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ISBN : 228302465X
Éditeur : Buchet-Chastel (19/08/2010)

Note moyenne : 2.64/5 (sur 42 notes)
Résumé :
"Je n’aime pas les femmes comblées, tout le monde pense qu’elles sont heureuses elles ont tout pour l’être. Je ne le pense pas, elles ne sont pas heureuses j’aime mieux les femmes à qui il manque quelque chose celles qui désirent à celles qui possèdent. J’aime mieux celles qui continuent d’attendre qui continuent de palpiter."

Chaque jour, Monika arrive la première à l’institut de beauté. Elle observe, écoute, juge parfois les clientes qu’elle voit dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
sophieelle
  07 novembre 2013
Des corps. Une société. Une oppression.
L'écriture sensuelle de Fabienne Jacob est magnifique. le livre se divise par petits chapitres qui relatent l'expérience de femmes et de leurs corps. du corps « non formé » d'une jeune fille au corps « artificiel » d'une vieille dame en passant par la maigreur d'une autre, chaque épisode est raconté d'une manière douce et poétique. de façon délicate, l'auteure décrit ainsi finement la possession de la femme par son corps, véritable prison. Subtilement, Fabienne Jacob dresse non seulement un portrait de diverses femmes mais émet également une critique à l'encontre de cette société qui les formate.
Ceux qui craignent une écriture un peu fade se retrouvent gifler par la violence des phrases et des propos à la fin du livre. L'auteure semble en effet avoir construit son récit de façon à présenter des faits et à prendre position uniquement vers la fin. En découle une écriture à la fois poétique et détachée, mais également poignante.
Seul point peut-être négatif : le livre est un peu trop court. J'aurais aimé plonger davantage dans certaines histoires et me retrouver littéralement submergée par celles-ci.
Je n'avais encore jamais lu de livres de cette auteure, mais ce livre m'a donné envie de découvrir l'ensemble de son oeuvre.
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ATOS
  02 décembre 2012
Le corps. Cette surface qui filtre la lumière de nos espaces. Dans ce livre, Fabienne Jacob parcourt le corps des femmes de sa plume. Elle glisse, effleure, plonge, soulève et recouvre. L'écriture devient gestuelle, sensuelle. Fabienne Jacob par ses lignes nous dévoile des portraits de femmes par la lecture de leur corps. Destins particuliers s'entrelaçant dans une histoire commune. L'attente, le désir, le manque tracent les contours de nos vies et dessinent les courbes de nos corps. Il n'y a pas de "plénitude à être" chez FabienneJacob, juste la demande d'un devenir que le corps ne cesse jamais d'exprimer.
Astrid SHRIQUI GARAIN
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BVIALLET
  24 mars 2012
Chaque jour, Monika arrive la première dans son institut de beauté. Elle observe, écoute, sent et juge parfois les clientes dont elle s'occupe. Toutes se confient à elle mieux qu'à un psy. Elles lui racontent leurs histoires, leurs secrets les plus intimes ou leurs histoires les plus banales. Derrière ces chairs lisses ou flapies, ces corps fermes ou décatis, se révèlent des femmes de tous âges et de toutes conditions, dans le cadre d'une petite ville de province plutôt assoupie.
Un roman intimiste et minimaliste plutôt court (157 pages) qui ne laisse pas indifférent tant l'observation pratiquée par l'auteur est fine et judicieuse. Une façon très particulière de faire apparaître la condition féminine par petites touches allusives, dans de petites anecdotes douces amères ou au travers de véritables drames. le triste sort d'Adèle, rasée par d'autres femmes à la Libération pour avoir aimé un soldat allemand, mérite qu'on s'y attarde tant il est traité avec intelligence et sensibilité. Fabienne Jacob dispose d'un style fort agréable, bien que très personnel. Comme d'habitude, certaines privautés avec la ponctuation n'apportent pas grand chose de plus à ce très joli texte.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Rafaell3
  23 avril 2012
" Les femmes c'est mon métier " car tout comme l'auteur je suis en cabine de soins avec elles du soir au matin.
Dans le silence des cabines, les femmes se confient, se livrent et deviennent ce qu'elles sont vraiment...

Mais dans ce roman, tout est plat, les femmes et la narratrice sont sans saveurs. L'idée était pourtant intéressante quand on connait la beauté du coeur des femmes.
Aucunes émotions, écriture lourde et non tramée, des lignes et des lignes oubliées.
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michelekastner
  20 août 2012
Monika travaille dans un institut et nous livre les réflexions que lui suggèrent les corps des femmes dont elle prend soin et qui lui livrent parfois leurs pensées intimes ou qu'elle devine lorsqu'elles restent silencieuses : leurs secrets, leurs désirs, leurs frustrations et qui la ramènent à son enfance. elle se souvient de son propre corps qui vibrait à l'approche du cousin plus âgé, la fascination pour la chambre des parents, le corps bien en chair de la voisine, les odeurs. Elle décrit quelques clientes, avec une préférence pour celles qui ont encore des désirs, celles qui n'ont pas tout obtenu dans la vie , celles qui ont vraiment vécu la vie qu'elles avaient choisi ou désiré lorsqu"elles étaient enfants.
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critiques presse (2)
Lexpress   14 juin 2012
Loin d'une comédie à la Vénus beauté, Fabienne Jacob saisit ici par petites touches le travail de sape du temps, la tyrannie de l'apparat et le regard des hommes sur l'autre sexe.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   16 mai 2012
Dans ce livre d'une grande beauté sensuelle, Fabienne Jacob décrit les palpitations et les renoncements féminins, et parle d'une société contemporaine qui mise tant sur la jeunesse et les apparences.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ATOSATOS   02 décembre 2012
Je n'aime pas les arrangements entre les gens j'aime que les gens aillent au bout de leur vie je n'aime pas quand les hommes et les femmes contractent des arrangements entre eux. Après on le sent dans leurs appartements au milieu des l'odeur âcre de l'eau des fleurs qu'on a oublié de changer, au milieu des couches des enfants des puzzles renversés sur la moquette des cubes qui traînent dans les séjours, chaque vase chaque jouet suinte par la suite cette ose cet arrangement. Dans cette maison i y a eu un arrangement, dans cette maison les gens n'ont pas vécu leur vie complètement.
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keishakeisha   17 octobre 2010
"Je sais moi quand elles sont belles. Les femmes, c'est mon métier, elles sont belles quand elles sont dans leur vérité. Exactement dans la coïncidence de leur corps et des années, cela s'appelle la vérité."
"En réalité l'endroit d'où je viens n'existe plus. La ville où je suis née n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui, bien qu'elle n'ait pas été rayée de la carte, qu'elle n'ait pas été submergée. Il n'y a eu aucune guerre. Encore que. Une ville où les gens ne travaillent plus est comme une ville après la guerre. Elle n'est plus régie par les sorties d'usine, de bureaux. Même d'école. Les gens qui avaient des enfants sont partis. Ceux qui restent n'en ont pas. Au lieu d'avoir des enfants, ils ont du temps. Ils ne sont plus jamais pressés de rentrer chez eux.(...) les derniers magasins à rester ouverts sont les solderies. (...) les cafés, pareil. Ils sont fermés ou alors vides. "
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NanneNanne   28 décembre 2010
D'autres prennent toute la place qu'elles peuvent, rient fort, parlent fort, montrent tout ce qu'il y a à montrer, gorge, jambes, ce sont des femmes immédiates, elles donnent tout à la première minute, après parfois il reste plus rien. On veut pas les connaître pour la bonne raison qu'on les connaît déjà. On sait ce qu'elles vont dire avec quels mots elles vont le dire. Celles qui sont pleines de marques de vêtements et de sacs à main on ne comprend pas leur message. Peut-être veulent-elles se cacher sous les marques mais le problème est qu'on n'a pas envie de la débusquer. On sait d'avance, elles ont rien à cacher.
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michelekastnermichelekastner   20 août 2012
Je n'aime pas quand les choses sont finies, je n'aime pas les femmes comblées, tout le monde pense qu'elles sont heureuses elles ont tout pour l'être. Je ne le pense pas, elles ne sont pas heureuses j'aime mieux les femmes à qui il manque quelque chose celles qui désirent à celles qui possèdent. J'aime mieux celles qui continuent d'attendre qui continuent de palpiter. Les autres sont déjà mortes comme des poissons.
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michelekastnermichelekastner   20 août 2012
L'enfance est la grande matrice. Les corps des femmes sortent de là, des jeux de l'enfance, plaisir et crainte mêlés, des impatiences criardes, des séances d'ennui muettes, longues, à croire que l'ennui est la salle de projection de l'éternité. Ce qui manque aux petites filles se transforme plus tard en désir, il leur faut manquer pour désirer. Celles qui n'ont manquer de rien ne désireront rien. Ce que les petites filles ont cherché durant leur enfance heure après heure, porte après porte, elles le trouveront à l'âge adulte.
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Videos de Fabienne Jacob (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fabienne Jacob
Fabienne Jacob publie « Un homme aborde une femme », un court roman charnel qui s'interroge sur le désir entre les hommes et les femmes. Une véritable enquête sur la liberté, le désir et sur le corps.
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