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ISBN : 2207132226
Éditeur : Denoël (07/06/2018)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une va... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
lucia-lilas
  23 juin 2018
Je vous le dis tout de suite, rien que pour le personnage de Priam Monet, ce polar vaut le détour !
Priam Monet… Déjà, un nom pareil, ça ne s'invente pas sauf quand on a une mère prof d'histoire grecque à la Sorbonne et amoureuse de l'Iliade.… Quant au physique, c'est encore une autre histoire : « Il était très grand - un mètre quatre-vingt-seize - et gros, très gros. La dernière fois qu'il s'était pesé, deux ans auparavant, la balance affichait un douloureux quintal et demi. Il n'avait pas réitéré l'expérience, mais il savait que depuis, il avait encore grossi. Ses traits qui auraient pu être séduisants étaient noyés dans les replis de la chair. Ses yeux exprimaient une lassitude définitive et une mauvaise humeur permanente. Personne n'aimait Monet, lui le premier. Et Monet le rendait bien à tout le monde, surtout à lui-même. »
Alors quand notre Priam Monet débarque de Panam à la gare de Thyanne, il est comme dépaysé ! En plus, la montagne, ce n'est pas franchement son truc : trimbaler ses cent cinquante kilos sur des chemins pentus voire franchement escarpés, très peu pour lui.
Quant à l'air pur des Alpes, la neige au mois de mai, les épicéas odorants, les vaches et la gentiane, il n'en a cure. de toute façon, il n'est que de passage. Ah oui, j'ai oublié de vous dire, Priam Monet est flic, de ceux qu'on surnomme les « boeufs-carottes » : commandant de l'IGPN, la police des polices. Juste un petit contrôle de routine, voir si tout tourne bien dans ce petit poste de police aux frontières, vérifier le fonctionnement des services, l'organisation interne, les registres administratifs et ciao les gars, il repart bien vite dans son onzième arrondissement…
Sauf que, vous imaginez bien que ça ne va pas se passer comme ça ! Dans ce coin paumé près de la frontière italienne, on se demande au fond qui fait la loi et qui a le pouvoir : l'industriel qui fait tourner les dernières usines ou les flics ? Il faut dire que des emplois, il n'y en a pas des masses dans ce bout du monde alors on est prêt à fermer les yeux sur certains agissements pas nets.
Mais lorsque l'on découvre un cadavre de migrant au pied d'une falaise, les choses se compliquent. Un accident ? C'est ce que tout le monde pense. Il faut dire que ça arrange tout le monde... Mais si cet homme mort n'était pas un migrant ? Et si cet accident était un réalité un meurtre ? Comme je vous le disais, notre Priam Monet va devoir supporter un peu plus longtemps que prévu « cette bande de flics culs-terreux, ces gardes-barrières qui couraient toute l'année derrière des types dépenaillés… Servier avec sa moustache à la con, Ludo avec ses blagues à la con, Maurice avec … ses moustaches à la con aussi, Claire avec… Il ne savait trop quoi en fait. Il aimait bien Claire et ça l'énervait, ça aussi. »
Vous verrez, lui qui n'aime pas trop la paperasse, il va très vite trouver à s'occuper autrement dans ce bled paumé où tout le monde se connaît depuis belle lurette et où règne la loi du silence. Pour sûr, ici, les secrets sont bien gardés…
On ne peut d'ailleurs s'empêcher de penser au film de Spencer Tracy : Un homme est passé dans lequel descend d'un train un certain Macreedy qui vient pour interroger des habitants qui se montreront de plus en plus agressifs à son égard.
Un très bon polar social, bien rythmé, plein de suspense et de fausses pistes, avec, ce qui ne gâche rien, une bonne dose d'humour… un roman écrit par un ancien flic devenu consultant international en lutte contre le crime… bref, quelqu'un qui sait de quoi il cause !
Allez, ne perdez pas de temps, vous verrez, c'est beau les choses vues de haut… Vous avez le vertige ? Dommage pour vous !
PS : Monsieur Guillaume, nous, lecteurs, sommes devenus très accros au personnage de Priam Monet. Donc, SVP (mains jointes), si vous pouviez nous en reparler un jour ou l'autre, ce serait vraiment très très sympa ! Merci d'avance !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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gruz
  14 juin 2018
Laurent Guillaume sait de quoi il parle, de par son passé de flic en France ou en Afrique. Après l'anticriminalité et les violences urbaines dans Mako, ou encore Black Cocaïne qui se déroulait au Mali, le voilà qui nous emmène au grand air, lui qui a aussi bossé à Annecy.
Autant dire que ses histoires et ses personnages sonnent justes, toujours.
L'environnement : un coin perdu de montagne, dans les Alpes françaises, à la frontière italienne. le contexte : un meurtre de ce qui semble être un migrant. Un enquêteur très particulier, parisien jusqu'au cliché, 150 kg de graisse, au mauvais caractère. Un type qui n'aime rien ni personne (du moins se comporte t-il comme ça), et qui fait (en plus) partie de la police des polices.
Ça peut sembler paradoxal, mais ce personnage atypique est l'atout maître de ce roman. le type pourrait sembler imbuvable, mais il faut toujours creuser au-delà des apparences. Pour preuve, on s'attache vite à lui, malgré sa nature bourrue. Ce personnage est formidable et change de ces flics super-héros qu'on voit trop souvent dans les polars.
Laurent Guillaume connaît par coeur les rouages d'une enquête policière et les relations interpersonnelles qui peuvent se construire autour. Là où vivent les loups est donc une plongée fictionnelle prenante criante de réalisme. le conteur n'est jamais meilleur que quand il sait concocter des histoires avec des ingrédients qu'il maîtrise.
Et puis le dépaysement est garanti, dans ce bled perdu qui ressemble parfois à un Far-West montagnard. On n'enquête pas de la même manière dans cet environnement-là qu'à Paris.
Tout le monde se connaît, tout est lié dans ce genre d'endroit refermé sur lui-même. le passage de migrants qui tentent de traverser la frontière par la montagne (je n'ose imaginer dans quelles conditions…) est un chamboulement dans les habitudes de ce monde clos.
Vous pensez avoir saisi autour de quoi tourne le livre ? Vous risquez d'être surpris alors…
Là où vivent les loups est un polar prenant, à la fois réaliste et « dépaysant » par rapport à la cohorte des sorties de romans noirs. Laurent Guillaume a décidément un vrai talent pour nous raconter des histoires policières différentes. Pour nous parler du monde tel qu'il est, proche ou plus lointain.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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monromannoir
  25 octobre 2018
Lorsque l'on se rend à un festival de la littérature noire comme Toulouse Polar du Sud, on devrait prendre soin d'éviter les 65 auteurs présents de peur de sympathiser avec eux et d'avoir ainsi bien plus de mal à relever les imperfections des romans qu'ils nous proposent. En l'occurrence le problème ne se pose pas lorsque l'on rencontre un romancier comme Laurent Guillaume car en plus d'être un formidable conteur captant son auditoire lorsqu'il nous livre ses péripéties lors de ses missions en Afrique comme consultant international pour la lutte contre le crime organisé ou durant la période où il a été officier au sein de la police nationale française, l'homme possède un indéniable talent lorsqu'il couche sur papier des récits policiers empreints de ses expériences personnelles. Après une série de romans mettant en scène Mako, un policier affecté à la BAC de la région parisienne, Laurent Guillaume nous propose, avec son dernier roman Là Où Vivent Les Loups, de découvrir un nouveau flic, Priam Monet, se distinguant tant sur le plan physique que sur le plan relationnel ce qui en fait un personnage résolument hors norme.
Un ours mal léché, mal embouché, c'est ainsi que l'on pourrait qualifier le commandant Priam Monet dont la carrière au sein de la brigade criminelle et des stups à Paris n'est plus qu'une histoire ancienne lui qui est désormais affecté à l'IGPN, la police des polices. Cantonné à des tâches administratives il doit traîner sa grasse carcasse, deux mètres pour quelques cent cinquante kilos, au fin fond d'une vallée perdue de la Haute-Savoie, toute proche de la frontière avec l'Italie, afin d'inspecter un service de la Police aux Frontières, dans le cadre d'un audit. Une mission qui n'a rien d'une sinécure lorsqu'il se retrouve dans cette ville décrépite de Thyanne qui endure les affres de la désindustrialisation alors que la plupart des habitants de la vallée subissent la tyrannie d'un riche propriétaire terrien. Priam Monet n'a donc plus qu'une idée en tête, quitter au plus vite ce bled pourri dont il n'a que faire. Mais avec la découverte du cadavre d'un migrant qui aurait chuté d'une falaise, la donne change car Priam Monet ne croit guère à la version de l'accident. Et le vieux briscard va rapidement retrouver ses réflexes d'enquêteur chevronné pour mettre à jour d'obscurs secrets que la faune locale veut dissimuler à tout prix. Des hommes inquiétants qui rôdent dans la forêt. Des coups de feu qui résonnent dans le silence de cette vallée perdue. Il semble que l'on s'adonne à des parties de chasse qui sortent de l'ordinaire. Et on dirait bien que Priam Monet va s'attarder dans la région plus que de raison. Tant qu'il n'y demeure pas pour l'éternité.
Avec une parfaite connaissance du monde policier au sein duquel il a travaillé de nombreuses années et une certaine maîtrise des codes de la littérature noire, Laurent Guillaume nous livre avec Là Où Vivent Les Loups, un polar extrêmement bien calibré qui emprunte également quelques influences propre aux westerns. L'arrivée en train, le héros solitaire, la petite ville perdue et ses habitants hostiles, le riche propriétaire terrien régnant sans partage sur la région, nul doute que le lecteur décèlera quelques influences du genre amplifiées par des décors improbables à l'instar du Route 66, un établissement perdu au milieu d'une zone industrielle qui prend l'allure d'un saloon ou d'un bar américain typique. Un décor clinquant contrebalançant l'ambiance glauque de cette petite ville perdue ou la majesté des contreforts montagneux et des forêts. Il faut dire que Laurent Guillaume, natif de la région où se déroule le récit, parvient à restituer avec une belle aisance cette atmosphère savoyarde lui permettant de mettre en scène une histoire somme toute assez classique, tout de même agrémentée de quelques rebondissements saillants sur fond de thématiques de migrants et de désindustrialisation qu'il évoque avec suffisamment de tact et d'à-propos sans trop verser dans des considérations lénifiantes ou larmoyantes. Il faut dire que l'auteur possède un sens de l'écriture efficace qui lui permet d'aller vers l'essentiel en donnant du rythme à un roman où l'évocation des investigations et des procédures policières confère à l'ensemble de l'intrigue une solide sensation de réalisme sans jamais basculer vers l'ennui de l'explication pontifiante.
Mais il va de soi que l'indéniable plaisir que l'on a à lire un roman tel que Là Où Vivent Les Loups réside dans les échanges parfois extrêmement drôles entre ce flic hors du commun qu'est Priam Monet et des interlocteurs déconcertés par son attitude. On Tombe sous le "charme" de ce personnage irascible, parfois franchement odieux qui s'est bâti une carapace afin de contrer tous ceux qui aurait l'outrecuidance de faire quelques commentaires sur son obésité. Une prison de chair qui l'isole des autres pour en faire une espèce de misanthrope livrant ses considérations dépourvues du moindre filtre social. Il en résulte des dialogues savoureux, parfois franchement hilarants et des scènes d'actions qui prennent occasionnellement une tournure quelque peu cocasse ce qui les rend d'autant plus appréciables. L'ensemble est d'autant plus plaisant qu'en plus de son physique disgracieux et de son caractère ombrageux, ce flic, parisien jusqu'au bout des ongles, ne supporte pas cet environnement alpin dans lequel il évolue et que c'est bien évidemment dans cette logique de confrontation que l'auteur met en scène des interactions à la fois drôles et percutantes avec les autres protagonistes tel que Claire, adjointe, à son corps défendant, de Monet ou d'autres personnages comme le Vieux Roc, montagnard bourru ou Marie, la journaliste locale. Des protagonistes très bien campés décelant, tout comme le lecteur d'ailleurs, cette part d'humanité que l'auteur concède à son personnage pour en faire un flic franchement attachant que l'on aura plaisir à retrouver.
Une intrigue bien menée, agrémentée de personnages étonnants et de dialogues à la fois drôles et efficaces, Là Où Vivent Les Loups fait partie de ces récits solides et plaisants qui donnent toutes ses lettres de noblesse au roman populaire.

Laurent Guillaume : Là Où Vivent Les Loups. Editions Denoël 2018.
A lire en écoutant : As Ugly As I Seem de Jack White. Album : Get Behind Me Satan. 2005 XL Recordings.
Lien : http://monromannoiretbienser..
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belette2911
  09 juillet 2018
Une fois de plus, je me retrouve dans un endroit qui a tout du trou du cul des Alpes !
En tout cas, les habitants sont considérés par les gens de la capitale comme des bouseux, sorte de cousins attardés se reproduisant entre eux…
Vu que le commandant de l'IGPN, Priam Monet, considère tout ce qui est hors Paname comme de la merde, on peut dire qu'il est arrivé dans ce charmant petit coin des Alpes avec des préjugés gros comme des maisons.
Priam Monet, il a la taille d'un basketteur et le poids d'un sumo (150kg) et il est une bande de personnages à lui tout seul : il déteste marcher inutilement comme un Mycroft Holmes, a le sens de la déduction d'un Sherlock Holmes (le bizarre incident du chien), le sens des question d'un Columbo, la haine du sport d'un Winston Churchill et le sens de la répartie d'un Tyrion Lannister.
Ajoutez à cela le cynisme d'un Docteur House, le regard noir d'un Lee van Cleef, la science du tir d'un Blondin (Clint Eastwood), l'amour de l'alcool d'un capitaine Merlicht, la bienveillance d'un Poirot (si, si), le plaisir de la bouffe d'un Maigret, le crochet de Mohammed Ali et le côté sans gêne asocial d'un Sheldon Cooper car il tout droit ce qu'il pense, quitte à vous froisser.
Et je l'adore car il détonne dans le monde des romans policiers.
À propos de roman policier, le fait de découvrir assez vite le comment du pourquoi et l'identité de qui a tué le Docteur Lenoir n'a absolument pas gâché mon plaisir de lecture car le commandant Monet était une oeuvre d'art à lui tout seul et les multiples rebondissements, agrémentés d'une touche d'humour, m'ont fait passer un excellent moment dans les Alpes françaises.
Rien de tarabiscoté dans l'intrigue, un scénario bien ficilé et des loups qui ne sont pas tant les Canis Lupus mais plus les Homo Sapiens Sapiens (certains à tendance Erectus) et je ne vous apprendrai rien en vous disant que l'Homme est un loup pour l'Homme (et pour le loup aussi).
Un roman policier au personnage principal atypique, hors norme, bourré de défauts et rempli de cynisme, conscient de son poids, mais s'en foutant, policier au passé trouble mais à la ténacité d'un bouledogue et au sens de la justice à géométrie variable.
Un roman policier qui met en avant le côté féodal de certaines villes où un industriel règne en seigneur et maître car il fourni le travail de toute la région, un roman qui est parsemé de touches d'humour, de petites répliques qui font mouche, de personnages typés, évoluant au fil des pages et se transformant, tel une chenille devenant papillon.
Un excellent moment de lecture, sans se prendre la tête, avec un charmant petit coin des Alpes où les pompes funèbres vont avoir du boulot suite à la venue de Priam Monet.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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cathe
  25 octobre 2018
Dans le sud-est à la limite de la frontière italienne, un flic, Monet, arrive par le train. Il est chargé d'inspecter le poste de police de cette petite ville. Il est misanthrope, obèse, et il déteste tout ce qui ressemble de près ou de loin à la nature. Pourtant il va être obligé d'enquêter beaucoup à l'extérieur car un meurtre est commis pendant sa présence là-bas. Ce que l'on a d'abord pris pour une chute accidentelle d'un migrant dans la montagne semble être un acte beaucoup plus réfléchi. Lui qui n'aime que Paris va devoir comprendre comment fonctionne cet endroit où tout le monde se connait, où les patrons d'usine ont encore beaucoup de pouvoir, et où presque tout le monde a intérêt à cacher quelque chose ! Il est aidé par une policière du cru qui va devoir s'adapter à son sale caractère sans se fâcher avec ses voisins et amis…
Beaucoup de rythme dans ce polar, un personnage atypique parce que très antipathique, un arrière-plan industriel, un huis-clos (le village) mais une nature magnifique ! Bref un bon polar noir et social, écrit par un auteur qui est aussi policier donc qui connait bien les procédures policières. On espère une suite aux aventures de Monet…
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critiques presse (1)
LaPresse   22 octobre 2018
Dans Là où vivent les loups, son huitième polar, Laurent Guillaume délaisse son personnage de Mako pour commencer une série mettant en scène Priam Monet, un flic misanthrope, mal embouché et aux répliques assassines, un colosse qui mesure presque deux mètres.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
eirene62eirene62   03 décembre 2018
Non, ce qui tue ou qui assassine la plupart des gens, c'est la connerie humaine, la médiocrité, la jalousie, la rancœur, les frustrations, bref, toute la merde inhérente à la condition humaine.
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bibliobleuebibliobleue   24 juin 2018
Monet regardait les montagnes et les forêts et se surprit à les trouver belles. Il secoua la tête et se dit qu’il perdait la boule. Deux semaines de plus dans ce trou et il aurait des désirs bucoliques, des envies de verdure et de papillons. Il allait boucler cette enquête chez les pécores en deux coups de cuiller à pot et rentrer fissa à Paname. Tant pis pour Lyon et ces sacs à merde de bœufs. Il avait encore quelques amis dans la boutique. Des amis haut placés qui lui en devaient une et qui pourraient abréger ce séjour au purgatoire. Dans le pire des cas, si personne ne pouvait rien pour lui, il lui restait la démission. Après tout, les flics qui quittaient la boîte étaient de plus en plus nombreux et aucun à sa connaissance n’avait fini sur le trottoir, à tendre la main.
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rkhettaouirkhettaoui   19 juin 2018
Il savait que les types étaient après lui et qu’ils ne lui feraient aucun cadeau. Il envisagea d’accélérer, mais ce n’était pas une bonne idée ; le terrain était traître, le sol boueux et les racines tentaculaires menaçaient de briser une de ses chevilles à tout instant. S’il chutait et se blessait, c’en était fait de lui. Ces gars le rattraperaient rapidement et ils ne connaissaient pas la pitié. Mais il n’était pas de ceux qui paniquent. Il en avait vu d’autres ; il avait connu la guerre et la mort ne lui faisait pas peur. Il y avait bien pire. Malgré cela, il ne voulait pas crever ici, de la main d’un membre de cette bande de culs-terreux tout droit sortis du film Délivrance. Pour cela, il devait garder la tête froide.
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rkhettaouirkhettaoui   19 juin 2018
La paperasse, il avait toujours détesté ça. À la Crime et aux Stups, il s’était dépêché de prendre du galon quitte à piétiner un peu ses collègues, mais pas pour l’avancement et encore moins pour le salaire. Il n’en avait rien à foutre des honneurs et il n’avait que peu de besoins, hormis s’offrir un bon resto de temps à autre et s’approvisionner en romans noirs chez son bouquiniste. Il n’espérait plus vraiment fonder une famille.
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bibliobleuebibliobleue   24 juin 2018
Chez moi, les arbres sont prisonniers dans des parcs et des squares pour être bien certain qu’ils ne vont pas s’évader et semer la mort et la désolation parmi les Parigots. Ici, il y en a tellement en liberté que j’ai l’impression de faire un safari.
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CHOUQUETTE D'OR N°23 - Là où vivent les loups - Laurent Guillaume
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