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Gilles Morris-Dumoulin (Traducteur)Minnie Danzas (Traducteur)
EAN : 9782070410316
256 pages
Gallimard (27/05/2000)
3.85/5   134 notes
Résumé :
C'était un aller simple. Un aller. Sans retour... Et le voyage qu'entreprend avec son billet la jeune Helen aux yeux traqués est un voyage au pays de l'épouvante.
Qu'importent les fleurs, les sourires, la chaleur du foyer et l'amour partagé, quand la panique vous étreint le cœur.
Le billet New York-San Francisco est un gage maudit et il faudrait des forces surhumaines pour en briser le charme maléfique...
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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William Irish fut un maître incontesté de la nouvelle noire américaine.
Cependant, ce grand auteur sut produire des romans d'anthologie parfois adaptés au cinéma.
C'est du film avec l'extraordinaire rôle de Nathalie baye, que date ma première rencontre avec J'ai épousé une ombre.... Histoire modifiée, par rapport au livre éponyme, puisqu'elle se passe en France.
Ce n'est qu'en 2016 que j' ai découvert le texte initial de William Irish incomparablement noir et beau comme la fatalité.
Le récit d'une jeune femme qui rêve d'une vie meilleure, plus heureuse et dont le songe vire en cauchemar.
En tout cas, l'un de mes Irish préféré;
William Irish, qu'il serait vraiment dommage pour les babélotes qui ne le connaissent pas, de passer à côté.
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Quand on évoque devant moi le titre « J'ai épousé une ombre », j'ai instantanément dans mes yeux le film du même nom et incarné par Nathalie Baye dans le rôle principal.
Pendant très longtemps, je ne savais pas que ce film s'était inspiré du roman du même nom de William Irish, auteur qui a été à l'origine de plusieurs films français comme la célébrissime « La mariée était en noir » de François Truffaut et « La sirène du Mississippi ». Et je ne peux m'empêcher de citer une autre oeuvre, « Fenêtre sur cour », qui quant à elle, a été adaptée par Alfred Hitchcock.
C'est en lisant le livre que j'ai réalisé que finalement, je me rappelais relativement bien du film (que je n'ai pourtant vu qu'une fois et il y a fort longtemps) qui lui est relativement fidèle même s'il ne se déroule pas à la même époque.
La fin, par contre, pour mon plus grand plaisir, est bien plus sombre et correspond plus à mes attendus en termes de romans noirs.
J'ai bien aimé la plume de l'auteur, qui distille avec beaucoup de talent une ambiance qui devient de plus en plus oppressante.
Cette histoire d'usurpation d'identité qui de prime abord s'oriente vers un conte de fées pour virer insidieusement au cauchemar est vraiment bien écrite.
C'était la première fois que je lisais un roman de William Irish et je pense que tôt ou tard je me lancerais dans une autre lecture, vraisemblablement « La mariée était en noir «.


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Un polar qui sent bon les années 40! Je ne sais pas si le film existe, mais je l'ai vu. L'ambiance animée du train à vapeur avant le silence assourdissant, les talons qui descendent et montent sans cesse l'escalier d'une grande maison aux canapés en velours, les mêmes talons résonnant sur le trottoir d'une ville plongée dans la nuit, les portières qui claquent, l'angoisse... et cette jeune femme, élégante, jupe plissée, yeux doux, inquiète, face à cet homme grand, en costume clair, beau, fort, rassurant... les voix cristallines, la musique sourde qui rôde aux instants de solitude.
Je savais que j'aimerais ma première lecture de William Irish - lui qui a écrit La mariée était en noir et la Sirène du Mississippi - et je n'ai pas été déçue, ou à peine, peut-être, vers la fin... enfin je ne sais pas, elle est peut-être pas si mal, cette fin, finalement.
Hâte de découvrir les autres best-sellers de cet auteur!
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Un roman noir d'une perfection classique.
Helen, jeune fille enceinte, abandonnée et sans famille, qui semble mal partie dans la vie, prend le train pour San Francisco avec cinq dollars et dix sept cents, toute sa fortune...Elle rencontre dans les wagon bondés un couple rayonnant d'amour et de bonheur, Hugh et Patricia Hazzard. Pat, super sympa, prend Helen sous son aile dans le train. Alors qu'elles sont dans le cabinet de toilette, le train soudain ...Et badaboum toutes les cartes de la vie d'Helen sont rebattues...
C'est rafraichissant, même si Irish ne devait pas l'envisager ainsi, de lire un roman policier sans massacres à la tronçonneuse, énucléations, éviscerations, tortures médiévales...A se demander pourquoi les héros se prennent la tête pour si peu de chose, un petit meurtre, même pas pervers !!! Pas de quoi fouetter un chat, les enfants !
Il n'y a que peu de mystère, en réalité, tout est dans la tension, le suspense, l'ambiance, l'écriture.
Enfin si, il y a un gros mystère, tellement gros que...bref, c'est pour ça que, bien que j'ai fort apprécié l'opus, je n'ai mis que quatre étoiles.
Un bon moment, en tout cas.
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Un roman policier, ou pourrait on écrire plutôt un roman dramatique de pure valeur littéraire. le suspense est par moment insoutenable jusqu'à certains paliers du scénario où l'on croit arriver à un dénouement; et là, tout repart, après de multiples rebondissements qui laissent le lecteur abasourdi par tant d'intensité. Les personnages eux mêmes sont imprévisibles; Ce roman est au sommet de l'art littéraire par le suspense et le scénario construit telle une toile d'araignée qui nous mène vers une fin improbable et difficilement prévisible. Il fallait le maître du suspense pour construire un tel roman comportant également des passages poétiques, émouvants dans un style direct sans aucune longueur ni fioriture.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Rien.
Mais ça viendrait. ça reviendrait. C'était venu une fois, deux fois ; cela reviendrait encore. Peut-être demain. Après-demain. Ou le jour suivant. C'était fatal que l'enveloppe revienne. Il n'y a rien à faire, qu'à attendre, à rester là, blessée, impuissante, et attendre. Comme si vous étiez immobilisée sous un robinet mal fermé, et qu'à chaque instant une goutte glaciale pouvait vous tomber sur le crâne.
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Les amitiés fleurissent rapidement, dans l'atmosphère de serre des compartiments ; en quelques heures, parfois, elles atteignent leur pleine floraison. Puis, tout aussi brusquement, elles sont interrompues par l'inévitable séparation des voyageurs, et rares sont les cas où elles survivent à cette première rupture. C'est pourquoi, à bord des trains et des bateaux, les gens sont moins réticents les uns avec les autres ; ils échangent plus volontiers des confidences et se racontent leurs vies respectives ; ils n'auront sans doute jamais l'occasion de revoir ces mêmes gens, ni de s'inquiéter de leur opinion, bonne ou mauvaise, qu'ils peuvent s'être formée.
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Il arrive quelquefois qu'une ligne de démarcation tranche une existence en deux. Une ligne nette, presque réelle, comme le trait noir d'un pinceau ou le tracé d'un bâton de craie. Cela arrive quelquefois, mais pas souvent.
La vie d'Helen fut ainsi scindée. La ligne fut tracée sous ses pas, quelque part sur le bref parcours, dans le couloir du wagon, entre la fenêtre du compartiment et le marchepied de la voiture, à un moment quelconque, alors que sa silhouette était dérobée aux regards du groupe qui l'attendait sur le quai.
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Stupidité ? Caprice ? Enfantillage ? Sans aucun doute. Mais qui peut se vanter d'être sans caprice, sans enfantillage ? Sans eux, que serait la vie ? Ou, sans eux, y a-t-il de la vie ?
Elle pénétra dans la cuisine de tante Josie, leva le couvercle de la boîte à biscuits, en prit un, croqua une bouchée.
Elle n'avait pas faim. Ils avaient copieusement dîné, deux heures auparavant. Mais...
C'est ma maison. Je peux le faire. J'ai le droit de prendre ce biscuit. Ils attendent ici, dans leur coffret, que je vienne me servir, chaque fois que j'en ai envie.
Elle remit le couvercle, se disposa à éteindre la lumière.
Brusquement, elle changea d'avis, revint sur ses pas, en prit un second.
C'est ma maison. Je puis en prendre deux, si je le désire. Je vais en prendre deux.
Un dans chaque main, une bouchée de défi prélevée sur chacun d'eux, elle sortit de la cuisine. Ce n'était pas vraiment une nourriture pour le corps, c'était une nourriture pour l'âme.
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Il y avait une bonne heure qu'il avait cessé de participer à la conversation et elles n'avaient même pas semblé s'apercevoir de sa défection, ce qui tendrait à témoigner de l'inopportunité d'une présence masculine, lorsque deux femmes bavardent.
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Vidéo de William Irish
Fenêtre sur cour - Trailer (1954)
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