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Henri Robillot (Traducteur)François Gromaire (Traducteur)
EAN : 9782070407958
247 pages
Gallimard (18/01/1999)
3.8/5   41 notes
Résumé :
Une chance sur mille d'en réchapper. Quatre heures pour se libérer. Elle n'a pas le courage de partir sans lui. Lui ne peut quitter New York tant qu'il n'a pas retrouvé l'auteur d'un crime dont toutes les circonstances concourent à le charger. Les jeux semblent faits.
La nécessité absolue de gagner l'aube de vitesse, s'ils veulent continuer à vivre, lance les deux jeunes gens dans une série d'aventures à vous glacer le sang...

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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
C'est la nuit. L'histoire se déroule d' une heure moins dix à six heures.
- Une heure moins dix à New-York :deux jeunes paumés se rencontrent : Elle(Bricky) taxi-girl, lui (Quinn) chômeur.
Originaires de la même ville, Glen Falls, ils décident, pour ne pas être dévorés par New-york , de rentrer chez eux par le car de six heures. Avant de rentrer Quinn se doit de rapporter l'argent qu'il a volé . Arrivé dans la maison où il a commis le vol il tombe sur un cadavre. Pour ne pas passer pour le coupable Quinn doit trouver l'assassin.
- Trois heures moins cinq ils partent chacun de leur côté à la recherche du coupable.
- six heures moins le quart : ils se retrouvent enfin.
Arriverons-t-ils à temps pour le car de six heures ?

A la lecture de ce court roman on est plongé dans un film noir américain des années 50*. Chaque scène , chaque décor des rues, des logements, chaque personnages leurs visages, leurs vêtements l' ambiance de la nuit, les lumières, les bruits, sont décrits, rien n'est oublié.
lecture intéressante.

*(un film aurait été réalisé par Harols Clurman mais Je n'ai rien trouvé sur internet )
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Quinn, un jeune homme instable et désoeuvré, découvre par hasard un coffre-fort à l'intérieur d'un appartement privé. Il se retrouve alors sans savoir pourquoi – et le lecteur non plus – en possession de la clé de l'appartement. Il décide d'y retourner histoire de faire un sort au contenu du coffre.
Chose faite, et maintenant doté d'un copieux pactole qu'il trimballe dans ses poches, le remord le ronge insidieusement. Il décide de retourner une nouvelle fois sur les lieux du cambriolage, cette fois-ci pour remettre le butin à sa place. Là, un cadavre l'attend et il s'enfuit, effrayé. Puis il y retourne, pour mener sa propre enquête de peur de se voir accuser à tort de ce crime…
Bon, soyons clair, il faut être vraiment bon public pour suivre Quinn dans cette errance un peu ridicule.

Aidé de Bricky, une jeune femme rencontrée dans un dancing au début de la nuit et dont l'unique but dans la vie semble être de quitter New-York impérativement par le prochain bus de 6h du matin, ils vont se lancer sur la piste du ou de la criminelle. Une enquête à boucler avant le lever du jour, donc, ce qui ne devrait pas poser trop de problèmes, New-York ne comptant que quelques millions d'habitants. Ce n'est pas comme si c'était une grande ville !

- Essayons d'y voir clair. Quinn, tu es un homme. J'imagine que tous les hommes doivent agir à peu près de la même façon dans une circonstance donnée.

Le ton est donné. C'est à partir de ce postulat fumeux que Bricky et Quinn comptent s'y prendre pour, à partir de la scène de crime, suivre la piste (quelle piste ?) et confondre le coupable. On n'est pas rendu !
On le voit, ce n'est pas vraiment le souci de vraisemblance qui anime William Irish, dans cette cavalcade nocturne rythmée, de chapitre en chapitre, par le défilement de l'horloge (puisque, ne l'oublions pas, tout doit être bouclé avant 6h du matin !).
Reste un style fluide et agréable, assurance de passer un bon moment sans prise de tête superflue. Pour amateurs d'invraisemblances, de déductions hasardeuses, de coïncidences fortuites et de grosses ficelles.
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Je ne sais pas trop dans quelle catégorie classer ce roman, un mélange de noir, policier et suspense. le démarrage est drôlement efficace. J'ai beaucoup aimé l'ambiance rendue par l'auteur. Ici le danger, c'est la ville de New York, qui emprisonne et ensorcelle les gens venus y chercher fortune et les tient sous son emprise. Nos deux protagonistes se rencontrent par hasard et réalisent qu'ils viennent du même village. A eux deux, ils vont se soutenir afin d'échapper aux griffes de la ville, mais celle-ci n'a pas dit son dernier mot... Malgré des situations qui m'ont semblées invraisemblables, comme le fait que nos deux protagonistes décident de retrouver un meurtrier en quelques heures, seuls et armés de leur seule volonté de fuir, j'ai passé un agréable moment et j'ai été prise par le suspense.
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Ce roman apporte un bon petit moment de lecture si l'on veut se mettre un livre sous le nez, il y avait une bonne idée derrière tout cela. Ce n'est cependant pas le meilleur de l'auteur, on a l'impression que certaines choses qui arrivent aux personnages sont tellement irréalistes. Beaucoup de coïncidences et de hasards en une seule soirées, trop beau pour être vrai. Par contre, j'aime la peine que prend l'auteur pour décrire la vie nocturne de New York, il prend la peine de décrire certaines scènes du quotidien etc, j'ai toujours aimé les auteurs qui décrivent des scènes comme ça, même si cela ne rajoute rien à l'intrigue, mais au moins... :)
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Où vont-ils tous les deux dans la nuit ?

Même eux ne le savent pas, perdus dans des idéalismes de jeunes gens venus réussir à Big Apple, finalement déçus de courir après la petite monnaie pour vivre dans des appartements miteux, sans envergure, sans réelles carrières.
Alors si Quinn dégote du fric dans un coffre par hasard, il préfère le redéposer ensuite dans cette sombre maison, un voleur facile car il a la clef du lieu, mais au retour, il y a un cadavre. Deux jeunes gens un peu paumés, enquêteurs malgré eux, dans la nuit avec l'horloge qui tourne car ils souhaitent repartir vers leurs villes de province loin de tout cela.
Une intrigue aux enchainements caricaturés pour un film gentil des années 50s, un délassement de quai de gare, peut-être un peu suranné, trop vieillot !
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Elle mit son bras en travers de la porte, lui barrant le passage.
- Seulement, colle-toi bien ça dans le crâne, l'avertit-elle : je t'invite à boire le café, un point c'est tout. Les agaceries, ça marche pas avec moi. Si tu essayes de me faire du plat, je...
- Je ne pensais pas à ça, dit-il avec une sorte de gravité qu'elle n'eût jamais pensé trouver chez un homme. Il suffit d'un coup d’œil pour se rendre compte à qui on a affaire.
- Tu serais étonné d'apprendre le nombre de types qui auraient besoin d'aller chez l'oculiste, dit-elle d'un ton aigre.
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- Regarde l'étui, maintenant. Tu vois où tu l'as prise ? A droite. Comme tout le monde. Et tu continues de droite à gauche. Or, sur son étui à lui, c'est le contraire qui s'est produit. Tu vois ce que je veux dire, maintenant ? L e type qui était assis dans ce fauteuil, en face de Graves, était gaucher.
Bricky en resta bouche bée.

p.99
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C’était
comme de lire une page dont l’écriture se serait un peu effacée, estompée, décomposée.
Une page d’écriture qui aurait été exposée à la pluie. Tous les signes s’y
trouvaient encore, mais ils étaient brouillés. Les lignes qui avaient constitué
les traits du visage n’étaient plus que des sortes de coutures. La bouche, qui
avait peut-être été ferme ou molle, amère ou gaie, n’était plus qu’une brèche, ouverte
dans le visage. Les yeux qui avaient peut-être été doux ou cruels, spirituels
ou stupides, n’étaient plus que des pierres luisantes et sans vie.
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– Je suis célibataire, dit-il. Je vis seul.
– Vous ne partagez même pas votre chambre avec un copain ?
– Non. Je suis le loup solitaire en personne.
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C’était encore un môme, il s’est fait avoir. Le môme est tombé amoureux d’elle, le môme s’est cru un homme et le môme a parlé mariage. La fille et son ancien partenaire de music-hall se sont renseignés sur lui et ils ont découvert qu’il appartenait à
une famille de la haute, ce qui laissait prévoir de l’oseille. Ça devenait intéressant. Alors, ils ont monté leur truc et ils l’ont possédé.
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