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Francis Kerline (Traducteur)
EAN : 9782264048882
294 pages
10-18 (04/06/2009)
3.4/5   233 notes
Résumé :
Vous savez ce que c'est, un slam? En langage de skateboarder ça veut dire qu’on se casse la gueule. Et moi, le skate et les filles, c'est tout ce qui m’intéresse. Je m'appelle Sam, j'ai 15 ans, je vis avec ma mère qui en a 31. Vous avez pigé: elle m'a eu quand elle avait 16 ans, du coup elle me dit toujours de faire attention avec ma copine. Parce que c’est comme avec le skate: un accident est vite arrivé…
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
3,4

sur 233 notes

le_Bison
  09 mars 2016
Ne fais pas la moue dubitative, je sais que toi aussi tu discutais avec le poster de Mylène Farmer affichée dans ta chambre – ou Michel Platini ou Michael Gorbatchev… Comme tous les ados. Des conversations sérieuses, parce qu'à cet âge-là, tout événement devient problème, la fille que tu as embrassé la veille, la tentative de sexe avortée dans sa chambre, le gros slam avec les poteaux. Humiliant. Bon, je n'en rajoute pas, tu t'es gamelé, on va pas en faire toute une histoire. Sam, à 16 ans et lui parle à Tony Hawk. Et ne vas pas me dire que tu ne connais pas Tony Hawk que j'appellerai T.H. parce que tout le monde le connais même si tu ne fais pas de skate. Et ne vas pas me parler de patins à glace, à moins que tu veuilles que je te donne un coup de latte dans les parties sensibles. Skate = skateboard, mais on ne dit jamais skateboard, parce que skateboard, c'est has-been, c'est pour les vieux, c'est pour ma mère. Cent fois je lui ai dit de ne pas prononcer skateboard mais skate, si elle veut rester un peu dans le coup.
Sam parle au poster de T.H., Tony lui répond. C'est comme cela que ça marche dans la chambre de Sam, comme dans toutes les chambres des ados. Non ? Tu n'as pas été ado toi aussi ? Sam a 16 ans. Alicia, 16 ans aussi, la fille d'une amie de sa mère. Je ne vais pas parler de coup de foudre, mais à cette soirée, ils se croisent, s'échangent des regards, balancent quelques vacheries et à cet âge-là, on préfère encore la solitude à un rencart arrangé par notre mère. D'ailleurs la mère de Sam à 32 ans…
Je te laisse donc faire le calcul, alors quand Sam voit à 16 ans, une fille régulière, la conversation se porte toujours sur la capote. Parce que c'est comme avec le skate – note que je n'ai pas écrit skateboard parce que je suis encore dans le coup – un accident est vite arrivé. Ou une bêtise. du genre à transformer ta vie d'adolescent de 16 ans à peine. La peine capitale, même.
Nick Hornby, que j'avais adoré avec son roman autobiographique « Carton Jaune », s'incruste dans le monde des ados. Il aurait pu y rajouter quelques notes de musiques rock à écouter sur sa chaine haute-fidélité. Il aurait pu faire des figures de style autour du skate. Mais, se contenta-t-il de tracer le cheminement de cet ado Sam, pénétrant un peu trop tôt le monde des adultes. Parfois touchant, parfois drôle, il parle jeune, comme s'il se retrouvait devant le poster d'une de ses idoles canonnières. Parce que si les filles ou le skate m'intéresse, il y manque l'esprit rock'n'roll qui fait la rébellion de la jeunesse. Au lieu de ça, je me retrouve à écouter Rufus Wainwright…
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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iz43
  26 juillet 2022
Un livre depuis longtemps dans ma pal et que je me décide enfin à sortir.
SLAM nous envoie directement dans le monde d un jeune passionné par le skate board. Sam a 16 ans. Il passe beaucoup de temps à faire du skate. Fan du champion Tony Hawks qui lui sert de confident sous le format poster de sa chambre. Sam lui parle souvent. Parce que même s'il a une super relation avec sa maman , il ne peut pas tout lui dire. Notamment dans le domaine du skate où elle ne connaît pas grand chose. C est un jeune équilibré. Sa mère l a eu à 16 ans. Malgré tout , Sam a eu une bonne éducation et une vie équilibrée. A son tour, il s engage dans une relation avec Alicia, une jeune fille de son age qui finit par tomber enceinte. Comment aborder cette grossesse ? Que faire? Sam doit il vivre avec Alicia ? Doit il abandonner son rêve de rentrer dans une fac d arts plastiques? Doit il fuir?
Même s il ne se passe pas grand chose dans ce roman j ai passé un bon moment car c est très rafraîchissant de se retrouver dans la tête d un ado. Sam est un gamin sympa qui s interroge sur son avenir et celui des autres. J ai aimé la dimension fantastique du roman. A plusieurs reprises , Sam se retrouve projeté dans le futur ce qui lui permet de mieux appréhender son avenir.
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Andromeda06
  09 juin 2022
Un slam, dans le monde du skateboard, est définie comme une mauvaise chute. En langage courant, c'est en fait se prendre une gamelle, "se casser la gueule".
Sam, dans "Slam", nous raconte sa plus grosse gamelle. S'il est un passionné de skateboard (de skate comme il aime à le crier), ce n'est pas dans ce domaine qu'il a fait sa plus mauvaise chute. À 15 ans, il rencontre Alicia, qui tombera enceinte peu de temps après... À leur âge, il est évident qu'ils n'y sont pas préparés et ce sont tous leurs projets d'avenir qui se cassent la gueule.
Ce roman pour adolescents (ce que j'ignorais en le commençant puisque visiblement rangé dans le mauvais rayon à la bibliothèque) se caractérise par sa lecture dynamique. Elle est effectivement pleine d'entrain, mais aussi pleine d'humour et de cocasserie, pleine de réflexions "adolescentes", c'est-à-dire de pensées et d'idées mûrement réfléchies sans pour autant être toujours matures et raisonnables.
Sam est un garçon touchant, drôle. L'ado qu'il est est souvent égocentré, il revient souvent à lui quand on s'en écarte, rapporte tout à lui. On le comprend d'ailleurs, ce qu'il vit est un réel chamboulement. L'innocence due à son âge se voit petit à petit se transformer en prise de conscience, puis en l'affrontement de la situation, pour enfin l'assumer pleinement. C'est un passage à l'âge adulte plutôt abrupt, mais il s'en sort finalement assez bien.
C'est d'ailleurs lui qui nous raconte son histoire, on en savoure toute la fraîcheur de sa jeunesse, ses réflexions, ses expressions de "djeuns", qui au final excluent l'aspect dramatique du récit. C'est ce qui rend l'histoire aussi touchante et égayante, sans jamais tomber dans le mélo.
Les projections dans le futur paraissent forcément insensées, mais comme elles sont évoquées sous forme de rêves et qu'elles sont peu nombreuses (au nombre de deux si on ne compte pas l'épilogue), elles ajoutent du piquant au récit.
Pour résumer, même s'il vise un public plutôt jeune, "Slam" est un roman sympathique, grâce auquel j'ai passé un bon moment. C'est à la fois doux et acide, drôle, frais, attendrissant et dynamique.
Et pour finir, je tiens à rassurer Sam : oui j'ai déjà entendu parler de Tony Hawk alors que je ne connais rien au skateboard... grâce à la sitcom américaine "Les sauvages" :'-)
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Aela
  20 mai 2012
Slam, cela veut dire "gamelle" chez les adeptes du roller;
C'est aussi, à une lettre près, le prénom du héros de l'histoire, Sam. Il a quinze ans.
Ses passions: le skate et les filles.
Tout irait bien pour lui... s'il n'avait un petit complexe "social": sa mère a trente-deux ans et l'a donc eu à ....dix-sept ans, situation pas forcément facile vis à vis des jeunes et des adultes qui l'entourent;
Sa mère l'emmène dans une fête et Slam y rencontre Alicia, belle et intimidante.
Ils se fréquentent et .... voilà la nouvelle inattendue:
Alicia lui annonce qu'elle est enceinte et bien décidée à garder le bébé.
Un passage prématuré à l'âge adulte pour Slam, qui a bien du mal à vivre cette situation.
Un très beau livre très humoristique, qui évoque avec humour une situation pourtant assez répandue au Royaume-Uni, à savoir les grossesses prématurées des adolescentes.
Un sujet grave évoqué avec beaucoup d'humour et de fantaisie, dans un style dépouillé et très "oral".
Une plongée dans un univers "jeune".
Un récit vivant qui ne laisse pas indifférent.
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pazpatu
  19 août 2008
Alors voilà, Sam a une petite amie. Elle est belle et son prénom c'est Alicia...
Sam, son truc à lui, c'est le skate. Pas les filles. Il est pas top au bahut, mais c'est ok pour pour sa mère. C'est sûr, il se projette difficilement dans l'avenir. Qui pourrait l'en blâmer, il a 16 ans. Quand il a des soucis, il s'adresse au poster de Tony Hawk, le Dieu de la planche à roulettes; ça l'aide vachement, mine de rien. Il s'en fout de passer pour un gogol. Alicia, quant à elle, veut devenir mannequin. Ca marche pas super à l'école mais ses parents universitaires sont à la cool. Ces deux là ont la vie devant eux. Ou presque. Un petit problème de contraception va changer le cours de leur vie : ils vont être forcés de devenir adultes un peu plus vite que prévu. Je vous fais un dessin ?
J'ai souvent attendu les livres de Nick Hornby avec la plus grande impatience. L'auteur de "Haute-Fidélité", son meilleur livre, est un formidable conteur, ses personnages sont consistants, les situations souvent cocasses. Comme dans beaucoup de ses précédents romans, il excelle dans la description d'ados attardés et des plus infimes détails du coeur de l'homme. Embedded. le lecteur ressent une véritable empathie pour les personnages, et Sam tout particulièrement. Dès l'entame du livre, je me suis revu ado et n'ai eu qu'à remplacer Greenday par Supertramp et le Skate par la planche à roulettes ;-)
Mais "Slam", comme son précédent roman "Vous descendez ?", m'a un peu laissé sur ma faim plus le livre avançait. Je me suis demandé si cela venait du fait que ce roman appartenait davantage à la catégorie de livres que les anglo-saxons nomment "young adult novel" (et qui n'a pas de réel équivalent en France) qu'à celle du roman. Hornby a en effet écrit "Slam" en pensant à cette population de lecteurs comprise entre 12 et 18 ans, et recommande d'ailleurs chaudement dans ses interviews ce qu'il appelle les "non-boring Awards", liste de livres conseillés par la Yalsa (Young Adult Library Services Association). En suivant ce raisonnement, cette "nouvelle pour jeunes adultes" aurait dû plaire à ma fille de 16 ans, ou même figurer parmi les nominés des "non-boring Awards. Dans les deux cas, cela ne fut pas.
In fine, et malgré le sujet assez grave, j'ai donc trouvé ce livre un peu vain : situations bidons, dialogues ennuyeux, auto-morsure d'appendice caudal, onanisme cérébral. "Slam" n'est tout simplement pas de la trempe de "Carton jaune" ou de "Haute-Fidélité". Peut-être fera-t-il à l'avenir un excellent film, puisque c'est le sort qui semble réservé à tous les livres de Nick Hornby. En attendant, et comme aurait très bien pu le dire Sam, je m'y suis "grave emmerdé".
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   06 mars 2016
Sur Internet, y a des masses de trucs sur les ados qui ont des bébés. Je veux dire, y a des masses de trucs sur n’importe quoi, sur Internet. C’est ça qui est génial. Quel que soit votre problème, ça se trouve quelque part et vous vous sentez moins seul. Si vous avez les bras qui deviennent verts tout d’un coup et que vous avez envie de parler à d’autres gens de votre âge qui ont les bras verts, vous trouverez le site correspondant. Si je décidais que je peux faire l’amour uniquement avec des profs de maths suédoises, je suis sûr que je trouverais un site pour les profs de maths suédoises qui veulent faire l’amour uniquement avec des Anglais de dix-huit ans. Donc c’est pas tellement étonnant qu’on trouve toutes les infos qu’on veut sur les ados et la grossesse, quand on y réfléchit. Avoir un môme pendant l’adolescence, c’est pas comme avoir les bras verts. On est bien plus nombreux dans le premier cas.
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le_Bisonle_Bison   09 mars 2016
Il y avait une petite pharmacie juste à côté du Starbucks, alors on y est allés, mais on est ressortis en vitesse quand Alicia a repéré une amie de sa mère à l’intérieur. Elle nous a repérés aussi, la vieille, et vous pouvez être sûrs qu’elle a cru qu’on venait acheter des capotes. Ha ! Des capotes ! On avait largement dépassé ce stade, ma bonne dame ! N’empêche, on a compris qu’on pourrait jamais aller dans une pharmacie de cette taille – pas seulement par peur d’être repérés, mais parce que aucun de nous deux n’oserait demander ce qu’on voulait. Des capotes, c’était déjà difficile, mais des tests de grossesse, c’était encore une catégorie au-dessus sur l’échelle des blèmes et du trac.
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le_Bisonle_Bison   27 février 2016
Je parle à Tony Hawk, et Tony Hawk me répond.
Il y en a parmi vous' probablement ceux qui pensaient que je passe mon temps à faire des ronds sur des patins à glace, qui ont jamais entendu le nom de Tony Hawk. Bon, je vous mets au parfum, mais vous devriez déjà savoir. Ne pas connaître Tony Hawk, c'est pas comme ne pas connaître Robbie Williams ou, mettons, même Tony Blair. C'est pire, si on réfléchit bien. Parce que des hommes politiques et des chanteurs, il y en a des masses, il y a des centaines d'émissions de télé. George Bush est peut-être même plus célèbre que Tony Blair, et Britney Spears ou Kylie plus célèbres que Robbie Williams. Mais il y a un seul skateur, vraiment, et son nom est Tony Hawk.enfin bon, il est pas le seul. Mais il est LE numéro un. C'est le J.K. Rowling des skateurs, le Big Mac, le iPod, la X-box. La seule excuse pour pas connaître TH, la seule que j'accepterai, c'est que vous vous intéressez pas au skate.
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mandarine43mandarine43   25 octobre 2011
Donc tout baignait. En fait, je dirais même que ce qui arrivait depuis six mois était bonnard dans l'ensemble.
Exemple : maman avait plaqué Steve, son fiancé pourrave.
Exemple : Mme Gillett, ma prof de dessin, m'avait pris à l'écart après le cours pour me demander si j'envisageais d'aller en fac d'arts plastiques.
Exemple : j'avais réussi deux nouveaux trucs de skate, d'un seul coup, après des semaines à me ridiculiser en public. (Je suppose que vous êtes pas tous des skateurs, donc je vais mettre les points sur les i tout de suite, histoire d'éviter un terrible malentendu. Skate = skateboard. On dit jamais skateboard, d'habitude, donc c'est la seule fois que j'emploierai le mot dans toute cette histoire. Et si malgré ça vous persistez à m'imaginer en train de faire l'andouille sur la glace sous prétexte que skate veut dire patin, faut vous en prendre à votre propre stupidité.)
Et en plus de ça, j'ai rencontré Alicia.
Je me dis qu'il serait peut-être bon que vous sachiez certaines choses à mon sujet avant que j'attaque sur maman et Alicia et tout. Si vous saviez des choses sur moi, il y en a peut-être dedans qui pourraient vous intéresser. Mais, en regardant ce que je viens d'écrire, vous en savez déjà pas mal ou, du moins, vous avez pu vous faire une idée. Vous avez pu deviner que ma mère et mon père vivaient pas ensemble, pour commencer, sauf si vous pensiez que mon père était le genre de personne qui s'en fout que sa femme ait des Jules. Eh ben, il est pas comme ça. Vous avez pu deviner que je skate et vous avez pu deviner que ma matière forte à l'école était le dessin, sauf si vous pensiez que j'étais le genre de personne que les profs prennent toujours à l'écart pour lui dire de s'inscrire en fac dans leur matière. Comme si les profs se disputaient mes talents, voyez. «Non, Sam ! Oubliez le dessin ! Faites de la physique !» «Oubliez la physique ! Ce serait une tragédie pour l'espèce humaine si vous laissiez tomber le français !» Et qu'après ils commencent à se taper dessus.
Ouais, bon. Ce genre de choses m'arrive jamais, vraiment jamais. Je peux vous jurer que j'ai jamais, jamais été à l'origine d'une bagarre entre des profs.
Et pas besoin d'être Sherlock Holmes ou ce que je sais pour piger qu'Alicia était une fille qui représentait beaucoup pour moi. Heureusement qu'il y a des choses que vous savez pas et que vous pouvez pas deviner, des choses bizarres, des choses qui ne sont jamais arrivées qu'à moi seul dans toute l'histoire du monde, sauf erreur. Si vous étiez capables de tout deviner à partir de ce premier petit paragraphe, je commencerais à me soupçonner de pas être une personne incroyablement compliquée et intéressante, ha ha.
C'était il y a deux ans, cette époque où tout baignait, j'avais quinze piges, presque seize. Je veux pas avoir l'air pathétique et je cherche vraiment pas à me faire plaindre, mais cette impression que ma vie tournait rond était une nouveauté pour moi. J'avais jamais eu cette impression avant, et je l'ai pas vraiment eue depuis. Je dis pas que j'ai été malheureux. C'est plutôt que, avant ça, il y avait toujours quelque chose qui craignait quelque part - un truc qui me prenait la tête. (Et des prises de tête, j'en ai eu pas mal après, comme vous allez voir, mais on n'en est pas encore là.) Par exemple, mes parents étaient en train de divorcer, et ils s'engueulaient. Ou alors ils venaient de divorcer, mais ils s'engueulaient quand même, parce qu'ils ont continué à s'engueuler longtemps après leur divorce. Ou c'étaient les maths qui allaient pas - je déteste les maths - ou je voulais sortir avec une fille qui voulait pas sortir avec moi... Tout ça venait plus ou moins de s'arranger, comme ça tout d'un coup, sans prévenir, comme la météo des fois. Et cet été, le fric avait commencé à remonter. Ma mère bossait et mon père était moins vache avec elle, ce qui veut dire qu'il nous donnait ce qu'il aurait dû nous donner depuis le début. Enfin, vous voyez. Ça aidait.
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liratouva2liratouva2   01 août 2010
Quand je me suis mis au skate, ma mère m'a acheté un poster de Tony Hawk sur Internet. C'est le cadeau le plus cool que j'aie jamais reçu, et c'était même pas le plus cher. Il est allé direct sur le mur de ma chambre et j'ai pris l'habitude de lui raconter des choses. Au début, je parlais que de skate à Tony - je lui parlais des problèmes que j'avais ou des figures que j'avais réussies. La première fois que j'ai réussi un rock'n roll, j'ai couru dans ma chambre pour le lui dire, parce que je savais que ça ferait plus d'effet à un Tony Hawk en photo qu'à ma mère en vrai. Je dénigre pas ma père, attention, mais elle percute pas du tout. Quand je lui disais des trucs de ce genre, elle essayait de faire l'épatée mais, dans ses yeux, ça brillait pas vraiment. Elle faisait: Oh, c'est formidable. Mais si je lui avais demandé ce qu'est un rock'n roll, elle aurait pas été cap de le dire. Alors à quoi bon? Tony, lui, il savait. C'est peut-être pour ça que ma mère m'avait acheté le poster, pour que j'aie quelqu'un à qui parler.
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