AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Éric Boury (Traducteur)
ISBN : 2757812874
Éditeur : Points (20/05/2009)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 1013 notes)
Résumé :
Kleifarvatn (2004) - L'Homme du lac. En juin 2000, un tremblement de terre provoque un changement du niveau des eaux du lac de Kleifarvatn et découvre un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractère cyrillique à demi effacées.
Le commissaire Erlendur et son équipe s'intéressent alors aux disparitions non élucidées dans les années 60, Ce qui conduit l'enquête vers les ambassades des pays de l'ex bloc communiste et les étudiants ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  29 janvier 2013
Effet du réchauffement climatique? Une hydrologue fait une bien surprenante rencontre au bord du lac islandais de Kleifarvatn: un squelette humain qui manifestement ne se dore pas la pilule depuis quelques mois seulement.
Notre inspecteur chéri Erlendur est chargé de l'enquête avec ses deux acolytes Sigurdur Oli et la délicieuse Elinborg toute excitée par la parution de son ouvrage de cuisine! Polar à la sauce islandaise qui se déroule en été et nous découvrons avec le héros le désagrément que peut représenter des jounées sans fins où le soleil vient perturber l'horloge biologique. Quand on est comme Erlendur totalement habité par son métier, il est bien difficile de lâcher prise.
Ce roman policier fait la part belle à la psychologie des personnages et nous découvrons Erlendur plus concerné par sa famille, même s'il nous la joue parfois coeur dur, il n'abuse pas ceux qui commencent à le connaître un peu.
Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à nos vaches dont les déjections joueront un rôle dans l'enquête... L'Histoire avec un grand H, oui, est au coeur de l'intrigue nous transportant en Allemagne de l'est dans les années 60-70.
Je ne conseillerais pas de découvrir l'oeuvre d'Indridason en commençant par cet ouvrage certes fort bien écrit mais qui ne saura peut-être pas combler les amateurs de suspens. Personnellement, j'aime la littérature islandaise et scandinave et c'est en toute subjectivité que j'avoue avoir aimé ce roman.
Je prends donc rendez-vous très prochainement avec "La femme en vert"!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          570
Eve-Yeshe
  08 février 2017
J'ai passé un bon moment avec l'inspecteur Erlendur, héros fatigué, toujours empêtré dans ses problèmes familiaux, son équipe dans une enquête qui, en elle-même est plutôt lente mais intéressante.
Un lac qui se vide à la suite d'un tremblement de terre laissant apparaître un squelette relié à un appareil de transmission datant de l'époque soviétique, des personnes portées disparues sans que les enquêtes de l'époque aient été vraiment approfondies… on concluait facilement au suicide dans ce pays où les journées s'étirent indéfiniment en été…
Indridason utilise l'enquête pour régler ses comptes avec le passé de l'Islande, notamment les méthodes d'espionnage mises en place par l'ex RDA : on attribuait des bourses à des étudiants islandais appartenant au parti communiste et une fois arrivés à Leipzig, on les manipulait pour qu'ils dénoncent les faits et gestes de leurs copains.
En plus des cours, ils étaient obligés, sous peine de sanctions, de travailler dans les champs, les usines ou la restauration de l'Allemagne en ruines, et de participer à toutes les réunions…
Le PC était actif à l'époque, car certains Islandais ne supportaient pas les bases militaires américaines installées sur l'île et tout le monde espionnait tout le monde ou presque d'intelligence avec l'ennemi. C'était l'époque de la guerre froide.
Une belle évocation des méthodes de la Stasi, des pouvoirs de manipulation, du lavage de cerveau et du traitement accordé à ceux qui commençaient à réfléchir par eux-mêmes, voire de révolter, avec une histoire d'amour. C'est ce que j'ai préféré dans ce polar.
Je me souviens de la révolte à Hongrie et l'entrée des chars soviétiques pour la mater : nous étions suspendus aux infos pour tenter de savoir comme la situation évoluait et la chape de plomb qui a mis fin à l'espoir… cela paraît très loin, très abstrait pour les plus jeunes, mais cela a existé et qui sait ce que l'avenir peut apporter…
J'aime beaucoup la manière dont Indridason met en lumière l'Islande : la société, l'histoire du pays à travers ses polars éveillant la curiosité du lecteur, l'envie d'en apprendre davantage.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          523
la_fleur_des_mots
  30 décembre 2013
Lorsqu'un lac se vide, le passé peut refaire surface. le passé prend ici la forme d'un squelette retrouvé lesté à un émetteur radio au fond d'un lac islandais. L'enquête est confiée au commissaire Erlendur, homme intègre et héros récurrent des romans d'Arnaldur Indriðason. Son travail de fourmi pour identifier l'homme du lac le mènera dans les années 50 sur les traces d'étudiants islandais partis étudier à Leipzig.
Comme souvent chez cet auteur, on est loin de rythme haletant de certains polars. Ici la narration est douce et prend son temps. Ce roman truffé de flash-back nous entraîne en ex-Allemagne de l'Est en pleine guerre froide. Si quelques clichés, notamment sur la traque des communistes, auraient pu être évités, le récit sur fond de stasi, de trahison et de délation n'en demeure pas moins passionnant et parfaitement construit. Une livre qui se déguste avec grand plaisir.
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
Commenter  J’apprécie          441
Fortuna
  16 novembre 2014
Au début des années 2000 un tremblement de terre en Islande a entrainé une baisse importante du niveau du lac de Kleifarvarn en élargissant des failles en son fond. A tel point qu'une jeune ingénieure chargée d'effectuer des relevés découvre, par un beau matin de mai, le squelette d'un homme...qui marinait là depuis plus de trente ans attaché à un vieil émetteur soviétique.
L'équipe d'Erlendur va donc être chargée de remonter dans le temps pour retrouver l'identité de ce malheureux qui a manifestement été assassiné puis jeté dans le lac. Et nous voilà replongés à l'époque de la guerre froide, dans les années 50 où des étudiants islandais conquis par les idéaux communistes s'en allaient faire leurs études en RDA. Et découvraient là-bas l'envers du décors.
Le thème de la disparition hante évidemment Erlendur et malgré les difficultés à réveiller des souvenirs endormis, des plaies anciennes, à retrouver des indices enterrés depuis des décennies, à se remémorer une époque pas si lointaine...il va persister, peut-être en mémoire de son propre frère disparu, et aller au bout de cette enquête.
Une fois encore chez Indridason, au delà de l'histoire policière, on découvre un pan de l'histoire islandaise - mêlée à celle d'autres pays européens, l'Allemagne - et point stratégique - de par la présence d'une base américaine - de la guerre froide. On y retrouve cette passion presque archéologique de faire revivre le passé à partir de traces, de vestiges, de nous déterrer des secrets enfouis ou des livres oubliés.
Une quatrième et passionnante enquête d'Erlendur, toujours aux prises avec ses propres démons qui lui font fuir la lumière de ce printemps islandais. Et aux blessures toujours prêtes à se rouvrir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          341
Aline1102
  10 mai 2014
Erlendur et ses fidèles acolytes, Erlinborg et Sigurdur Oli, se trouvent plongés dans une intrigue que l'on peut clairement qualifier de politique. Alors qu'ils n'ont pas l'habitude de ce genre de problème dans leur pays, ils se retrouvent confrontés à des histoires d'espionnage entre ambassades rivales.
La découverte d'un squelette dans le lac de Kleifarvatn amène en effet Erlendur et ses collègues à s'intéresser à un groupe de jeunes socialistes ayant été invités à étudier à l'université de Leipzig au moment où l'Allemagne entamait à peine sa reconstruction, dans les années 1950
Une telle intrigue pour un polar permet à Indridason de nous plonger dans deux pays différents, à deux époques différentes. Lors de certains chapitres, nous nous retrouvons en Islande, de nos jours. Et d'autres chapitres, racontés par Tomas (un étudiant islandais, membre du parti socialiste), se passe en 1950, quand l'Allemagne de l'Est tentait (plutôt vainement…) de recouvrer son niveau de vie d'avant la seconde guerre mondiale.
C'est une période de l'histoire que je connais mal, aussi était-ce très intéressant de découvrir l'ambiance de l'époque « de l'intérieur », grâce aux chapitres consacrés à ces étudiants islandais qui suivent des cours à Leipzig. Au travers de chapitres flash-back au cours desquels Tomas et ses amis vivent certaines aventures plus que désagréables en Allemagne, nous découvrons les problèmes auxquels ces jeunes devaient faire face : passionnés par la doctrine socialiste, ils devaient s'engager à respecter la doctrine du parti (y compris la surveillance mutuelle et la dénonciation) pour pouvoir rester à l'université et continuer leurs cours.
Comparé à cette ambiance sombre et oppressante qui caractérise les chapitres « allemands » du roman, les passages consacrés à l'enquête d'Erlendur sont presque joyeux. Peut-être parce que, pour une fois, c'est l'été dans un roman d'Indridason. Cette saison ne plaît d'ailleurs pas beaucoup à Erlendur, qui préfère la nuit froide et sombre de l'hiver. Plus adaptée à son humeur, sans doute.
Erlendur est encore et toujours hanté par la disparition de son jeune frère et s'entête à vouloir résoudre cette énigme du squelette du lac de Kleirfavatn, parce qu'il sait comme personne se mettre à la place des gens qui ont perdu la trace d'un ami ou d'un proche. Erlendur sait que ce squelette vivait quelque part, entouré par des personnes qui n'ont plus eu de ses nouvelles et qui se demandent sans doute encore ce qu'il est arrivé à leur proche/ami. Il s'acharne donc, là où Sigurdur Oli et Elinborg semblent moins concernés. Elinborg a cependant une bonne excuse : elle vient de publier un livre de recettes de cuisine qui remporte un succès certain.
Les enfants d'Erlendur sont également présents. On entend parler d'Eva Lind (elle n'est pas là « physiquement », comme dans d'autres romans de la série) et Sindri Snaer rend plusieurs fois visite à son père.
Tout ces détails sur la vie quotidienne des enquêteurs (les relations entre Erlendur et ses enfants, la cuisine d'Elinborg, le couple de Sigurdur Oli) donnent au roman une ambiance assez calme. Les recherches des enquêteurs se font sans précipitation et, si le suspense est bien au rendez-vous, l'action n'est pas spécialement le point fort de ce polar, que j'ai trouvé plutôt intimiste ; sans doute à cause des passages consacrés à Tomas, racontés à la première personne. le manque d'action et de rebondissements ne doit toutefois pas effrayer les amateurs potentiels : ce polar est passionnant. Une fois commencé, impossible de le lâcher, car on se demande forcément quels rapports peuvent entretenir l'Islande contemporaine et l'Allemagne de l'Est des années 1950. Et comme Indridason connaît bien son boulot de conteur, il ne nous le révèle pas tout de suite, histoire de faire durer le suspense.
L'homme du lac était donc une excellente lecture et n'a fait que conforter ma décision de continuer ma découverte des polars d'Indridason.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   29 janvier 2013
On s'est familiarisés avec la dictature du parti, avec la peur et l'oppression. Certains ont essayé d'en informer le Parti à leur retour en Islande mais sans effet. J'ai toujours eu l'impression que la version est-allemande du socialisme n'était qu'une prolongation du nazisme.
Commenter  J’apprécie          510
OrchydOrchyd   18 août 2012
- On peut être bigame, en Islande, sans être inquiété ? demanda Sigurdur Oli.
- Non, répondit Elinborg, catégorique. Nous ne sommes pas assez nombreux.
Commenter  J’apprécie          460
dilou37dilou37   14 août 2013
Erlendur resta allongé à scruter l'obscurité. Il pensa à Eva Lind et Sindri Snaer, ses deux enfants, et à leur mère qui le haïssait. Il pensa à son frère qu'il avait passé toutes ces années à chercher sans le retrouver. Ses ossements reposaient quelque part. Peut-être au fond d'une profonde crevasse, peut-être dans les montagnes, plus haut qu'il ne l'avait jamais soupçonné. Il était pourtant monté très haut et avait essayé de calculer la distance qu'un garçon de huit ans était susceptible de parcourir dans une tempête de neige.
Tu ne t'en lasses jamais ?
Tu ne te lasses jamais de cette recherche incessante ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Zora-la-RousseZora-la-Rousse   07 février 2011
Les hommes n'ont aucune limite quand il s'agit d'être lamentables.
Commenter  J’apprécie          671
FortunaFortuna   15 novembre 2014
Debout devant la ferme, il regardait les vestiges d'une vie qui n'était plus. Il songea à l'homme à la Falcon. A cette femme qui l'attendait toujours. Il songea à sa fille et à son fils. En contemplant le soleil du soir, il songea à son frère qui avait disparu. A quoi son frère avait-il pensé au cœur de la tempête ? Au froid qui le tenaillait ? Au plaisir qu'il aurait à rentrer à la maison dans la douce chaleur ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Videos de Arnaldur Indriðason (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arnaldur Indriðason
Un livre pour la nuit : La rivière noire
autres livres classés : islandeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Arnaldur Indridason

Un soir glacial de janvier, un petit garçon asiatique de 12 ans qui rentrait de son école est assassiné au pied d’un immeuble de la banlieue de Reykjavik.

La Cité des jarres (2005)
La Femme en vert (2006)
La Voix (2007)
L'Homme du Lac (2008)
Hiver arctique (2009)
Hypothermie (2010)
La Rivière Noire (2011)
Betty (2011)
La Muraille de lave (2012)
Etrange Rivage (2013)

10 questions
200 lecteurs ont répondu
Thème : Arnaldur IndriðasonCréer un quiz sur ce livre
. .