Tirez sur le pianiste, c'est la vie qui ne fait pas de cadeaux, un destin en forme d'aller simple pour le désespoir qui semble fixé d'avance. Mais on y perçoit aussi quelques bribes d'espoir lumineuses et solaires, la possibilité d'un amour salvateur.
Un chef-d'oeuvre de la littérature noire qui fait encore mouche aujourd'hui.
Truffaut ne s'y est d'ailleurs pas trompé en l'adaptant pour le cinéma en 1960.
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majero
  07 décembre 2017
J'ai bien aimé cet Eddie, pianiste lunatique dans un bouge, en pinçant pour la trop jolie mais androphobe serveuse Léna, tandis que la contorsionniste Clarice lui fait des passes à l'oeuil. Eddie c'est aussi une enfance dans une cabane au fond des bois, des frères qui ont mal tourné, une carrière de grand pianiste interrompue par un drame sordide.
J'apprécie aussi ce style se voulant sans prétention, comme si l'auteur l'avait écrit pour lui-même.
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Fx1
  27 septembre 2014
Quand on à découvert l'univers de Goodis on à qu'une envie , y retourner .
Cet opus est sans doute son plus célébre , en raison de l'adaptation par Truffaut .
Il y a chez Goodis un charme que l'on ne peut décrire .
Cette histoire est sombre , désespérée , et pourtant l'on ne peut lacher une fois le livre ouvert .
Ces personnages sont au bout du rouleau , mais ne sont jamais pathétiques , l'écriture de Goodis les rends "magnifiques" .
Oui c'est une histoire sur des loosers , comme souvent chez lui .
Oui cette histoire n'a pas de héros propre sur eux , mais au fond on s'en moque .
Ce que l'on voit c'est la profondeur que Goodis leur donne .
Ce petit supplément d'ame qui les rends magnifiques .
Grand roman de la désespérance , cet opus est un chef d'oeuvre incontestable .
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
majeromajero   07 décembre 2017
Ils se turent pendant un moment, penchés sur leur café. Puis Clifton se mit à parler, mais Eddie l’écoutait d’une oreille distraite, incapable de se concentrer à cause de la serveuse. Il regardait Clifton droit dans les yeux et avait l’air de lui prêter la plus grande attention ; seulement en esprit, il était avec la serveuse. Il marchait à côté d’elle pour aller il ne savait où. Soudain, ils s’arrêtèrent, il la regarda bien en face et lui ordonna de le laisser. Elle s’éloigna de quelques pas. Il la suivit, et elle lui demanda ce qu’il lui voulait. Il lui enjoignit encore de partir. Elle s’en alla donc, mais il la rattrapa encore. Une fois de plus, il lui dit de le quitter, de ne plus l’importuner. Il la suivit des yeux, mais ne put y tenir et courut la rejoindre. Alors elle lui demanda très calmement ce qu’il comptait faire. Il lui dit : « Je t’en prie, va-t’en. »
Et ainsi de suite. Pendant ce temps, Clifton le mettait au courant de certains événements qui s’étaient produits au cours des dernières années.
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Nastasia-BNastasia-B   13 octobre 2013
Il n’y avait pas de réverbère, aucune lumière dans cette rue étroite du quartier de Port Richmond, à Philadelphie. Une bise glaciale soufflait du Delaware tout proche, faisant fuir les chats errants vers les caves chauffées. La pluie de fin novembre cinglait par rafales les fenêtres obscurcies par la nuit, aveuglant l’homme qui venait de tomber. À genoux sur le bord de la chaussée, la respiration haletante, il crachait du sang et se demandait s’il n’avait pas une fracture du crâne. Fonçant à l’aveuglette, tête baissée, il s’était écrasé le front contre un poteau télégraphique.
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jeranjoujeranjou   14 novembre 2014
Dans son temps, elle avait été danseuse acrobatique, exceptionnellement douée.

Maintenant, à trente-deux ans, elle était toujours acrobate, mais pas sur scène. Ça se passait à l'horizontale, sur un matelas, moyennant la somme de trois dollars la performance.

Clarice une voisine de pallier d'Eddy.
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CrazynathCrazynath   09 janvier 2020
Il n'y avait pas de réverbères, aucune lumière dans cette rue étroite du quartier de Port Richmond , à Philadelphie. Une bise glaciale soufflait du Delaware tout proche, faisant fuir les chats errants vers les caves chauffées. La pluie de fin novembre cinglait par rafales les fenêtres obscures par la nuit, aveuglant l'homme qui venait de tomber.
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CrazynathCrazynath   08 janvier 2020
Les gars avaient travaillé dur toute la semaine aux usines de Port-Richmond et quand ils venaient là, c'était pour boire, pour boire, encore, oublier les soucis, noyer dans l'alcool la réalité de ce monde, trop sec et trop gris, qui les attendait au-delà de la porte.
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Video de David Goodis (2) Voir plusAjouter une vidéo

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