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Gilles Lergen (Traducteur)
EAN : 9782264027139
256 pages
Éditeur : 10-18 (31/03/1999)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 890 notes)
Résumé :
Rob vend des CD dans une ruelle de Londres, mais connaît la nostalgie des bons vieux vinyles. Haute fidélité était ainsi l'appellation donnée autrefois aux platines disques ou la vertu érigée en principe fondamental de l'amour. Hypocrisie ?

Rob, la trentaine et beaucoup d'angoisses, s'interroge. Comment faire durer l'amour ? Comment faire l'amour ? Qu'est-ce qui est le plus important : ce qu'on est ou ce qu'on aime ?

Laura vient de le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  29 août 2016
De Nick Hornby , je n'avais lu qu'un seul livre " Funny Girl" , mais ça c'était avant ... parce que j'ai bien l'intention de combler mon retard .
Haute fidélité , c'est le charme british, l'humour anglais, et la musique ... la musique comme code génétique ...
Rob adore tellement la pop, le rock, le blues, la soul qu'il en a fait son métier . Disquaire après avoir été DJ, il maîtrise tous les styles , et son savoir (et celui de ses collègues ), est encyclopédique .
Hélas, avec les filles , c'est loin d'être la même histoire , , ♫"ça larsen"♫ . Et il a souvent été largué . Il faut dire qu'avec la dernière de ses petites amies , Laura , il n'a pas été d'une "Haute fidélité " . On peut même dire qu'il a été un sacré "connard " !
Rob ne sait pas trop ce qu'il veut en matière de relation avec les femmes : la durée ou l'alternance ; le CDD ou le CDI ...
Cette dernière rupture pourrait lui être profitable , juste une mise au point avant de devenir un homme , et de ... mûrir un peu .
[ Oui, parce que des fois , on a envie de lui donner des baff(l)es à Rob.]
Branchée , subtile, drôle , cette comédie est dans la lignée des auteurs comme l'américain , Benjamin Tropper .
Surnommée : "Pop Lit " par certains journalistes ,( parce que c'est de la littérature qui parle de musique ), ce genre de romans parle aussi des trentenaires qui peinent à trouver "leur place " dans la société .
Et , c'est beau un homme qui s'épanche , c'est attendrissant ... Curieusement ce genre de littérature qui décortique les états d'âmes masculins , plait davantage au public féminin . [ Il parait] .
Comme beaucoup de livres de Hornby , celui-ci a été adapté sur grand écran (par S Frears) . [ Hornby est très sollicité par le cinéma et écrit beaucoup de scénarios dont : Wild , Une éducation, et Brooklyn de Colm Toibin , plus dernièrement .]
Tendrement et drôlement rock ...
Si comme Rob , vous auriez aimé vivre dans les chansons du Boss...
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tiptop92
  30 juin 2019
Cette histoire est rock'n'roll, pas seulement parceque son personnage principal est propriétaire d'un magasin de disques mais aussi car comme beaucoup d'amateurs de cette musique il n'est jamais vraiment sorti de l'adolescence. A plus de trente ans, sa vie tourne autour de la musique, de ses copains et d'histoires amoureuses qui se terminent perpétuellement par des déceptions. Alors que sa dernière petite amie vient de le quitter, il décide d'analyser ses cinq relations les plus importantes pour comprendre ce qui l'a empêché jusqu'à présent de vivre une belle histoire d'amour durable. Bien sûr tout est traité avec humour et une grande finesse dans le constat qui est fait sur l'état des générations modernes qui pourraient paraitre privilégiées par rapport à leurs devancières (Pas de guerre, abondance de produits de consommation, progrès de la médecine) mais qui comptent pourtant dans leurs rangs de plus en plus de personnes perdues et esseulées. Rob pense au départ que l'écoute répétée de chansons pop qui parlent en majorité de rupture amoureuse est la cause de ses désillusions, mais il va comprendre en déroulant ses aventures que son immaturité est la vraie cause de ses échecs répétés. Les références aux grands albums de l'histoire du rock qui parsèment ce livre sont comme pour beaucoup liées à des évènements majeurs de sa vie et de notre vie quand on est passionné aussi par cette culture. C'est un peu la version prolétaire du «journal de Bridget Jones», car même si tous ces trentenaires n'évoluent pas dans les mêmes sphères de la société leurs maux sont les mêmes, désinvoltures, désillusions et peur de l'avenir. On peut donc considérer ce roman comme un des classiques qui éclairciront dans deux cents ans le lecteur sur la société de la fin du 20eme siècle comme le font de nos jours les livres De Balzac ou de Zola pour le 19eme. le lecteur actuel lui n'attendra pas tout ce temps pour le lire et l'apprécier...
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ATOS
  22 septembre 2016
- Nick Hornby .
- Qui ?
- Nick Hornby tu connais ?
- Nick…
- Nick Hornby ?
- Non.
-Haute fidélité ?
- Comment ?
- Haute fidélité , c'est un de ses romans.C'est un auteur anglais.
- Non.
Je ne connaissais ni l'auteur, ni le roman. Et je te remercie  A. de me l'avoir fait connaître.
Il y a des livres comme ça qui ressemblent à l'écharpe. A votre écharpe. A celle que vous avez oubliée sur la banquette du café. du café où vous alliez après les cours. A l'époque il vous fallait au moins trois heures pour boire un café. Rapport à vos petits deniers, et aussi à la qualité du café. L'écharpe de ces après- midi que vous séchiez , au bas de la rue, derrière la voie ferrée, quand il pleuvait. L'écharpe oubliée, la café avalé, et la tasse ? On l'a tous bue. Enfin, je crois.
Lire certains livres, c'est un peu respirer de soi.
Alors ce roman. Anglais. Il n'y a que les romans anglais pour nous ressembler comme ça. Nous faire rire, nous faire grincer des dents, nous gratter dans le cou comme le faisait l'écharpe. L'écharpe celle qui enveloppait les années passées. Un petit côté Bridget Jones ( sans la jupe, moins le stylo, ) , un petit côté Vernon Subutex ( version beatles, genre ... « Vinyl », « Ray »... sur le côté...), face A, face B.
Oui on sourit, on rit. Pas facile de grandir, pas facile d'aimer ; pas facile d'être tout entier, face à soi même. Dire la vérité aux autres ? Oui c'est plus facile qu'à soi . Les années passent. Tant mieux. Tant pis. Les années passent, on change ou pas. Les amours, les rêves, les emmerdes. Tout change. Forcément. On arrête pas le temps. On voudrait pas. On résiste, pour avoir le meilleur, on récolte parfois le pire. On résiste, on veut pas. Pas vieillir, pas grandir, pas mourir.On veut pas donner ses rêves au chat. Et ta langue ? Toujours vivante.
Et si, et si...et si..ouais mais... peut être pas. le conditionnel passé vous éloigne toujours du futur simple. Mais ça ça s'apprend pas. Ça se vit.
Et puis hop un beau jour, on y va. On change, on avance, face A, face b, on change pas de disque, peut être de titre. On est toujours le même. Les autres le savent, mais nous , on y croit pas .
Hop, on y va. Même pas mal de grandir, bien sur on oublie pas les amours, à jamais et pour toujours, on oublie pas. On change c'est tout. On concède peut être. C'est ça ou en crever. Bien oui faut accepter d'être aimer , peut être seulement, pour les défauts qu'on a pas . Les qualités ?...Rapport à quoi ? Au mare du café ? Là où l'écharpe est tombée ?
Grande ou petite, toute les histoires ont leurs héros. On s'en fout qu'il soit un peu de mauvaise fois, ( une fois, il était une fois, c'est déjà tout un début) un peu, parfois, le tout c'est qu'il soit sympa. Sympa. Ça rend pas chagrin. On change d'échelle.
- Sinon, et toi plus tard... tu te vois comment ?
- vivant !

Astrid Shriqui Garain
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carre
  04 avril 2012
Rob, la trentaine disquaire à Londres, est un loser de l'amour, sa dernière compagne vient de le quitter. Qu'est qui cloche chez Rob ? Eternel adolescent , il va se remémorer ces précédentes conquètes pour trouver l'origine de ces échecs. L'on trouve dans ce roman de Nick Hornby ce qui fait sa marque de fabrique : humour, photographie d'une génération plutôt chanceuse mais paradoxalement paumée et immature et puis bien sur le tout bercé par la deuxième passion d'Hornby la musique. Les états d'âme de Rob prêtent au rire mais ici ou là pointe aussi une certaine solitude qui nous touche aisément. Un roman Rock N'Roll réussi. Pénétrez dans sa boutique, vous ne serez pas déçu.
A noter l'excellente adaptation ciné avec John Cusack et Jack Black.
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LiliGalipette
  22 octobre 2011
Rob a 35 ans, il est disquaire à Londres. Et Laura vient de le quitter. Déboussolé, persuadé que son destin est de se faire plaquer, il passe en revue sa vie amoureuse et revient sur ses cinq relations sentimentales les plus marquantes. « Ce serait bien de penser qu'avec l'âge, les choses ont changé, que les relations sont devenues plus subtiles, les femmes moins cruelles, les carapaces plus épaisses, les réactions plus fines, l'instinct plus développé. » (p. 13) Sa conclusion est assez simple : en amour, il est resté un adolescent. « On dirait que toutes mes histoires d'amour sont une version bâclée de la première. » (p. 13) Avec désillusion et amertume, Ron échoue à comprendre les grands mystères amoureux. Il plie devant les joutes des « oui » et des « non ». À 35 ans, il est plus que temps pour lui d'arrêter de rêver au grand amour. Mais il ne cesse de s'interroger sur les raisons qui poussent les femmes à le quitter : est-ce le destin ? A-t-il une emprise sur sa vie amoureuse ? Sur sa vie en général ?
Rob aime la musique, plus exactement la pop music et si possible sous sa forme vinyle. Il baigne dedans et toute sa vie peut s'illustrer en mélodies pop. Loin d'être anodine, la pop semble être plus qu'une bande originale, elle sous-tend l'existence de Rob, en est la cause et les conséquences. « Personne ne s'inquiète d'entendre les gosses écouter des milliers – vraiment des milliers – de chansons qui parlent de coeurs brisés, de trahison, de douleur, de malheur et de perte. Les gens les plus malheureux que je connaisse, sentimentalement, sont ceux qui aiment la pop music par-dessus tout. Je ne sais pas si la pop musique est la cause de leur malheur, mais je sais qu'ils ont passé plus de temps à écouter des chansons tristes qu'à vivre une vie triste. À vous de conclure. » (p. 25) Les Beatles, Neil Young, Elvis Costello, Otis Redding, Bob Dylan et bien d'autres composent un orchestre aux sons doux-amers. D'une face A à une face B, Rob vit sa vie en musique, pop bien entendu.
Rob a du mal à se considérer adulte. Il compare sans cesse son existence à celle des autres et le constat est le même que précédemment, il est resté un adolescent. « le sexe est à peu près le seul truc d'adulte que je sache faire ; bizarre, donc que ce soit aussi le seul truc qui me donne l'impression d'être un gosse de dix ans. » (p. 105) L'imminence de son anniversaire aggrave son humeur morose et ses doutes existentiels. Se dirige-t-il pour autant vers un rock and roll suicide ? Même pas, il se laisse porter et l'issue, bien qu'attendue, n'est pas vraiment de son fait.
L'humour est caustique et désabusé, mais également pétri de nostalgie. À presque 36 ans, Rob jette un regard attendri sur une jeunesse disparue bien silencieusement. « Moi je suis là, dans ce petit appartement minable, tout seul, et j'ai 35 ans, j'ai un commerce minuscule qui périclite, et mes amis ne semblent pas des amis du tout, seulement des gens dont je n'ai pas perdu le numéro de téléphone. » (p. 64) le seul contrôle qu'il semble avoir sur la vie, ce sont les palmarès qu'il établit à propos de tout et n'importe quoi : dans une liste à cinq entrées, il pense pouvoir organiser sa vie avec plus de facilité. Mais finalement cinq entrées, c'est bien peu pour saisir toute l'ambiguïté et la fragilité d'une existence. Et personne ne peut vivre de listes.
Ce roman de Nick Hornby est très sympathique, même s'il tend parfois vers une guimauve de mauvais aloi. Encore un roman sur les trentenaires ? Oui, encore. Mais pour aimer celui-là, il faut aimer la pop music. Quelle chance, c'est bien mon cas ! Pour les autres, mieux vaut peut-être s'abstenir.
Le film de Stephen Frears avec le talentueux John Cusack dans le rôle principal est fidèle au livre en dépit de quelques raccourcis et inventions. le monologue de John Cusack rend à merveille les réflexions solitaires du héros. Et par-dessus tout, la bande originale est une réussite. le livre listait des titres, le film leur donne la parole. Rien que pour cela, j'ai préféré le film. À vous de voir !
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Citations et extraits (111) Voir plus Ajouter une citation
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   22 mai 2020
Les femmes se trompent quand elles s'en prennent à l'image des femmes dans les médias. Les hommes savent bien que tout le monde n'a pas la poitrine de Bardot, le cou de Jamie Lee Curtis, les fesses de Felicity Kendall, et ils s'en fichent. Evidemment, on choisirait Kim Basinger plutôt que Hattie Jacques, tout comme les femmes choisiraient Keanu Reeves plutôt que Bernard Manning, mais ce n'est pas le corps qui compte, c'est le degré de soumission. On a très vite compris que les James Bond girls ne boxaient pas dans notre catégorie, mais le fait que les femmes ne nous regardent jamais comme Ursula Andress regardait Sean Connery, ni même comme Doris Day regardait Rock Hudson, nous avons été beaucoup plus lents à nous en rendre compte, en général. En ce qui me concerne, je ne suis même pas sûr d'y être arrivé.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   19 mai 2020
"Comment peux-tu aimer Art Garfunkel et Solomon Burke ? C'est comme de dire que tu soutiens les Israéliens et les Palestiniens .
_ Ca n'a rien à voir, et tu le sais bien, Rob. Art Garfunkel et Solomon Burke font de la musique pop, pas les Israéliens et les Palestiniens. Art Garfunkel et Solomon Burke ne sont pas engagés dans un conflit territorial sanglant, comme les Israéliens et les Palestiniens. Art Garfunkel et Solomon Burke...
_ D'accord, d'accord, mais...
_ Et qui a dit que j'aimais Solomon Burke, d'ailleurs ?"
Là, c'est trop.
"Solomon Burke ! Go to get you off my mind. C'est notre chanson ! C'est Solomon Burke qui est responsable de toute notre histoire !
_ Sans blague ? Tu as son numéro de téléphone ? Parce que j'aurais deux mots à lui dire.
_ Mais enfin, tu ne te souviens pas ?
_ Je me souviens de la chanson. Je me souvenais pas du chanteur."
Je secoue la tête, incrédule.
"Tu vois, c'est dans des moments comme ça que les hommes perdent espoir. Comment peux-tu ne pas voir la différence entre Bright Eyes et Got to get you off my mind ?
_ Bien sûr que je la vois. La première chanson parle de lapins, et dans la deuxième y a un orchestre d'instruments à vent.
_ Un orchestre d'instruments à vent ! Je rêve ! C'est une section de cuivres, bon Dieu de merde !
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   18 mai 2020
Il n'y a pas vraiment de chansons pop sur la mort - pas de bonnes en tout cas. C'est peut-être pour ça que j'aime la pop music, et que je trouve la musique classique un peu craignos. Il y avait bien cet instrumental d'Elton John, Song for Guy, mais bon, c'était juste un truc au piano, gling-gling, qui peut vous servir à l'aéroport autant qu'à votre enterrement.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   17 mai 2020
"Allô, Dan ? C'est Rob.
_ Salut mon vieux ! (vrai plaisir, pour l'instant. Un bon point.)
_ Comment tu vas ?"
Alors je lui dis comment je vais, puis je lui expose la triste situation - désolé d'appeler à la dernière minute, un peu nul au niveau organisation (je résiste à la tentation de lui dire que c'est un peu nul au niveau vie en général), ça me ferait plaisir de le voir quand même, et patati et patata, et j'entends l'hésitation dans sa voix. Alors - Henry est un fan de musique, c'est pour ça que je l'ai rencontré au lycée, et que nous sommes restés liés - je sors un atout de ma manche.
"Tu as entendu parler de Marie LaSalle ? C'est une très bonne chanteuse de country."
Il ne la connait pas, mais je sens que ça l'intéresse.
"Enfin bref, c'est une... euh... une amie, et elle viendra, alors... elle est super, ça vaut la peine de la rencontrer, et... je sais pas, si tu as envie..."
C'est largement suffisant. Pour vous dire les choses franchement, Henry est un peu con, et c'est pourquoi j'ai pensé que Marie pourrait le faire venir. Quelle idée, direz-vous, de passer son anniversaire, à boire avec un con ? C'est une longue histoire, que vous connaissez maintenant en grande partie.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   21 avril 2020
Je monte sur une chaise et je me mets à sortir les boîtes de 45 tours. Il y en a sept ou huit en tout, j'essaie de ne pas regarder à l'intérieur en les posant par terre, mais j'aperçois le premier disque de la dernière boîte : c'est un 45 tours de James Brown pour King, de trente ans d'âge. Je me mets à trembler d'impatience.
Quand je commence à les passer en revue sérieusement, je vois très vite que c'est la mine que je rêvais de trouver un jour, depuis que j'ai commencé à collectionner les disques. Il y a les 45 tours que les Beatles enregistraient pour leur fan-club, la première demi-douzaine de 45 tours des Who, des originaux d'Elvis du début des années soixante, des tonnes de raretés de blues et de soul, et... il y a un exemplaire de God save the Queen par les Sex Pistols pour A&M ! Je n'en ai jamais vu un seul de ma vie ! Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui l'avait vu ! Et... non, mon Dieu, non... You left the water running d'Otis Redding, sorti sept ans après sa mort, retiré immédiatement de la vente par sa veuve parce qu'elle...
"Qu'est-ce que vous en dites ?" Elle est appuyée contre l'encadrement de la porte, les bras croisés, souriant de la tête que je suis en train de faire.
"C'est la plus belle collection que j'aie jamais vue." Je n'ai aucune idée de ce que je dois lui proposer. Le lot doit valoir au bas mot six ou sept mille livres, et elle le sait. Où est-ce que je vais trouver une somme pareille ?
"Donnez-moi cinquante livres et vous pouvez tout prendre tout de suite."
Je la regarde. Nous venons officiellement d'entrer au pays des rêves, où des petites vieilles vous donnent de l'argent pour vous convaincre d'emporter les trésors de leurs greniers. Sauf que je n'ai pas affaire à une petite vieille, et qu'elle sait pertinemment que ce qu'elle a vaut plus de cinquante livres. Qu'est-ce qui se passe ?
"Ils sont volés ?"
Elle rit. "Ce ne serait pas une bonne affaire, hein, de bazarder tout ça par la fenêtre pour cinquante livres ? Non, ça appartient à mon mari.
_ Et vous ne vous entendez pas très bien avec lui en ce moment, c'est ça ?
_ Il est en Espagne avec une fille de vingt-trois ans. Une amie de ma fille. Il a eu le culot de m'appeler pour me demander de l'argent, j'ai refusé, alors il m'a demandé de vendre sa collection de 45 tours et de lui envoyer un chèque correspondant à ce que j'aurai obtenu, moins dix pour cent de commission. A propos. Vous pourrez me donner un billet de cinq ? Je veux l'encadrer et le mettre au mur."
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Vidéo de Nick Hornby
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