AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Carine Chichereau (Traducteur)
ISBN : 2259210651
Éditeur : Plon (14/01/2010)

Note moyenne : 2.89/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Dans l’ombre de ses héroïnes, la conteuse veille à nous prendre au piège, au hasard des époques et des lieux, de la petite ville pas si tranquille de Templeton au huis clos angoissant d’une ferme française sous l’Occupation.

Et l’on traverse ce livre comme on explore une maison inconnue, où chaque pièce recèle un nouveau mystère, chaque histoire une autre demeure.

Quelques pages déroulent parfois une vie entière, retraçant les occasions... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
kathel
10 octobre 2010
Je suis un peu mitigée après lecture de ce recueil de nouvelles que je me faisais une joie de découvrir. Depuis le temps que j'ai noté Les monstres de Templeton et pas encore trouvé le moyen de l'acquérir ou de l'emprunter, j'ai imaginé que des histoires courtes seraient un bon moyen de faire connaissance avec cette jeune auteur américaine. J'ai pensé à Lorrie Moore dès les premières pages, ce qui n'est pas très étonnant, quand j'ai su ensuite que Lauren Groff avait côtoyé Lorrie Moore à l'université, en tant qu'élève, j'imagine. Comme elle, son Amérique est celle d'une « middle class » plutôt provinciale, un peu plus décalée en ce qui concerne Lauren Groff. C'est justement là où je n'ai pas adhéré totalement : trop de glauque, de bizarre, de tordu m'ont fait passer à côté des premières histoires, pour ne commencer à m'y intéresser enfin que vers la fin du livre. Après avoir lu plusieurs nouvelles, leur traits communs ont commencé à éveiller mon intérêt…
Le thème de l'eau qui revient très souvent a fini par m'intriguer : piscines, lacs, rivières ont une importance non négligeable, à tel point qu'un titre plus aquatique aurait été préférable à ce « Fugues » un peu passe-partout. le contexte temporel m'a surpris, certains textes prennent place dans les années 20, un autre pendant la deuxième guerre mondiale, je m'attendais à des décors plus contemporains. le corps humain tient aussi beaucoup de place dans ces textes, corps obèse, malade, malingre, battu, brûlé, corps de sportif, quel qu'il soit, il s'impose et impose sa loi. Les rapports humains sont curieux chez Lauren Groff, et donnent l'impression que famille, amour, amitié n'y sont que des synonymes de rapports de forces, et que malgré tout, chacun reste toujours seul. Ce qui est loin d'être faux, d'ailleurs, mais, là, c'est de tout temps et partout, d'où une certaine impression d'étouffement. Seuls l'art, la littérature ou le sport peuvent aider à s'en sortir un peu parfois, permettant à une ou deux nouvelles de terminer sur une note plus optimiste. Une phrase dite par un des personnage pourrait résumer l'état d'esprit de ces textes, dans ce qu'ils ont de plus positif : « Je ne suis qu'un être humain, dit-il, je fais de mon mieux. »
Lien : http://lettres-expres.over-b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Pitchoubinou
30 avril 2010
Ce recueil de nouvelles m'a beaucoup plu. L'écriture est très agréable et le ton plein de sensibilité et de douceur pour traiter de sujets pas toujours légers. Il est difficile de résumer ces nouvelles dont l'intrigue est assez ténue, c'est bien souvent une question d'ambiance. Une petite ville américaine, New-York en 1918, un mystérieux pays en proie à la guerre civile (Afrique ou Amérique du Sud, mais à quelle période ?), Buenos Aires dans les années 60, la campagne française pendant l'Occupation... Autant de lieux, d'époques qui donnent à Lauren Groff l'occasion de nous entraîner d'une histoire à l'autre, d'un mystère à l'autre. (Avril 2010)
Commenter  J’apprécie          10
claraetlesmots
16 octobre 2010
Neuf longues nouvelles dans ce recueil. Des nouvelles où sont brossés des portraits de femmes. Mon enthousiasme était à son point culminant à la lecture des trois premières.
Lucky Chow Fun met en scène une adolescente complexée dans une petite ville en Amérique. La petite vie tranquille des habitants va être bouleversée par un évènement inattendu.
L. DeBar et Aliette m'a touchée. Une histoire d'amour entre un ancien champion de natation et la jeune fille malade à qui il donne des leçons.
Avec Majorette, on est plongé dans l'Amérique de la classe moyenne. On découvre les rêves et les ambitions d'une jeune fille.
Et ensuite, ça s'est gâté… Mon enthousiasme s'est effondré très rapidement.
Je suis passée à côté des autres nouvelles. Je n'ai pas franchement compris où l'auteure voulait m'amener. Kathel fait référence pour l'écriture à Lorrie Moore, je suis d'accord avec elle. Mais ce recueil m'a fait la même impression globale que « Déroutes » de cette auteure. Un livre que j'avais abandonné car je ne m'enlisais dans ces vies. Ce sont des univers particuliers, des personnages auxquels je n'arrive pas à m'attacher… On suit des personnages et brusquement, on les quitte sans qu'il y ait une fin à l'histoire. Et je n'aime pas ce genre de nouvelles.
Lien : http://fibromaman.blogspot.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
vegalia
12 mai 2010
Ces fugues sont 9 instants de vie. La femme est au centre de ce beau livre écrit avec tendresse, lucidité, humanité, et psychologie. Les personnages sont touchants et attachants du fait de leur imperfection, de leur souffrance, de leur hésitation. L'âme humaine, cette âme torturée nous est présentée sans concession, avec justesse.
Commenter  J’apprécie          00
latitesib
11 mars 2013
Ah, je comprends tout à fait l'expression « prendre au piège » utilisée dans le résumé. Les nouvelles se succèdent mais ne se ressemblent pas… Pourtant un je ne sais quoi, nous force à continuer la lecture de recueil de nouvelles. Aucun fil conducteur (mis à part la ville) est présent, mais on retrouve une certaine nostalgie dans les différentes histoires. il fait partie du genre de livres qui ne laisse pas indifférent lorsqu'on en a terminé la lecture.
Lien : http://sunset-avenue.herobo...
Commenter  J’apprécie          00
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
kathelkathel10 octobre 2010
Dans la mélancolie de ces après-midi, Pot pépiait jusqu’à ce que ma mère rentre à son tour de sa dure journée au lycée de Van Hornesville, où elle enseignait la biologie. Non, d’ailleurs ma mère ne rentrait pas : elle s’engouffrait telle la tornade qu’elle était, tapant des pieds pour faire tomber la neige de ses bottes, faisant s’envoler de grands nuages gelés de ses épaules. « Oh, mon Dieu, Lollie, toujours rien ? » disait-elle en ôtant son bonnet, libérant ses abondants cheveux gris.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
kathelkathel10 octobre 2010
Blythe continuait de réinventer ce qu’elle créait. Elle commença par travailler sur la nourriture, étalant sur son visage la gelée rouge sombre que confectionnait sa mère, tandis qu’elle psalmodiait ; elle fabriqua un igloo avec le meilleur ami de la ménagère, le petit pois surgelé, tout en récitant un long poème-prière ; elle mit dans sa bouche un grain de raisin à chaque nouvelle réplique d’un dialogue sur ses fils, s’étouffant presque à la fin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Le faucon déniché

Qui est l’auteur?

Jack london
Aucun
Miguel combra
Jean Côme nogues

30 questions
22 lecteurs ont répondu
Thème : Le faucon déniché de Jean-Côme NoguèsCréer un quiz sur ce livre