AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2811233237
Éditeur : Milady (04/07/2018)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Une femme échoue sur une île déserte. Qui est-elle, d’où vient-elle, comment est-elle arrivée jusqu’ici ? Elle n’en a pas la moindre idée. Alors que quatre écrivains réunis pour leur retraite annuelle lui viennent en aide, elle détecte de vives tensions au sein du groupe. Les apparences sont trompeuses, et chacun d’eux semble dissimuler un secret en lien avec le mystère de son identité.

Pendant ce temps, dans un quartier huppé de la banlieue londonie... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  18 juillet 2018

L'écriture a des vertus thérapeutiques.
Si nous sommes si nombreux à rédiger des chroniques sur Babelio, c'est bien sûr avant tout par amour de la lecture et par envie de partager nos affinités littéraires, et parfois nos déceptions.
Mais n'y a-t-il jamais, au-delà de ces évidences, un goût pour l'écriture ? Une envie de trouver les meilleures formulations possibles ? de construire son texte de la façon la plus cohérente possible ? de se laisser aller parfois à quelques originalités ?
Autant que je me souvienne, j'ai toujours écrit depuis que je suis au collège. Très peu de récits imaginaires, davantage de longues relations épistolaires qui ont été autant d'occasion de m'exprimer plus facilement qu'à l'oral, qui m'ont permis non seulement de correspondre mais aussi de faire le point avec mes difficultés ( quelles qu'elles soient ), de mettre des mots sur un malaise ou une souffrance, d'analyser avec recul ma propre situation en procédant à une sorte d'auto-analyse plus efficace que n'importe quel séance chez un psy.
Et si ces correspondances s'avéraient trop centrées sur moi, je finissais par les garder.
Autre exemple flagrant, j'ai eu besoin d'écrire une lettre à mon père, après son décès. Force est d'avouer que cette missive, je l'ai avant tout rédigé pour moi, comme pour lui dire tout ce que j'aurais voulu qu'il sache avant qu'il ne soit trop tard, me soulageant peut-être vaguement d'un poids trop écrasant.
La thérapie par l'écriture est l'un des très nombreux sujets évoqués dans le premier roman de C.J. Cooke.
Ce roman est d'ailleurs une forme d'exutoire en lui-même pour l'auteure, comme elle l'explique dans une émouvante postface.
Si tu t'en vas est un thriller psychologique de plus aux nombreux arrière-goûts de déjà-vu, mais qui pourtant arrive à surprendre.
Eloïse a disparu.
Maman responsable de deux enfants, elle s'est pourtant mystérieusement volatilisée en laissant seuls Max, son garçon de quatre ans, et Cressida son bébé de trois mois.
"Si je devais la définir en un mot, je dirais qu'elle est la sabilité incarnée."
Qu'est-ce qui a bien pu lui arriver ? Enlèvement, meurtre ?
L'hypothèse selon laquelle elle serait partie de son propre chef en abandonnant ses gosses parait hautement improbable.
Sa voiture, son téléphone portable, sa carte bleue : Tout est là ... Aurait-elle pu fuir sans rien emporter ?
Lochlan, son époux, voit sa vie s'effondrer du jour au lendemain.
Lui qui n'était quasiment jamais présent, totalement accaparé par son travail ( "La famille est considérée comme une distraction dans le monde de l'entreprise." ), doit du jour au lendemain affronter l'évaporation inexpliquée de son épouse.
Devenir père alors qu'il ne s'était jamais intéressé de très près à ses enfants ( "Persuadé que m'occuper de mon fils était une tâche indigne de moi." ).
Et affronter les regards suspicieux de la police et des grands-parents d'Eloïse, qui le suspectent de ne pas être étranger à ces évènements dramatiques.
On apprendra que ce sont eux qui ont élevé Eloïse.
Leur fille, Jude, enceinte à seize ans, est tombée dans l'enfer de la drogue et a succombé à une overdose.
Sans être pénible à lire, cette partie est très banale et ne propose absolument rien d'inédit. Lochlan prend conscience de ce que signifie être père, quelques secrets remontent à la surface sans envahir non plus le roman, et différentes incohérences ou révélations concernant Eloïse se dévoilent peu à peu.
Pendant ce temps, une jeune femme amnésique échoue sur l'île de Komméno, en Crète.
Une île abandonnée de quinze kilomètres carrés.
"Douze kilomètres d'océan jusqu'à la ville la plus proche."
Cependant, elle ne fait pas un remake de Robinson Crusoë étant donné puisqu'elle tombe immédiatement sur un groupe de quatre personnes qui lui portent secours.
Je ne vais pas faire durer le suspense insoutenable plus longtemps, cette femme inconnue qui découvre très vite sa récente maternité n'est autre que ... ( roulements de tambour ) ...
Eloïse !
Ah ben ça, on ne s'y attendait pas.
"je sais que j'ai sans doute un fils ou une fille. Quelle genre de mère est capable d'oublier ses enfants ?"
Quelques souvenirs flous émergent de son subconscient, mais elle ignore toujours qui elle est et comment elle a pu arriver là.
Elle est totalement dépendante de ses quatre hôtes, qui se sont isolés dans cet endroit menaçant pour pouvoir écrire en toute quiétude des romans ou des poèmes.
"L'île tient plus de la contrée sauvage que du Paradis."
Elles est par ailleurs convaincue de reconnaître l'un d'entre eux : Joe, un secouriste d'une vingtaine d'années.
Sariah, vêtue telle une magnifique princesse orientale, bienveillante, s'occupe quant à elle des repas.
Hazel, qui ne semble pas avoir toute sa tête, petite, fine, obsédée par le rangement, est la troisième personne à composer cet étrange communauté.
"On dirait une fillette malicieuse coincée dans le corps d'une quinquagénaire."
Et pour terminer, c'est le gros George qui les accompagne, un inquiétant meneur tyrannique.
Qui sont ces personnages ambiguës ? Que cachent-ils ?
Pourquoi doit-elle à tout prix se souvenir si elle veut partir d'ici ?
"La seule façon pour toi de quitter cette île, c'est de retrouver la mémoire."
La mythologie est particulièrement mise en avant. L'île de Komméno serait en effet celle où Dédale aurait construit le labyrinthe enfermant le minotaure sur les ordres du roi Minos.
La seconde partie s'intitule par ailleurs "Le fil d'Ariane".
Le curieux voyage maritime d'Eloïse qui ne demande au final qu'à pouvoir rentrer auprès des siens n'est pas sans rappeler le difficile retour d'Ulysse à Ithaque relaté dans l'Odyssée.
L'embarcation avec laquelle s'échoue Eloïse sur l'île de Komménos s'appelle Janus, du nom du dieu romain à deux tête, l'une tournée vers le passé et l'autre vers l'avenir.
Enfin, il est plusieurs fois question de la boîte de Pandore, cette jarre contenant tous les maux de l'humanité.
Toutes ces références prometteuses ne resteront hélas que de simples images représentant majoritairement l'esprit tortueux d'Eloïse, qui a peur des conséquences si la mémoire lui revient. Si elle a enfoui ces souvenirs, c'est peut-être qu'elle n'est pas en mesure de les affronter.
"L'idée que je puisse ne pas vouloir récupérer mes souvenirs me donne des frissons."
Mais de quoi a-t-elle si peur de se rappeler ?
Si tu t'en vas est donc par bien des aspects un thriller psychologique très classique de plus, les thèmes de l'amnésie, de la disparition, et des secrets qui remontent peu à peu à la surface ayant déjà été vus et revus de bien plus belle façon.
Et pourtant le lecteur omniscient, qui a rapidement une plus grande vue d'ensemble en suivant parallèlement les deux membres du couple, a quand même de quoi se poser des questions.
En particulier lorsqu'il accompagne la fameuse disparue et ses quatre curieux acolytes sur l'île.
Une partie beaucoup plus originale parce que même si certaines pièces du puzzle se mettent doucement en place d'un côté de la narration ou de l'autre, le lecteur ignorera longtemps comment Eloïse a pu arriver là, ou qui sont ces écrivains amateurs qui sont venus la secourir avant de dévoiler leur véritable personnalité. Au-delà de toute logique apparente.
C'est un roman qui effleure le sujet de l'étiolement du couple, mais qui pose surtout les questions de l'attachement filial.
La version de la parentalité demeure assez archaïque dans ce roman, puisque c'est Lochlan qui privilégie le travail à sa vie de famille tandis que devenir mère change irrémédiablement Eloïse qui a besoin de protéger ses enfants, qui s'implique totalement dans son rôle maternel, accordant moins de temps à son association. Elle parvient d'ailleurs à les élever pratiquement seule, d'une solitude par ailleurs trop accablante dont l'injustice saute aux yeux.
Provoquant un peu tard une prise de conscience de son époux au pied du mur qui apprend ainsi les sacrifices qu'exige le métier de parent ou les dilemmes face auxquels peut nous mettre un petit garçon de quatre ans.
La tragédie de cette disparition inexpliquée inversera les rôles et le mettra enfin face à ses responsabilités, qui ne sont pas uniquement pécuniaires.
Dommage d'attendre de si terribles circonstances pour enfin apprendre à connaître et à aimer ses propres enfants.
J'avoue ne quasiment jamais avoir été absorbé par cette lecture, qui a souffert de longueurs, de retournements de situation ne servant absolument pas l'intrigue principale, et d'une impression de déjà lu.
J'ai rarement autant traîné pour lire un soit disant livre à suspense.
Et pourtant mon avis plus que mitigé a été revu et corrigé lorsque j'ai enfin compris où l'auteure avait voulu en venir. le surprenant final et le message qu'il transmet donne au roman tout le relief dont il avait manqué auparavant. Dommage que C. J. Cooke ne soit pas allée à l'essentiel parce qu'elle aurait pu si elle n'avait pas autant tergiversé faire de son premier roman une réussite surprenante et bouleversante.
L'écriture n'a rien d'exceptionnel mais j'ai cependant beaucoup aimé la retenue, la pudeur, avec lesquelles C J Cooke est parvenue à suggérer certaines scènes qui auraient pu être insoutenables.
Une lecture en demi teinte au final, mais si vous êtes curieux de connaître les raisons du départ ou de l'enlèvement d'Eloïse ( comment une telle mère exemplaire aurait pu partir sans ses enfants ? ), si vous voulez connaître l'identité exacte de ces quatre compagnons d'infortune bloqués avec elle sur l'île, bref si votre curiosité est titillée malgré tout, n'hésitez pas à vous procurer ce roman qui malgré ses défauts réserve de belles surprises.
Vous pourrez alors défendre avec véhémence ce titre ou au contraire proclamer votre déception de votre plus belle plume.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
sylvaine
  27 août 2018
Si tu t'en vas Carolyn Jess-Cooke chez Milady 4/07/2018.
Un roman de chez Milady, pas question! et puis j'ai vu passer un puis deux avis positifs ... et comme je suis facilement influençable par certaines plumes sur babelio j'ai demandé ce roman et sa lecture a été une bien belle surprise.
Février 2015, une jeune femme manque de se noyer en arrivant sur une île déserte. Heureusement Quatre personnes vont la prendre en charge, la soigner, la réchauffer, la nourrir et la faire boire. Très vite cependant l'atmosphère sur l'île devient pesante, troublante voir angoissante.J'oubliais de préciser : cette jeune femme ne sait plus qui elle est...... Pendant le même temps à Twickenham Eloîse a disparu abandonnant ses deux jeunes enfants et laissant son époux désemparé.
Nous comprenons très vite que ces jeunes femmes ne font qu'une mais comment , pourquoi? Que s'est il passé?
Une enquête menée de main de maitre finira par éclaircir cette étrange disparition. Carolyn Jess-Cooke nous livre un roman où psychologie et troubles du comportement ont la part belle . Une lecture qui vous happe de la première à la dernière page. Que de questions encore sans réponses !
Un immense merci aux éditions Milady via NetGalley pour ce partage.#SiTuT'enVas #NetGalleyFrance
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          171
coquinnette1974
  06 juillet 2018
Si tu t'en vas de C.J Cooke m'a été envoyé par net galley et les éditions Bragelonne (Milady) que je remercie.
Une femme échoue sur une île déserte. Elle n'a pas la moindre idée de qui elle est. Alors que quatre écrivains réunis pour leur retraite annuelle lui viennent en aide, elle détecte de vives tensions au sein du groupe. Les apparences sont trompeuses, et chacun d'eux semble dissimuler un secret en lien avec le mystère de son identité.
Pendant ce temps, dans un quartier huppé de la banlieue londonienne, Éloïse disparaît, abandonnant ses deux enfants en bas âge. Son mari Lochlan se démène pour la retrouver, mais l'enquête menée par la police révèle que leur mariage si parfait n'est qu'une façade…
Le résumé me tentait, je pensais lire un roman assez banal.. Je me suis trompée :)
Si tu t'en vas est un thriller psychologique bien ficelé. Pas tout à fait un coup de coeur mais une lecture très agréable pendant les vacances.
Éloïse est une jeune femme complexe. Au début, elle semble lisse mais en fait pas du tout et l'auteur nous envoie de fausses pistes en fausses pistes. Que de surprises dans ce roman !
J'ai été étonnée par la vraie personnalité de Éloïse, par les personnes côtoyées par la mystérieuse femme sur l'île.. J'avais deviné un ou deux petits trucs mais pas le gros de l'histoire et encore moins le dénouement !
J'ai aimé les personnages, le petit garçon du couple (Max) est très touchant. On a très envie qu'il retrouve sa maman.
L'histoire est bien ficelée, étonnante, et je suis ravie de l'avoir lu quasiment d'une traite, c'est le privilège des vacances :)
Je mets quatre étoiles et demie, et je vous invite à le découvrir à votre tour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Sallyrose
  05 octobre 2018

Eloïse a disparu, laissant à l'abandon ses deux très jeunes enfants en pleine journée.
Commence alors pour son mari une descente aux enfers semée de questionnements, d'accusations et de culpabilité.
Pendant ce temps, une jeune femme naufragée échoue sur une île grecque déserte à l'exception d'un groupe d'amis venus s'isoler pour écrire. L'amnésie dont elle souffre va créer des tensions au sein du groupe et essaimer progressivement la peur dans l'esprit de la jeune femme.
La construction du roman est agréable, alternant le désespoir régnant à Londres et l'absence de mémoire au soleil de la Grèce.
Néanmoins, le lecteur va vite comprendre ce qui se passe. J'ai été peu surprise par le dénouement de l'intrigue car malheureusement, voici un thème grave surexploité dans la littérature de chaumière.
Il n'empêche que j'ai passé un bon moment de lecture. C'est déjà bien.
Commenter  J’apprécie          140
Amnezik666
  11 juillet 2018
J'associais, à tort (mea culpa), les éditions Milady à la bit-lit et donc je ne prêtais guère attention à leur catalogue. Bon OK, Milady fait autre chose que de la bit-lit, mais de là à imaginer qu'ils puissent proposer des thrillers (psychologiques qui plus est), il y a un pas… je laissais plutôt ça à sa grande soeur, Bragelonne. Et je me trompais encore (mea culpa, bis repetita) ! La preuve en est avec Si Tu T'En Vas, premier thriller de l ‘auteure C.J. Cooke.
L'amnésie est un thème récurrent dans le monde de la littérature policière (et par extension du thriller), mais c'est aussi un thème qui permet des traitements divers et variés. C'est pourquoi je me suis laissé tenter par ce roman dont l'intrigue pouvait paraître relativement classique. Et j'ai eu raison, d'entrée de jeu l'auteure prouve qu'il encore possible de faire du neuf avec du vieux !
On comprend tout de suite (et pour les plus durs du neurone, dès les premiers chapitres) que la mystérieuse naufragée n'est autre que Eloïse Shelley, toute la question est de comprendre le pourquoi du comment elle passe de mère au foyer dans une banlieue cossue de Londres, à naufragée amnésique sur une île crétoise…
Pour nous y aider, les chapitres jouent l'alternance des points de vue. Avec d'un côté Eloïse dans sa version naufragée amnésique, qui lutte pour retrouver son identité et ses souvenirs, entourée par un quatuor d'écrivains qui, tour à tour, soufflent le chaud et le froid autour de leur invitée. Et de l'autre Lochlan, son mari, qui doit non seulement gérer ses enfants qui réclament leur mère, mais aussi essayer de comprendre ce qui s'est passé.
L'aspect psychologique, essentiel dans le traitement d'une telle intrigue est parfaitement maîtrisé par l'auteure, que ce soit dans le combat d'Eloïse contre son amnésie ou dans l'esprit de Lochlan qui semble découvrir progressivement des réalités ignorées concernant sa femme. Deux parcours qui mettront les nerfs du couple (et des lecteurs par la même occasion) à rude épreuve.
Ici l'amnésie n'est qu'un symptôme d'un trouble beaucoup plus sévère, mais je ne peux guère m'étendre sur la question au risque d'en dire trop. Disons que certains chapitres nous plongent dans l'enfance difficile (le mot est volontairement faible afin de rester aussi vague que possible) d'Eloïse et nous aident à comprendre certaines vérités (et par la même occasion, certaines ficelles du roman).
Les personnages sont eux aussi abordés avec beaucoup de soin et d'attention. C.J. Cooke ne se contente pas de brosser un portrait détaillé d'Eloïse et Lochlan, elle accorde le même traitement aux personnages secondaires (le quatuor d'écrivains, Gerda et Magnus, ses grands-parents, et même les enfants Max et Cressida, tous bénéficient d'une personnalité affirmée et raccord avec l'image que l'on se fait d'eux).
L'intrigue se dévoile progressivement, on en devine (plus par présomption que certitude) certains aspects, mais elle nous réserve bien des surprises et des montées d'adrénaline. Une fois que vous aurez mordu à l'appât, vous aurez bien du mal à lâcher ce bouquin…
Un bouquin qui aborde des thèmes graves et amène le lecteur à se poser des questions, voire à remettre en question certaines idées reçues. Addictif et intelligemment construit, pour un premier essai on peut dire qu'il est brillamment transformé.
Non seulement Milady fait dans le thriller, mais en plus ils font dans la qualité… désormais je serai plus vigilant quant à leurs sorties.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   04 juillet 2018
Dans notre pays, deux cent mille enfants âgés de moins de quatorze ans n’auront pas la chance de dormir dans un lit cette nuit. Ils dormiront dehors, à même le sol glacial, qu’il pleuve ou qu’il neige. Pire, encore, à l’heure actuelle, 80 % des enfants sans domicile subissent des violences sexuelles ou physiques. C’est intolérable. Pensez à l’impact que de telles épreuves auront sur eux toute leur vie durant. Lorsqu’ils obtiennent enfin la citoyenneté britannique, si tant est qu’on la leur accorde, le mal est déjà fait. Il est de notre devoir de les protéger. Aussi est-il primordial de se rappeler que la politique n’est qu’une question de barrières, d’étiquettes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   04 juillet 2018
Savoir que ces étincelles de lumière provenaient d’une étoile, d’une planète ou d’une constellation dotée d’un nom, d’une gravité que je ne connaissais pas, tout comme j’ignorais d’où je venais et qui j’avais laissé derrière moi, se révélait à la fois réconfortant et terrifiant.
Mais maintenant, je sais qui je suis. Eloïse Beatrice Shelley. J’ai répété mon nom à voix haute des milliers de fois, comme un hameçon lancé dans les eaux de ma mémoire dans l’espoir d’attraper mes souvenirs.
Eloïse. Eloïse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   04 juillet 2018
Je serais incapable de dire quel jour, ou même quel mois cela s’est produit. Il règne un tel chaos dans mon esprit qu’il me semble inconcevable de laisser le quotidien reprendre son cours normal. Je repère le carreau légèrement fissuré qu’Eloïse m’a demandé de réparer. Elle a menacé de le faire elle-même si je ne m’en occupais pas. Je me brosse les dents, nettoie mes vomissures sur le sol et réfléchis à la façon dont je vais réparer le carreau.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   04 juillet 2018
Pour moi, cet ajout, le fait qu’elle sait ce que renferme la boîte, change tout. Dans cette version, Pandore est courageuse. C’est une tigresse. Elle hésite non par obéissance, mais parce qu’elle pèse le pour et le contre. Vaut-il mieux avoir une vie insouciante, ou accepter les choses telles qu’elles sont et en ressortir grandi ?
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   04 juillet 2018
Le tee-shirt et le jean sont de bonne qualité, ce sont des vêtements de marque. Suis-je le genre de personne à acheter un vêtement de créateur ? Cela ne m’évoque rien du tout. Mais après tout, j’ai perdu la mémoire. J’ai l’impression d’assister à ma renaissance, affranchie de tout passé. D’être le fantôme de quelqu’un d’autre.
Commenter  J’apprécie          00
Video de Carolyn Jess-Cooke (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carolyn Jess-Cooke
Interview de Carolyn Jess-Cooke (en anglais)
autres livres classés : amnésieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1484 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..