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EAN : 9782070387823
240 pages
Éditeur : Gallimard (04/10/1994)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 31 notes)
Résumé :
C'est un petit paysan, un enfant sensible, attachant.
Il découvre le monde des adultes, la vie, la peur, la tendresse. Il se livre à ses premières expériences, douces-amères ou tragiques. Enfant de troupe, il connaît la solitude, l'ennui, la cruauté de certains chefs, mais aussi l'amitié. Plus tard, avec le retour à la vie civile, c'est une autre solitude, une autre forme d'ennui et de désespoir. Mais il y aura cette ouverture, cette lumière possible que sugg... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  10 août 2012
« L'inattendu ». Un court roman organisé comme le serait un recueil de nouvelles : huit courts chapitres autour d'un fil conducteur, la mutation progressive de l'enfant François vers l'homme François. Un texte très largement autobiographique si l'on en croit la biographie de l'auteur : enfance à la campagne, enfant de troupe, militaire…
L'originalité et ce qui rend ce roman proche du recueil de nouvelles, c'est l'indépendance des chapitres :
« L'humus » : A la campagne ; un narrateur, un enfant dénommé l'enfant, sans plus de précisions.
« Dimanche d'été » : le même enfant à la campagne où il garde les vaches. C'est lui le narrateur.
« Second trimestre » : sous la forme du journal d'un enfant de troupe, François, qui meurt d'ennui en caserne.
« Un capitaine » : c'est la transformation de l'enfant en homme par l'intermédiaire du fameux capitaine…
« Un après-midi » : François, devenu le narrateur, continue à mourir d'ennui dans une vie civile peuplée des fantômes de l'adolescence que l'alcool ne parvient pas à inhiber.
« le retour » : le retour aux sources, à la campagne… nostalgie.
« L'inattendu » : au détour d'un carrefour, la rencontre inattendue. le capitaine et sa femme… Ce capitaine tellement dur à la caserne, mais qui fit de François un homme ; si dur que l'enfant de troupe que François était alors s'était juré vengeance. Et sa femme… si sensuelle…
Un bien beau texte, original dans sa forme, sur un sujet, « l'initiation » d'un jeune homme, certes galvaudé, mais que l'habileté de Charles Juliet nous permet de redécouvrir.
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zabeth55
  19 septembre 2019
Enfant dans une ferme, puis enfant de troupe, c'est l'histoire de François.
Certainement celle de l'auteur.
La première partie m'a parue un peu plaquée et ne procure pas trop d'émotion.
« L'enfant », « il », sans jamais le nommer, ça crée trop de distance.
La deuxième partie emploie le « je », toujours pour parler du même enfant.
Ensuite c'est écrit sous forme d'un journal intime.
Enfin, on y arrive, c'est la forme « François » qui arrive.
Et on termine sur le « je »personnellement, je n'ai pas aimé tous ces exercices de style qui à mon goût desservent plutôt l'histoire.
Bref, pas de passion pour ce livre.
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eugeniekildine
  25 juin 2013
J'ai voulu lire l'Inattendu parce qu'il y a deux ans, je suis tombée amoureuse de Charles Juliet en lisant Lambeaux, qui fait certainement partie de mes ouvrages préférés, et qui m'a secouée, émue et apprit dès les premières phrases.
En commençant l'Inattendu, j'ai passé peut être les cinquante premières pages à être déçue. Sans doute parce que j'en attendait énormément, je m'attendais à être secouée et emportée dès le départ. Au contraire, ça commence de manière assez simple, on a la description de la vie du petit paysan. En effet, ça a un côté émouvant, mais ça ressemble à la plupart des romans d'initiation qui peuvent se lire. L'écriture est simple, ça se lit très vite, et franchement ça prendre une forme de récit assez banale qui m'a personnellement déçue.
Et puis les différentes parties se succèdent, et d'une partie à l'autre, Juliet change la narration en parlant du "il" au "je". Dans la première partie le personnage principal est constamment appelé "l'enfant", ce qui donne un sentiment étrange mais intriguant. Et puis on plonge dans le "je", et on découvre le personnage de plus en plus près - c'est un effet de narration très intéressant et agréable.
Ce qui a commencé à m'émouvoir au bout d'une cinquantaine de pages, c'est qu'ayant lu Lambeaux qui est un roman autobiographique, je connais un peu les morceaux d'histoire importants et qui posaient problème dans la vie de Juliet (apprendre que sa mère est en fait sa mère adoptive à la mort de sa mère naturelle, etc). Or dans L'inattendu, on retrouve ces choses, qui arrivent précisément à l'enfant. C'est cependant évoqué de manière évasive, rapide et timide, et ce que j'ai trouvé beau (mais peut être est-ce mon imagination qui s'emballe), c'est qu'il a écrit l'Inattendu avant d'écrire Lambeaux et qu'en lisant la dernière partie de Lambeaux qui parle de la difficulté déchirante d'écrire, de s'écrire, on peut tout à fait s'imaginer que dans l'Inattendu, il lutte terriblement parce qu'il a besoin de parler de ça mais qu'il n'y arrive pas parce qu'il n'est pas prêt, pas encore. Je trouve ça sublime, ça a fait renaître en moi ce que Lambeaux a secoué à l'époque, de voir cet auteur qui se fait pudique à essayer d'explorer à travers une tierce personne ce qu'il ne peut pas encore extérioriser.
Lien : http://memoriesfromthemissin..
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Hebephrenie
  30 juin 2010
L'histoire d'un enfant de paysan dans ses peurs et ses doutes. Son amour aveugle pour sa mère. Ses animaux pour uniques amis.
L'histoire d'un adolescent enfant de troupes solitaire et toujours craintif. Impulsif, parfois violent, qui ne trouve un exutoire que dans la rédaction de son journal.
L'histoire d'un adulte en proie à la mélancolie, à l'hésitation perpétuelle. Une vie de tristes pensées anciennes.
Et puis...
et puis, l'inattendu, la rencontre merveilleuse, le retour aux souvenirs heureux.
Il nous faut attendre les vingt dernières pages de ce roman pour ressentir une illumination, redécouvrir la poésie du style de Charles Juliet qui nous avait tant ému à la lecture de Lambeaux. Alors, une petite déception car vingt pages sur deux cent cela peut paraître peu. Mais tout de même, quel style!
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frandj
  24 juillet 2018
Il y a quelques années, j'avais été impressionné par l'intensité de "Lambeaux", livre à la fois sombre et lumineux de Charles Juliet. C'est pourquoi j'ai voulu maintenant lire "L'inattendu", dont l'inspiration autobiographique est également évidente. Il est constitué par huit nouvelles (ou chapitres ?) qui, sous des formes différentes, montre l'évolution d'un garçon entre l'enfance et l'âge adulte. Où qu'il soit, la vie est toujours dure pour lui. Une bonne partie concerne son internat en tant qu'enfant de troupe, très ennuyeuse et souvent triste. A mon avis, le dernier texte est le meilleur – d'ailleurs, il met un point final à sa pénible marche vers l'âge d'homme. D'une certaine façon, le narrateur a pris le dessus sur un capitaine qui avait voulu autrefois le "dresser" (l'un des précédents chapitres lui a été consacré).
Ce recueil se lit facilement et ne laisse pas indifférent. Mais il ne me laissera certainement pas des impressions aussi fortes que "Lambeaux".
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
HebephrenieHebephrenie   30 juin 2010
Enfoui sous toi qui gémissais, perdu dans l'infini du plaisir, mes yeux errant d'une étoile à l'autre dans l'immensité du ciel, j'ai dû convenir en moi-même pour la première fois de mon existence que la vie n'est pas que peur, angoisse et souffrance, qu'elle sait parfois se montrer bienveillante, qu'il arrive même qu'on soit pris d'une dévotion éperdue pour ce qu'elle nous concède.
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lecassinlecassin   10 août 2012
En passant devant une vitrine, j’aperçois un visage dénué d’expression, éteint, mort. Après quelques pas, je réalise que c’est le mien. Et pourtant, c’est celui d’un autre, et je me retourne pour voir si je ne suis pas derrière moi. (p 170)
Commenter  J’apprécie          170
Alice_Alice_   20 mars 2016
Presque chaque jour, à la sortie de l'école, l'enfant lui rend visite. Il frappe au carreau le plus doucement possible, entre, balbutie un bonsoir respectueux, puis s'assoit sur le petit tabouret. L'homme s'arrête alors de travailler. En silence, prenant son temps, avec grand soin, il roule une cigarette, l'allume avec un curieux briquet à amadou, tire la première bouffée en plissant les paupières. Et ce n'est qu'après avoir rejeté la fumée en une lente expiration qu'il dit à voix douce : Alors? As-tu bien travaillé aujourd'hui?
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Alice_Alice_   22 mars 2016
- Et toi, poursuit-il, tu as voyagé?
J'hésite à lui dire. Il insiste.
- Oui j'ai voyagé. Et je peux même dire que je continue. Sans trêve.
- Ah oui, lâche-t-il, alors que son regard se fait plus intense. Dans quel pays?
- Dans un pays qui est presque toujours à ma disposition. Mais je ne parviens pas à le connaître, ni même à m'y sentir chez moi.
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eugeniekildineeugeniekildine   25 juin 2013
En un sursaut de volonté, je me reprends. Et dominant mon affolement, refusant de mourir, je me bats, lutte, effectue sans trop de hâte mes mouvements, nage avec décision et vigueur.
Le soir, durant le repas, j'ai du mal à contenir mon allégresse, et sens que je pourrais faire un peu n'importe quoi. Par exemple, sauter sur la table, me dresser de toute ma hauteur et leur révéler d'une voix nette ce que j'ai eu l'audace et le courage d'accomplir. Mais à ma joie se mêle de la colère. Car ils continuent de me parler comme avant. Ils n'ont pas perçu que je suis devenu quelqu'un d'autre.
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Videos de Charles Juliet (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Juliet
Avec Arthur H, Rim Battal, Seyhmus Dagtekin, Maud Joiret, Sophie Loizeau, Guillaume Marie, Emmanuel Moses, Anne Mulpas, Suzanne Rault-Balet, Milène Tournier, Pierre Vinclair & les musiciens Mathias Bourre (piano) et Gaël Ascal (contrebasse) Soirée présentée par Jean-Yves Reuzeau & Alexandre Bord
Cette anthologie reflète la vitalité impressionnante de la poésie francophone contemporaine. Quatre générations partagent des textes pour la plupart inédits. La plus jeune a 17 ans, les plus âgés sont nonagénaires. Ils sont ainsi 94 à croiser leurs poèmes sur la thématique du désir, un mot aussi simple que subversif.

ADONIS – ARTHURH – Olivier Barbarant – Linda MARIA BAROS Joël BASTARD – Rim BATTAL – Claude BEAUSOLEIL – Tahar BEN JELLOUN – Zoé BESMOND DESENNEVILLE – Zéno BIANU – Carole BIJOU – Alexandre BONNET-TERRILE – Alain BORER – Katia BOUCHOUEVA – Julien BOUTREUX – Nicole BROSSARD – Tom BURON – Tristan Cabral – CALI – Rémi Checchetto – William CLIFF – François de CORNIÈRE – Cécile COULON – Charlélie COUTURE – Laetitia CUVELIER – Seyhmus DAGTEKIN – Jacques DARRAS – Michel DEGUY – Chloé DELAUME – René Depestre – Thomas DESLOGIS – Ariane DREYFUS – Renaud EGO – Michèle FINCK – Brigitte FONTAINE – Albane GELLÉ – Guy GOFFETTE – Cécile GUIVARCH – Cécile A. HOLDBAN – Philippe JAFFEUX – Maud JOIRET – Charles JULIET – Vénus KHOURY-GHATA – Anise KOLTZ – Petr KrÁL – Abdellatif LAÂBI – Hélène LANSCOTTE – Jean LEBOËL – Yvon LE MEN – Perrine LEQUERREC – Jérôme LEROY – Hervé LETELLIER – Sophie LOIZEAU – Lisette LOMBé – Mathias MALZIEU – Guillaume MARIE – Sophie MARTIN – Jean-Yves MASSON – Edouard J.MAUNICK –
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