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Edmond Michel-Tyl (Autre)Marielle de Lesseps (Autre)Françoise Ducout (Éditeur scientifique)Martine Ferrand (Éditeur scientifique)
EAN : 9782267004366
271 pages
Christian Bourgois Editeur (01/07/1987)
3.62/5   32 notes
Résumé :
C'était le 150e jour avant la date fixée pour son exécution. Il était entré par hasard dans un bar aux lumières tamisées. Elle était seule, vêtue de noir, d'apparence discrète.
Et pourtant, elle portait un chapeau qui frappait par sa forme et sa couleur, un chapeau qui semblait dire : "Quand j'ai ce chapeau, prenez garde : je suis prête à toutes les audaces."
Elle n'avait pas de projets pour la soirée et avait accepté de l'accompagner au spectacle. Com... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Suite à une dispute de couple, un homme se retrouve dans un bar. Il y croise une jeune femme. Ils concluent un accord: pas de nom, pas de rendez-vous ultérieur, pas de discussion personnelle, et ils cheminent ensemble toute la nuit. Allant au spectacle, dans un restaurant, un autre bar.

Quand il revient chez lui, la police est là, sa femme a été étranglée. L'heure du décès est approximativement celle où il a quitté son appartement. Tout l'accuse. D'autant qu'il ne connaît pas le nom de la femme avec laquelle il a passé la nuit. Il ne se souvient pas de son visage, dont les traits sont assez passe-partout.

Il termine donc en prison, condamné à mort, et n'a d'autre recours que de faire appel à un ami (il aurait bien tenté le 50/50, mais on n'est pas dans un jeu télévisé). Son meilleur ami débarque de l'étranger et reprend l'enquête.

Très vite, il va multiplier les pistes, mais le sort s'acharne. Sitôt trouvé, le nouveau témoin meurt dans des circonstances qui peuvent faire penser à un accident.

William Irish est un maître dans le suspense et le roman noir. Ici, chaque chapitre va égréner le temps qui passe et qui rapproche le personnage principal de l'exécution. Mais Irish est un finaud. Il va peu à peu nous donner à voir ce qu'il veut bien dévoiler et il va nous faire prendre nos vessies pour des lanternes, comme on dit. Il nous mystifie, oriente l'enquête, ne nous montre pas tout.

En effet, si le lecteur va vite admettre l'innocence du personnage prinicpal, il va tout aussi vite se dire que cette mystérieuse inconnue rencontrée dans un bar a quelque chose à se reprocher.

Irish mène l'enquête conduite par le meilleur ami de main de maître, et il termine par un coup de théâtre assez génial. Malheureusement, il nous gratifie d'un chapitre de plus, "de trop" dirais-je, où l'inspecteur nous réexplique le pourquoi du comment des tenants et aboutissants, pas spécialement nécessaire.

Cela étant, on a là un excellent roman noir, reflet d'une époque.
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Dans ce roman noir de William Irish nous découvrons à nouveau une femme superbe et héroïque qui prend tous les risques pour sauver l'homme qu'elle aime de la chaise électrique, un mari volage qui est accusé du meurtre de sa femme. Après « J'ai épousé une ombre » et « La mariée était en noir », c'est le troisième roman que je lis de cet auteur. J'ai été portée par cette histoire d'amour colorée de noir-polar. L'intrigue bascule dès les premières pages. Un soir, le ciel était écarlate, Scott Henderson s'est à nouveau disputé avec sa femme qui ne veut pas divorcer. Il noie son désespoir dans un bar, le Anselmo où il rencontre une inconnue. La soirée qu'il avait organisée pour sa femme, il la propose à cette étrangère. D'abord un dîner au restaurant Maison Blanche, intimiste et renommé pour sa cuisine. Puis ils continuent la soirée au théâtre. Ayant raccompagné en taxi l'inconnu au Anselmo, Scott rentre chez lui et découvre sa femme morte, étranglée avec l'une de ses cravates. La police est déjà sur place. le choc émousse sa mémoire de la soirée. Burgess, l'inspecteur chargé de l'enquête doute de la vraisemblance de ces six heures d'absence passées en compagnie d'une femme à qui il n'a même pas demandé l'identité. Ses descriptions vagues, ce n'est pas plausible. En prison, il fait appel à son meilleur ami John Lombard expatrié en Amérique du Sud par une compagnie pétrolière. Et comme un fait exprès, à chaque révélation d'indice qui pourrait le discriminer, le témoin meurt. le sort s'acharne.
William Irish est un talentueux écrivain. Il réussit en moins de deux cents pages à installer des personnages, une intrigue dans un paysage souvent urbain. La narration sobre maintient un rythme nerveux qui rend parfois claustrophobe. C'est jouissif.
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Pas le meilleur Irish que j'ai lu.
Il faut dire que notre écrivain est une référence. Il est l'un des pères du roman et du film noirs autant en Europe qu'en Amérique. Nombre de ces quinzes romans ont été adapté au cinéma.
On se souvient de "Fenêtre sur cour" (Alfred Hitchcock), "La mariée était en noir" et "La Sirène du Mississippi" (François Truffaut), ou "J'ai épousé une ombre" (Robin Davis) qui sont devenus des classiques de la littérature noire et du ciné.
Lady Fantôme a elle été adapté et porté à l'écran par Robert Siodmak, mais j'avoue je ne l'ai pas vu.
Nous sommes ici dans une histoire de couple, notre auteur s'attache ici à l'intime. Il dépeint les affres simples et les turpitudes de la vie, il met à mal ses protagonistes. Il nous donne à lire leurs inquiétudes et leurs névroses. Pour autant j'ai eu du mal à m'attacher cette fois à ses personnages. Et je crois que le coté femme fatale m'est devenu insupportable. J'ai du coup trouvé le propos et le style daté.
Bref je suis passé à coté

Lien : https://collectifpolar.com/
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J'aime de temps à autre retourner vers ces auteurs américains qui ont fait du roman noir ce qu'il est aujourd'hui : David Goodis, Jim Thompson, Dashiell Hammett… Cette fois, j'ai choisi « Lady Fantôme » de William Irish, l'un des maîtres du genre.

Le roman date de 1942 mais, mis à part quelques commentaires qui pourraient nous paraître misogynes sur la faiblesse et la délicatesse des femmes ainsi que l'un ou l'autre terme dans la traduction qui, courants à l'époque, sont aujourd'hui considérés comme raciste, ce roman n'a pas pris une ride.

Il s'agit d'une course contre la montre où l'urgence de la situation est accentuée, au fil des chapitres, par le décompte des jours avant l'exécution du principal protagoniste.

Un suspense palpitant de la première à la dernière page, un style efficace et des personnages crédibles, voilà ce qui me rend heureuse de sortir de l'oubli un roman qui le mérite vraiment
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un vrai polar à l'ancienne.

Les années 50, une enquête pleine de rebondissements, un de nouèrent inattendu font le charme un peu désuet de ce roman.

On se prend au jeu, on s'angoisse, on ne trouve pas et, en deux temps trois mouvements, l'auteur nous a retourne le tète.
Un bon moment de levure
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Le ciel était écarlate à l'ouest, maquillé de frais, et les étoiles lui faisaient des diamants sur sa robe du soir. Les néons commençaient à clignoter, flirtant avec le passant comme tout le monde ce soir-là. (p.3)
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Quand il arriva au sixième étage, le silence le plus profond y régnait et, en entrant dans son appartement, Henderson le trouva plongé dans l’obscurité. Pour quelque raison, ce silence et cette obscurité le laissèrent sceptique et il traduisit ce sentiment par un grommellement, tout en tournant le commutateur du vestibule.
- Marcella ! appela-t-il en direction du living-room, dont les ténèbres, au-delà de l’arche, demeurèrent inentamées par la clarté provenant du petit plafonnier de l’entrée.
N’obtenant pas de réponse, il lança d’un ton fort peu amical :
- Inutile ! Je sais que tu es réveillée. Depuis la rue j’ai vu que la fenêtre de ta chambre était éclairée. Mets-toi bien dans la tête que cette comédie ne nous mènera à rien !
Silence.
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Minuit
Dix minutes plus tard, à quelque huit cents mètres de là, Henderson ouvrit avec sa clef la porte de l’immeuble où il habitait.
Il y avait un homme dans le hall, qui semblait attendre quelqu’un mais se tourna vers le mur comme pour ne pas être vu. Henderson passa, sans lui accorder un second regard, et alla presser le bouton d’appel de l’ascenseur. Quand la cabine arriva, il y prit place, referma la porte de fer forgé et pressa le bouton du sixième étage, tout en haut du tableau.
Juste au moment où le hall allait disparaître hors de sa vue, il aperçut l’homme, sans doute las d’attendre si longtemps en silence, qui se dirigeait vers le standard téléphonique de l’immeuble.
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Ce sont des choses qui arrivent. Comprenez donc, au contraire, que pour un coup monté, ça ferait trop de coïncidences : le train qui passait, l’ampoule grillée, le type qui se tue contre le mur, alors qu’il avait neuf chances sur dix de s’en tirer avec une grosse bosse. Seul le hasard peut rassembler autant de coïncidences.
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Quand un homme et une femme se sont aimés, il doit en rester toujours quelque chose, ne fût-ce qu’un souvenir commun. Il subsiste certainement en elle quelque bon sentiment à votre égard que vous pourrez réveiller.
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Vidéo de William Irish
Fenêtre sur cour - Trailer (1954)
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