AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Éric Boury (Traducteur)
ISBN : 2757803174
Éditeur : Points (11/01/2007)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 1591 notes)
Résumé :
Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange... Un os humain !
Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d'indices au commissaire Erlendur.
L'enquête remonte jusqu'à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace d'une Islande sombre et fantomatique...
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (190) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
06 novembre 2011
Moyenne de 4 / 5 , 248 votes , 60 critiques...Tout est dit !
Si le systeme de notation Babelio avait été plus pointu , j'aurais pu me fendre d'un 4.728 . Mais apres 3 h de vaines tentatives à essayer de cliquer sur 1/3 , 1/4 d'étoiles dans l'espoir d'affiner mon jugement , les faits sont là Arnaldur , je ne pourrais qu'attribuer un quatre étoiles , les cinq étant exclusivement réservées à la collection Harlequin...
La Femme en Vert semble avoir été bardé de récompenses ! Prix des lectrices de ELLE en 2007 ; Prix Clé de verre 2003 du roman noir scandinave ( à ne jamais remettre à un parkinsonien ! ) ; Prix CWA Gold Dagger 2005 . Excusez du peu...N'ayant pas de prix à décerner , je me contenterai d'applaudir et des deux mains encore , ce qui est toujours plus pratique . Assurément le meilleur Indridason lu à ce jour !
L'enquete : Toti fete ses huit ans . Sa petite soeur , elle , semble s'amuser avec un cadeau atypique mais oh combien original : un os humain ( Noel approche , pensez-y ) . Une fois le squelette localisé , revoila l'infatigable Erlendur , assisté de sa fine équipe , en charge d'identifier la macabre découverte . Un supposé meurtre datant de pres de 60 ans !
Indridason n'est pas Barbara Cartland ! le rose semble lui etre tout à fait étranger , ce qui est vraiment dommageable , car il nous prive , du coup , de dialogues incroyablement touchants et gravés à vie dans la mémoire collective :
- As-tu du souçi qui te cause du tracas Anna Gram ?
-Nan , laisse-moi Anna Lphabeth , j'ai seulement des problemes...
Merci Barbara...
Son truc , à Indridason , c'est le sociétal ! le racisme , l'homosexualité , la violence sexuelle...Et le moins que l'on puisse dire , c'est qu'il tape souvent juste ! Là ou ça fait mal ! Il a l'art d'éveiller les consciences aux pires travers , aux pires penchants inavouables commis par l'Homme , maillon supreme de la chaine de l'évolution . Dans cette enquete , l'auteur va prendre un malin plaisir à nous balader d'une époque à une autre , sorte de yo-yo temporel entre un passé à élucider et un présent qui n'a peut-etre plus d'avenir pour Eva Lind , la fille d'Erlendur , découverte par son pere inanimée et promise par le médecin à une mort quasi-certaine . Erlendur pourrait alors perdre du meme coup et sa fille , et son titre de grand-pere . Eva etant alors prégnante au moment des faits . Leurs rapports furent toujours houleux et c'est dans ces conditions extremes qu'Erlendur va se dévoiler comme jamais , offrant ainsi à sa fille ( et au lecteur ) une confession ou la maladresse n'a d'égale que l'amour qu'il lui porte . Touchant .
Comme bien souvent , c'est le boulot qui permet à tout un chacun de tenir lorsque la vie vous envoie vacherie sur vacherie .
Et Erlendur s'y livrera à corps perdu . Son obsession , découvrir l'identité de ce cadavre d'apres-guerre . Une fois de plus , Indridason nous perdra avec délectation . C'est à un incroyable jeu de piste auquel l'auteur nous convie . Il nous en donne cependant les clés . Deux hypothese s'offrent à nous et nous paraissent aussi plausibles l'une que l'autre à tour de role . L'on croit deviner ce qui semble etre comme une évidence et un nouveau personnage , un nouveau fait vient instaurer le doute et faire voler en éclat ce qui apparaissait trois pages plus tot comme la résolution indubitable d'une enquete rondement menée . L'une de ces pistes conduit à une famille qui aurait habité les environs au moment du drame. Une femme . Un homme ( encore que..) . Trois enfants dont la petite derniere handicapée . Et c'est avec douleur et compassion que l'on va supporter cette femme en passe de perdre son humanité sous les coups journaliers de son mari et presque résignée à son sort peu enviable . Indridason dépeint crument la violence conjugale au quotidien . L'assassinat de l'ame . Un plaidoyer grandiose sur la condition de femme battue !
Indridason signe là un polar douloureux et sans concessions . Une Islande d'apres-guerre magistralement évoquée . Un grand polar tout simplement !
A tous ceux qui pretent la moindre signification aux couleurs , La Femme en Vert n'engendre pas de grands espoirs , elle les matérialise !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          614
andman
07 août 2013
"La muraille de lave" m'a permis, il y a peu, de découvrir l'univers d'Indridason.
Plusieurs lecteurs fidèles du romancier islandais regrettent l'absence dans ce polar du commissaire Erlendur, l'envie était forte de faire la connaissance de ce personnage emblématique.
Dans "La femme en vert" l'équipe d'Erlendur est fort heureusement au complet.
La découverte d'un squelette vieux de 70 ans dans les fondations d'une maison en construction de la banlieue de Reykjavík nécessite non seulement les compétences des meilleurs enquêteurs mais aussi l'aide d'archéologues dont le travail de fourmis s'éternise.
Avec beaucoup d'habileté, Indridason remonte le temps et glisse à l'intérieur de chaque chapitre l'histoire effrayante d'une famille ayant vécu dans les années 40 à l'endroit même où se déroulent les fouilles. Avec une cruauté inouïe un père terrorise sa femme et leurs trois enfants. Les passages à tabac de la pauvre maman, sous les yeux horrifiés d'une petite fille handicapée et de ses deux demi-frères, sont insoutenables.
En parallèle, sont dévoilés les rapports compliqués entre Erlendur et sa fille aujourd'hui jeune adulte. Eva Lind est dans un coma profond à l'hôpital suite à la perte de son bébé mort-né alors qu'elle se trouvait dans un square sous l'emprise de la drogue. Suivant les conseils des médecins, Erlendur vient à son chevet et lui parle chaque jour.
A mi-chemin du roman, le lecteur peu habitué à rencontrer autant de personnages en souffrance se dira que le pire est sans doute passé et croisera les doigts pour une seconde partie moins glauque. L'abandon du bouquin n'est d'ailleurs plus envisageable et équivaudrait, à ce stade, à une non-assistance à personnes en danger.
Tout en gardant à l'esprit qu'avec Indridason le creux de la vague peut atteindre des profondeurs abyssales, ce polar devrait captiver les lecteurs les plus endurcis.
Je comprends mieux maintenant l'attachement des uns et des autres au personnage d'Erlendur. Malgré un parcours de vie marqué depuis l'enfance d'évènements familiaux tragiques, c'est un homme d'une grande humanité.
J'aurais grand plaisir à suivre dans quelques temps une autre de ses enquêtes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          625
jeranjou
31 juillet 2013
Analdur, Erlendur, Sigudur… Dur, dur, d'apprendre l'islandais…
Dans la famille scandinave, après la déferlante suédoise des Larsson, Lackberg ou autres Olsen, les romans d'Indriðason nous parviennent du ciel islandais comme des effusions de lave des volcans enneigés ou bien encore comme des bulles d'eau des bouillonnants geysers au milieu des terres gelées. Des textes soufflant le chaud et le froid que l'on prend en pleine figure et qui laissent une marque indélébile au final…
Pensant depuis toujours d'Indriðason était une femme comme Camilla Lakberg, j'ai eu un choc en voyant la photo d'un homme en quatrième de couverture. Vous comprenez, dans le cadre de la loi égalité homme- femmes, je voulais réduire mon taux de lecture atrocement masculin par la découverte de « La femme en vert » et je me retrouve, à l'insu de mon plein gré, ne faire qu'aggraver mon cas avec ce roman d'Arnaldur Indriðason.
Pas facile à prononcer cet auteur. Je ne vous parle même pas des personnages principaux de cet ouvrage, les trois policiers de la criminelle aux prénoms en ur et org, dont il m'a fallu un temps fou pour les distinguer. C'est ainsi qu'ils font irruption dès le début du livre : Erlendur le commissaire, Sigudur Oli un adjoint qui ne souhaite surtout pas ressembler à son chef et Elinborg, une des rares femmes inspecteurs, ou plutôt inspectrices.
Tout ce joli monde enquête sur la découverte d'ossements humains retrouvés sur la colline de Grafarholt non loin de la capitale Reykjavick. A l'aide d'archéologue et de géologue, ils vont découvrir que le corps date de la période de la seconde guerre mondiale mais qu'il nécessite d'être entièrement et méticuleusement sorti de terre pour connaitre son sexe et délivrer ses autres secrets.
Intrigué par les groseilliers donnant encore des fruits aujourd'hui, Erlendur découvre, après quelques recherches cadastrales, qu'une maison existait auparavant sur les lieux du cadavre découvert.
A partir de cette situation énigmatique, Arnaldur Indriðason va articuler son roman entre l'enquête policière actuelle et la vie dans les années 40 de la famille habitant dans cette maison reposant sur cette colline islandaise. le jeu de ping-pong entre présent et passé durera miraculeusement jusqu'à la toute fin du roman pour nous délivrer le mystère de la femme en vert.
Je parle de petit miracle car l'auteur délivre par petites touches subtiles un récit parfaitement construit et captivant de bout en bout. A travers le drame familial d'Erlendur d'une part et le calvaire enduré par cette famille de Grafarholt durant la seconde guerre mondiale d'autre part, Indriðason réussit à nous embarquer dans son univers totalement inhumain et pourtant très touchant.
La lecture des conditions de vie d'une femme battue et de ses enfants reste toujours aussi atroce et insoutenable comme j'avais pu le lire dans "Jamais sans ma fille" de Betty Mahmoody qui racontait les dix-huit mois de calvaire qu'elle vécut en Iran avant de réussir à s'en échapper avec sa fille.
Au final, je vous encourage à deux cent pourcent à vous jeter sur ce magnifique roman de « La femme en vert » qui vous fera cogiter, frissonner, hurler et pour les plus émotifs verser quelques larmes … Pour vous dire, j'ai succombé dès la fin de l'ouvrage à un achat compulsif de « La cité des jarres » du même auteur . Décidément, dur, dur de résister à l'islandais très en vogue en ce moment, Arnaldur Indriðason
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          576
Lorraine47
02 mars 2014
La femme en vert m'a scotchée, mise au tapis, laissée pantoise. Elle m'a mise ipon sans préavis! Jusqu'à ce jour c'est l'ouvrage d'Indridason qui a ma préférence.
Ce qui m'a touchée c'est sans aucun doute l'histoire de cette femme ayant vécu l'horreur de la violence conjugale. Cette tragédie vient s'imbriquer dans l'enquête d'Erlendur, notre policier de la criminelle de Reykjavik.
Tout débute avec la découverte d'un os humain qui se retrouve entre les mains d'une petite fille qui se l'est appropriée pour se faire les dents!
De fil en aiguille cet os les mène en banlieue de la capitale islandaise et des fouilles commencent pour déterrer un squelette qui pourrait bien être là depuis la deuxième guerre mondiale.
Il va sans dire que même sous la torture je n'en dévoilerai pas plus sur cette intrigue, qui se déroule avec une précision et une progression digne des plus grands thrillers.
Après cette lecture, je ne regarderai plus mes groseillers de la même façon...
Commenter  J’apprécie          650
AudreyT
03 juin 2016
Le commissaire Erlendur mène une enquête difficile : il doit découvrir l'identité d'un squelette découvert enfoui en haut d'une colline, décortiquer une histoire de violence familiale, faire la paix et sauver sa fille aînée... C'est beaucoup pour un seul homme, qui laisse doucement des souvenirs douloureux remonter à la surface de sa mémoire. Mais c'est aussi, peut être, l'occasion d'accepter ce qui s'est passé quelques années plus tôt, dans une froide et brumeuse journée d'hiver...
Un grand Indridason que ce roman fort et chargé en émotion. Les personnages sont finement dévoilés, l'intrigue nous tient en haleine jusqu'aux dernières pages et l'écriture est d'une fluidité renversante... C'est ma première découverte de l'auteur mais pas la dernière. Certainement pas !!
Commenter  J’apprécie          504
Citations & extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
BillBill27 avril 2017
C'était pour lui un véritable délice de regarder de vieux quotidiens d'information et des revues populaires, d'entendre le froissement et de sentir l'odeur du papier jauni, de ressentir des impressions de cette époque révolue que ces journaux avaient consignées alors et pour toujours.
Commenter  J’apprécie          30
BillBill27 avril 2017
On a honte d’être la victime de ce genre d’homme, on se referme sur soi dans une solitude absolue dont on interdit l’accès à tous, et même à ses enfants, car on ne veut pas que quiconque vienne y mettre les pieds, surtout pas ses propres enfants. Et alors, on se retrouve là à se préparer à la nouvelle attaque qui viendra sans prévenir, plein de haine contre quelque chose d’incompréhensible et tout à coup la vie se résume à attendre cette prochaine attaque, quand viendra-t-elle, avec quelle violence, pour quelle raison, comment je pourrais l’éviter ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
BillBill27 avril 2017
Il pensait à ces enfants qui ne connaissent jamais vraiment leurs parents. Qui ne parviennent jamais à savoir qui ils sont en réalité. Ces enfants qui faisaient irruption dans la vie de leurs parents quand celle-ci était déjà à moitié écoulée et qu’ils ne savaient rien d’eux. Qu’ils ne voyaient en eux rien d’autre que la figure du père, de la mère, celle de l’autorité ou encore la figure tutélaire. Et ne découvraient jamais le secret qu’ils conservaient ensemble ou chacun de leur coté, ce qui avait pour conséquence de rendre les parents aussi étrangers à leurs enfants que tous les autres gens croisés sur leur chemin
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
BillBill27 avril 2017
Autrefois, un enfant conçu hors mariage était une chose parfaitement impensable pour une femme. Cela signifiait la honte et l'exclusion. Les gens les traitaient de Marie-couche-toi-là. Ils se montraient sans pitié avec elles.
Commenter  J’apprécie          00
BillBill27 avril 2017
On dit que le temps guérit toutes les blessures, dit le médecin croyant voir qu'Erlendur détournait le regard. Cela s'applique tout autant au corps qu'à l'âme
Commenter  J’apprécie          00
Dans la catégorie : IslandaiseVoir plus
>Autres littératures germaniques>Littérature islandaise>Islandaise (16)
autres livres classés : islandeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Arnaldur Indridason

Un soir glacial de janvier, un petit garçon asiatique de 12 ans qui rentrait de son école est assassiné au pied d’un immeuble de la banlieue de Reykjavik.

La Cité des jarres (2005)
La Femme en vert (2006)
La Voix (2007)
L'Homme du Lac (2008)
Hiver arctique (2009)
Hypothermie (2010)
La Rivière Noire (2011)
Betty (2011)
La Muraille de lave (2012)
Etrange Rivage (2013)

10 questions
192 lecteurs ont répondu
Thème : Arnaldur IndriðasonCréer un quiz sur ce livre
. .