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ISBN : 2070439763
Éditeur : Gallimard (09/12/2013)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Lord Clinton Vie joyeuse ! vie joyeuse ! Pendant que la reine rit, le peuple pleure. Et le favori est gorgé. Il mange de l'argent et boit de l'or, cet homme !...

Et quel tyran que ce tyran qui nous gouverne de son lit ! Jamais rien de si dur n'a pesé sur l'Angleterre...

C'est une chose affreuse et insupportable de penser qu'un favori napolitain peut tirer autant de billots qu'il en veut de dessous le lit de cette reine !...
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
mcd30
  06 novembre 2018
Après m'être intéressée au poète, à l'écrivain, je me devais de lire une pièce de théâtre et c'est chose faite; et comme d'habitude, j'ai aimé.
Mary Tudor, est terrassée par les affres de l'amour. Malheureusement pour elle la réciprocité n'est pas au rendez-vous, il aime la reine et la position qu'elle lui apporte. C'est un italien qui cherche le pouvoir, la fortune et les titres qu'il espère s'approprier en s'attirant les bonnes grâces et l'amour de Jane. Seulement cette dernière doit épouser Gilbert qui quand il découvrira que Jane ne l'aime plus autant va vouloir se venger quitte à en perdre la vie.Nous y voyons la femme éplorée et bafouée, devenir une reine vengeresse qui va devoir se confier à ses conseillers. L'amour étant plus fort que la haine Mary Tudor et Gilbert changent d'avis mais l'affaire est devenue publique,le peuple réclame une exécution, une tête doit tomber : laquelle ? Ainsi la fin de la pièce nous tient en haleine grâce à une excellente intrigue.
Victor Hugo nous offre une pièce sombre où se mêle le devoir de reine et la vie de femme; où est la limite? Il y a aussi une certaine moralité, un des personnages va payer pour ses actes. Après toutes ces émotions, ses pièces de théâtre vont faire partie de mes prochaines lectures.
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Bigmammy
  05 août 2014
Une histoire d'amour et de pouvoir, un drame romantique dans les formes prescrites : trois journées dans la vie de la reine Marie Tudor, amoureuse de Fabiano Fabiani, ce Napolitain séducteur auquel elle a fait don des biens de Jean Talbot, noble catholique monté quelques années plus tôt à l'échafaud.
Cependant, cet ambitieux a découvert que la jeune Jane – 17 ans – orpheline recueillie par l'ouvrier ciseleur Gilbert qui la considère comme sa promise, est en réalité la fille et héritière de Lord Talbot. Et l'infâme amant de la reine, qui souhaite conserver son apanage, séduit la jeune fille … Cependant qu'un usurier juif prétend détenir les preuves écrites de cette filiation, ce qui lui coûtera la vie.
Vengeance et passion d'une reine bafouée mais toujours amoureuse, repentir, sacrifice, substitutions, suspens … Marie Tudor ne se résigne pas à laisser exécuter son amant félon. Mais le légat de Charles Quint, qui prépare l'union politique entre Marie Tudor et son Maître, fera malgré tout, et sous la pression de la foule, respecter la raison d'Etat.
Le tout dans une langue superbe, et, lorsqu'elle est servie par une troupe intelligente comme la récente mise en scène de Pascal Faber, une pièce romantique absolue, pas du tout démodée !.
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Augustin334
  12 octobre 2016
Comme la plupart des étudiants, j'ai découvert le théâtre de Victor Hugo en commençant par Hernani. le fait que cette pièce puisse provoquer une bataille parce qu'elle attaque la monarchie est sûrement sa principale qualité. Pour juger une pièce je relève les "bons mots", c'est-à-dire les figures de style (métaphores, litotes, oxymores, etc), la trame de l'histoire, l'épaisseur des personnages. Ensuite je la compare à d'autres oeuvres ayant le même thème. Donc, pour résumer, lorsque j'ai découvert Ruy Blas, Hernani m'a paru une esquisse inachevée. Avec Lucrèce Borgia, le roi s'amuse et Marie Tudor, Hugo accède enfin au répertoire de mes dramaturges préférés. le drame romantique est ici exacerbé avec deux femmes passionnées, la reine et Jane, qui souffrent et redoutent l'échafaud pour leur amant. A un moment, Marie Tudor dit que Fabiano est innocent du crime qu'on lui impute. Soit ! Mais c'est oublier le meurtre de l'usurier juif qui voulait le faire chanter et dont le corps devait finir dans la Tamise...
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Nelja
  28 juillet 2014
Avant tout, je dois dire que Victor Hugo - comme très souvent les tragédiens - voit l'histoire non pas comme des événements mais comme quelque chose de vaguement mythique sur lequel on peut changer tout ce qu'on veut. Ce n'est pas un problème en soi, mais cette pièce, comme Lucrèce Borgia, concerne une femme qui a une mauvaise réputation largement injustifiée, qu'Hugo considère comme un point acquis. C'est un peu frustrant.
Le scénario est chargé en manipulations, en coups de théâtre, en cruels dilemmes, et il y a des passages que j'apprécie particulièrement avec du jeu sur les mots et des phrases à double sens. du point de vue de la complexité, de la tragédie et de la cohérence, il tient ses promesses.
Mais par contre... je trouve la relation entre le couple principal malsaine (oui la différence d'âge n'est pas si grande mais il l'a élevée), ça m'ennuie qu'on soit censés approuver leur relation. Et je trouve la fin heureuse artificielle, on sent que ça va finir par une mort de plus juste après mais que l'auteur évite juste de nous le montrer.
Ce n'est pas franchement mauvais, mais c'est loin d'être ma pièce préférée de Victor Hugo.
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Laureneb
  03 mai 2018
Quel suspense final jusqu'à la dernière page qui pourrait être résumé par le titre d'un acte "lequel des deux ?". Lequel des deux aimer, du pur ouvrier sans fortune, ou du favori royal vicieux et corrompu ? Lequel des deux sauver de l'échafaud ? Une pièce qui vaut donc pour sa tension et pour ses personnages, Mary "la Sanglante", à la fois femme et reine qui veut gouverner et être aimée, Gilbert qui aime à la folie celle qui l'a trahi, Simon Everard qui agit pour la grandeur de l'Angleterre.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   03 novembre 2018
Fabiani un de nous deux a fait le coup. Moi, je suis un grand seigneur, un noble lord. Vous êtes un passant, un manant, un homme du peuple. Un gentilhomme qui tue un juif paie quatre sous d'amende.
Un homme du peuple qui en tue un autre est pendu.
Gilbert vous oseriez ?...
Fabiani si vous me dénoncez, je vous dénonce. On me croira plutôt que vous. En tout cas, les chances sont inégales. Quatre sous d'amende pour moi, la potence pour vous.

Scène 7
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mcd30mcd30   21 octobre 2018
Scène 2

Un homme singulier que ce Roi Henri VIII.
Un homme qui changeait de femmes, comme une femme change de robes. Il répudia la première, il fit couper la tête à la seconde, il fit ouvrir le ventre à la troisième ; quant à la quatrième, il lui fit grâce, il la chassa ; mais en revanche il fit couper la tête à la cinquième. Ce n'est pas le conte de Barbe-Bleue que je vous fais là, belle Jane, c'est l'histoire de Henri VIII. Moi, dans ce temps-là, je m'occupais de guerres de religion, je me battais pour l'un et pour l'autre. C'était ce qu'il y avait de mieux alors.
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mcd30mcd30   05 novembre 2018
Jour 3 Scène 2

C'est fort singulier, comme vous dites, mais que voulez-vous? La reine est folle, elle ne sait ce qu'elle veut. On ne peut compter sur rien, c'est une femme. Je vous demande un peu ce qu'elle vient faire ici ! Tenez, le coeur de la femme est une énigme dont le roi François Ier a écrit le mot sur le vitraux de Chambord : souvent femme varie, bien fol est qui s'y fie.
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mcd30mcd30   20 octobre 2018
Le but du poète dramatique quel que soit d'ailleurs l'ensemble de ses idées sur l'art, doit donc toujours être, avant tout, de chercher le grand, comme Corneille, ou le vrai, comme Molière ; ou, mieux encore, et c'est ici le plus haut sommet où puisse monter le génie, d'atteindre tout à la fois le grand et le vrai, le grand dans le vrai, le vrai dans le grand, comme Shakespeare.

Avertissement 17 novembre 1833
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mcd30mcd30   20 octobre 2018
Hamlet, par exemple, est aussi vrai qu'aucun de nous, et plus grand. Hamlet est colossal, et pourtant réel.
C'est que Hamlet, ce n'est pas vous, ce n'est pas moi, c'est nous tous. Hamlet, ce n'est pas un homme, c'est l'homme.

Avertissement 17 novembre 1833
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Videos de Victor Hugo (259) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victor Hugo
Émission "Une Vie, une Œuvre", par Maylis Besserie et Guillaume Baldy, sous-titrée « l’insurgé », diffusée le 3 novembre 2018 sur France Culture. Présences : Anne Martin-Fugier, Jean Maurel, Jean-Marc Hovasse, Dinah Bott, Agnès Perry, Roy Bisson et Gérard Audinet.
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