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ISBN : 2234079667
Éditeur : Stock (02/09/2015)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 30 notes)
Résumé :
«Profondément intelligent…Ce livre est saisissant.»
The Times
« L’énergie de Churchill – son inlassable recherche d’enthousiasme, de gloire et de pouvoir – demandait un écrivain aussi pétillant et passionnant pour rendre justice à
son histoire. Johnson est cet écrivain.»
The Mail on Sunday
«Une performance de haut vol… Johnson n’a pas seulement célébré Churchill dans ce livre, il l’a égalé avec un panache incomparable.»
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Bonnynic
  03 décembre 2016
Très franchement, le maire de Londres (Bourgmestre comme on dit chez moi…) a un réel talent d'écrivain.
Il s'agit d'une biographie assez surprenante de notre vieil ami Winston.
Mais, une bio comme j'apprécie : non chronologique, romancé, fuyant le politiquement correct, immergeant le lecteur dans les lieux ou a vécu la personne.
Non, il ne s'agit pas d'une biographie retraçant de A à Z les faits et gestes et qui souvent sont indigestes par les nombreuse dates que l'on doit ingurgités (et tenté de digérer…).
Ici, le maire Boris est un inconditionnel de l'homme politique et cela transparait tout au long du livre. Au début, j'ai eu un peu peur que cela tourne au gâteau à la crème (l'abus d'idolâtrie est néfaste pour la santé…mentale) mais il n'en n'est rien. Et j'ai apprécié d'autant plus que l'auteur ne jette pas un voile sur ce que l'homme politique le plus célèbre de Grande-Bretagne a fait de moins bien dans sa longue carrière politique(et non, l'usage de gaz toxique pour résoudre le conflit du Moyen-Orient n'était vraiment pas une bonne idée Mister Winston…)
Le livre est plaisant à lire et on comprend un peu mieux pourquoi cet homme a été un personnalité politique incroyable(une intelligence redoutable, un bourreau de travail et ce qu'il faut dans le pantalon…désolé mais c'était nécessaire à l'époque… peut être encore maintenant qui sait ?)
Bref, comment se cultiver tout en prenant du plaisir à lire. Merci Monsieur le Maire.
Nicolas Bonhiver.
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Bigmammy
  07 février 2016
Beaucoup de Français connaissent Boris Johnson, qui, avant d'être écrivain, est Maire (conservateur) du Grand Londres depuis 2008 : il a un côté nounours, une tignasse blonde, une belle connaissance du Français (avec accent bien marqué). Il roule hardiment à vélo dans sa capitale très chargée. En ce moment dit-on, il hésite entre le oui et le non au referendum sur le « Brexit ». (Le Monde du 5 février)
On le dit candidat à la succession de David Cameron à la tête de la majorité « tory ».
On imagine que son récent livre sur Winston Churchill pourrait être une étape sur la voie de cette candidature : c'est en effet l'occasion de dessiner l'idéal britannique de l'homme d'Etat, et de se positionner par rapport à cet exemple.
C'est en effet grâce à son caractère, son énergie, son humour, son ouverture, son humanité que Churchill est devenu l'un des hommes d'Etat les plus marquants du XXème siècle. Johnson nourrit cette évidence d'innombrables anecdotes sur cet aristocrate qui aime et défend le Peuple, sur ce politicien à la morale exigeante, sur cet intellectuel bien caché dans un homme d'action.
Cette biographie ne suit pas l'ordre chronologique, mais « attaque » par le sommet de la vie publique de notre héros : fin juin 40, la France est écrasée par les chars de la Wehrmacht. Toute l'Europe de l'Ouest est sous la botte nazie ; l'Angleterre est seule face à l'ogre.
Nombre de politiciens britanniques, ceux notamment qui ont cru dans les années 30 à « l'apaisement » avec Hitler, ou ceux qui ne sont pas allergiques au nazisme, pensent à rechercher un accord avec les Nazis. On sait aujourd'hui que le Führer aurait été tenté (cf. Basil Liddell Hart : « Les Généraux allemands parlent » et Ian Kershaw : « Fateful choices »)
C'est le bouillant Sir Winston qui va retourner le Parlement et lui faire prendre la voie du combat. Boris Johnson montre cependant l'atmosphère de défaitisme et de scepticisme qui entoure et souvent gêne le Premier Ministre. Un long chemin d'angoisses et de déceptions attend Winston, avec l'impréparation des Armées et des généraux – sauf les Aviateurs, dont Johnson parle peu -, les défaites De Grèce, de Libye, de Singapour, d'Arnhem, la dureté des Américains – dont on découvre qu'ils n'ont pas beaucoup mieux traité les Anglais que les Français libres.
La victoire soulage ces angoisses, mais il est clair que Staline, qui occupe l'Est européen, ne lâchera pas prise : il revient à Churchill, écarté du pouvoir par les électeurs britanniques d'alerter sur ce « Rideau de fer » qui s'est abattu « de Szczecin sur la Baltique à Trieste sur l'Adriatique ».
Il le fera le 5 mars 1946 à Fulton (Missouri), dans un simple discours prononcé devant une assistance universitaire. Personne ou presque ne le suivra, avant du moins que ne s'accumulent les preuves de l'incarcération de millions d'Européens.
Il en tirera la conclusion que l'Europe occidentale doit s'unir, même si elle ne se fédère pas. Il le proclamera dans son discours de Zurich, le 19 septembre 1946. Qui sait aujourd'hui que les grandes lignes de l'idée européenne ont été posées par un homme d'Etat britannique ?
Je suis malheureusement moins admiratif devant le chapitre consacré au Moyen Orient, mais, là comme en Europe de l'Est, que pouvait faire un homme politique, fût-il plein de tous les talents imputés à Churchill ?
Donc je recommande fermement ce livre, qui complète bien les ouvrages récents consacrés à Churchill (ceux de François Kersaudy par exemple).

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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jauchatpitre
  02 octobre 2015
Une ‪#‎biographie‬ ? Plutôt un hommage voir un plaidoyer pour un retour en grâce de l'homme providence qui a mené la politique anglaise pendant plusieurs décennies et deux guerres mondiales. A l'image de son auteur le style est fougueux, excentrique, audacieux, , avec, une pincée d'idéologie , quelques emprunts à la sous culture avec métaphores culottées et un langage pas toujours châtié. Tout sauf tiède le style désarçonnera surement les puristes de l'histoire avec un grand H par son manque de retenu, mais il a le mérite de rendre le contenu plus vivant et la lecture plus distrayante. Un excellent moyen de découvrir ‪‎Winston‬ ‪Churchill‬ sous toutes ses facettes : du « lad » amateur d'alcool et enfant capricieux de la politique Anglaise, le tribun inégalable, l'orgueilleux amoureux des lettres classiques qui oeuvrait à sa gloire posthume, jusqu'à sa transfiguration lors de la Bataille d'Angleterre dont on a fêté les 75 ans récemment: l'incarnation des valeurs d'un Royaume Unis seul contre tous : liberté, démocratie et farouche esprit d'indépendance. Tout est passé en revu, y compris les graves erreurs de jugement telles que la défaite meurtrière de Gallipoli et le découpage hasardeux du Moyen Orient, sans parler de sa réticence vis-à-vis de l'indépendance de l'Inde que l'auteur va tenter d'expliquer en les contextualisant. On termine comme il se doit sur son héritage politique aux niveaux Britanniques et Européens. Une biographie que l'on pourra juger certainement Kitsch, mais Winston Churchill ne l'était il pas ? ‪Anglophiles‬, amateur de l‪ectures‬ un peu couillues sortant des sentiers battus, vous serez servis. Pour les autres : les mémoires de Churchill sont à votre disposition.
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fgroll
  15 septembre 2016
Pour l'histoire, l'actualité (2016) et les temps à venir (dès demain)
J'avais acheté ce livre début 2016 , pour en savoir plus sur la personnalité d'un grand homme qui infléchit le cours de l'histoire et auquel je dois de pouvoir vivre dans un pays libre.
J' étais aussi intéressé par celle de l'auteur, Boris Johnson, homme politique transgressif ; son engagement en faveur du Brexit l'a confirmé depuis .
Bien documenté l'ouvrage consacre les neuf premiers chapitres à dégager les ressorts psychologiques de Winston Churchill .
Les deux chapitres suivants montrent comment se construisit le mythe Churchill et la part qu'il prit lui même à sa formation.
Les chapitres 12 à 23 nous font suivre 66 ans de vie politique intense, avec ses hauts, ses bas surmontés par une résilience hors norme.
Le chapitre 15 intitulé « l'art de jouer à la roulette avec l'histoire procède à une double évaluation : celle de faits historiques, tel l'épisode des Dardanelles :en 1915 « un facteur de désastre 10 », et l'évaluation de la contribution de Churchill au résultat et leurs causes , ( la catastrophe de Gallipoli) , pour citer Johnson « un facteur 10 puisqu'il (le désastre ) ne se serait pas produit sans lui » . Il est évidemment plus facile de faire des évaluations ex-post qu'ex-ante !
L'ouvrage nous en apprend aussi beaucoup sur la façon dont la politique se fait outre-manche, et si ce n'est la genèse de situations géopolitiques actuelles , la « signature de Churchill » dans les développements initiés par la politique de Grande Bretagne notamment au Moyen Orient, et dans ses relations avec l'Europe,...
Ceci qui nous ramène au Brexit dont Boris Johnson à la charge comme ministre des affaires étrangères britannique. Un seconde lecture de l'ouvrage peut donner des indications sur son approche de la négociation à venir entre la Grande Bretagne et l'Union Européenne.
J'ai aussi trouvé dans l'ouvrage de quoi mieux comprendre l'identité britannique :
celle d'un pays qui n'a plus été envahi depuis l'arrivée des Normands ; un système parlementaire qui remontant au Moyen Age a permis de construire un modèle de démocratie ; l'appel du large avec un lien indéfectible avec les USA  que la guerre d'indépendance aurait pu exclure d'emblée.
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micetmac
  03 juin 2018
Winston Churchill, écrasant de sa stature tous les hommes politiques qui suivirent, les nanifiant impitoyablement. Boris Johnson, plus qu'une bio, délivre un panégyrique à la gloire de Holy Winston.
Bon.
C'est plus facile de célébrer Winston Churchill que, je ne sais pas, Boris Johnson par exemple...
Bobo nous donne ici un livre bondissant, bien écrit même si la conclusion de chaque chapitre et l'annonce du suivant ressemble aux transitions poussives de nos dissertations lycéennes. Mais il est vrai que ce livre se lit d'une traite, un bouquin malin, voire malicieux, dédouanant Churchill de ses errements et le célébrant, souvent à juste titre, pour sa clairvoyance et sa lucidité. Les passages, où Churchill, seul au monde, s'entête à se dresser face à Hitler, malgré les nombreux appels du pied (pour ne dire plus) des dignitaires nazis, de Hitler himself et même de son propre camps, ces passages sont saisissants et on se dit que la rencontre d'un tel homme et d'un tel temps ne pouvait mieux tomber.
Néanmoins, on ne peut s'empêcher d'assister amusé, voire consterné, au recrutement de la plume de Boris au service de la cause de Johnson et de son idéologie.
Et oui. Boris Johnson. Ancien maire de Londres. Un côté bouffon savamment entretenu, qualifiant ses adversaires de politiquement correct.
C'est bien pratique ce politiquement correct pour voiler ses propres carences.
Boris Johnson, chantre victorieux du Brexit, qui n'avait pas prévu le coup d'après...
Et bien Bobo est un conservateur bon teint qui parent çi et là ses pages de quelques piques acides :
"Voyez l'art avec lequel Hitler les entraîne au comble de l'excitation collective : des phrases courtes, sans verbes , dépourvues de sens d'un point de vue grammatical, mais dotées d'un vrai pouvoir de suggestion. La technique allait être reprise, copiée, entre autres, par Tony Blair."
Magnifique.
Glisser dans le même paragraphe Hitler et ce Tony Blair abhorré. Je ne suis pas un grand fan de Tony Blair mais tout de même... Un magnifique point Godwin, un...
Tant qu'à déboîter l'adversaire autant le faire avec classe :
"Christophe Colomb fut le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait... et il faisait tout ça aux frais du contribuable."
Winston Churchill
Et le chapitre sur Churchill l'européen où Winston prononce des discours pro-européen, voire franchement fédéralistes. Bobo va alors chercher les discours premiers de Churchill beaucoup plus euro-sceptiques.
Je ne sais pas. Les discours d'un homme politique d'une telle envergure sont plus pertinents quand ils sont ceux d'un homme achevé qui vient de se coltiner une guerre mondiale plutôt que ceux d'un homme politique encore inexpérimenté.
De plus, franchement, ce qu'aurait bien pu penser ou faire Churchill à notre époque, concernant l'Union Européenne, est d'une fatuité pathétique, une hypothèse follement conne, on n'en sait rien foutre dieu ! Ce qui compte c'est ce que l'on fait nous...
A vrai dire...
En fait...
Plaidoyer grandiloquent envers Churchill certes oui, mais un peu pro-domo aussi.
On t'a vu Bobo.
Churchill s'est dressé face à la barbarie.
Toi face à la bureaucratie pesante de Bruxelles (comparée à l'Allemagne nazie dans un de tes discours, c'est une (sale) manie décidément).
On a les combats qu'on peut.
Lien : https://micmacbibliotheque.b..
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critiques presse (2)
LaPresse   18 décembre 2015
Ça frise parfois la mauvaise foi, voire la partisanerie. Mais c'est pleinement assumé, et le résultat est tout à fait savoureux.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeSoir   14 septembre 2015
Un vibrant exercice d’admiration.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   09 juillet 2018
Je savais que Churchill avait été exceptionnellement courageux quand il était jeune, qu'il avait vu de ses propres yeux des bains de sang, qu'on lui avait tiré dessus sur les quatre continents et qu'il avait été un des premiers hommes à monter dans un avion. Je savais qu'il avait été élève à Harrow, où il était considéré comme un gringalet, qu'il mesurait 1,70 mètre à peine et avait un tour de poitrine de 79 centimètres, qu'il avait dû surmonter son bégaiement, sa dépression et un père effroyable pour devenir le plus grand homme anglais ayant existé.
J'imaginais qu'il y avait chez lui quelque chose de sacré et de magique parce que mes grands-parents avaient conserver la une du Daily Express datant du jour de sa mort, à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

P. 12
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mcd30mcd30   07 juillet 2018
... Je savais qu'il était drôle, irrévérencieux et, et vu des critères de son époque, politiquement incorrect.

... A la députée socialiste Bessie Braddock qui lui reproche d'être ivre ; Churchill lui rétorque avec une grossièreté surprenante qu'elle est moche et le restera toute sa vie, alors que lui se réveillera sobre le lendemain.

P. 9-10

How shocking nowadays !
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mcd30mcd30   30 juillet 2018
Paul Reynaud * savait que la France était battue. Il savait aussi ce que ses interlocuteurs britanniques avaient du mal à croire : les Français avaient une armée origami, qui se repliait à une vitesse quasi magique. (p. 24 )

* premier ministre français
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StephorakStephorak   03 novembre 2016
La plupart des hommes politiques sont passifs face à eux (les évènements). Ils constatent ce qui semble inévitable, puis s'alignent sur le destin - ensuite(en général) ils tâchent de présenter les choses à leur avantage en essayant de s'attribuer le mérite de ce qu'il s'est passé.
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StephorakStephorak   02 novembre 2016
"KBO", dit-il enfin pour conclure sa lettre - initiales dont vous découvrirez qu'elles signifient "Keep buggering on" ("Ne jamais lâcher"), mot d'ordre qu'il utilise souvent avec ses collègues.
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Video de Boris Johnson (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boris Johnson
Winston, de Boris Johnson Parution : 9 septembre 2015 http://www.editions-stock.fr/winston-9782234079663
«Profondément intelligent?Ce livre est saisissant.» The Times
«Captivant? Boris est un écrivain superbe, accessible, avec une touche de bonne humeur.» The Independent
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