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ISBN : 2221104102
Éditeur : Robert Laffont (01/02/2005)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 70 notes)
Résumé :

Lorsque Mathilda Stembert vient déclarer la mort de son mari, décédé accidentellement en Allemagne de l'Est, le maire du village, Roger Müller, sait qu'elle ment. La veille, dans la nuit, il a convaincu le docteur Stembert de ne pas quitter sa femme pour rejoindre sa maîtresse allemande.Roger Müller aime Mathilda Stembert depuis l'adolescence.Doit-il exiger une enquête sur ce décès improbable comme son dev... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  11 août 2017
Roger Müller est célibataire et le bourgmestre ( maire) de son village en Belgique dans les cantons de l'Est en 1962.
Roger est amoureux de Mathilda depuis sa jeunesse mais le médecin, André Stembert l'a mariée.
Il le déteste et c'est réciproque.
Mathilda arrive un matin dans son bureau pour lui annoncer que son mari, le docteur, est mort dans un accident en Allemagne alors qu'il assistait à un congrès.
André est très troublé car il a rencontré le docteur la nuit sur la route. Il venait d'abîmer sa voiture et lui a avoué qu'il voulait quitter Mathilda pour aller rejoindre sa maîtresse en Allemagne mais...Roger l'a déposé devant chez lui, en lui donnant l'ordre de rejoindre son foyer.
Il croit que Mathilda a tué son mari mais il aime cette femme.
Doit-il chercher la vérité et la dévoiler?
Une histoire très étrange où on apprend le passé très lourd de Mathilda.
Le roman a été écrit en 2005, avec la très belle plume d'Armel Job, un peu différente de ses derniers romans où l'écriture est plus délicate, plus douce. Ici, l'auteur rentre très bien dans la vie de ses personnages et dans l'ambiance qu'il veut nous décrire dans la campagne belge des "pays rédimés".
Le narrateur de la majorité des chapitres est Roger qui parle à la première personne.
Tous les quatre chapitres, c'est Mathilda qui prend la parole et nous donne sa vérité des faits.
C'est un roman admirablement bien écrit et bien construit.

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Commenter  J’apprécie          584
isabelleisapure
  06 avril 2015
Roger Müller, rencontre au bord de la route, un samedi soir de pluie et de tempête, le médecin de la commune, Joseph Stembert qui vient d'être victime d'un accident de voiture. Stembert, effondré, avoue à Müller qu'il vient de quitter sa femme Mathilda et qu'il part rejoindre sa maîtresse en Allemagne. Mais depuis toujours, Roger Müller aime passionnément et en secret Mathilda ; il oblige donc le médecin à regagner le domicile conjugal. le lundi matin, Mathilda Stembert vient déclarer le décès de son mari…
Joseph Stembert est mort, Mathilda l'a tué, c'est du moins ce que va conclure Roger Müller. Il n'aura de cesse de protéger la jeune femme avec l'espoir inouï de voir ses sentiments payés de retour.
L'écriture d'Armel Job est élégante, l'intrigue est bien menée et le tout m'a laissé une impression fort agréable à la manière des meilleurs romans de Simenon.
Commenter  J’apprécie          351
Ancolie
  27 mai 2013
Roger Muller, bourgmestre d'un petit village des cantons de l'est, rentre tard la nuit après avoir été au bordel. Qu'elle n'est pas sa surprise de rencontrer le docteur - homme qu'il déteste - sur sa route, l'air un peu hagard. Celui-ci a enfin pris la décision de quitter son épouse, Mathilda, pour vivre avec une autre femme et dans son énervement, il s'est embourbé dans la forêt. Roger décide de le raisonner et de lui faire promettre qu'il va rester auprès de Mathilda. le docteur semble accepter et il le ramène jusque chez lui.
Au matin, la surprise est totale quand Roger apprend la mort du docteur, par la bouche de Mathilda, dans un accident de voiture à des kilomètres du village cette nuit… Mais que c'est-il passé ? Comment le docteur est-il mort ? Serait-il possible que…
L'ambiance est celle de ses petits bourgs ruraux où tout le monde se connait, où chacun épie l'autre et se mêle de ce qui ne le regarde pas. Les personnages, très vrais, sont ni vraiment heureux, ni totalement malheureux. Ils se satisfont de ce qu'ils ont jusqu'au jour où un petit événement plus dérangeant que les autres les font réagir.
De lourds secrets vont être remplacés par d'autres. L'auteur se joue de l'imagination du lecteur et de ses personnages. Où se cache donc la vérité ?
J'apprécie beaucoup ce procédé qui bouscule nos repères et qui fait que l'on est toujours surpris par les romans d'Armel Job. Tout a l'air si clair et ce n'est qu'une apparence. Il faut attendre les dernières pages pour connaître le fin mot de l'histoire. L'innocence n'est pas toujours celle que l'on croit...
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adtraviata
  11 février 2016
Ouvrir un roman d'Armel Job, c'est savoir à coup sûr que l'on va être transporté dans une fiction bien ancrée dans un terroir, dans un lieu marqué d'Histoire, lié à des rites, des traditions, des relations bien précises. C'est être sûr aussi que l'on va être saisi par une intrigue bien menée, avec des personnages attachants. Je n'ai pas encore lu beaucoup de romans d'Armel Job mais je savais que je trouverais dans Les fausses innocences sa marque de fabrique et je n'ai pas été déçue.
Ici, nous sommes dans les Cantons de l'Est de la Belgique, une communauté germanophone dont l'histoire a été jalonnée par le rattachement à l'un ou l'autre pays : de l'Autriche à la France puis à la Prusse entre le 18e et le 19e siècle, rattachés à la Belgique en 1919, soumis à la loi du Reich en 1940 et revenus à la Belgique en 1944, ils ont encore eu à subir la terrible bataille des Ardennes durant l'hiver 1944-1945. Les personnages de cette histoire ont des origines diverses, Wallons, Allemands, ils se sont mêlés plus ou moins harmonieusement et surtout, ils ont vécu la guerre de 40-45, ce qui va influencer fortement leurs réactions.
On est sans doute dans les années 1950-1960, l'Allemagne toute proche est divisée entre Est et Ouest, pour s'y rendre il faut passer la frontière, chose que l'on peut faire clandestinement en passant par les bois, comme Roger Müller quand il va à l'auberge de Frau Trost tous les samedis soirs, ou comme Joseph le jeune braconnier. C'est lors d'une de ces soirées que Müller tombe sur le docteur Stembert, sur le point de quitter sa femme, la belle Mathilda. La tempête qui souffle ce soir-là va bouleverser l'équilibre délicat qui régit les relations entre le bourgmestre et le médecin, Roger et Mathilda, Roger et sa mère, veuve au caractère difficile avec qui il vit depuis toujours. Niederfeld est un petit village, le secrétaire communal exerce le pouvoir réel en faisant semblant d'aider le premier magistrat, tout le monde est au courant de tout ou presque, on s'observe, on s'épie… Seule Mathilda, la troublante Mathilda réussit à préserver son mystère, Roger est même prêt à tout pour l'aider.
Mais les choses ne sont pas si simples, si évidentes qu'on le croit : au cours d'un récit tendu, à deux voix, Armel Job révèle les secrets enfouis, les destins si contrastés des uns et des autres, l'emprise qu'exercent certain(e)s. Les rebondissements font remonter à la surface les vieilles haines, les douleurs et les divisions de la guerre. Une histoire d'amour aussi… Impossible de lâcher ce roman dont les personnages, comme ceux de Dans la gueule de la bête, ne sont ni tout noirs ni tout blancs. Les sentiments, les attachements successifs du lecteur sont mis à mal par l'auteur. Des pointes d'humour éclairent la noirceur du livre, démontrant si besoin en était la finesse psychologique et l'élégance de la plume d'Armel Job.
Ce roman a été adapté en téléfilm pour la RTBF, ce qui n'est pas étonnant car on perçoit toute la richesse des atmosphères et le mystère des personnages, qui se traduisent sans peine en images.
Lien : http://desmotsetdesnotes.wor..
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gargamel00
  24 septembre 2014
Petit quart d'heure chauvin. Il y a longtemps que je "connais" cet auteur, qui a été mon ancien directeur d'école, mais par esprit de révolte stupide dû à ma jeune âge d'alors, j'avais décidé de ne pas lire ses livres, persuadée de les trouver médiocres. Puis l'âge avançant et les idées toutes faites s'amenuisant au profit d'un vraie réflexion personnelle, je me suis lancée. Et j'ai bien fait! Troisième livre d'Armel Job terminé, et troisième très belle surprise. J'aime l'univers qu'il décrit à chaque fois, cette campagne profonde, cet amour pour la Wallonie, cette vie rurale d'autrefois, ou les gens, bruts de décoffrage au premier abord, se révèlent bien plus complexes et remplis de secrets qu'il n'y parait. Seule différence avec notre monde moderne, les gens d'alors savaient "se la fermer" et emporter les plus terribles secrets dans la tombe.
Sous des airs d'histoires simplettes et gentillettes, Armel Job parvient à chaque fois à me surprendre, le ton est juste, il ramène dans le passé mais dans le bon sens du terme, pour nous intégrer dans des tranches de vie "normales" et glaçantes à la fois. Les fausses innocences est encore une petite pépite du genre.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   11 août 2017
Mathilda avait tué son mari : comment en douter encore?
Dès le début, le jour où elle était venue faire sa déclaration à la commune, j'avais su qu'elle mentait. Par tous les moyens, j'avais essayé de la croire. J'avais été jusqu'à me supposer des hallucinations pour empêcher Stembert de rentrer à la villa. Mais voilà: l'Opel, qui aurait dû pourrir dans un fossé près d'Erfurt, était dans le garage de Mathilda; des taches de sang poissaient le tapis du coffre...
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adtraviataadtraviata   11 février 2016
« Amateur. C’était la deuxième fois en deux jours que quelqu’un me traitait d’amateur. J’aurais donné cher pour être un fonceur, un imbécile heureux. J’ai toujours chipoté sur tout. Jamais d’un côté ou de l’autre. Jamais à fond. A moitié, à califourchon entre l’Allemagne et la Belgique, l’honneur et la honte, l’amour et la haine. Sur la frontière.

Ce soir-là, j’ai beaucoup bu, tout seul, adossé au juke-box. C’est ce que j’appelle méditer. » (p. 94)
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AncolieAncolie   27 mai 2013
Qu'est-ce donc que cet entêtement de la nature humaine à piétiner ce qui s'offre pour courir après ce qui se refuse ?
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adtraviataadtraviata   11 février 2016
« Le texte (…) était de Grégoire. Il a gardé du Séminaire la marotte du latin et ne rate jamais l’occasion de nous en mettre plein la vue. Il fait partie du BROL (Belgarum Redemptio Optione Latinitatis, Le salut de la Belgique par l’adoption du latin), un groupuscule qui a trouvé la solution miracle à la question linguistique. » (p. 86-87)
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AncolieAncolie   28 mai 2013
Comme quoi, le bonheur, c’est, en fait, ce qu’il y a avant le bonheur. Lui-même n’arrive presque jamais.
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Armel Job P2
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