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Gilles Morris-Dumoulin (Traducteur)Minnie Danzas (Traducteur)
EAN : 9782070410316
256 pages
Éditeur : Gallimard (27/05/2000)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 106 notes)
Résumé :
C'était un aller simple. Un aller. Sans retour... Et le voyage qu'entreprend avec son billet la jeune Helen aux yeux traqués est un voyage au pays de l'épouvante. Qu'importent les fleurs, les sourires, la chaleur du foyer et l'amour partagé, quand la panique vous étreint le cœur.
Le billet New York-San Francisco est un gage maudit et il faudrait des forces surhumaines pour en briser le charme maléfique...
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
HORUSFONCK
  03 mai 2020
William Irish fut un maître incontesté de la nouvelle noire américaine.
Cependant, ce grand auteur sut produire des romans d'anthologie parfois adaptés au cinéma.
C'est du film avec l'extraordinaire rôle de Nathalie baye, que date ma première rencontre avec J'ai épousé une ombre.... Histoire modifiée, par rapport au livre éponyme, puisqu'elle se passe en France.
Ce n'est qu'en 2016 que j' ai découvert le texte initial de William Irish incomparablement noir et beau comme la fatalité.
Le récit d'une jeune femme qui rêve d'une vie meilleure, plus heureuse et dont le songe vire en cauchemar.
En tout cas, l'un de mes Irish préféré;
William Irish, qu'il serait vraiment dommage pour les babélotes qui ne le connaissent pas, de passer à côté.
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AgatheDumaurier
  04 juillet 2016
Un roman noir d'une perfection classique.
Helen, jeune fille enceinte, abandonnée et sans famille, qui semble mal partie dans la vie, prend le train pour San Francisco avec cinq dollars et dix sept cents, toute sa fortune...Elle rencontre dans les wagon bondés un couple rayonnant d'amour et de bonheur, Hugh et Patricia Hazzard. Pat, super sympa, prend Helen sous son aile dans le train. Alors qu'elles sont dans le cabinet de toilette, le train soudain ...Et badaboum toutes les cartes de la vie d'Helen sont rebattues...
C'est rafraichissant, même si Irish ne devait pas l'envisager ainsi, de lire un roman policier sans massacres à la tronçonneuse, énucléations, éviscerations, tortures médiévales...A se demander pourquoi les héros se prennent la tête pour si peu de chose, un petit meurtre, même pas pervers !!! Pas de quoi fouetter un chat, les enfants !
Il n'y a que peu de mystère, en réalité, tout est dans la tension, le suspense, l'ambiance, l'écriture.
Enfin si, il y a un gros mystère, tellement gros que...bref, c'est pour ça que, bien que j'ai fort apprécié l'opus, je n'ai mis que quatre étoiles.
Un bon moment, en tout cas.
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beauscoop
  06 mars 2020
Un roman policier, ou pourrait on écrire plutôt un roman dramatique de pure valeur littéraire. le suspense est par moment insoutenable jusqu'à certains paliers du scénario où l'on croit arriver à un dénouement; et là, tout repart, après de multiples rebondissements qui laissent le lecteur abasourdi par tant d'intensité. Les personnages eux mêmes sont imprévisibles; Ce roman est au sommet de l'art littéraire par le suspense et le scénario construit telle une toile d'araignée qui nous mène vers une fin improbable et difficilement prévisible. Il fallait le maître du suspense pour construire un tel roman comportant également des passages poétiques, émouvants dans un style direct sans aucune longueur ni fioriture.
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Fx1
  27 septembre 2014
Quand l'on entame la lecture de cet opus , le controleur qui avise notre ticket pourrait nous dire que ce voyage là on ne l'oubliera pas .
L'atmosphére est lourde , difficilement respirable , et le comble c'est qu'on aime ça ...
Quel intrigue présente dans ces pages ... La tension ne cesse de monter , pour atteindre le paroxisme dans un climax qui vous laisse exsangue .
Les personnages sont superbes , le style est flamboyant , en somme on à ici un autre chef d'oeuvre de cet auteur incontournable qu'est Irish ...
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le-mange-livres
  03 avril 2015
Toujours déniché chez mon fabuleux bouquiniste bruxellois, d'où la converture un peu ringarde. Car Irish c'est un peu vieillot, certes, mais pas vieilli : du bon vieux vintage, un vrai bon vieux polar comme on les aime.
Années 1940. La jeune Helen est sacrément paumée, enceinte jusqu'au cou, et sans le sou. Dans le train, elle sympathise avec une autre jeune femme enceinte qui est un peu son antithèse : elle vient d'épouser un riche jeune homme, et s'apprête avec lui à rejoindre sa belle-famille à qui elle n'a pas encore été présentée. Soudain, le train déraille, tuant plusieurs passagers et plongeant Helen dans le coma. A son réveil, elle se rend compte avec effroi qu'on la prend pour l'autre jeune femme. Desespérée, elle décide, pour l'avenir de son enfant, d'endosser le rôle, mais en courant sans cesse le risque d'être subitement démasquée. D'autant qu'il apparaît rapidement qu'elle n'est pas la seule à connaître le secret de son identité ...
Délicieusement angoissant, avec un petit air de Boileau-Narcejac ou de James Hadley Chase, et un sérieux esprit Série Noire. En bref, un petite gourmandise, par un maître du genre. Tellement emballée que je me suis dégoté, dans la foulée, un bon gros recueil de romans d'Irish, au rang desquels figurent d'autres classiques, ayant aussi inspiré le cinéma (forcément), comme La mariée était en noir, Fenêtre sur cour ou La Sirène du Mississippi. Il n'y a pas à dire, le classique, parfois, c'est vraiment pas mal.
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
natlitounatlitou   30 juillet 2014
Rien.
Mais ça viendrait. ça reviendrait. C'était venu une fois, deux fois ; cela reviendrait encore. Peut-être demain. Après-demain. Ou le jour suivant. C'était fatal que l'enveloppe revienne. Il n'y a rien à faire, qu'à attendre, à rester là, blessée, impuissante, et attendre. Comme si vous étiez immobilisée sous un robinet mal fermé, et qu'à chaque instant une goutte glaciale pouvait vous tomber sur le crâne.
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natlitounatlitou   30 juillet 2014
Les amitiés fleurissent rapidement, dans l'atmosphère de serre des compartiments ; en quelques heures, parfois, elles atteignent leur pleine floraison. Puis, tout aussi brusquement, elles sont interrompues par l'inévitable séparation des voyageurs, et rares sont les cas où elles survivent à cette première rupture. C'est pourquoi, à bord des trains et des bateaux, les gens sont moins réticents les uns avec les autres ; ils échangent plus volontiers des confidences et se racontent leurs vies respectives ; ils n'auront sans doute jamais l'occasion de revoir ces mêmes gens, ni de s'inquiéter de leur opinion, bonne ou mauvaise, qu'ils peuvent s'être formée.
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natlitounatlitou   30 juillet 2014
Il arrive quelquefois qu'une ligne de démarcation tranche une existence en deux. Une ligne nette, presque réelle, comme le trait noir d'un pinceau ou le tracé d'un bâton de craie. Cela arrive quelquefois, mais pas souvent.
La vie d'Helen fut ainsi scindée. La ligne fut tracée sous ses pas, quelque part sur le bref parcours, dans le couloir du wagon, entre la fenêtre du compartiment et le marchepied de la voiture, à un moment quelconque, alors que sa silhouette était dérobée aux regards du groupe qui l'attendait sur le quai.
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AlicataAlicata   09 novembre 2014
Il y avait une bonne heure qu'il avait cessé de participer à la conversation et elles n'avaient même pas semblé s'apercevoir de sa défection, ce qui tendrait à témoigner de l'inopportunité d'une présence masculine, lorsque deux femmes bavardent.
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CarosandCarosand   16 mars 2020
La vie est une chose si absurde, une telle duperie. Un homme était mort. Un amour venait de sombrer dans le néant. Mais une cigarette fumait toujours dans un cendrier, et un cube de glace flottait toujours, intact, dans un verre de whisky. Les choses que l'on désirerait voir durer s'écroulent, mais celles qui n'ont aucune importance durent toujours.
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Video de William Irish (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Irish
Fenêtre sur cour - Trailer (1954)
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