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Fabienne Gondrand (Traducteur)
EAN : 9782749944036
Éditeur : Michel Lafon (24/09/2020)
3.76/5   186 notes
Résumé :
Lancashire, Pendle, 1612. À 17 ans, Fleetwood Shuttleworth est enceinte pour la quatrième fois. Mais après trois fausses couches, la maîtresse du domaine de Gawthorpe Hall n'a toujours pas donné d'héritier à son mari. Lorsqu'elle croise le chemin d'Alice Gray, une jeune sage-femme qui connaît parfaitement les plantes médicinales, Fleetwood voit en elle son dernier espoir. Mais quand s'ouvre un immense procès pour sorcellerie à Pendle, tous les regards se tournent ve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
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Under_the_Moon
  05 mai 2021
Août 1612, dans le Lancashire (nord de l'Angleterre) restera dans l'histoire de l'Angleterre comme l'une des dates les plus sombres : celui d'une douzaine de femmes accusées et pendues pour des faits de sorcellerie.
Cet évènement est certes moins connu que son équivalent américain (Salem, Massachusetts) mais pas moins terrible.
C'est dans ce contexte que Stacy Halls situe son histoire : Fleetwood Shuttleworth, est une châtelaine de 17 ans qui est enceinte pour la 4ème fois mais craint par-dessus tout une nouvelle fausse couche. Au début du roman, elle se présente comme une jeune femme peu sûre d'elle et on comprend vite qu'elle est très infantilisée par sa famille comme par son mari. C'est une jeune femme tout à fait conforme aux attentes de son époque : c'est-à-dire dans la retenue, très réservée et qui laisse la gestion de son domaine et des ses biens à son mari.
Puis elle rencontre Alice Gray, une jeune femme du peuple. Contrairement elle, elle n'est pas éduquée et n'a aucun des codes de la société dans laquelle Fleetwood évolue, mais elle a des connaissances très précieuses pour la future maman : elle connaît des remèdes à base de plantes qui aident à faciliter les grossesses notamment. L'amitié entre les deux femmes se développe, et au contact d'Alice, Fleetwood apprend à devenir une femme assurée au caractère plus affirmé.
J'ai été parfois décontenancée face à cette lecture car je m'étais imaginé lire un récit purement historique qui se déroulerait autour du procès, or c'est davantage une histoire de femmes et d'amitié - tout à fait plaisante par ailleurs.
Il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois pour aller au bout de ce roman, le début assez brumeux et mystérieux ayant de quoi décontenancer le lecteur. Puis les quatre parties du roman suivant l'évolution de sa narratrice (Fleetwood), la première partie est plus lente, plus descriptive, dans l'observation alors que les suivantes sont plus dans l'action et donc plus dynamiques avec les dialogues qui prennent la plus grande part du récit.
J'ai donc aimé suivre sur chemin vers une plus grande assurance et une certaine forme d'émancipation du personnage de Fleetwood avec les épreuves qui lui permettent de se confronter à la réalité de l'époque dans laquelle elle vit et aussi aux dures réalités de la vie. En cela c'est un personnage que j'ai trouvé attachant et à qui on peut facilement s'identifier.
Il est vrai que j'ai été un peu déçue par l'aspect historique qui est surtout survolé et prétexte au développement des personnages - parfois sur un ton un peu trop moderne pour l'époque décrite. S'il est vrai qu'il n'y a ni la précision historique des romans de Paul Doherty ni la maîtrise de la narration comme chez Anna Hope ou le langage très imagé de Jessie Burton (pour citer des compatriotes auxquels son roman a été comparé), cela reste un premier roman fort sympathique à lire servi par une langue moderne et agréable(au-delà de sa superbe couverture!).
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Lucilou
  07 octobre 2020
Moins connue que celle des sorcières de Salem, l'affaire des sorcières de Pendle est tout aussi fascinante, toute aussi passionnante. Elle inquiète et elle révolte au moins autant que son pendant américain et si elle reste relativement méconnue en France, c'est un épisode historique et judiciaire resté fameux en Angleterre.
"Ils sont venus la prendre la nuit
Ils l'ont trainée par la chevelure
Jusqu'à la chambre de torture"
Les faits se sont déroulés dans le comté du Lancashire à l'orée du XVII siècle.
En 1612, en effet, les autorités jugèrent et condamnèrent à la pendaison dix personnes sur onze accusés pour faits de sorcellerie et -entre autres- d'infanticide.
La onzième "sorcière", Alice Grey, échappa à la peine capitale sans que nul aujourd'hui ne sache pourquoi. L'Histoire est souvent frustrante, à garder ses secrets et son silence. Parmi les jurés -d'eux, il reste des traces!- se trouvait un certain Richard Shuttleworth, châtelain de la région dont on sait qu'il avait épousé une jeune fille du nom de Fleetwood.
Tout cela semble n'avoir aucune espèce importance et on peut se demander pourquoi retenir ces noms vieux de plusieurs siècles, ces noms oubliés et morts dans l'anonymat et l'implacable passage du temps. Pourquoi donc alors?
Tout simplement parce que de ces authentiques anonymes, Stacey Halls a fait des personnages. de vrais personnages de roman qui évoluent au coeur de sa version des "Sorcières de Pendle". Si cet ouvrage n'est pas un chef d'oeuvre (sur le sujet, je cherche encore texte plus ardent que "Les Sorcières de Salem" d'Arthur Miller, mais je n'ai pas encore trouvé…), il n'en demeure pas moins que c'est un roman extrêmement plaisant à lire et qui traite intelligemment d'un sujet passionnant.
L'auteur explique dans sa postface qu'elle a grandi non loin de Pendle et que bercée par l'histoire des sorcières devenue mythe et légendes, elle a cherché à en percer les derniers secrets, à les comprendre et à en donner un nouvel éclairage en même temps que sa version.
C'est ainsi que d'un trait de plume, Stacey Halls nous plonge dans l'Angleterre tourmentée de Jacques 1er et le quotidien d'une toute jeune châtelaine qui va se retrouver mêlée malgré elle à des affaires de politique et de sorcellerie. Fleetwood a dix-sept ans et est depuis quatre ans (!) l'épouse de Richard, un jeune lord fortuné qui lui a ouvertes toutes grandes les portes de son luxueux domaine du Lancashire. Les jeunes mariés seraient parfaitement heureux -du moins autant qu'on peut l'être au sein de son mariage à cette époque- s'ils avaient la chance de donner le jour à un héritier. Hélas, Fleetwood a déjà perdu trois enfants à naître et elle attend le quatrième quand s'ouvre le roman. Pour la jeune femme, cette grossesse est source autant d'angoisses que d'espoir et elle s'étiole tandis qu'elle sent son époux s'éloigner d'elle.
Au cours d'une promenade, elle croise le chemin d'Alice Grey. La jeune femme n'a pas très bonne réputation mais tient de sa mère, sage-femme reconnue dans le comté, son "métier" une connaissance aigue des plantes médicinales. Fleetwood, à bout de forces et d'espoirs, l'engage et les premiers effets -quasi miraculeux- de cette rencontre ne tardent pas à se faire sentir, malgré les réticences ambiantes.
"Ça commence
Toute la forêt se met à parler
Née en transe
De par sa mère
La sorcière savait
Comment s'élever
Comment prier, comment soigner"
Rien n'est simple pourtant et alors que Fleetwood et Alice s'apprivoisent et se lient d'amitié, la rumeur enfle dans le comté. Les sorcières sont là et de plus en plus nombreuses. Elles métamorphosent, elles agressent, elles tuent, elle s'élancent dans les airs, elles rendent fous…
"Il arrivait dans la région
L'inquisiteur
C'était un homme passionné
L'inquisiteur
Il voulait sauver l'humanité
Pauvres pécheurs
De l'éternelle damnation"
Alice, qui soigne, qui connait les plantes, qui arpente la forêt, qui fréquente des infréquentables ne tarde pas à être accusée à son tour mais que cela ne tienne: Fleetwood l'innocentera coute que coute et ce même s'il faut perdre à jamais l'affection de Richard; même s'il faut lutter contre son presque-père -Roger Nowell- qui s'est donné pour mission presque sacrée de purger la terre d'Angleterre de toutes ces diableries en jupons, par conviction et par ambition.
Au début de ma lecture, j'ai été un peu désappointée de suivre Fleetwood là où j'aurais préféré cheminer directement avec Alice ou l'une ou l'autres des accusées. Je me suis sentie loin de ces "sorcières" alors que ce sont précisément elles qui m'intéressaient. Comment en arrive-t-on à se proclamer sorcières -car c'est ainsi que certaines accusées se proclamaient-? Quels secrets, quelles ambitions derrière ces provocations? Et comment vivre son procès et les mensonges proférés par des juges, mensonges chaque jour plus éhontés, plus gros? Et puis au fil de ma lecture je me suis attachée à Fleetwood, je me suis sentie proche d'elle aussi et d'autant plus que le récit se fait de son point de vue et à la première personne. Par ailleurs, j'imagine combien il doit être compliqué pour une auteur de se glisser dans la psyché de personnages aussi complexes qu'Alizon ou Elizabeth Device. Il ne faut pas décevoir, ni céder au fantasme, ni sombrer dans le pathos… Sacré pari qui doit éternellement laisser un gout d'inachevé, de trop plein ou de trop peu…
De plus, assister à ce cruel épisode en spectateur aux côtés de Fleetwood nous permet d'entendre et de voir ce qui entoure l'affaire, de se faire observateur comme l'ont sans doute été bien des gens, aux prises alors avec leur conviction, leur éducation... Cela nous pousse à nous interroger et surtout à questionner l'entourage de l'héroïne. Plutôt malin.
Bien entendu, le roman se concentre sur l'affaire des sorcières, mais avec Fleetwood, il brosse également le tableau effrayant de la condition féminine d'alors. Si les érudites convaincues de sorcellerie souffraient mille morts, le sort des épouses de la bonne société n'était pas non plus un chemin de roses et à cet égard le personnage de Fleetwood est parfait, ainsi que celui de son époux, tout en nuances et sans rien de manichéen. Moi qui aime à dire plus souvent qu'à mon tour que je me suis trompée d'époque, je dois bien convenir que ce drôle de XXI°siècle n'a pas que des défauts…
Ainsi les Sorcières de Pendle n'est pas seulement un très bon roman historique riche de ses moments d'angoisse et de tensions, c'est aussi un plaidoyer pour le droit de chaque femme à jouir de la liberté, un petit brûlot qui dénonce avec clairvoyance l'effroyable état de la condition féminine d'autrefois (si seulement ce n'était que d'autrefois, partout et tout le temps), un roman qui fait la part belle à la sororité, grâce notamment au récit de l'amitié qui va unir Alice et Fleetwood, pour le meilleur et pour le pire.

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Fortuna
  28 décembre 2020
Nous sommes en 1612. Fleetwood est une très jeune chatelaine de 17 ans, mariée à Richard Shuttleworth. Enceinte pour la quatrième fois, elle redoute de perdre à nouveau son bébé, comme elle a perdu les trois premiers. Elle a trouvé une lettre plutôt inquiétante dans les affaires de son mari et subit le mépris de sa mère qui la voit incapable de mettre au monde un héritier.
Autant dire que l'époque n'est pas tendre pour les femmes, ce que confirme pour Fleetwood sa rencontre avec Alice, une jeune guérisseuse, qu'elle va choisir comme sage-femme, et qui va lui ouvrir les yeux sur Richard auquel elle faisait aveuglément confiance. A son contact et grâce à sa connaissance des plantes, sa santé s'améliore et la grossesse poursuit son cours. Mais Alice est considérée comme une sorcière et arrêtée. L'étroite amitié qui unit les deux jeunes femmes confrontées à un monde qui leur est hostile, va leur permettre de se sauver mutuellement.
Le roman de Stacey Halls est tiré d'une histoire vraie, celle des procès des sorcières de Pendle dans le Lancashire qui ont abouti à leur mise à mort, sauf une, Alice, qui a été acquittée. Un très beau roman, roman historique, roman d'amour, d'amitié, de suspense, mais aussi celui d'un combat contre l'injustice, l'obscurantisme, la suprématie masculine. Des personnalités attachantes et une réhabilitation de ces fameuses sorcières qui habitent encore l'imagination collective sous la forme d'êtres maléfiques qui font peur aux petits enfants...Or si c'était tout simplement le savoir et la sagesse de ces femmes qui faisait peur, remettant en question la toute puissance des hommes et l'arrogance des rois ?
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Zazaboum
  03 décembre 2020
Ce roman se base sur des événements de 1612 et conserve les noms des accusés, majoritairement des femmes, mais se déroule un peu avant le procès, au moment de l'arrestation des sorcières et de leur famille.
Il met en scène une jeune châtelaine de 17 ans enceinte et qui a déjà vécu 3 fausses couches ! Bien évidemment c'était à peu près le seul rôle des femmes, mettre au monde un héritier et surtout ne pas broncher ! Ce que va pourtant faire Fleetwood qui ne veut pas se remettre entre les mains d'une sage-femme traditionnelle mais d'Alice, jeune femme misérable, sage-femme, guérisseuse, herboriste, en bref une sorcière aux yeux des autorités.
Alice Gray est emprisonnée pour sorcellerie et Fleetwood va enquêter et se battre pour la faire libérer, blanchir des accusations et l'aider à mettre au monde un enfant viable.
Dans les faits c'est l'histoire de Fleetwood le coeur du roman, les sorcières sont en périphérie et nous ne saurons rien sur le procès, si ce n'est qu'un certain nombre ont été pendues.
Le côté romance a souvent pris le pas sur le côté historique même si les moeurs de l'époque sont pas mal décrites, pertinentes peut-être, je connais peu cette période anglaise, encore plus dans une région quasi sauvage et désertique.
Il est quand même agréable à lire et j'ai apprécié que Fleetwood ne soit pas qu'une godiche malgré son jeune âge, il y a toujours eu des femmes pour se rebeller à toutes époques !
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Agneslitdansonlit
  25 novembre 2020
Je me suis laissée entraîner dans ce premier roman de Stacey Halls, malgré parfois un aspect d'inachevé, pas assez exploré et manquant de régularité dans l'intérêt de l'intrigue. Je suis un peu sévère, mais très certainement car l'auteur a fait un choix de sujet et de contexte très intéressant et qui sûrement, aurait pu être exploité de façon plus approfondi.
• Fleetwood Shuttleworth, jeune châtelaine âgée de 17 ans, bien mariée à Richard, un noble dont une carrière prometteuse de shérif du comté se dessine, se trouve être l'héroïne de ce roman. Il faut donc d'ores et déjà dissiper les espoirs à décevoir des lecteurs qui penseraient aborder de l'intérieur l'univers des sorcières du 17ème siècle, et notamment l'historique procès de Pendle. Si ce malheureusement célèbre procès a bien eu lieu en juillet 1612 sous le nom de "Procès des sorcières du Lancastre", le roman n'utilise que comme une trame historique le contexte et ne s'appesantit en aucun cas sur le procès, de même que si l'autrice reprend bien les identités des accusées, leurs vies et leur us et coutumes ne seront pas détaillés. Il est vrai que c'est un peu frustrant de les côtoyer de loin et de ne jamais pouvoir entrer réellement dans leur histoire, dans leurs vies au quotidien.
• L'histoire se fonde principalement sur Fleetwood, qui malgré son jeune âge, a déjà vécu quelques années douloureuses. Son mariage avec Richard apparaît dès le début comme salvateur affectivement dans sa jeune existence. À 17 ans, elle a déjà supporté 3 fausse-couches et tente de mener à son terme la quatrième.
C'est alors qu'elle fait la connaissance d'Alice Gray, (dans des circonstances qui entoureront ce personnage de mystère), jeune sage femme qui soigne ses patientes grâce aux vertus des plantes médicinales, don qu'elle a hérité de sa mère.
C'est donc l'histoire de deux femmes qui s'émancipent, l'une car elle refuse les sage femmes plus "traditionnelles" conseillées par son entourage qu'elle défie en se tournant vers une inconnue, l'autre car elle ose en tant que femme acquérir un savoir médical, qui plus est efficace, et qui repose sur l'usage des plantes. Il n'en fallait pas plus pour laisser planer l'opprobre sur ces 2 femmes qui ne courbent pas l'échine, et tout le roman n'est en réalité pas centré sur les sorcières mais bien sur la quête d'indépendance et de reconnaissance de ces dernières, ainsi que sur leur amitié.
• Ce récit met parfaitement en valeur la condition peu enviable du sexe féminin, quelle que soit sa condition sociale : les plus modestes triment pour gagner leur pitance et supportent souvent des maris ou conjoints qui, aidés par la boisson, finissent d'assombrir ce tableau sans espoir. Quant aux femmes des nobles ou riches commerçants, elles sont bien souvent une monnaie d'échange entre familles dont les unes détiennent le titre et les autres les cordons de la bourse... Investissement que l'on prie de bien vouloir faire ce pour quoi il est fait : procréer !
Le choix de Fletwood de placer sa confiance et sa grossesse dans les mains d'une sage femme peu conventionnelle et qui malgré elle, sera mêlée à des accusations de sorcellerie, va fissurer sa tranquille existence auprès de son mari, va remodeler ses difficiles rapports à sa mère et modifier sa perception des personnes de son entourage.
• J'ai apprécié le tableau dramatique de ce qui mène à un procès en sorcellerie et qui touche à la folie des hommes, qui les fait basculer de "bon père de famille" un jour à inquisiteur sans vergogne le lendemain. Une démence collective qui peut placer n'importe qui sur le bûcher au nom du fanatisme ! L'autrice dépeint parfaitement ces milieux d'une extrême pauvreté où naissent des croyances et des rites païens qui feront le terreau des accusations en sorcellerie. Ce ne sont pourtant que de pauvres hères, survivant dans la misère, l'insalubrité, la faim et qui tissent leur propre culture populaire, parfois fondée sur les sorts, les envoûtements, la magie... Qui n'engagent que ceux qui y croient ! Et à travers les procès en sorcellerie, n'est-ce pas tout simplement le procès en pauvreté d'indigentes qui vivent par la force des choses en marge? Cette critique là de la société du 17eme siècle m'a paru très pertinente.
• J'ai par contre eu plus de mal à adhérer à l'histoire de ce couple entre Richard et Fletwood, qui oscille tout au long du récit, entre un couple idéal et puis finalement suite à des révélations inattendues, pas si exemplaire. le personnage de Richard ne me paraît pas cohérent: trop de revirements dans l'attitude de ce personnage. Ce roman n'est pas un pavé : aborder autant de sujets présente le risque d'en délaisser certains au profit d'autres. le personnage de Richard, du mari omnipotent, en souffre.
• C'est au final un roman qui se lit facilement et avec beaucoup de plaisir, les personnages sont attachants, on prend fait et cause pour Fletwood, dont on suit, parfois le coeur palpitant, la quête de liberté et le combat contre l'obscurantisme.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
FortunaFortuna   22 décembre 2020
- D'où viennent toutes ces plantes ? De chez l'apothicaire de Padiham ?
- De chez plusieurs femmes que je connais.
- Des sages-femmes ?
- La plupart des femmes sont pleines de sagesse.
Je n'aurais su dire si elle cherchait à plaisanter.
- Peut-on leur faire confiance ? ai-je insisté.
- Selon le roi ? Non. Il les voue à l'obscurité. Pendant ce temps, les gens continuent à tomber malade, à mourir, à avoir des enfants, alors que tout le monde ne bénéficie pas des services du chirurgien royal. Le roi confond guérisseuses et sorcellerie.
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ZephirineZephirine   06 mai 2021
J'ai laissé échapper un rire bref et je l'ai interrogé:
-Qu'y a-t-il?
La scène la plus incongrue s'est alors déroulée devant mes yeux: le renard a ouvert la bouche et m'a parlé. C'était d'ailleurs une renarde. Elle m'a dit: "Honni soit qui mal y pense"
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littlecookiielittlecookiie   30 septembre 2020
— [...] Les femmes qui ne survivent pas… c’est uniquement quand on ne peut plus rien pour elles. Cela se voit tout de suite.
J’ai avalé ma salive.
— Comment ?
Après un temps de réflexion, Alice Grey a répondu :
— Dans leur regard. Il s’abîme… dans l’au-delà. Vous voyez l’heure entre chien et loup ?
J’ai hoché la tête en signe d’acquiescement, même si je me demandais quel pouvait bien être le rapport entre le crépuscule et l’accouchement.
— La lumière et l’obscurité sont des forces égales – des partenaires, si vous préférez – et il y a un instant, furtif et silencieux, quand on voit le jour céder à la nuit. C’est à ce moment-là que je sais. C’est ainsi.
À l’entendre on aurait dit une sorcière, mais je me suis gardée de le lui dire.
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littlecookiielittlecookiie   30 septembre 2020
— Elles ne peuvent pas êtres jugées coupables, c’est impensable. Elles n’ont aucun témoignage extérieur. C’est la parole des unes contre celle des autres.
— D’aucuns ont fini à l’échafaud pour moins que cela. Pensez-vous qu’elles côtoient effectivement le Diable ?
J’ai pensé à la Tour de Malkin qui jaillissait de la lande comme une main surgie d’une tombe ; au souffle de ce vent inépuisable qui devait rendre fou. J’ai songé à la maison qu’habitait Alice, avec son toit déchiré sur le ciel ; l’humidité qui suintait des murs [...].
— Si le Diable est la pauvreté, la faim et la détresse, alors oui, je pense qu’elles côtoient le Diable.
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MeliMel34MeliMel34   04 janvier 2021
"_Combien d'enfants aimeriez-vous avoir ?
J'ai serré les bras autour de ma poitrine.
_Deux. Pour qu'ils ne soient jamais seuls comme je l'ai été.
_Un garçon et une fille ?
_Deux garçons. Je ne souhaite la vie de fille à personne." Page 197
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