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Marie-Anne Jost (Éditeur scientifique)
EAN : 9782290347584
90 pages
Éditeur : Librio (13/05/2005)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Le présent recueil rassemble des citations de grands auteurs français tels que Baudelaire, Du Bellay, Marie de France, Théophile Gautier, Victor Hugo, La Fontaine, Leconte de Lisle, Mallarmé, Molière, Rimbaud, Ronsard, Verlaine, Alfred de Vigny, Renée Vivien…

Des premiers émois aux folles étreintes, cette anthologie amoureuse parcourt la carte du Tendre, empruntant les sentiers passionnés du désir. Tout à la fois intime et universel, bienfaisant et dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
marlene50
  30 janvier 2021
Les plus beaux poèmes d'amour.
Les amours enfantines, bucoliques, clandestines, contrariées, fatales ou éternelles sont l'une des sources d'inspiration les plus fécondes des artistes - musiciens, écrivains, peintres ... ou poètes.
Ce choix de poèmes parmi les plus beaux de la langue française vous invite à cheminer sur la carte du Tendre, au fil des siècles.
Ce recueil se propose de faire découvrir à côté de quelques uns de nos plus grands poètes et d'autres auteurs peut-être moins connus, mais tout aussi remarquables.
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Cer45Rt
  05 janvier 2020
Y a-t-il une thématique qui a inspiré autant les écrivains, que l'amour ? Pour ma part, j'en doute... L'amour, reste une thématique qui transcende les pays, les genres et les époques, comme quelques autres thématiques majeures de l'art, telles que la mort, ou la condition humaine... Et plus que tout autre, l'amour est chanté, exalté, déplorer, disséquer ; il est là, aussi bien dans les tragédies, que dans les comédies, dans tous les textes, on lui consacre des essais, des romans, des nouvelles... Mais, peut-être, que ce que l'on fit de plus beau, sur l'amour, fut la poésie. Cette anthologie, tend à le prouver, d'ailleurs. Il y a dans ce petit livre, des hymnes au sentiment amoureux, de toute beauté et de toute poésie, qui sont vraiment de magnifiques chants de passion, puissants. Cette anthologie, a aussi le mérite de permettre de découvrir les multiples façons, dont on a chanté l'amour... Et elle a fort intéressante à bien des points de vue, néanmoins, elle souffre, à mon avis, du manque, d'une réelle organisation. C'est dommage, car sinon, je lui eut donné la note maximale, sans difficulté.
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araucaria
  11 mai 2012
Recueil contenant des trésors de la poésie. Mais bien sûr, comme il s'agit d'une anthologie, le lecteur est plus ou moins sensible à certains auteurs et époques. Il n'en reste pas moins que ce recueil est à lire ou à relire.
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Anais31
  08 juillet 2016
J'ai adoré ce recueil de poèsie, car les poèmes mon beaucoup toucher et on vois le sensibilité de leur auteur, il y avait aussi mais poètes préférer comme Hugo, Verlaine, Baudelaire...... et d'autre que je ne connaissais pas mais qui on était pour moi une belle découverte.
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vahine34
  02 avril 2016
Ah l'amour!quels poèmes ! Me faisais la réflexion suivante :pourquoi si peu de femmes dans cette anthologie ?
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
marlene50marlene50   01 mars 2021
Cueillette

C'était un vrai petit voyou,
Elle venait on ne sait d'où,
Moi, je l'aimais comme une bête,
Oh ! la jeunesse, quelle fête !

Un baiser derrière son cou
La fit rire et me rendit fou.
Sainfoin, bouton-d'or, pâquerette,
Surveillaient notre tête-à-tête.

La clairière est comme un salon
Tout doré ; les jaunes abeilles
Vont aux fleurs qui leur sont pareilles ;

Moi seul, féroce et noir frelon,
Qui baise ses lèvres vermeilles,
Je fais tache en ce fouillis blond.

(Le Collier de griffes, 1908 - Charles Cros)
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marlene50marlene50   23 février 2021
Apparition

La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l'archet au doigt, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.
- C'était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S' enivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d'un rêve au coeur qui l'a cueilli.
J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.

(Poésies, 1887 - Stéphane Mallarmé)
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marlene50marlene50   20 février 2021
Première soirée

"- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.

Assise sur une grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains,
Sur le plancher frissonnaient d'aise
Ses petits pieds, si fins, si fins.

- Je regardai, couleur de cire,
Un petit rayon buissonnier
Papillonner dans son sourire
Et sur son sein - mouche au rosier !

- Je baisai ses fines chevilles.
Elle eut un doux rire brutal
Qui s'égrenait en claires trilles,
Un joli rire de cristal ....

Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent : "Veux-tu finir !".
- La première audace permise,
Le rire feignait de punir !

-Pauvrets palpitants sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
- Elle jeta sa tête mièvre
En arrière : "Oh ! c'est encor mieux !..."

" Monsieur, j'ai deux mots à te dire ..."
- Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, qui la fit rire
D'un bon rire qui voulait bien ....

- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.

(Les Cahiers de Douai, 1870 - Arthur Rimbaud)
+ Lire la suite
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marlene50marlene50   31 janvier 2021
Auburn

Tes yeux, tes cheveux indécis,
L'arc mal précis de tes sourcils,
La fleur pâlotte de ta bouche,
Ton corps vague et pourtant dodu,
Te donnent un air peu farouche
A qui tout mon hommage est dû.

Mon hommage, ah, parbleu ! tu l'as.
Tous les soirs, quels joie et soulas,
Ô ma très sortable châtaine,
Quand vers mon lit tu viens, les seins
Roides, et quelque peu hautaine,
Sûre de mes humbles desseins.

Les seins roides sous la chemise,
Fière de la fête promise
A tes sens partout et longtemps,
Heureuse de savoir ma lèvre,
Ma main, mon tout, impénitents
De ces péchés qu'un fol s'en sèvre !

Sûre de baisers savoureux
Dans le coin des yeux, dans le creux
Des bras et sur le bout des mammes,
Sûre de l'agenouillement
Vers ce buisson ardent des femmes
Follement, fanatiquement !

Et hautaine puisque tu sais
Que ma chair adore à l'excès
Ta chair et que tel est ce culte
Qu'après chaque mort, - quelle mort ! -
Elle renaît, dans quel tumulte !
Pour mourir encore et plus fort.

Oui, ma vague, sois orgueilleuse
Car radieuse ou sourcilleuse,
Je suis ton vaincu, tu m'as tien :
Tu me roules comme la vague
Dans un délice bien païen,
Et tu n'es pas déjà si vague ?

(Paul Verlaine)
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marlene50marlene50   03 février 2021
Elégie

J'étais à toi peut-être avant de t'avoir vu.
Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne ;
Ton nom m'en avertit par un trouble imprévu :
Ton âme s'y cachait pour éveiller la mienne.
Je l'entendis un jour et je perdis la voix ;
Je l'écoutai longtemps, j'oubliai de répondre ;
Mon être avec le tien venait de se confondre :

Je crus qu'on m'appelait pour la première fois.
Savais-tu ce prodige ? Eh bien ! sans te connaître,
J'ai deviné par lui mon amant et mon maître,
Et je le reconnus dans tes premiers accents,
Quand tu vins éclairer mes beaux jours languissants.
Ta voix me fit pâlir, et mes yeux se baissèrent.
Dans un regard muet nos âmes s'embrassèrent ;
Au fond de ce regard ton nom se révéla,
Et sans le demander j'avais dit : "Le voilà !"
Dès lors il ressaisit mon oreille étonnée ;
Elle y devint soumise, elle y fut enchaînée.
J'exprimais par lui seul mes plus doux sentiments ;
Je l'unissais au mien pour signer mes serments.
Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,
Et je versais des larmes.
D'un éloge enchanteur toujours environné,
A mes yeux éblouis il s'offrait couronné.
Je l'écrivais ... bientôt je n'osai plus l'écrire,
Et mon timide amour le changeait en sourire.
Il me cherchait la nuit, il berçait mon sommeil,
Il résonnait encore autour de mon réveil :
Il errait dans mon souffle, et , lorsque je soupire,
C'est lui qui me caresse et que mon coeur respire.
Nom chéri ! nom charmant! oracle de mon sort !
Hélas ! que tu me plais, que ta grâce me touche !
Tu m'annonças la vie, et, mêlé dans la mort,
Comme un dernier baiser tu fermeras ma bouche.

(Idylles et Elégies - Marceline Desbordes-Valmore)
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