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Laurent Bury (Traducteur)
ISBN : 2081229498
Éditeur : Flammarion (30/11/-1)

Note moyenne : 2.94/5 (sur 194 notes)
Résumé :
'Orgueil et préjugés et zombies', c'est la rencontre délirante entre le roman culte de Jane Austen et... des milliers de morts-vivants. Le résultat : un livre qui pour les trois quarts est du pur Jane Austen, le récit des intrigues matrimoniales qui animent le petit village anglais de Meryton, et notamment la famille Bennet, laquelle a cinq filles à marier ; le quart restant, ce sont les zombies, qui attaquent inlassablement les habitants de ce paisible village. Car... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
cascasimir
  01 avril 2019
"Lorsqu'on est à quelques heures de l'aube, les pensées prennent chair. Au milieu de la nuit, les pensées deviennent des Zombies. " Dôme de Stephen King.
La lumière perce la brume du petit matin. Promenades pédestres et chevauchées à travers les forêts de l'Angleterre Victorienne. Smoking pour les gentlemen et robes de bal en soie. Romantisme et galante hypocrisie. Codes, conventions et non dits d'une société britannique. Orgueil donc et ses préjugés...
Ne préjugez en rien de ce livre, mais prenez vos jambes à votre cou, et sauvez vous, à cause des zombies ! Ou lisez le en écoutant " Thriller de Michael Jackson ".
J'ai été contaminé par ces Zombies, en revenant ( pardon!) sur ce livre culte...
Élisabeth est toujours aussi belle qu' effrontée et rebelle. Mais de plus, elle pratique les arts martiaux.
Avec ses soeurs, elles se battent contre des zombies, " les innommables", à cause de l'épidémie, causée par la Peste Noire.
Elle combattra même avec le beau Darcy, non pas avec des mots acérés, mais avec des sabres et des épées. Bien sûr, elle affrontera d'abord Darcy, du regard avec ses grands yeux veloutés et avec quelques piques... comme dans le roman de Jane Austen.
Un Darcy, toujours hautain et toujours attiré, inexorablement vers la délicieuse jeune fille...
Et qui tente de résister !
Imaginez ces filles, imaginez Élisabeth dégageant son corset, afin de porter des coups rageurs...
Ou retroussant sa grande robe, ses longs jupons et dévoilant une cuisse fuselée, afin de saisir son poignard. Élisabeth levant haut la jambe, malgré ses habits, pour porter une attaque de Kung fu . C'est fou, non?
Je ne sais plus, si j'étais encore vivant ou mort
(de rire) à la fin de ce livre. Il y a aussi, un film en 2015 de Burr Steers, tiré du livre de Seth Grahame Smith.
"Aaaah
It's close to Midnight
Something evil's lurking from the Dark
Under the Moonlight
"Lève toi, lève toi
Je vais te faire frissonner ce soir
Je vais te faire plaisir ce soir
Parce que c'est Thriller! M.Jackson"
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Melisende
  05 juin 2012
Grande fan de Jane Austen et notamment de son chef d'oeuvre Orgueil et Préjugés, j'ai toujours très envie de découvrir les adaptations, modernisations, réécritures, parodies… sur le sujet. Orgueil et préjugés et zombies me tentait donc depuis sa sortie en 2009 mais je n'avais pas eu l'occasion de le trouver jusqu'à récemment. Des zombies dans cette oeuvre classique, j'étais très curieuse de voir ça ! Comment Seth Grahame-Smith allait-il pouvoir introduire des créatures décomposées dans la régence anglaise ?
Très enthousiaste en ouvrant le livre, j'en ressors assez déçue, malheureusement. L'idée est bonne, quelques scènes sont amusantes mais je n'ai jamais ri aux éclats, certains éléments sont bancals et surtout, je n'ai pas retrouvé l'essence même de plusieurs personnages, ce que je trouve particulièrement dommage lorsqu'on parle de parodie !
Inutile de vous raconter l'histoire de base puisque le schéma narratif général est respecté par Seth Grahame-Smith. En revanche, il faut noter quelques éléments nouveaux : les zombies ont envahi la Grande-Bretagne à la manière d'une épidémie et sortent plus facilement lorsque la terre est humide (euphémisme dans ce pays…). Chaque voyage, aussi court soit-il, se transforme alors en expédition armée, chacun doit être en mesure de se défendre. de ce fait, les demoiselles n'excellent plus au piano mais dans le maniement des armes et des techniques de combat orientales ancestrales qu'elles ont appris au Japon ou en Chine… Et là on se demande comment les demoiselles et gentlemen de l'époque (régence donc fin XVIIIe/début XIXe) ont pu aller faire des stages dans le coin quand on sait que le Japon était complètement refermé sur lui-même jusqu'à la deuxième moitié du XIXe siècle… mais après tout, puisque les zombies existent, tout est possible !
Ce que j'ai surtout apprécié avec cette introduction, dans Orgueil et préjugés, de créatures mangeuses de cerveaux, c'est l'association de celles-ci avec la bonne société « régente » anglaise, ce qui entraîne des scènes assez cocasses. Il faudra d'ailleurs m'expliquer comment les soeurs Bennet réussissent à se battre avec leur robe empire et le corset qu'il y a dessous (la mode empire était certes plus simple et moins stricte que la précédente mais le corset était toujours d'actualité…) parce que… chapeau !
C'est également amusant de voir des femmes de l'époque fortes et quasi « indépendantes » du moins en ce qui concerne leur survie en terrain infesté. Malheureusement, si d'un côté elles peuvent être comparées à Buffy Summers, de l'autre elles restent complètement dépendantes des hommes puisqu'elles doivent se marier pour espérer s'établir (je vous rappelle que seuls les hommes pouvaient hériter de la fortune du père…). Il y a donc deux poids deux mesures, c'est maladroit et ça m'a perturbée. Soit l'auteur choisit de libérer complètement ses héroïnes, soit il respecte les convenances de l'époque mais n'opte pas pour une solution intermédiaire bancale.
Outre cet aspect maladroit, je me suis souvent demandée si l'auteur avait lu le même livre que moi et s'il y avait croisé les mêmes personnages… Je m'explique. Dans toutes les réécritures et adaptations que j'ai eu la chance de découvrir jusque là, les caractères des personnages restent les mêmes : Darcy réservé et fier, Lizzie espiègle mais posée, Caroline Bingley langue de vipère, les deux plus jeunes soeurs Bennet dévergondées et malpolies, la mère hystérique… j'exagère certains traits mais l'idée est là et je reproche justement à Seth Grahame-Smith de ne pas avoir réutilisé ces ficelles. Il a respecté certaines personnalités, je le concède : Mr Bennet par exemple, la famille Bingley également et même Mr Darcy la plupart du temps.
Là où le bât blesse, principalement, c'est du côté de Lizzie, de sa relation avec Charlotte et des jeunes soeurs Bennet. En effet, même si je pense qu'Elizabeth Bennet est une de ces héroïnes qui ont de la répartie et un sacré caractère, elle n'en reste pas moins une jeune fille de la société anglaise régente. Alors oui elle va taquiner Darcy, oui elle va se moquer quasi ouvertement de Lady Catherine et de Mr Collins mais elle reste tout de même à sa place. L'auteur en fait une guerrière avide de sang et de combats… moui… faut quand même pas pousser. Les deux jeunes soeurs semblent, au contraire, bénéficier de la bonté de Seth Grahame-Smith qui limite leur bêtise et en fait de bonnes guerrières presque aimables et bien élevées… mais mais mais… a-t-il lu le même livre que moi ? Et enfin, mais qu'a-t-il fait de Charlotte ? Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi ce sort ?
A mon humble avis, le but d'une parodie est d'exacerber les traits déjà existants, pas d'en ajouter de nouveaux qui changent complètement les personnages d'origine. Sans doute le plus gros défaut de cette « parodie », selon moi.
Côté style, c'est censé être drôle, mais ça m'a finalement assez rarement amusée. Je ris bien volontiers lorsque les choses sont drôles mais j'ai trouvé la plupart des scènes plus ridicules qu'autre chose. N'allez pas me dire que c'est uniquement parce que je n'aime pas qu'on se moque d'une oeuvre que j'aime, car je pense avoir un sens de la dérision assez développé et que j'apprécie beaucoup, au contraire, qu'on parodie ce qui peut me plaire.
Seth Grahame-Smith reprend assez bien les passages d'origine, ajoutant des descriptions et prêtant de nouvelles pensées aux personnages. Ce n'est pas mal fait, c'est simplement que parfois, c'est trop, parfois pas assez…

Et finalement, ce que je pourrais reprocher à l'auteur, de façon générale, c'est de ne pas aller au fond des choses et de se contenter d'un entre deux maladroit et bancal. Soit il fallait se détacher davantage de l'oeuvre d'origine pour faire quelque chose de très drôle et fun, soit respecter davantage le texte et ses personnages. C'est donc avec un avis en demi-teinte que j'ai tourné la dernière page de cette soit disant parodie
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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Bouvy
  10 novembre 2015
Avant de commencer cette critique, je me dois de vous faire un aveu. Je n'ai jamais lu une ligne de Jane Austen ! Je sais que ma fille aînée, lectrice ô combien boulimique, a lu tous les ouvrages de cette auteure classique. Ensuite, elle nous a imposé quelques adaptations cinématographiques de certains romans de Jane Austen, dont : "Orgueil & Préjugés". (Film dont je peux me vanter d'avoir réussi à le regarder sans m'endormir avant le happy end, un véritable exploit !) Suite à ces films, sans doute étouffé par la testostérone propre aux XY dont je suis, je me suis persuadé que cette littérature ne convenait pas à ma masculinité. Ne serait-ce point là de l'Orgueil et un préjugé ?
Il me manque donc une culture "Austenienne" certaine avant d'aborder cet ouvrage et ma critique n'en pourra qu'être tronquée. Mais alors, qu'est-ce qui m'a poussé à lire ce livre ? Une bande annonce prédisant la prochaine sortie de l'adaptation cinématographique d'Orgueil + Préjugés + Zombies. Là encore, ma fille aînée, cette fois avec la complicité de sa sœur cadette, m'ont rendu accro à la série "Walking Dead". Alors je me suis dit, Austen + Zombies, je vais certainement me laisser entraîner vers les salles obscurs pour aller voir ce film et comme je ne supporte pas voir une adaption de roman sans avoir au préalable lu le livre dont le film est inspiré, je me suis mis en tête de le lire.
Bon, je ne vais pas perdre mon temps à vous résumer une histoire que beaucoup d'entre vous connaissent certainement. Il semble que l'auteur ait conservé des pans entiers de l'ouvrage original. C'est pourquoi il a eu l'honnêteté ou l'humilité de se définir comme co-auteur de ce roman. Effectivement, nous sommes dans un style de littérature on ne peut plus classique. Les zombies et les arts martiaux venant habilement se mêler aux bonnes manières de la société anglaise du début du 19e siècle, coincée dans ces codes de bonne conduite et de bonne réputation. L'humour omniprésent dans l'histoire rend la lecture plaisante. Parfois, je me suis un peu agacé pendant cette lecture, surtout devant la bêtise de Mrs Bennet ou devant l'hésitation à déclarer les bons sentiments de la part de ses filles. Au final, c'est avec un grand sourire que j'ai achevé l'histoire.
Mais je conserve mon préjugé orgueilleux qui affirme que l'œuvre de Jane Austen reste avant tout destinée à un public féminin. Peut-être que j'attendrai encore d'autres parodies de cette auteure, parsemées d'êtres fantastiques du genre loups-garous, vampires et autres démons pour continuer à découvrir les histoires d'amour des héroïnes de Jane Austen.
Pour conclure, j'ai vraiment pris du plaisir à lire cette parodie et il me tarde maintenant de découvrir ce qu'ils en ont fait pour le cinéma.
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LiliGalipette
  02 mai 2010
"Seth Grahame-Smith est un écrivain et scénariste américain qui ne s'est jamais remis de la lecture de Jane Austen."
Quoi de neuf dans le chef-d'oeuvre de Jane Austen? Les cinq filles Bennet ont toujours leur petit caractère, Mrs Bennet cherche toujours à les marier et les préjugés vont toujours bon train dans la petite société qu'elles fréquentent. Tout est pour le mieux, ou presque. Depuis quelques générations, Dieu a fermé les portes de l'Enfer, et les zombies sortent de terre pour se repaître de cervelles et contaminer les vivants. Les occupations des jeunes filles de bonne famille sont alors un peu différentes. Au lieu de s'exercer au point de croix ou au piano, elles passent des heures dans le dojo familial, où elles s'entraînent au combat et affutent leurs armes. Les soeurs Bennet sont le Pentagramme de la Mort et défendent la région des attaques des zombies.
"C'est une vérité universellement reconnue qu'un zombie ayant dévoré un certain nombre de cerveaux est nécessairement à la recherche d'autres cerveaux." (p. 7) La première phrase du roman est habilement réécrite. Mais pour le reste du texte, il n'y a pas beaucoup à dire. La traduction des deux versions est l'oeuvre du même homme, Laurent Bury. Seth Grahame-Smith a conservé le texte de Jane Austen et s'est contenté d'insérer de temps en temps des évènements horrifiques.
Mais l'horreur est traitée sur le mode de la dérision. Les cadavres ambulants en décomposition sont ridicules, les massacres sont hilarants, les combats sont improbables. On sent tout le passé de scénariste de l'auteur. Il y a du Tarantino là-dessous, des références aux mauvais films de zombies ou aux films de sabre asiatiques.
Le roman de Jane Austen est réputé pour la représentation d'un univers extrêmement féminin et féminisé, où tout tourne autour de la jeune fille à marier. La réécriture de Seth Grahame-Smith injecte un peu de testostérone dans ce monde saturé d'oestrogène. Dans les salons, on ne joue pas au whist, mais à Caveau et Cercueil, un jeu de cartes assez macabre. La dentelle et les rubans ont fait place aux fusils Brown Bess et sabres Katana. Les gouvernantes sont remplacées par des maîtres du temple Shaolin et des guerriers ninjas. le salon de lecture où les femmes se retrouvent est devenu un dojo où les filles s'exercent à la position de la Grue, de la Blanchisseuse enivrée, des Griffes du Léopard ou du Paysan balayé par le vent. Une dispute entre femmes où les mots faisaient mouche tourne au combat au sabre où le sang coule. Les priorités ont changé: "L'unique objectif de Mr Bennet était de maintenir ses filles en vie. Celui de Mrs Bennet était de les marier." (p. 9) Mr Bennet gagne un peu de crédibilité dans cette version. Il n'est plus ce bonhomme reclus dans sa bibliothèque. Il a à coeur de préserver sa famille. Il faut dire que le principal sujet de conversation a changé, et qu'il peut enfin se rendre utile!
Étrange rencontre que celle de l'univers anglais et du monde asiatique. Des références typiquement britanniques sont renversées. À l'heure du thé, on boit plutôt du jus de bambou noir. Les jardins anglais deviennent des jardins zen avec des bassins où nagent des carpes koï. La réécriture est amusante, mais après quelques pages, je suis vite revenue au texte original.
Les premières de couverture de deux livres ont été habilement travaillées. La réécriture présente les mêmes portraits que ceux exposés sur l'original. Mais ils ont subi des avaries. On croirait voir toute la famille de Dorian Gray après des années de vicissitude. La tapisserie rose est fânée, dégradée par l'humidité et la poussière.


La lecture est amusante, mais pas vraiment édifiante. L'oeuvre de Jane Austen n'y gagne rien, si ce n'est davantage d'éclat quand on la compare à sa cadette.
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SMadJ
  25 décembre 2013
Un livre surprenant au premier abord. Mêler Zombies et littérature pré-victorienne semblait incongru sur le papier. Et cela l'est !
Seth Grahame-Smith n'arrive jamais a transcender le texte de Jane Austen et à proposer quelque chose de neuf croulant sous le poids et le respect du matériau d'usage.
En clair, les zombies du titre ne servent a rien, n'ayant aucune présence, perturbant plus la trame initiale en ajoutant quelques scènes semi-horrifiques ridicules et inconvenantes. Mais ne perturbant jamais la linéarité du récit.
La seule utilité de ce livre est de permettre l'accès à un classique de la littérature du XIXe siècle auprès d'un lectorat (moi y compris) qui ne se serait certainement jamais senti concerné ou tenté par la lecture de ce roman.
Un roman fort, un éclairage de la "bonne" société de l'époque, de ses moeurs et usages. de la place des femmes dans une société durement patriarcale où aucun droit n'était reconnu à ces dernières. Car il faut le savoir, les femmes n'avait aucune existence juridique dans l'Angleterre de 1813. D'où l'importance fondamentale d'être "bien mariée" ou pour une mère de "bien marier" ses filles sous peine de se retrouver à la rue si le patriarche d'une famille venait a décéder sans héritier mâle direct.
Ce qui explique fort bien l'attitude de certains personnages du roman.
L'intérêt du bouquin est de nous présenter à des personnages fort bien développés, intelligemment construits et aux caractères intrigants et trempés.
Quelle délice de se plonger quelques heures dans la vie de cette famille pittoresque que sont les Bennet et leurs 5 filles ! de s'irriter ou d'applaudir à 2 mains les hésitations et revirements de Darcy, gentleman en construction !
Cette vie quotidienne faite de calculs, d'affectations ou de haines dissimulées, de pensées cachées, de non-dits est fascinante à l'aune du XXIème siècle mais n'en reste pas moins passionnante.
Chacun cherche à paraître ce qu'il n'est pas, se drapant d'orgueils, de vanité et de faux-semblants, laissant le ouï-dire construire ses jugements et ses opinions. Les préjugés, quoi.
Tiens tout n'a donc pas si changé que cela finalement... 3/5
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
wentworth23wentworth23   16 janvier 2014
- Elle est tolérable, mais pas assez jolie pour me tenter, et je ne suis pas d'humeur à accorder de l'intérêt aux demoiselles que les autres hommes dédaignent.
Alors que Mr Darcy s'éloignait, Elizabeth sentit son sang se glacer. Jamais de sa vie elle n'avait été insultée de la sorte. Le code des guerriers exigeait qu'elle vengeât son honneur. En veillant à ne pas attirer l'attention, Elizabeth baissa la main jusqu'à sa cheville, où elle trouva la dague qu'elle dissimulait sous sa robe. Elle avait l'intention de suivre cet orgueilleux Mr Darcy à l'extérieur et de lui trancher la gorge.
Cependant, à peine avait-elle saisi la poignée de son arme que la salle se remplit d'un chœur de hurlements, aussitôt accompagnés d'un bris de vitres. Des innommables se répandirent dans la pièce, avec des mouvements gauches mais rapides ; les habits dans lesquels ils avaient été inhumés illustraient toutes les formes de désordre possibles. Certains portaient des robes en lambeaux, si bien que leur nudité en était scandaleuse ; d'autres, des costumes si crasseux qu'on les aurait crus faits de terre et de sang séché. Leur chair présentait des degrés divers de putréfaction ; chez ceux qui venaient de trépasser, elle était souple et légèrement verdâtre, alors que chez ceux dont la mort remontait à plus longtemps, elle était grise et friable. Leurs yeux et leur langue étaient de longue date tombés en poussière, et leurs lèvres se retroussaient en un perpétuel sourire de squelette.
Quelques-uns des invités, qui avaient la malchance de se trouver près des fenêtres, furent aussitôt capturés pour être dévorés. Lorsque Elizabeth se redressa, elle vit Mrs Long tenter de se dégager alors que deux monstres femelles lui mordaient la tête. Le crâne craqua comme une noix et projeta des éclaboussures de sang noir jusqu'aux lustres.
Tandis que les invités fuyaient en tous sens, la voix de Mr Bennet retentit à travers le vacarme.
- Mesdemoiselles ! Pentagramme de la Mort !
Elizabeth rejoignit aussitôt ses quatre sœurs, Jane, Mary Catherine et Lydia, au centre de la pièce. Chacune des filles détacha un poignard de sa cheville et elles se disposèrent de manière à former les cinq branches d'une étoile, puis s'avancèrent simultanément. Chacune brandissait d'une main un poignard tranchant comme un rasoir, l'autre main pudiquement rangée dans le dos.
D'un angle de la salle, Mr Darcy regarda Elizabeth et ses sœurs progresser vers les murs, décapitant zombie après zombie sur leur passage. Il ne connaissait qu'une seule autre femme dans toute l'Angleterre qui maniait le poignard avec autant d'habileté, avec autant de grâce et avec la même précision mortelle.
Lorsque les filles atteignirent les murs de la pièce, le dernier des innommables gisait au sol, inerte.
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34473447   23 juin 2014
Un matin, après avoir écouté leurs effusions à ce sujet, Mr Bennet déclara froidement :
- A en juger par votre manière de parler, vous devez être deux des filles les plus sottes du comté. Je m'en doutais depuis un certain temps, mais j'en suis maintenant convaincu.
- Mon cher, dit Mrs Bennet, je suis stupéfaite que vous soyez aussi disposé à trouver bêtes vos propres enfants.
- Si mes enfants sont bêtes, j'espère bin que j'en serai toujours conscient.
- Oui, mais il se trouve qu'elles sont toutes très intelligentes. Vous oubliez à quelle vitesse elles ont maîtrisé ces tours orientaux que vous avez exigé de leur faire apprendre.
- Avoir assez de pratique pour tuer quelques malheureux contaminés ne les rend pas raisonnables, surtout quand elles emploient leurs talents à amuser de séduisants officiers.
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wentworth23wentworth23   16 janvier 2014
- Mon cher Mr Bennet, lui dit un jour son épouse, savez-vous que Netherfield Park est de nouveau occupé ?
Mr Bennet répondit qu'il l'ignorait et poursuivit sa tâche matinale ; il aiguisait son poignard et nettoyait son mousquet car, depuis quelques semaines, les attaques d'innommables avaient augmenté à une fréquence inquiétante.
- C'est pourtant le cas, répliqua la dame.
Mr Bennet garda le silence.
- N'avez-vous pas envie d'apprendre qui l'a loué ? s'écria son épouse, impatiente.
- Femme, je m'occupe de mon mousquet. Bavardez tout votre saoul, mais laissez-moi veiller à la défense de ma maison !
L'invitation était plus que suffisante.
- Eh bien, mon cher, d'après Mrs Long, Netherfield est loué par un jeune homme très riche, du nord de l'Angleterre. Il a fui Londres en voiture à quatre chevaux au moment précis où l'étrange épidémie éclatait sur la route de Manchester.
- Comment s'appelle-t-il ?
- Bingley. C'est un célibataire qui a quatre ou cinq mille livres de rentes. Voilà qui est excellent pour nos filles !
- Pourquoi ? Pourra-t-il leur enseigner l'art de manier le sabre et le mousquet ?
- Comment peut-on être aussi assommant ? Vous savez bien ce que j'ai en tête : qu'il se marie avec l'une d'elles.
- Se marier ? En des temps aussi troublés ? Ce Bingley ne saurait en avoir le projet.
- Le projet ? Comment pouvez-vous dire de telles bêtises ! Mais il est très probable qu'il tombe amoureux de l'une d'elles, c'est pourquoi vous devrez lui rendre visite dès qu'il arrivera.
- Je n'en vois pas la raison. De plus, il ne faut pas encombrer les routes plus qu'il n'est absolument nécessaire : la terrible épidémie qui ravage depuis peu notre cher Hertfordshire a déjà anéanti assez de chevaux et de voitures.
- Mais pensez à vos filles !
- Je pense à elles, pauvre sotte ! Je préférerais les voir se soucier des arts meurtriers plutôt que de leur trouver l'esprit embrumé par des rêves de mariage et de fortune, comme c'est évidemment votre cas ! Allez voir ce Bingley s'il le faut, mais je vous préviens : nos filles n'ont pas grand-chose pour les recommander. Elles sont toutes sottes et ignorantes, comme leur mère, à l'exception de Lizzy, qui tue un peu plus proprement que ses sœurs.
- Mr Bennet, comment pouvez-vous ainsi dire du mal de vos propres enfants ? Vous prenez plaisir à me contrarier. Vous n'avez aucune pitié pour mes pauvres nerfs.
- Vous vous méprenez, ma chère. J'ai beaucoup d'estime pour vos nerfs. Ce sont pour moi de vieux amis. Voilà au moins vingt ans que je vous entends parler d'eux avec le plus grand respect.
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MelisendeMelisende   05 juin 2012
Alors que Mr Darcy s'éloignait, Elizabeth sentit son sang se glacer. Jamais de sa vie elle n'avait été insultée de la sorte. Le code des guerriers exigeait qu'elle vengeât son honneur. En veillant à ne pas attirer l'attention, Elizabeth baissa la main jusqu'à sa cheville, où elle trouva la dague qu'elle dissimulait sous sa robe. Elle avait l'intention de suivre cet orgueilleux Mr Darcy à l'extérieur et de lui trancher la gorge.
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PitchoubinouPitchoubinou   31 mai 2010
Alors qu'ils repartaient vers la maison, Elizabeth et Darcy virent dans un potager, à dix yards de la route, un troupeau d'innommables. Ils étaient une petite douzaine, qui rampaient à quatre pattes, mordant dans des têtes de choux-fleurs qu'ils prenaient pour des cervelles. Délaissant ce spectacle fort divertissant, Elizabeth et Darcy passèrent d'abord leur chemin car les zombies ne les avaient pas aperçus. Pourtant, ils échangèrent bientôt un regard et un sourire, car ils avaient compris qu'ils tenaient là leur première occasion de combattre côte à côte.
Et ils en profitèrent.
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