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Elisabeth Suetsugu (Traducteur)
EAN : 9782877308717
130 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (29/09/2006)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 348 notes)
Résumé :
Voici un roman touché par la grâce, celle d'un chat "si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrême".
Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d'une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s'en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d'un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l'incarnation m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  02 février 2013
Court roman autobiographique que je recommande aux amoureux des chats. Il se lit comme on rêvasse.
Il n'y a pas d'action, on se retrouve en pleine contemplation. Voire méditation. le narrateur et sa femme, nouvellement installés dans leur demeure, reçoivent quotidiennement la visite gracieuse et gracile du chat de leurs voisins. Si le minet ne se laisse pas facilement approcher, il agit néanmoins selon la tactique féline "tout sol foulé est conquis".
Pour le narateur, la venue du chat renforce le charme qu'il ressent pour sa demeure. La boule de poils s'avère rapidement un élément indispensable de son bonheur de vivre.
L'animal, ainsi que le jardin du vieux couple de propriétaires, occasionnent enfin de poétiques descriptions: le chaton posé comme une ravissante virgule sur le divan, le miroitement cristallin du jet d'arrosage, les jeux d'ombre et de lumière...
Il faut peu de choses (mais du talent certes) pour produire un grand roman; c'est ce que prouve le poète Hiraide Takashi avec son Chat qui venait du ciel.
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le_Bison
  23 mars 2012
« le chat qui venait du ciel » est le premier (et seul traduit à ce jour) de Takashi Hiraide, poète et écrivain contemporain. Maintenant que je l'ai lu, je peux regarder plus précisément ce qu'en pensent les autres… Et apparemment, le livre fait débat et semble avoir - quelque fois - souvent été abandonné en cours de route, dans le meilleur des cas… D'où vient cette haine, ce dénigrement pour une oeuvre qui se veut simplement un moment complice et autobiographique avec un chat inconnu mais d'une grâce majestueuse.
Certes, certains passages paraissent obscurs et étrangement présents au milieu d'un tel roman : Machiavel, de Vinci, les lithographies polychromes, comment calculer la hauteur d'un arbre avec son ombre… Mais, perdus entre les méandres de ces quelques lignes, il y a la description d'un jardin, les allers-et-venus du chat des voisins, les rapports avec la vieille propriétaire. Certes, il n'y a pas d'histoire, pas de scénario à proprement parlé. C'est juste un roman contemplatif comme certains cinéastes japonais savent en réaliser. Il ne s'y passe rien dans ce jardin, mais je le contemple quand même. J'espère y voir un puits dans lequel je puis m'y plonger tout au fond, mais au lieu de ça je me retrouve avec un pin, et un gigantesque orme. Et au milieu de ce jardin, se trouve un couple (le narrateur et sa femme) qui y découvre un chat tout aussi mystérieux que le jardin, un chat nommé Chibi qui va bousculer la vie du couple.
Un roman qui parle humainement des rapports entre les êtres et les animaux domestiques, animaux qui au final deviennent bien plus que de simples bêtes, mais aussi du bonheur, du deuil et encore du bonheur, celui de vivre paisiblement, de trouver un repos salutaire au milieu d'un petit bout de jardin « magique » au coeur de la ville… Voilà, je milite donc pour la réhabilitation de ce roman.
Ce que j'ai aimé dans ce bouquin ? Son aspect contemplatif.
Aucune action, aucun mouvement que le vol d'une libellule, les promenades d'un chat ou le cri strident d'une mante religieuse. Cela fait énormément de bien de se reposer ainsi, seul ou avec l'ombre de Chibi, au milieu de ce jardin. J'y flâne, j'y respire, j'y médite... Un livre presque zen, totalement contemplatif, une inspiration typiquement japonaise.
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palamede
  17 janvier 2016
C'est un immense jardin qui entoure une ancienne demeure japonaise. Un lieu abandonné aux oiseaux et aux insectes à peine troublés par la présence d'un être « si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrême ». Même l'installation d'un jeune couple pourrait dans cette nature exubérante ne rien modifier à l'ordre des choses si, au fil du temps, ce tout petit chat ne s'imposait à eux pour devenir leur ami, l'être indispensable, le compagnon porteur de sérénité et de bonheur, mais aussi celui dont l'absence, quand elle adviendrait, serait la plus cruelle. Magnifique, poétique et contemplatif, le chat qui venait du ciel nous donne la juste mesure du temps.
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tynn
  15 août 2014
Un jeune couple sans enfant voit son existence changée et illuminée par la présence d'un petit chat indépendant et vif comme l'éclair, qui prend peu à peu ses aises dans la maison et le grand jardin attenant.
Dans le quotidien tranquille des locataires et propriétaires du voisinage, dans la beauté de la nature toujours très ordonnée, le chat est l'élément de douceur, de sérénité et de bonheur partagé, l'âme du jardin qu'il a adopté.
Il est aussi le reflet du temps qui passe, de la nature qui sans cesse se transforme, de la vieillesse et la maladie qui conduisent à la mort.
Ce petit livre est lui aussi tombé du ciel, un jour de tri de bibliothèque chez une amie qui ne l'avait pas lu. J'en ai aimé d'emblée la couverture et savouré par avance le plaisir « japonais » que la littérature nippone me procure souvent. C'est un livre poétique, contemplatif, un peu triste.
Si vous aimez les chats et les petits poèmes japonais, avoir votre petit matou en boule sur vos genoux et prendre le temps d'une douce lecture, ce livre est fait pour vous.
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nadiouchka
  28 janvier 2020
Une jolie lecture de plus dans la littérature japonaise, celle de « Le Chat qui venait du ciel » de HIRAIDE Takashi (平出隆), né en 1950 à Moji (Kitakyushu-shi) dans la préfecture de Fukuoka.
Alors qu'il était surtout connu comme poète, cette histoire est son premier roman et il est considéré comme largement autobiographique.
A l‘achat de ce petit livre, j'avais d'abord remarqué la couverture, une représentation de « Chat et poissons », de Manzana Pissaro (au musée A.G.Poulain).
Quant à l'histoire elle-même, on y voit comment un jeune couple, en mal d'appartement, trouve un logement où il reçoit, pour ainsi dire chaque jour, la visite du chat d'un de leurs voisins, et ces visites leur deviennent indispensables car un lien est noué. Ce lien est l'amour de ces petits félins domestiques, qui décident eux-mêmes de ce qu'ils font.
Au centre de l'histoire, se trouve un orme gigantesque qui va jouer un grand rôle et un petit garçon : « Je veux avoir ce chat ! La voix qui énonçait avec netteté la volonté enfantine franchit la palissade et parvint jusqu'à la table où nous étions en train de prendre un petit-déjeuner tardif. Quelques jours plus tôt, je m'étais un peu occupé du chaton qui allait et venait autour du jardin. (…) Plus tard, en y réfléchissant, j'ai compris que c'était à cet instant que les choses s'étaient déclenchées. » (p.9).
Le récit de l'attachement au chat (Chibi) est tout simple, il se fait petit à petit, c'est poétique. Mais il y a aussi le gros problème du logement au Japon où on trouve encore des appartements refusés à d'éventuels locataires s'il ont des enfants ou un animal de compagnie !!!
Heureusement que le couple a trouvé une demeure appartement à une vieille dame qui se trouve plus loin et qui, en attendant que sa maison soit vendue, la propose au couple. Ainsi il va pouvoir ruser avec les voisins. D'ailleurs Chibi appartient à l'un d'eux mais il vient prendre ses aises et sait se faire aimer. Comme aimeront ceux qui sont attirés par des livres parlant de chats, ici entrecoupé de courts poèmes.
Une lecture faite avec bonheur, mon tout petit matou à mes côtés (qui lui aussi est presque tombé du ciel, mais c'est une autre histoire) et qui me regardait tourner les pages. Une lecture également parfois triste mais à connaître.
Un moment de détente - d'émotions - souvent de sentiments zen – d'émerveillement devant la description de ces petites boules de poils qui n'en font qu'à leurs têtes mais qui savent si bien se faire pardonner : « C'est un chat... » L'excuse est toute trouvée.
Le talent de l'auteur tient du fait de nous faire aimer cette lecture émouvante puisqu'elle retrace une grande partie de sa vie et de nous faire voir que, malgré les sanctions du gouvernement, l'amour des compagnons à quatre pattes fait (et doit faire) évoluer les mentalités.
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
clarinetteclarinette   26 juin 2008
"Ce Chibi était une merveille : la robe blanche parsemée de taches rondes d'un gris noir légèrement nuancé de marron clair comme il est fréquent d'en voir au Japon, il était mince et élancé, et réllement tout petit.

Ce qui le différenciait des autres chats, c'était précisément son extrème minceur, si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrème. En dehors de cette particularité, on se rendait compte immédiatement qu'il n'était pas du genre à se frotter aux jambes d'un humain. [...]

L'attention qu'il portait aux choses se déplaçait avec une rapidité étonnante, caractéristique qu'il n'a pas perdue, même en grandissant. Etait-ce le fait de jouer seul la plupart du temps dans l'immense jardin qui lui avait appris à réagir avec vivacité aux insectes et aux lézard. J'avais presque fini par croire qu'il était sensible aux métamorphoses invisibles du vent ou la lumière. Car s'il est courant d'observer ce trait chez les chatons, les réactions de Chibi étaient d'une acuité sans pareille."
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DylouDylou   28 janvier 2013
Vers la mi-juillet prit la fin de la saison des pluies, et sur un rocher bien exposé au soleil, au bord de l'étang, la silhouette bleutée d'une libellule est apparue. Cette libellule, pouvais-je penser qu'elle était l'enfant de celle qui avait fini par s'approcher de l'arc que tendait dans l'air l'eau du tuyau d'arrosage ? L'été dernier, le mâle bleu et la femelle jaune, réunis en une ellipse, volaient de buisson en buisson dans ce jardin : était-ce leur enfant à qui les ailes avaient poussé ?
Le mâle qui m'était familier avait disparu en même temps que s'achevaient les derniers jours d'août. Dans ce jardin qu'avaient quitté le vieillard et la vieille dame, je m'étais attristé un moment à voir disparaître à leur tour mes amis ailés. Mais j'eus l'impression que cette même libellule, avec la lumière de l'été, revivait. Alors, entre cette disparition et une fausse renaissance, ceux qui avaient disparu et que l'on ne pourrait plus jamais retrouver redevinrent présents dans toute leur réalité
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nadiouchkanadiouchka   29 janvier 2020
Au pied d’un arbre à côté du puits, devant le portail, se tient un beau visiteur. Nul ne peut douter qu’il n’appartienne pas au commun des mortels. S’il venait du ciel, il aurait un visage céleste. Celui qui vient de la terre doit avoir un visage sur la terre. Il était d’une telle beauté, serait-de lui qu’on nomme Soratsushiko ?
P.71/72
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le_Bisonle_Bison   24 mars 2012
Une grive s'envola du sommet de l'orme de la maison voisine à l'est, fit entendre son cri strident et s'enfuit. Surprise, la libellule s'éloigna du doigt, tournoya quelques instants haut dans le ciel au-dessus du jardin. J'ai continué à pointer le doigt vers le ciel, et j'ai attendu. Bientôt, après avoir voltigé à deux mètres environ au-dessus de ma tête, elle revint se poser sur mon doigt, comme pour d'y installer.
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nadiouchkanadiouchka   28 janvier 2020
Les quatre petits chats gambadaient sur la pelouse. En plus de la mère noire et blanche, il y avait le père, un matou gris de cendre, et, fait rare, toute cette famille vivait ensemble. (…) Parmi les chatons, un surtout avait des motifs qui ressemblaient à ceux qui paraît la robe de Chibi, et nous avons fini par appeler le petit groupe les Chichibibi’s.
P.116
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