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Gilles Morris-Dumoulin (Traducteur)Minnie Danzas (Traducteur)
ISBN : 2070410315
Éditeur : Gallimard (27/05/2000)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 95 notes)
Résumé :
C'était un aller simple. Un aller. Sans retour... Et le voyage qu'entreprend avec son billet la jeune Helen aux yeux traqués est un voyage au pays de l'épouvante. Qu'importent les fleurs, les sourires, la chaleur du foyer et l'amour partagé, quand la panique vous étreint le cœur.
Le billet New York-San Francisco est un gage maudit et il faudrait des forces surhumaines pour en briser le charme maléfique...
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
AgatheDumaurier
  04 juillet 2016
Un roman noir d'une perfection classique.
Helen, jeune fille enceinte, abandonnée et sans famille, qui semble mal partie dans la vie, prend le train pour San Francisco avec cinq dollars et dix sept cents, toute sa fortune...Elle rencontre dans les wagon bondés un couple rayonnant d'amour et de bonheur, Hugh et Patricia Hazzard. Pat, super sympa, prend Helen sous son aile dans le train. Alors qu'elles sont dans le cabinet de toilette, le train soudain ...Et badaboum toutes les cartes de la vie d'Helen sont rebattues...
C'est rafraichissant, même si Irish ne devait pas l'envisager ainsi, de lire un roman policier sans massacres à la tronçonneuse, énucléations, éviscerations, tortures médiévales...A se demander pourquoi les héros se prennent la tête pour si peu de chose, un petit meurtre, même pas pervers !!! Pas de quoi fouetter un chat, les enfants !
Il n'y a que peu de mystère, en réalité, tout est dans la tension, le suspense, l'ambiance, l'écriture.
Enfin si, il y a un gros mystère, tellement gros que...bref, c'est pour ça que, bien que j'ai fort apprécié l'opus, je n'ai mis que quatre étoiles.
Un bon moment, en tout cas.
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Fx1
  27 septembre 2014
Quand l'on entame la lecture de cet opus , le controleur qui avise notre ticket pourrait nous dire que ce voyage là on ne l'oubliera pas .
L'atmosphére est lourde , difficilement respirable , et le comble c'est qu'on aime ça ...
Quel intrigue présente dans ces pages ... La tension ne cesse de monter , pour atteindre le paroxisme dans un climax qui vous laisse exsangue .
Les personnages sont superbes , le style est flamboyant , en somme on à ici un autre chef d'oeuvre de cet auteur incontournable qu'est Irish ...
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le-mange-livres
  03 avril 2015
Toujours déniché chez mon fabuleux bouquiniste bruxellois, d'où la converture un peu ringarde. Car Irish c'est un peu vieillot, certes, mais pas vieilli : du bon vieux vintage, un vrai bon vieux polar comme on les aime.
Années 1940. La jeune Helen est sacrément paumée, enceinte jusqu'au cou, et sans le sou. Dans le train, elle sympathise avec une autre jeune femme enceinte qui est un peu son antithèse : elle vient d'épouser un riche jeune homme, et s'apprête avec lui à rejoindre sa belle-famille à qui elle n'a pas encore été présentée. Soudain, le train déraille, tuant plusieurs passagers et plongeant Helen dans le coma. A son réveil, elle se rend compte avec effroi qu'on la prend pour l'autre jeune femme. Desespérée, elle décide, pour l'avenir de son enfant, d'endosser le rôle, mais en courant sans cesse le risque d'être subitement démasquée. D'autant qu'il apparaît rapidement qu'elle n'est pas la seule à connaître le secret de son identité ...
Délicieusement angoissant, avec un petit air de Boileau-Narcejac ou de James Hadley Chase, et un sérieux esprit Série Noire. En bref, un petite gourmandise, par un maître du genre. Tellement emballée que je me suis dégoté, dans la foulée, un bon gros recueil de romans d'Irish, au rang desquels figurent d'autres classiques, ayant aussi inspiré le cinéma (forcément), comme La mariée était en noir, Fenêtre sur cour ou La Sirène du Mississippi. Il n'y a pas à dire, le classique, parfois, c'est vraiment pas mal.
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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zazimuth
  17 juillet 2015
J'ai été un peu déroutée par ce roman ne m'attendant pas à ce que j'y ai trouvé... le début est très intrigant avec ce prologue et le doute qui s'installe. Et puis la rencontre entre Helen et le jeune couple et l'accident de train.
Une jeune femme enceinte, paumée, rencontre dans le train une autre jeune femme enceinte qui noue le contact. Ensemble au moment de l'accident, Helen portait l'alliance de Patricia qui avait peur de la perdre au lavabo... et en se réveillant, après avoir accouché dans l'accident, à l'hôpital, Helen s'aperçoit de la méprise : tout le monde pense qu'elle s'appelle Patricia Hazzard et vient de perdre son mari dans un accident de train.
On a envie de savoir comment elle va s'en sortir et surtout de quel doute il est question dans le prologue. J'ai aimé la bonté des parents Hazzard et suivre le cours des pensées et des émotions de l'héroïne.
Un beau récit sur l'usurpation d'identité à des fins pas si malhonnêtes que ça.
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carnet-de-voyage
  25 juin 2016
Un cent à tête d'Indien.
Un cent à l'effigie de Lincoln.
Une pièce de cinq cents frappée d'un buffle.
Une de dix cents à l'effigie de Lincoln.
Dix-sept cents.
C'est donc avec dix-sept cents en poche et un aller simple New-York/San Francisco qu' Helen Georgesson voyage en train... Il n'y a que deux décennies qu'elle est sur terre et elle en a vu des vertes et des pas mûres... Abandonnée par un sale type, elle voyage seule avec sa pauvre valise. Seule ? Non, à vrai dire, pas tout à fait, car elle abrite un petit habitant derrière son nombril.... 8 mois...
Peut-on dire que le hasard fait bien les choses ? Patricia Hazzard, voyage avec son mari, Hugues, dans le même train. Tous les sépare et pourtant Patricia prend sous son aile, ce pauvre "oiseau" tombé du nid, qui est Helen...
Patricia est une femme libre, sans chichis, sans contrainte, enceinte de 7 mois, mais vivante comme jamais. Elle fait l'admiration de Helen...
Helen semble, pendant quelques temps, être comprise, être entendue, être aimée.
Mais si le hasard permet de belles rencontres, le destin quant à lui peut se révéler cruel....
Par quel hasard Helen verra sa vie basculer, son identité changée à jamais.... Et quel Hazzard la vie va lui réserver ?
Irish a construit un roman méthodique... le temps prends son temps...Nous sommes dans le Missouri à quelques pas de la frontière du Nebraska... le temps s'écoule lentement...Mais l'histoire reste sur les rails et Irish sait très bien où se trouve le terminus... On ne s'arrête pas à toutes les gares, et plus l'histoire avance, plus la machine s'emballe...
La fin est digne d'une première classe ; et on comprend que si le hasard peut bien faire les choses, le hasard apporte rarement le bonheur, ou du moins de façon permanente...
Les ombres subsistent toujours... Quelque soit notre destin. Avec ou sans Hazzard.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
natlitounatlitou   30 juillet 2014
Rien.
Mais ça viendrait. ça reviendrait. C'était venu une fois, deux fois ; cela reviendrait encore. Peut-être demain. Après-demain. Ou le jour suivant. C'était fatal que l'enveloppe revienne. Il n'y a rien à faire, qu'à attendre, à rester là, blessée, impuissante, et attendre. Comme si vous étiez immobilisée sous un robinet mal fermé, et qu'à chaque instant une goutte glaciale pouvait vous tomber sur le crâne.
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natlitounatlitou   30 juillet 2014
Les amitiés fleurissent rapidement, dans l'atmosphère de serre des compartiments ; en quelques heures, parfois, elles atteignent leur pleine floraison. Puis, tout aussi brusquement, elles sont interrompues par l'inévitable séparation des voyageurs, et rares sont les cas où elles survivent à cette première rupture. C'est pourquoi, à bord des trains et des bateaux, les gens sont moins réticents les uns avec les autres ; ils échangent plus volontiers des confidences et se racontent leurs vies respectives ; ils n'auront sans doute jamais l'occasion de revoir ces mêmes gens, ni de s'inquiéter de leur opinion, bonne ou mauvaise, qu'ils peuvent s'être formée.
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natlitounatlitou   30 juillet 2014
Il arrive quelquefois qu'une ligne de démarcation tranche une existence en deux. Une ligne nette, presque réelle, comme le trait noir d'un pinceau ou le tracé d'un bâton de craie. Cela arrive quelquefois, mais pas souvent.
La vie d'Helen fut ainsi scindée. La ligne fut tracée sous ses pas, quelque part sur le bref parcours, dans le couloir du wagon, entre la fenêtre du compartiment et le marchepied de la voiture, à un moment quelconque, alors que sa silhouette était dérobée aux regards du groupe qui l'attendait sur le quai.
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AlicataAlicata   09 novembre 2014
Il y avait une bonne heure qu'il avait cessé de participer à la conversation et elles n'avaient même pas semblé s'apercevoir de sa défection, ce qui tendrait à témoigner de l'inopportunité d'une présence masculine, lorsque deux femmes bavardent.
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Les Maîtres Du Mystere - La Mariée était en noir de William Irish.
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