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EAN : 9782344005804
128 pages
Éditeur : Glénat (21/09/2016)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Dans l'Angleterre victorienne, Lisbeth, une domestique plutôt discrète, vient d'entrer au service d'Édouard, un noble irritant de suffisance, provocateur et blasé. Habitué à choquer son entourage par le récit de ses frasques, ce jeune dandy découvre en sa nouvelle servante quelqu'un de moins docile et impressionnable qu'il ne le croyait. Face à ses piques, celle-ci reste imperturbable, ne répondant que par un regard empreint de compassion sincère. Entre les deux, ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  05 juin 2018
On est en Angleterre, au début de l'ère Victorienne (1840), C'est l'histoire d'un jeune Lord libertin, arrogant et suffisant, une sorte de Casanova en version anglaise, et d'une de ses employée, Lisbeth, peu bavarde, tout en retenue et pourtant il se dégage d'elle une certaine aura tout en restant très effacée, tout l'opposé d'Edward. Ce n'est pas une simple idylle entre le lord et sa simple et belle servante, rien à voir avec Pretty Woman, surtout pas fleur bleu, parfois cru et violent. Déjà, Lisbeth n'est pas très jolie, et Edward est manipulateur, cruel, calculateur, très cynique. Ensuite les rapports entre les personnages sont beaucoup plus complexes, autant liés à leurs caractères propres qu'aux rapports sociaux, à la dictature des apparences, aux conventions sociales, et surtout à l'époque. le coup de maître de cette aventure est de l'avoir totalement ancrée dans l'époque, dans un contexte qui apporte une dimension supplémentaire, comme un troisième personnage.
Le puritanisme fait un retour encore timide, c'est le début de l'ère industrielle, Il y a tout un dossier après la bande dessinée qui complète et apporte un éclairage supplémentaire, à lire absolument.
J'avoue que cette relation de lutte, de rapprochement, entre les personnages m'a vraiment impressionné, qu'une bande dessinée de 90 planches arrive à aller aussi loin dans la complexité des rapports humains, c'est vraiment très fort. Hubert aime cet aspect relationnel entre ses personnages, c'était déjà une grande réussite avec le premier tome des Ogres Dieux, ainsi qu'avec Miss Patouche, ici, le contexte anglais de 1840 parfaitement maîtrisé permet à l'histoire de tenir en équilibre sur un fil entre la vulgarité et le raffinement, le ton est toujours juste. le dessin n'est pas en reste, le trait disparaît comme étouffé par les couleurs, toujours fin, fragile comme l'histoire et les personnages, les couleurs sont naturelles, un peu vieillies. Les thèmes de cette histoire, la séduction, l'amour impossible,le rapport à l'agent, collent aux sujets de la littérature de l'époque, on y trouve la dimension un peu rétro de cette littérature avec une force moderne et contemporaine. C'est d'une très grande maîtrise.
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LePamplemousse
  18 octobre 2016
Voilà une bande dessinée assez étonnante.
On y rencontre deux personnages principaux : un dandy oisif qui ne sait comment se distraire et qui essaie toutes sortes de jeux sexuels pour lutter contre la vacuité de sa vie, et une servante plutôt ingrate, qui n'a d'autre ambition que de faire correctement son travail.
Mais le maître va trouver très amusant de tenter de choquer la pauvre fille qui semble bien pudibonde en lui racontant par le menu ses frasques sexuelles, ses soirées de beuverie, de bagarres, ses petits jeux pervers et dangereux, la mettant du même coup dans une position difficile envers les autres domestiques de la maison.
L'histoire se passe en Angleterre à l'époque victorienne et on voit bien le vice et la vertu s'affronter au quotidien dans les diverses classes sociales.
Le sort des domestiques semble très incertain, chaque petite erreur étant sanctionnée, que ce soit par une retenue sur les gages ou par un renvoi immédiat selon de degré de gravité de la faute.
Les maîtres ont évidemment tout pouvoir sur le sort de leurs domestiques, ils peuvent les culbuter, les maltraiter ou les renvoyer sans même avoir à se justifier.
Les dessins ne m'ont pas vraiment plu mais on y voit bien la société de l'époque : les décors, les meubles, les vêtements, le vocabulaire, tout est parfaitement représentatif d'une époque et d'un lieu.
La bande dessinée se poursuit par un documentaire passionnant d'une quinzaine de pages sur divers thèmes lié à l'époque victorienne : le libertinage, la condition des femmes, les bas-quartiers, la misère et la pauvreté, les problèmes d'hygiène, la vie politique et quotidienne...
J'ai trouvé cette bande dessinée très intéressante, mais je ne peux pas dire qu'évoluer dans cette ambiance malsaine et injuste m'ait beaucoup plu.
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missmolko1
  01 avril 2017
Je n'avais lu que des bons avis sur cette BD, j'étais donc impatiente de la lire et je dois dire que je me suis régalée.
On plonge dans l'Angleterre Victorienne, au coeur de la haute société. Lisbeth, une jeune fille, rentre au service d'Edouard, un riche dandy libertin. Libertin, le mot est faible puisqu'il couche avec tout ce qui bouge et surtout n'a pas peur de choquer par ses paroles. Il va prendre la jeune femme, sous son aile, et va très vite devenir sa confidence. Au sein de la maison, cette relation passe mal et Lisbeth va susciter des jalousies.
Monsieur Désire ? est une bande dessinée vraiment réussite : une bonne intrigue, une plongée dans une autre époque, des dessins de qualité. de plus, l'album se poursuit par un documentaire très intéressant sur le période victorienne.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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mumuboc
  07 février 2017
Moi qui aime l'univers victorien, Jane Austen, Downton Abbey enfin vous voyez l'ambiance et bien là je suis dans mon élément..... On retrouve les décors, l'aristocratie anglaise mais aussi le petit monde de la domesticité et de ses codes.
Attention aux personnes prudes, certaines scènes, dessins pourront les choquer, je préviens, car sous des codes précis et rigides, la bourgeoisie anglaise est aussi un lieu de débauche.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Lisbeth, domestique insignifiante sauf aux yeux de son employeur, Edward, homme désabusé, orgueilleux et débauché, qui trouve en elle une oreille attentive, sans complaisance et franche. La seule peut être autour de lui à qui il peut faire confiance.
Mais Lisbeth a la force et le courage de ne pas profiter de son avantage et partira pour se lancer un défit (une suite ????) loin, très loin de ce monde en perdition dans un pays neuf et plein d'avenir.
Les dessins sont nets, parfois sans texte car explicites, surtout ceux sur la condition des employé(e)s de maison.
Il règne parfois une noirceur rendant bien l'atmosphère du Londres du 19ème Siècle.
Cerise sur le gâteau ou plutôt devrais-je dire cherry on the cake à la fin de l'album un petit opus retraçant l'histoire du Londres du récit : la royauté, Londres la ville, la reine Victoria mais aussi l'appel de l'or et des promesses d'avenir !!!!!
Je guetterais une suite éventuelle.....
Lien : http://mumudanslebocage.cana..
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Vexiana
  01 août 2017
Voici une chouette Bd qui nous plonge dans les deux mondes d'une grande demeure anglaise : celui d'en haut, des aristocrates, des bourgeois, et celui d'en bas, des domestique et des gens de maison. Si tel est le décor, l'histoire est plus perverse : un aristocrate débauché, cynique et jouisseur, sorte De Valmont anglais du XIXe siècle, décide de raconter toutes ses frasques à une domestique au physique disgracieux mais aux yeux de Madone et à la force et à la vertu inégalable.
L'histoire est intéressante, bien menée quoiqu'un peu répétitive.
Le dessin est assez bon, un peu maniéré mais tout à fait dans le ton de la BD.
L'ouvrage se termine par un petit dossier intéressant sur la reine Victoria, le contexte historique et géographique et les codes de la société d'alors.
Juste après ce dossier se trouve un petit dessin qui clôture l'histoire...une bonne idée.
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critiques presse (7)
Bedeo   19 janvier 2017
Une œuvre feutrée, intense et lumineuse qui aborde la violence de classe et l’imperméabilité de la relation entre un maître et l’une de ses domestiques.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDZoom   18 octobre 2016
L’un des plus intéressants romans graphiques de la rentrée : écriture recherchée, graphisme élégant et ensemble narratif juste et précis !
Lire la critique sur le site : BDZoom
ActuaBD   10 octobre 2016
Un étrange duel, dont les tenants et les aboutissants trouvent une certaine résonance avec notre époque actuelle.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   03 octobre 2016
Un sommet dans la finesse de l’écriture, avec ce face à face improbable et presque mystérieux, tantôt tendre tantôt malsain.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   23 septembre 2016
Voici une histoire sombre, dure et cruelle... mais belle aussi, comme la vie.
Lire la critique sur le site : BDGest
Telerama   21 septembre 2016
Dans ce nouvel épisode du match sans fin entre le vice et la vertu, Hubert et Virginie Augustin semblent marcher sur les traces du Divin Marquis tant leur inventaire des perversions du jeune lord exprime autant de fascination que de dégoût.
Lire la critique sur le site : Telerama
Sceneario   12 septembre 2016
Edouard, fusion d’un Valmont britannique et d’un Dorian Gray nous offre une vision de la société aristocrate anglaise certes au travers du prisme de son cynisme et de ses frasques.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
blandine5674blandine5674   15 août 2017
Hypocrisie et scandales
La morale victorienne confine à la pruderie. Il devient ainsi choquant d'employer en société le mot "jambe" qu'on remplace par "membre". On range séparément les livres écrits par des hommes et ceux écrits par des femmes, afin d'éviter toute promiscuité dans les rayonnages. On recouvre les pieds des meubles de housses afin d'éviter toute association d'idées suggestive.
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missmolko1missmolko1   01 avril 2017
- Vous m'avez mis au lit ? Et déshabillé ?
- Oui, Monsieur. Je ne pouvais pas coucher Monsieur tel qu'il était. Ses vêtements étaient dans un tel état... Je doute que Monsieur puisse les reporter.
- Votre pudeur féminine doit en avoir pris un coup !
- J'ai élevé mes frères, Monsieur. Je sais comment un homme est fait.
- Vraiment ? Vos frères doivent être bien remarquables.
- Dans les grandes lignes, bien sûr, Monsieur. Les détails varient.
- Un détail. On ne saurait nommer cela d'une façon plus charmante.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   01 octobre 2016
- T'étais où jusque-là ?
- Je servais à la campagne, dans un petit manoir.
- Et pourquoi t'es partie ?
- Mon ancien maître est mort. Il avait des dettes. Sa femme a dû vendre et retourner vivre dans sa famille. Comme son époux était vaguement apparentée à Monsieur, elle m'a renomma,née. Voilà.
- Et ça allait ? Ils te traitaient bien ?
- C'était une petite maisonnée. peu de personnel, peu d'argent, beaucoup de travail. Mais Madame était une bonne personne.
- Ouais, je vois. De gentils esclavagistes. C'est les pires. Ils te tuent au travail, la conscience pure, un sourire aux lèvres.
+ Lire la suite
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missmolko1missmolko1   01 avril 2017
- Il est beau, hein ? Toutes les femmes de Londres sont folles de lui. Même les putains de Whitechapel ne le feraient pas payer pour pouvoir le mettre dans leur lit. Et il parait qu'il est exceptionnellement gâté par la nature.
- Tais-toi, voyons, c'est dégoutant.
- Oh, ne fais pas la prude. C'est la fille qui était avant toi qui me l'a dit. Elle s'est fait croquer... Il faut dire qu'elle était bien jolie. La pauvre a du rentrer a la campagne le ventre bien alourdi. Il parait qu'il a été correct, il lui a donné un petit pécule. Grand seigneur, quoi....
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missmolko1missmolko1   01 avril 2017
- Archibald ! Je m’étonnais de ne pas vous avoir encore vu....
- Cher ami ! Vous voici enfin de retour ! Sans vous, Londres était ville morte. Déjà les mères frémissent et cachent leurs charmantes filles encore innocentes des dangers de l'amour, les maris frottent leurs cornes et les putains sortent leurs plus belles parures ! La vie revient comme le printemps sur la campagne et les mauvais sujets se disent : « Enfin, il va y avoir du sport ! »
- Vous me faites trop d'honneur.
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