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Marie-Anne Jost (Éditeur scientifique)
ISBN : 2290347582
Éditeur : Librio (13/05/2005)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Le présent recueil rassemble des citations de grands auteurs français tels que Baudelaire, Du Bellay, Marie de France, Théophile Gautier, Victor Hugo, La Fontaine, Leconte de Lisle, Mallarmé, Molière, Rimbaud, Ronsard, Verlaine, Alfred de Vigny, Renée Vivien…

Des premiers émois aux folles étreintes, cette anthologie amoureuse parcourt la carte du Tendre, empruntant les sentiers passionnés du désir. Tout à la fois intime et universel, bienfaisant et dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
araucaria
  11 mai 2012
Recueil contenant des trésors de la poésie. Mais bien sûr, comme il s'agit d'une anthologie, le lecteur est plus ou moins sensible à certains auteurs et époques. Il n'en reste pas moins que ce recueil est à lire ou à relire.
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Anais31
  08 juillet 2016
J'ai adoré ce recueil de poèsie, car les poèmes mon beaucoup toucher et on vois le sensibilité de leur auteur, il y avait aussi mais poètes préférer comme Hugo, Verlaine, Baudelaire...... et d'autre que je ne connaissais pas mais qui on était pour moi une belle découverte.
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vahine34
  02 avril 2016
Ah l'amour!quels poèmes ! Me faisais la réflexion suivante :pourquoi si peu de femmes dans cette anthologie ?
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   05 avril 2016
Et la mer et l'amour...

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
(...)

Pierre de Marbeuf
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Anais31Anais31   23 juin 2016
Christine

Une étoile d'or là-bas illumine
Le bleu de la nuit, derrière les monts.
La lune blanchit la verte colline:
-Pourquoi pleures-tu, petite Christine ?
Il est tard, dormons.

-Mon fiancé dort sous la noire terre,
Dans la froide tombe il rêve de nous.
Laisse-moi pleurer, ma peine amère
Laisse-moi gémir et veiller, ma mère:
Les pleurs me sont doux

La mère repose, et Christine pleure,
Immobile auprès de l'âtre noirci.
Au long tintement de la douzième heure,
Un doigt léger frappe à l'humble demeure:
-Qui donc, vient ici ?

-Tire le verrou, Christine, ouvre vite:
C'est ton jeune ami, c'est ton fiancé.
Un suaire étroit à ma peine m'abrite;
J'ai quitté pour toi, ma chère petite,
Mon tombeau glacé.

Et cœur contre cœur tous deux ils s'unissent.
Chaque baiser dure une éternité:
Les baisers d'amour jamais ne finissent.
Ils causent longtemps, mais les heures glissent.
Le coq a chanté.

Le coq a chanté, voici l'aube claire
L'étoile s'éteint, le ciel est d'argent.
-Adieu, mon amour, souviens-toi, ma chère !
Les morts vont rentrer dans la noire terre,
Jusqu'au jugement

-O mon fiancé, souffre-tu, dit-elle,
Quand le vent d'hiver gémit dans les bois,
Quand la froide pluie aux tombeaux ruisselle ?
Pauvre ami, couché dans l'ombre éternelle;
Entends-tu ma voix ?

-Au rire joyeux de ta lèvre rose,
Mieux qu'au soleil d'or le pré rougissant,
Mon cercueil s'emplit de feuille de rose;
Mais tes pleurs amers dans ma tombe close
Font pleuvoir du sang.

Ne pleure jamais ! Ici-bas tout cesse,
Mais le vrai bonheur nous attend au ciel.
Si tu m'as aimé, garde ma promesse;
Dieu nous rendra tout, amour et jeunesse
Au jour éternel.

-Non ! je t'ai donné ma foi virginal;
Pour me suivre aussi, ne mourrais-tu pas ?
Non ! Je veux dormir ma nuit nuptial,
Blanche, à tes cotés, sous la mousse humide
La longue foret.

Voici les pins noirs du vieux cimetière.
-Adieu, quitte-moi, reprends ton chemin;
Mon unique amour, entends ma prière !
Mais elle au tombeau descend la première,
Elle lui tend la main.

Et depuis ce jour, sous la croix de cuivre,
Dans la même tombe ils dorment tous deux.
O sommeil divin dont le charme enivre !
Ils aiment toujours. Heureux qui peut vivre
Et mourir comme eux.

Charles-Marie Leconte de Lisle

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Anais31Anais31   19 juin 2016
En toi je vis

En toi je vis ou que tu sois absent,
En moi je meurs, ou que soye présent.
Tant loin sois-tu, toujours tu es présente,
Pour près que soie, encore suis-je absent.
Et si nature outragée se sent
De me voir vivre en toi trop plus qu'en moi,
Le haut pouvoir qui, ouvrent sans émoi,
Infuse l'âme en ce mien corps passible,
Le prévoyant sans son essence en soi,
Et toi l'étend comme en son plus possible.

Maurice Scère
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Anais31Anais31   22 juin 2016
Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encore pleine.

Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encore plaine;
Puisque j'ai dans tes mains posé mon front pali;
Puisque j'ai respiré parfois la douce haleine
De ton âme, parfum dans l'ombre enseveli;

Puisqu'il me fut donné de t'entendre me dire
Les mots où se répand le cœur mystérieux:
Puisque j'ai vu pleurer, puisque j'ai vu sourire
Ta bouche sur ma bouche et tes yeux sur mes yeux:

Puisque j'ai vu briller sur ma tête ravie
Un rayon de ton astre, hélas ! Voilé toujours;
Puisque j'ai vu tomber dans l'onde de ma vie
Une feuille rose arrachée à tes jours;

Je puis maintenant dire aux rapides années:
-Passez ! Passez toujours ! Je n'ai plus à vieillir !
J'ai dans l'âme une fleur que nul ne peut cueillir !

Votre aile en heurtant ne fera rien répandre
Du vase ou je m'abreuve et que j'ai bien rempli.
Mon âme a plus de feu que vous n'avez de cendre !
Mon cœur a plus d'amour que vous n'avez d'oubli !

Victor Hugo
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Anais31Anais31   18 juin 2016
Cueillette

C'était un vrai petit voyou,
Elle venait on ne sait d'où,
Moi, je l'aimais comme une bête,
Oh ! La jeunesse, quelle fête !

Un baiser derrière son cou
La fit rire et me rendit fou.
Sainfoin, bouton-d'or, pâquerette,
Surveillaient notre tête-à-tête.

La clairière et comme un salon
Tout doré; les jaunes abeilles
Vont aux fleurs qui leur sont pareilles;

Moi seul, féroce et noir frelon,
Qui baise ses lèvre vermilles?
Je fais tache en ce fouillis blond.

Charles Cros
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